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COVID-19 : L'écart s'accroît entre les mesures en Italie et en France

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C'est par ce thread de Valerio Motta que j'aurais compris qu'on n'échapperait pas à une période de grandes perturbations, avec même pour qui parviendrait à survivre à la maladie ou à ne pas la contracter, de solides difficultés de travail, de ravitaillement, et qu'ensuite ça ne serait plus jamais comme avant. 

Je n'ai aucune confiance en ceux qui sont actuellement en charge du pays pour prendre les mesures efficaces nécessaires. J'espère me tromper. 

Il n'y a aucune raison que l'épidémie qui est désormais lancée en Italie épargne la France ou ses autres voisins, dans lesquels ni plus ni moins de contacts ne préexistaient avec la Chine et pas plus de mesures de protection n'ont été prises jusqu'à présent.

De plus le gouvernement a totalement désorganisé les urgences. Le système public de santé à force de coupes sombres est à bout de souffle.

Pour l'instant, comme en période d'attentats violents et rapprochés, il convient de ne rien modifier à nos vies quotidiennes, sauf à la marge d'aller s'entasser dans des lieux confinés si l'on n'y est pas obligés. Si des mesures viennent, je m'y conformerai.

Les médias "pignon sur rue" français relaie les infos italiennes avec un temps de retard. Et parlent de Président Macron, du débat sur les retraites, et des municipales. Comme si de ce côté-ci des Alpes on ne risquait pas très rapidement d'être tout autant concernés. 

En même temps je reste zen : j'ai des réserves ... de lectures pour au moins une année. Et tant qu'on n'est pas gravement malades, fiévreux, et sans parvenir à respirer, on peu continuer à écrire en étant confinés. 

Les liens vers les chiffres du jour : 

Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE 
Official Data from The World Health Oragnization via safetydectetives.com

À l'heure où j'écris ce billet : 78823 cas dont 2463 morts et 23 377 guéris. L'Italie est passée en moins de 48 heures d'une dizaine de cas comme actuellement en France à près de 80. 

 

Points d'ancrage : n-Cov19 COVID-19 coronavirus
Lieux : France Italie
Année : 2020
Mois : 02 février

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Alors maintenant c'est COVID-19 et l'épidémie mondiale est lancée


    Je ne prétends en rien faire une recension exhaustive de l'épidémie de coronavirus qui secoue actuellement le monde, simplement tenter un témoignage de comment les infos qui arrivent peuvent être perçues vu de Paris par une personne de la vie moyenne. Je ne prétends pas non plus être un exemple particulièrement significatif, entre autre parce que plusieurs d'entre nous dans la famille sont atteints par une maladie chronique qui peut être grave et que j'ai plus d'une fois accompagné des proches, malades dans leurs dernier mois ou dernières années. Ça me rend sans doute plus fataliste et calme que la plupart des gens qui ne vivent pas dans l'imminence possible de la mort. Si vient le moment où des précautions seront à prendre, je le ferai scrupuleusement, afin de ne pas courir de risques inutiles, mais j'espère pouvoir continuer à mener ma vie sans inflexions particulières le plus longtemps possible.

Pendant plusieurs jours cette semaine, je n'ai pas trop suivi les derniers développements. L'épidémie semblait se répandre moins vite en Chine où les mesures de confinements semblaient devenues sévères quoi qu'un brin anarchiques. De mon côté j'avais beaucoup à faire, je n'ai donc pas suivi à quel moment précis, par exemple 2019-nCov était devenu COVID-19.

À ce soir le tableau "by John Hopkins CSSE" donne 77968 cas, 2362 morts et 21 259 guéris. Emma Turner d'Online Freedom Safety m'a indiqué par mail un lien alternatif qui donne le même ordre de grandeur (mais hélas sans prendre en compte les guérisons) ; qu'un site concernant les antivirus informatiques établisse des statistiques de progressions d'un virus est probablement assez logique quand on y pense. 

Entre temps j'ai vécu une étrange expérience de retrouvailles avec la télévision. Nous disposons d'un vieux téléviseur, dans le salon, là où Le Fiston avait pris ses quartiers sur le bureau qui anciennement me servait. À son départ, cette semaine, j'ai réinvesti le bureau (meuble). Et aujourd'hui, rallumé la télé, ce qu'à l'exception de quelques matchs de foot de coupe du monde regardés en famille, ou films vus en DVD via le home cinema que j'avais gagné en ... 2003 ? 2004 ?, je n'avais guère fait depuis 12 ou 13 ans. Bien sûr, j'ai filé regarder les chaînes italiennes (1). J'avais entendu un flash d'info sur France Cul au matin, et qui parlait d'un bond soudain de l'épidémie en Italie. Je savais donc à quoi m'attendre. Seulement la réalité quand elle est moche dépasse (presque) toujours ce à quoi on s'attendait : je suis arrivée (entre autre sur Rai News 24) en plein direct quasi non-stop sur le coronavirus, comme s'il y avait eu un attentat. 

