Hugues et Philip, une grande amitié (imaginée)
De l'humour sur fond triste, un an après

Cahier du jour, couvre-feu 4 jour 22 - confinement 3 jour 22 - confinement 3 bis jour 8 : une journée somme toute calme, mais au boulot

(sabato) 

 
20210410_183402    C'était un samedi travaillé. Le fait d'avoir eu une matinée de récup la veille et que le lundi en début de semaine avait été férié,  m'avaient donné l'énergie nécessaire pour pouvoir y aller sans trop craindre une épreuve physique, une journée à travers un brouillard d'épuisement.
 
Partir au boulot en métro + RER B sous la pluie, en descendant à Gentilly
Au boulot nous étions trois avec deux collègues expérimentés et ceux qui assurent. J'en ai profité pour me mettre à jour et apprendre des choses utiles en vue d'autres journées travaillées.
Un déjeuner au 4ème, à trois ça allait bien - j'étais allée m'approvisionner à un restaurant chinois assez proche et ouvert quoique désert -. Les collègues avaient de chez eux rapporté le nécessaire.

Le soulagement de finir à l'heure, pas d'appel de dernière minute. Tellement habituée à n'avoir pas cette chance j'en conçus presque un étonnement.

J'en ai profité puisque ce n'était pas encore l'heure du couvre-feu pour m'accorder une belle balade en marchant jusqu'à Denfert Rochereau puis RER B et ligne 14. Vers 19:30 j'étais à la maison avant de profiter de la soirée calme pour appeler ma sœur, échanger des nouvelles, à la fois rudes (car la période le veut) mais non sans perspectives.
Je me permets de noter une absurdité qu'elle a évoquée car ça concerne la longue liste des incohérences en France en ces temps d'épidémie : dans l'entreprise qui l'emploie, le télétravail est généralisé à marches forcées, et très encadré. Le boulot se prête davantage, un peu comme le mien à être en bureau collectif, en équipe, mais les ordres sont très stricts, pas plus de deux personnes "en présentiel" par service à la fois, ce genre de choses. Et voilà qu'en revanche pour les visites aux clients en s'y déplaçant, avec tous les risques que ça comprend (être plusieurs dans la voiture pour y aller, être présenté à pas mal de gens, ne pas savoir si l'on va tomber sur un endroit où les gestes barrières sont respectés), pas de dérogation ni de droit de retrait possible, quand faut y aller faut y aller.
Ces rendez-vous de clientèle pourraient tout à fait être faits par les outils actuels de conf-call vidéo, mais la hiérarchie s'y refuse.

J'ai appris par ailleurs que dans certains lycées de province, sans doute plus spacieux qu'en région parisienne, il y avait un réel protocole sanitaire qui existait avant l'interruption actuelle avec 1/2 classe en présence et 1/2 classe chez elle à suivre en direct le cours. Les repas uniquement ceux qu'apportaient les élèves de chez eux, ce genre de choses. 
Les personnes dont les emplois sont liés à l'établissement, dès lors qu'ils viennent accomplir certaines tâches, même si elles sont radicalement allégées par l'absence d'élèves, sont rémunérés. J'imaginais un chômage partiel, mais il semblerait que ça ne soit pas le cas.

Pour finir la journée, une fois de plus par un endormissement soudain "en cours de route", écritures du quotidien devant Rai News 24, très peu Rai Storia et ensuite La vie secrète des chansons, entrevu la veille.
 
 
[photo : prise sur le chemin du retour du travail, vers l'Église aux anges d'angles qui surplombe la jonction périph - A 6 ; j'ignore qui est l'artiste]
 
Capture d’écran 2021-04-10 à 23.30.36
 

TL 208
DD 133/00
Covid_19 ressenti : 426 jours 

endormie avant d'avoir eu le temps de consulter les statistiques
 
 

Commentaires