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9 billets

Cahier du jour, confinement 2 jour 17 : smooth sunday

(domenica)

Je me demande ce qu'il y avait de si particulier dans la séance de Tabata de vendredi soir, il n'empêche que les courbatures aux jambes étaient toujours aussi fortes et qui rendaient même la simple marche dans l'appartement pour aller d'une pièce à l'autre épuisante. Pas question donc d'aller courir.

Par ailleurs la matinée avait été solidement venteuse avec sans doute une forte baisse de la pression atmosphérique - j'ai été un peu KO comme des prémices de mal de mer, ça m'arrive souvent dans ces cas -. Puis il avait plu. Bref, vraiment pas la bonne journée pour caler une séance d'entraînement pour moi, pas même d'entretien.

Alors ça a été un dimanche au chaud, à ne faire que des choses douces, à échanger avec les enfants par différentes messageries, à lire au lit "La Capucine" de Marie, à me régaler après le réveil d'un bon petit-déjeuner y croissant, puis suivre des infos via Twitter et écouter un peu de JJG sur l'élan impulsé par Sacrip'Anne.

à déjeuner brièvement de petits restes (riz, entre autre) et à dîner d'un vrai plat dont pâtes et champignons, préparé par JF après des courses en fin d'après-midi, à écrire le quotidien - je ne peux rien faire de plus en ce moment -, à faire la sieste en regardant plus ou moins du football (matchs de l'Europa league), à regarder Stade 2 (ce qu'il reste du sport, malgré l'épidémie), à recevoir un appel téléphonique de ma sœur et ça faisait du bien de se parler, à tenter de ne pas trop penser à la reprise du boulot le lendemain.

J'espérais au moins que les courbatures ne m'empêcheraient pas le #Vélotaf qui constitue ma consolation des journées travaillées, même hors période confinée.

 
updated: November 15, 2020, 23:02 GMT
54 786 721 cas (dont : 1 323 865 morts (251 805 morts aux USA, soit 759 morts / 1 M d'hab) et 38 111 134 guéris
France :  + 27 228 nouveaux cas et 302 morts et 44 548 morts depuis le début de l'épidémie, soit 682 / 1 M d'habitants
Italie : + 33 979 nouveaux cas et 546 morts 
Belgique : + 6 268 nouveaux cas et 197 morts
 
 
Pour se remonter le moral : 
L'Auberge des blogueurs c'est fini, mais ça reste libre à lire.

 

 


Cahier du jour, confinement 2 jour 16 : Welcome to [les effets de] Tabata (et puis : 57 !)

(sabato) 

    La journée aura été dominée par ... les courbatures. Welcome to Tabata disent la plupart des musiques, et j'en avais déjà eues après la séance de lundi, seulement celles issues de la séance de la veille étaient encore plus fortes sans même attendre 24h. J'ai néanmoins maintenu le morning run prévu, l'ai fait d'exactement 1h aux jardins Bic juste en bas avec JF. Sans m'y inclure de séance : je ne pouvais tout simplement pas. L'effet des courbatures s'est calmé lors des 20 dernières minutes mais c'était pour être plus fortes encore plus tard. 
Un bon petit déjeuner, JF étant allé chercher un croissant ; puis les petites écritures du matin, façon de trier.
Le Fiston est passé pour une visite d'anniversaire de 40 minutes chrono (1) à défaut d'avoir la place de faire une vraie fête.
J'étais heureuse de le voir seulement le côté minuté donnait une impression de type Visite à l'hôpital. 

J'ai fait une sieste en dormant peu, je regardais du sport (un beau match de rugby joué par les équipes de France et d'Angleterre femmes à Grenoble devant des gradins vides pour cause de consignes sanitaires et qui laissaient ainsi entendre les échanges entre joueuses et avec leurs entraîneurs. C'était intéressant. Puis du foot (un Belgique - Suisse sur l'Équipe TV, qui avait eu lieu dans la semaine, avec d'intéressants commentaires de Ludovic Obraniak) et re du foot, en suivant distraitement (2) le France Portugal pour la Ligue des nations. J'étais surtout sous l'emprise des douleurs aux jambes et aux abdos. Ce qui est curieux c'est qu'en effectuant la séance de Tabata, j'avais eu une impression de relative facilité même si j'étais loin du niveau atteint en fin de confinement 1. Ce piège !

Je m'étais promis de ne rien faire le jour de mon anniversaire mais je me suis quand même un peu occupée de repas et de lessives. Et si je n'avais pas eu les jambes en douleurs, je m'apprêtais à faire quelques rangements. Replier le linge de la lessive précédente et étendre la suivante ; l'après-midi descendre les poubelles auront suffi comme exploit. 
J'ai fini par prendre un produit contre les douleurs en fin de soirée.