Le contraste avec les chaînes d'infos française qui tartinaient à loisir sur le thème de Président Macron est depuis 9h au salon de l'agriculture porte de Versailles à Paris, était saisissant. J'en ai fait un petit LT 

 

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Capture d’écran 2020-02-22 à 23.37.19 Capture d’écran 2020-02-22 à 23.37.29 Capture d’écran 2020-02-22 à 23.37.46 Capture d’écran 2020-02-22 à 23.37.57 Capture d’écran 2020-02-22 à 23.38.15 Capture d’écran 2020-02-22 à 23.38.31 Capture d’écran 2020-02-22 à 23.38.40 Capture d’écran 2020-02-22 à 23.38.52Quand ça a commencé à complètement boucler - ce truc des télés en direct absolu qui fait qu'à un moment l'antenne est donnée à des journalistes qui n'ont plus rien de nouveau à dire ; ou que le même petit reportage est rediffusé x fois -, je suis retournée à mon travail en cours (un dossier pour Pôle Emploi car mon CDD de deux mois effectué après le 1er novembre ne m'a pas réouvert de droits (nouvelles dispositions depuis cette date précise)).

En fin de journée en France, des articles sur les médias qui se lisent (2) relataient bien la force soudaine (quoique prévisible) de l'épidémie en Italie, en Iran et en Corée du Sud mais les télévisés continuaient avant tout sur notre actualité politique nationale, comme si de rien n'était. 

Je suis curieuse de voir, puisque ça semble inéluctable, comment se passera en France le développement de l'épidémie. Il me semble que les conséquences économiques sont tout autant à craindre que celles sur la santé.
Concrètement, en cas de confinement, comment seront payés les salariés ? Que deviendront les petites entreprises dont la trésorerie ne saurait résister à 15 jours voire un mois d'inactivité (3), sans parler de chalands absents ?

On pourra plus tard considérer ce samedi 22 février comme le jour où l'illusion de pouvoir enrayer l'épidémie est tombée. Ça y est elle est mondialement lancée avec des patients dont le chemin de contamination ne peut plus être tracé avec certitude.

Je commence à penser très sérieusement à "La constellation du chien" et "Station Eleven". Keep calm and stay alive.  


(1) qui doivent passer par le décodeur couplé à la livebox : je ne peux les regarder sur l'ordi.

(2) par exemple cet article du Monde

(3) Une autre nouvelle peu rassurante de cette journée fut que le délai d'incubation considéré jusqu'à présent comme maximal de 14 jours pouvait aller jusqu'à 27 jours. 

 


Parfois le marketing conduit à des trucs pas mal (si on a les bons amis)

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Tout aura commencé par un touite de @Celinextenso

ou plutôt un touite à elle en réponse à un touite du CM d'Interflora qui semblait proposer d'envoyer des fleurs à qui des twittos ou twittas que nous connaissions le méritait. 

Il se trouve que l'une de nos camarades @kinkybambou est en bagarre contre un cancer, qui ces jours derniers s'est révélé être du genre starteupeur au trop rapide développement. Alors on a suivi Céline, le hashtag #DesFleursPourXanax (Xanax La Guerrière, désormais La Fougère étant l'un des pseudos de notre amie sur le réseau), et les fleurs ont bien été livrées.

Nous ne sommes pas dupes, c'est pour la chaîne de fleuristes une belle opération de com à pas cher. Il n'empêche que le résultat est doux, et qu'il a permis une médiatisation locale qui pourrait se révéler utile à un moment ou à un autre, ne serait-ce que parce que le monde étant ce qu'il est on est parfois mieux traité·e·s si nos interlocuteurs savent que l'on dispose d'une petite notoriété. 

On peut donc se dire que c'est du marketing intelligent (et que Céline Extenso est quelqu'un de formidable, mais ça, on le savait).

PS : À propos de twittas formidables, je dois un somptueux fou-rire de ce soir à Norden Gail  

 

 


En rentrant de la radio je me suis aperçue


  Fullsizeoutput_1ab6 En rentrant de la radio, où j'étais toute heureuse d'avoir pu inviter Sylvie Lassalle pour son roman "Le village des secrets",  je me suis aperçue que j'avais retrouvé un bureau. C'était prévu et annoncé, j'en ai monté un hier, j'en récupère un aujourd'hui, mais il y a toujours un écart entre la prévision des choses et sa concrétisation. J'avais entre autre oublié que cette place désormais vide avait été la mienne dans un autrefois pas si vieux.

