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Envie de bloguer

 

    Disposant ces jours-ci d'un peu de temps, mais ne sachant pas pour combien de temps (1), je retrouve, intacte, ma faculté d'écrire, d'autant plus virulente que depuis septembre, je l'avais tenue en respect, place prioritaire au travail nourricier.

Alors me revient (2) l'envie de bloguer. Bloguer comme aux débuts, sans autre finalité que mettre les mots sur quelques menues choses, et les partager parce que sait-on jamais, ça peut peut-être réconforter quelqu'un quelque part, lui apprendre des trucs ou l'amuser.

Nous ne sommes plus beaucoup de la vieille garde à maintenir un blog en vie : la liberté et la confiance se sont amoindries, les enjeux professionnels s'en mêlent, nous ne sommes plus entre nous comme nous en avions l'illusion, et les échanges qui faisaient le sel de la vie de blogueuses et blogueurs se sont déplacés sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs des trolls professionnalisés aux services de certains partis sont susceptibles de débarquer en escadrilles si l'on tient des considérations qui pourraient froisser leur leader. Du coup, difficile d'avoir encore l'élan pour aborder des sujets avec un versant politique lorsqu'on n'est pas spécialisé·e·s.

J'ai donc envie de bloguer léger. De bloguer pour poser des jalons de mémoire. 

À ce titre, le billet d'Alice au sujet du nouveau coronavirus, contagion et quarantaine, est parfait, il dit en quelques mots, Voilà, fin janvier 2020 en France que qu'on apprend, ce qui se fait, et l'ambiance. Il faudrait d'ailleurs que je pense, comme elle le fait, à indiquer lieu(x) et mots clefs 

D'aujourd'hui qu'aurais-je à dire, qui ne présente une gêne professionnelle ou familiale potentielle ? 

 

Que je me réjouissais d'un jour sportif prévu le lendemain : entraînement de natation et retrait de dossards pour un trail prévu ce dimanche. 

Il devrait bien avoir lieu mais voilà soudain que je suis recrutée (pour mon plus grand bonheur par ailleurs, mais pas calendaire) pour un jury de prix littéraire où des libraires sont requis et que pour la deuxième fois une branche, ou plus exactement le bout en matériaux semi-souple arrondi, de mes lunettes de vue se prend dans mes cheveux bouclés, et y reste accrochée, se désolidarisant des binocles. Un homme sympathique à la banque de salle de la BNF où j'ai passé la journée, m'a passé un bout de scotch pour une réparation de fortune ; il n'empêche que dès demain je devrais filer chez l'opticien. 
Certaines montures ne sont créées que pour les bien-coiffés, je peux en témoigner.

Voici donc ma journée du lendemain, qui devait être dédiée aux sports et aux tâches ménagères, et peut-être un morceau de temps personnel, qui se retrouve aussi complète qu'une journée de temps plein d'un emploi salarié. 

Voilà qui ne résume que trop bien les périodes d'inter-contrats de ma vie. 

Noter au passage qu'avant de quitter la maison je me suis acquittée d'un certain nombre de tâches administratives et messages y afférents. Et que tout avait été précédé par une lente mais bonne séance de natation (1575 m selon mes évaluations).

 

Je peux inscrire aussi, rubrique Air du temps, que pour la première fois une personne qui attribue les places en salle à La Grande  Bibli, m'a indiqué des capuchons jetables à mettre sur les casques audio. J'en avais déjà remarqué la présence, ces derniers temps, et c'est vrai que c'est plus (+) hygiénique. Il m'empêche que je me suis posée la question de savoir si le fait d'en verbaliser l'offre et donc l'existence, était où non liée à la pandémie en cours. Laquelle n'a pas, du moins pour l'instant, atteint la France en grand.

À moins qu'elle n'ait eu l'intuition en constatant mon échevelure que cette tignasse tueuse de lunette pouvait l'être aussi de casques audios. Who knows ?   

Un stylo plume qui m'avait semblé asséché lorsque j'avais changé la cartouche d'encre, comme miraculeusement s'est remis à fonctionner. J'en tire un réconfort disproportionné. Comme si j'y voyais là bon augure.

Au retour après la soirée du club de lecture de l'Attrape-Cœurs, je dois à nouveau effectuer quelques tâches administratives : le cadet s'apprête à quitter le foyer parental pour entrer en colocation (3). Nous ne serons son père et moi que parvenus à nous en sortir, en bossant dur, il n'empêche qu'on peut tenter de se consoler en constatant que nous représentons vaguement une forme de garantie éligible dans un dossier. Quelque chose me laisse tracassée que l'ordre (chrono)logique ne soit pas respecté : l'aînée qui ne peut partir et le plus jeune qui entame sa vie d'adulte.