C'est seulement à retardement que j'ai compris que Luke Rhinehart était vraiment mort. J'avais pourtant vu passer des posts, de Gilles (Marchand) ou de David (Meulemans) mais tout s'est passé comme si le bonhomme ayant déjà fait deux fois courir la rumeur de son décès, j'avais refusé d'y croire. 
 
Bizarre d'avoir 57 ans, j'ai l'impression d'être vers 40, guère plus - seule la fatigue, le besoin de récupération me rappellent que non -. Bizarre d'avoir 57 ans dans ces circonstances, la pandémie n'étant pas la seule folie du monde en cours actuellement (3). Et plus tard, ça sera pire.
 
En attendant, un brin de promesse sur l'avenir, même si c'est surtout le sien et qu'il ne s'agit que de tennis : l'Italie semble tenir en Jannick Sinner un sacré futur grand.
 
(1) pour être incluse dans l'heure autorisée. Visiblement il ne souhaite pas inclure quelques courses utilitaires dans son trajet.
(2) Je répondais prioritairement à mes messages de Bon anniversaire malgré tout
(3) Par exemple du côté du front Polisario, paix qui depuis 30 ans, de loin, semblait acquise, la guerre redémarre. Ou des trucs d'horreur extrême, pire que le pire est toujours possible. [incendie mortel dans l'unité de soins intensifs Covid d'un hôpital en Roumanie]
Et d'un côté moins dramatique, Amazon concède à l'Irlande son unité (4)
(4) Tout est parti de la demande d'un client en Irlande du Nord qui se plaignait de ne pouvoir voir via son abonnement Amazon Prime certains match de rugby et à qui il a été répondu que Désolé mais nous n'avons les droits que pour le Royaume-Uni et les internautes étant ce qu'ils sont c'est parti en vrille. 
 
Capture d’écran 2020-11-14 à 12.14.19
Capture d’écran 2020-11-14 à 12.14.19
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updated: November 14, 2020, 23:19 GMT
54 299 675 cas (dont : 1 317 291 morts (251 218 morts aux USA, soit 757 morts / 1 M d'hab) et 37 818 653 guéris
France :  + 32 095 nouveaux cas et 354 morts et 44 246 morts depuis le début de l'épidémie, soit 677 / 1 M d'habitants
Italie : + 37 255 nouveaux cas et 544 morts 
Belgique : + 4 619 nouveaux cas et 215 morts
 
Il y a plutôt moins de nouveaux cas (tout est relatif !) en France ou du moins à Paris mais c'est sans doute une fausse perspective : les nouveaux tests antigéniques sont déjà beaucoup pratiqués et leur comptage pour autant ne remontera qu'à partir de la semaine qui vient. 
Trump continue à ne pas reconnaître la victoire de Biden et pour se rendre au golf circule en limousine parmi ses supporters déchaînés, pendant que Biden fait un tour à vélo dans un parc près de chez lui avec une escorte entièrement à bicyclette. 
Des affrontements ont eu lieu entre supporters des deux. Ce qui m'étonne c'est que ça ne soit qu'à présent.
 
Pour se remonter le moral : 
L'Auberge des blogueurs c'est fini, mais ça reste libre à lire.

Cahier du jour, confinement 2 jour 15 : un anniversaire inhabituel pour l'amie concernée (et accessoirement un objet retrouvé)

(venerdi)

Tout d'abord ce texte de la chronique de François Morel. Je le découvre aujourd'hui grâce à une camarade du cercle de lecture de l'Attrape-Cœurs, ma librairie habituelle à laquelle pour cause de limitation à un kilomètre des déplacements et qu'il y en a au moins deux qui nous séparent, je ne peux aller en ce moment, pas même rechercher un livre que j'aurais au préalable commandé. Pas étonnant que vu d'Allemagne la France semble un autoritaire Absurdistan. Nous devrions au moins pouvoir conserver un accès à la nature, un droit aux activités de plein air puisque la contamination ne s'effectue pas ainsi, si l'on garde le masque quand c'est possible (i.e. par pour les entraînements sportifs) et ses distances aussi.

 

Quant au texte, j'espère que ça ne pose pas de problème de le partager.