Quel âge avait donc le fiston quand je la lui avais cédée ? Je n'en ai plus le souvenir. Je me revois rentrer de l'"Usine" un jour et qu'il parlait au casque avec quelqu'un au sein d'un jeu. Il était en 3ème ou 4ème je pense et j'y ai vu bon signe, qu'il ait été capable d'installer ça sur ce qui devait être l'ordi familial de base. Je préférais cet usage que de le voir le nez dans une gameboy ou autre petite console de cette époque-là. J'espérais pour lui qu'à force de jouer sur un ordinateur, il finirait par trouver de l'appétence pour programmer, ce qui lui permettrait de gagner sa vie.  

Me suis sans doute alors débrouillée pour acquérir un ordi portable pour mon propre usage, et j'ai commencé à camper dans la cuisine. La table de la cuisine est devenue de moins en moins table de cuisine et de plus en plus mon bureau. Jusqu'à un total submergement au gré des coups durs jamais remontés (maladies et décès des parents, vider la maison des miens et la vendre, conséquences indirectes des attentats de 2015, inondations par dégâts des eaux remontant (deux fois), moments de maladies des uns ou des autres). Je pense que nous n'avons pas pu y prendre le moindre repas depuis 2015. Ou 2013, autre rude année, une rupture subie, et mon premier emploi de libraire perdu pour cause de librairie qui fermait.

Je perds la compagnie quotidienne du fiston avec lequel je m'entends si bien et qui savait me faire rire même dans les moments difficiles, il va me manquer, mais en contrepartie, je vais pouvoir tenter de reconquérir l'appartement devenu invivable de trop de livres et de paperasses non triée, manque de place, manque de temps pour du rangement. Ça devenait terriblement urgent. C'est un grand service qu'il nous rend en plus que cette sorte de soulagement à le sentir tiré d'affaires, libre et indépendant. Mission [de parents] accomplie. Au moins pour lui. 


Portbail - Souchon

 

    La fuite d'eau n'en était pas une mais un effet spectaculaire de condensation en milieu humide. La tête des petits Parisiens que nous sommes quand le plombier, réussissant louablement à ne pas rire nous a dit ça.

La journée prévue en vue de réparer s'est alors muée en journée de vacances (pour l'Homme de la maison) et de repos, et choses à faire (pour moi). 

Mais il y eut une balade mémorable, avec une première étape à la biscuiterie de Sortoville en Beaumont (ravitaillement). D'abord parce que la mer était démontée (une pensée pour Raymond Devos), et que c'est beau une mer démontée quand on n'a pas à y aller et qu'on ne connait personne qui doit l'affronter. Ensuite parce que sur France Inter qui est la radio par défaut dans l'auto, il y avait une émission dont l'invité était Alain Souchon et que quand tu arrives à Portbail en écoutant Souchon à la radio tu as l'impression d'un coup de baguette magique de la vie.

C'était l'anniversaire de @quitusais et je me le suis rappelée en dehors des machines (pas sur l'ordi, peu consulté), l'impression de retrouver la mémoire, et donc reprendre le fil de ma vie, après des années passées à lutter (travail, affaires familiales, problèmes de santé des uns et des autres etc.).

Le vent tombé hier en soirée avait repris vigueur. La balade à Portbail nous a laissé tout étourdis (pourquoi diable le vent laisse-t-il à ce point épuisé ?). 

Averses de grêle, dont l'une alors que nous venions de rentrer et fermer la porte sous le soleil. Le fait de fermer la porte a été quasi concomitant à une sorte d'extinction de la lumière extérieure, et vlouf grêlons. Désormais je penserais à cet épisode quand il conviendra de se remémorer que concomitance ne vaut pas cause à effet même si c'est parfois trompeur.

Pour l'une des suivantes, j'étais sortie de sieste, passée aux box de stockage [des affaires parentales], tout allait bien, tiens si je rejoignais mon homme à sa pétanque, nuages soudain bien sombres et vlouf, grêlons. Je suis bien équipée et un banc de bois que je rapportais, mis sur ma tête me protège du martèlement, il n'empêche. 

Les joueurs continuaient peu importe le temps (météo) et la température qui chutait (la veille 14°c ? 15°c ? et là 6°c ou 7°c)

Je suis rentrée par la voie de chemin de fer en échangeant avec le fiston dont le déménagement est toujours en cours (chaudière ne fonctionnant pas encore, meubles à monter). En écoutant les oiseaux, aussi. J'aimerai réapprendre à reconnaître leurs chants.

Petit restau populaire impromptu, le seul d'ouvert un lundi. 

Petite soirée tranquille. Pluie qui tambourine. J'écris. 


Ce qu'on faisait en cours de dessin

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Je l'avais fait en cours de dessin en 4ème ou en 3ème (en 1977 ou 1978), c'était de la carte à gratter et rétrospectivement ma patience d'antan me surprend.

Je ne sais plus si un thème nous était ou non imposé. Il est probable que la consigne était de dessiner quelque chose qui se prêtait à travailler les détails et qu'une crinière de lion m'avait parue un bon terrain pour ce mode d'expression.

Photos prises il y a deux ans alors que je triais, vidais et m'apprêtais à déménager la maison de mes parents.