Une société où certains jeunes restent coincés chez leurs vieux, malgré que les premiers aient fait des études et tout bien, est quand même une société qui ne tourne pas rond. 

 

(1) C'est l'un des tracas du chômage. Si je pouvais savoir le nombre de jours ou de mois qui me séparent du prochain contrat, je pourrais m'organiser, intercaler tel ou tel projet personnel entre ces deux périodes salariées. Seulement voilà, ça ne fonctionne pas comme ça.

(2) Revient n'est pas le mot, elle ne me quitte pas, il conviendrait d'écrire "revient avec un peu de temps à mettre en face"

(3) Plus moyen de faire autrement à Paris / Petite Couronne. Il faut trois salaires afin d'être éligibles à la location d'un appartement de taille décente.


À suivre (quelqu'un qui confie à quelqu'un des cahiers retrouvés)

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Ce touite et les suivants sont apparus sur ma TL ce soir, via quelqu'un qui parle de sports habituellement.

J'espère que la personne qui a pris la peine de les poster poursuivra son enquête et que les trolls apparus dès les premières réactions ne la dissuaderont pas de continuer. 

Je créé ce billet pour me souvenir d'aller aux nouvelles si elles ne parviennent pas directement jusqu'à moi.


Jeanne Labrousse et André-Jacques Garnerin

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Journée studieuse de préparation de l'émission du lendemain. 

Mon téléfonino et mon ordinateur sont saturés de photos, j'ai pris du retard dans sauvegardes et tris depuis fin août et mon travail en maison de la presse.

Je profite d'un jour calme pour, pressée par l'urgence d'une mise-à-jour WhatsApp qui ne passe pas pour avancer dans ces tâches.

Au passage retrouve par exemple ce cliché datant du 14 mai 2018 à 19h01 et que l'appareil géolocalise au 6 avenue Ruysdaël dans le VIIIème arrondissement à Paris. 

Au passage, je m'amuse de n'avoir plus aucune idée de ce que je pouvais bien faire à cet endroit ce soir-là. Les photos suivantes et précédentes ne m'éclairent pas. Un retour à pied vers chez moi ?

En revanche je sais que je l'ai prise car ce "premier parachutiste" m'intriguait. 

J'apprends qu'il fut aérostier et effectivement le premier à sauter en quelque chose qui ressemblait à un parachute. Et que ça se passait près du parc Monceau, ce qui fait que le lieu choisi pour une allée à son nom a un sens. La date me laisse tout espantée : 22 octobre 1797, 1er brumaire an VI, j'aurais vraiment cru que c'était bien plus tard que l'on inventa cette curieuse façon de voler. 
L'ironie du sort veut qu'il soit mort dans un banal accident de chantier.

Le plus beau est que son épouse, Jeanne Labrosse, fut elle-même la première femme a sauter en parachute. Je n'ose imaginer les oppositions auxquelles elle aura dû faire face. 

Je manque de temps ce soir (l'émission à préparer, voir ci-dessus), il n'empêche que dès que je le pourrais je tenterais d'en apprendre davantage sur ce que fut sa vie.

 

page wikipédia d'André-Jacques Garnerin
page wikipédia de Jeanne Labrosse


Vestiaire (cours de danse)

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Photo prise le 26 février 2018, après un cours de danse et les moments de relaxation (sauna, hammam s'il n'était pas en panne) qui suivaient.

Les lieux n'existent plus, ont été rachetés en vue d'un projet immobilier. C'était près du métro Le Peletier.

Les cours de danse, un temps repris dans un autre établissement de la même enseigne ont été fin 2018 supprimés. Ils me manquent.

Quand j'ai pris la photo je savais le club au bord de la fermeture, tout en ayant bon espoir que les cours perdurent.


209 rue Saint Maur : un documentaire chaleureux et passionnant

 

    Découvert hier soir alors que je m'apprêtais à dormir, il m'a tenue éveillée ce qui est un exploit. Non seulement ce documentaire fait son devoir de mémoire tant qu'il est encore temps, mais il apporte quelque chose à ses protagonistes et permet un moment heureux malgré l'horreur des funestes années. Il fait une sorte de pari de la bonté et de l'humanité, qui même si elle est emportée par périodes sous les flots de la brutalité, permet souvent de sauver quelque chose qui dépasse les vies directement concernées.