« Je me souviens, le premier confinement, je ne l’avais pas mal pris. Il avait fait beau, on mangeait dehors. Je dinais à heure fixe, ça me changeait. Je réussissais à perdre du poids. J’écrivais. J’ai travaillé mais de manière différente. J’ai regardé des séries. Et puis surtout, j’ai profité de mes proches. Ce fut une parenthèse pas désagréable. Tous les soirs à 20h, comme tout le monde, j’applaudissais le personnel hospitalier. Je me disais que ce n’était pas si mal un pays qui, plutôt que son économie, privilégiait notamment la vie de ses vieux.
Le deuxième confinement, j’ai moins aimé. D’abord, plutôt que vers le printemps, on allait vers l’hiver. On était un peu démoralisé. On se demandait combien de temps ça allait durer, s’ils allaient bientôt réussir à trouver un vaccin. Le soir, à 20h, on n’applaudissait personne. C’est pas quand on met les radiateurs qu’on va ouvrir les fenêtres en grand.
Le troisième confinement, c’est là que la vente des chiens a explosé. C’était encore le meilleur moyen de justifier les promenades en ville. Ceux qui n’avaient pas les moyens de s’acheter un chien s’achetaient juste une laisse. Quand ils croisaient des gendarmes, ils se mettaient à courir la laisse à la main en criant Sultan ! Sultan ! Reviens ! Reviens Sultan, reviens !
Le quatrième confinement, c’était l’anniversaire de la mort de Samuel Paty. Certains ont eu l’idée, (ça partait d’une bonne intention), d’applaudir tous les soirs à 20H les professeurs des écoles, des collèges, des lycées. Ça a fait des polémiques. Certains ont pensé que ça pouvait passer pour une provocation.
Le cinquième confinement, je ne m’en souviens plus trop. Je crois que j’ai commencé à boire le premier jour et je suis resté torché pendant les six semaines. Je buvais. Parfois, je vomissais pour faire de la place. Puis je rebuvais…
C’est surtout à partir du sixième confinement que j’ai repris du poids.
Je me souviens que entre le septième et le huitième confinement, je ne suis même pas sorti de chez moi, j’avais perdu l’habitude.
Pendant le neuvième confinement, en ouvrant la fenêtre, j’ai le voisin d’en face qui travaille dans le BTP qui m’a crié "Vu votre nouvelle silhouette, vous devriez peut-être faire élargir vos portes au cas où vous auriez envie de ressortir de chez vous entre les deux prochains confinements. De quoi je m’occupe ?" j’ai répondu en refermant la fenêtre.
Le dix-septième confinement, je me souviens, on a regardé plein de films, des vieux trucs, des comédies sentimentales. Les enfants étaient quand même étonnés, ils ne comprenaient pas quand ça finissait bien, pourquoi le monsieur et la dame, se sentaient obligés de se frotter la bouche l’une contre l’autre, parfois même de sortir la langue en guise de contentement ? "C’est dégueulasse, ils disaient, c’est pas hygiénique et puis ça sert à rien…"
On ne leur répondait pas trop, on avait peur de passer pour des parias, on avait de la nostalgie…
Voilà. J’arrive bientôt à mon vingt-troisième confinement. D’une certaine manière, ça passe vite la vie confinée quand on est dans la torpeur.
Pour les jeunes, on est des dinosaures. Ils nous demandent "Mais avant quand ça n’existait pas les confinements, qu’est-ce que vous pouviez bien faire toute la journée à traîner dehors ? Et pourquoi vous étiez obligés d’être en présentiel pour prendre un apéro avec des potes alors qu’avec Zoom c’est tellement plus pratique ?"
On fait comme si on n’entend pas.
On attend la nuit pour pouvoir faire des rêves de baisers, de poignées de mains, d'étreintes, de terrasses, de cinémas, de théâtres. Nos rêves d’aujourd’hui, c’était le quotidien d’hier...»
François Morel

J'ai reçu l'agenda 2021 que j'avais commandé, pas sur Truczone mais néanmoins pas en librairie - c'est un modèle que souvent en tant que libraire on a comme petit cadeau d'avant la fin d'année, histoire de motiver les troupes  -.  À la guerre comme à la guerre et je suppose que j'ai rendu service à quelqu'un. Il n'empêche j'ai l'impression de trahir mes amies, mais je ne pouvais attendre. 
En effet, et malgré les incertitudes absolues du moment, la vie administrative, professionnelle et les espoirs de reprise de vie sportive, nécessitent dès à présent l'usage d'un agenda pour l'année à venir. Le premier objectif étant de parvenir jusqu'à son début vivants.

C'est curieux, en Italie la veille au soir aux infos sur la Rai News 24, il était question de débuts de vaccination en Italie dès janvier. Ça n'était pas même annoncé au conditionnel, tout juste était-il précisé que les personnes considérées comme à risques et les soignant·e·s auraient priorité. 
En France ce matin, sur une radio du service publique, on entend ceci, concernant le même sujet, intervention pédagogique et qui me semble bien expliquer les différents niveaux d'incertitudes même si l'espoir y est. Il n'empêche, je ne peux me départir de l'impression que si l'Italie est clairement trop optimiste - l'idée étant que voyant le bout du tunnel les gens s'abstiennent de trop s'agglutiner pour les sacro-saintes fêtes de fin d'année -, on serait peut-être en France déjà en train de préparer le terrain pour un retard dans le début des vaccinations une fois le ou les vaccins mis au point. J'espère me gourer.

La rubrique Memories de FB me remet sous les yeux un texte écrit il y a douze ans. Je me demande s'il en reste d'autres. Et me rends compte qu'à cette occasion les notes et status ne sont plus disponibles en lecture générale, on n'y a plus accès qu'en ayant l'adresse précise avec le numéro de leur enregistrement. J'ignore si c'est une anomalie passagère ou un sacrifice des archives personnelles à l'occasion du changement général récent de présentation. Dommage, j'aimais bien y retrouver des souvenirs de la période 2008 / 2013, celle de ma vie où j'ai sans doute été moi-même comme rarement, et relativement en forme dans l'épuisement.
Sinon, ça n'est pas si grave, on sait bien que les plateformes sont là pour gagner de l'argent et que nous en sommes les produits tout autant que la marchandise. Il n'y a de durée (et encore, des risques existent perpétuellement) que là où nous payons. 

Étrange année : c'est l'anniversaire d'une amie qui compte beaucoup pour moi seulement elle est seule confinée dans son coin (le boulot de son bien-aîmé n'étant pas des masses télétravaillable en ce moment) et nous vers Paris. Bien sûr les moyens modernes de communication atténuent les distances et l'isolation. Il n'empêche, souvenirs des années précédentes lorsque nous avions fêté ça dignement. 
Quelqu'un est parvenu à lui faire livrer des fleurs. C'est tant mieux mais mon étonnement est significatif d'un confinement 2 tellement bizarre, tellement incohérent.  

Sinon, en résumé : 

Avoir pris mon petit déjeuner relativement tôt, JF étant aller chercher du pain frais avant d'aller travailler.
Quelques petites écritures quotidiennes le matin et quelques écoutes et retrouvailles de texte.
Rangements.
Déjeuner avec JF, ça aura fait une chouette semaine de se revoir le midi.
 sieste
À force de rangements, je retrouve mon pass Navigo tombé à l'intérieur d'une pochette de dossier d'inscription au Club Med Gym. Avant la douche et le dîner, je parviens à terminer le rangement de tout ce qui se trouvait dans l'alcove du meuble d'Éliane. 
Mais avant ça, Tabata, dur, je m'étais bien rouillée depuis le confinement 1 et avec ces entraînements qui avaient à peine repris qu'ils ont dû cesser. En attendant, ça fait du bien.
Une soirée, ça alors, à la maison et qui passe bien trop vite.

J'ai retrouvé ceci :
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j'avais oublié que le H1N1 avait été considéré comme un péril suffisant pour nous valoir courrier nominatif et campagne spécifique de vaccination. 

 
 
updated: November 13, 2020, 23:18 GMT
53 717 443 cas (dont : 1 308 426 morts (249 919 morts aux USA, soit 753 morts / 1 M d'hab) et 37 477 310 guéris
France :  + 23 794 nouveaux cas et 932 morts et 43 892 morts depuis le début de l'épidémie, soit 672 / 1 M d'habitants
Italie : + 40 902 nouveaux cas et 550 morts 
Belgique : + 5 002 nouveaux cas et 133 morts
 
Trump continue à ne pas reconnaître la victoire de Biden mais dans une conférence de presse qu'il a donnée au sujet du Covid_19 il s'est un peu trahi (ou alors c'était une habile manœuvre, avec lui, toujours le doute que la folie soit jouée pour manipuler les abrutis). La défaite lui a déblondi les cheveux, ce que Pete Souza n'a pas manqué de souligner (ce fou-rire, en ce moment, il m'en faut peu).
 
Pour se remonter le moral : 
L'Auberge des blogueurs c'est fini, mais ça reste libre à lire.

 

 

 


Cahier du jour, confinement 2 jour 14 : Décès de Nelly Kaplan

(giovedi)

    Un bon petit déjeuner avec croissant (JF étant allé chercher du pain frais)
Être descendue uniquement chercher un courrier pour Le Fiston qui devait être signé (des choses bancaires, I presume)
Une matinée consacrée aux petites écritures du quotidien et à glaner des informations (par exemple ceci ; c'est un plaisir des congés de pouvoir satisfaire ses curiosités) et de lire des billets de blog.

Ce billet particulier chez David Madore soulève chez moi un profond intérêt (les autres aussi plus mathématiques et passionnants, je ne veux pas dire), un peu de la même façon que l'avaient fait les échanges après la question de Le libraire se cache : ce deuxième confinement qui n'en est pas vraiment un et dont les mesures sont totalement illogiques par rapport à la lutte réelle contre une pandémie, est totalement différent selon les emplois des gens (ou leur absence) et leurs situations. 
Nous nous rejoignons largement sur l'analyse de la situation en partant d'une perception individuelle des choses qui est aux antipodes ou presque (ne pouvoir aller en forêt est pour moi aussi une souffrance) : je ne me sens pas emprisonnée à devoir rester chez moi, c'est la vie de personne qui doit louer ses heures pour la gagner qui m'enferme, qui m'enfermait moins lorsque j'étais libraire du moins lors de la plupart de mes contrats, qui m'enferme à nouveau dans une sorte de réquisition consentie, un peu comme certains pacifistes ont pu s'enrôler volontairement durant la seconde guerre mondiale, le péril étant si grand ne pas participer à la lutte semblait impossible moralement. 

D'autre part je n'ai pas de peur particulière tout en étant lucide face au risque qui nous pend au nez de tomber malade et d'en mourir. Ça vient de ma santé fragile d'enfant qui pensait qu'elle n'atteindrait jamais l'âge adulte, y est parvenue, et considère chaque année vécue comme un bonus inouï. Si j'ai une crainte, et d'ailleurs plus pour mes proches que pour moi, c'est plutôt celle de la mort de terrifiante solitude et par ne plus pouvoir respirer que peut entraîner cette maladie d'en ce moment. Tout au long d'années où j'ai accompagné des proches (famille ou ami·e·s) comme je le pouvais, j'ai appris à me préparer mentalement à ce que la fin soit douloureuse et moche. Et je sais que ça ne suffira pas forcément à être capable de l'endurer sans trop se déliter, du soi-même que l'on est.
Je crains, avec la raison, les conséquences, peut-être imminentes, peut-être dans longtemps - je me méfie d'une ironie du sort qui ferait de nous des dernières victimes avant que cette épidémie là ne diminue ; et d'ailleurs aurons-nous une trêve entre celle-là et la ou les suivantes du même acabit ? - de la pandémie, mais n'en ai pas peur, pas de panique. Je prends sans illusion toutes les précautions raisonnables qui sont à ma portée - mais j'aimerais quand même pouvoir librement pratiquer au moins la course à pied -.

Je trouve très intéressant l'échange de ressenti et comme ça nous permet d'élargir la question. Si David Madore ne témoignait pas, ainsi que d'autres ici ou là, je n'aurais pas la moindre idée que le confinement puisse être insupportable (en dehors de familles nombreuses avec enfants coincées dans de trop petits appartements) ; mon entourage est majoritairement constitué de personnes pour lesquelles l'enjeux est d'avoir un travail rémunéré / n'en avoir pas et être obligé·e·s d'y aller / pouvoir en être dispensé·e·s si l'on en a. Pour le reste, c'est plutôt : bah, on n'est pas si mal chez soi. 
C'est quelque chose de formidable avec les réseaux sociaux, que la part violente et le mauvais usage qu'en font certains tend à faire oublier : pouvoir échanger ou au moins lire des personnes qui sont dans des situations totalement différentes de la notre et tenter de (se) comprendre. 

Matoo (oui, j'avais du retard de lecture), pense exactement comme moi au sujet de l'avenir de l'humanité. De son billet il n'y a que le triptyque que je pourrais modifier, jouir n'étant plus trop, à mon âge d'actualité. J'aimerais le remplacer par progresser en pensant au sport en priorité. 

Ces jours-ci qui sont de congés que j'avais posés d'avant et que j'ai souhaité conserver, j'apprécie d'être à la maison non seulement sans obligations de sortir mais avec la recommandation de ne pas. J'hiberne, je (re)prends des forces. 


Parcourir le journal qui venait d'arriver (c'est quand même ça : il aura fallu une épidémie pour me faire consentir à m'abonner) et regarder un vieux "The famous five"
Un déjeuner en présence de JF, une sieste puis ranger : j'ai terminé l'alcove du meuble d'Éliane, qui comportait des strates de papiers remontant à 2003. Un pass navigo est réapparu mais c'était le précédent.

J'ai retrouvé une carte postale de 1964, envoyée de Béziers à mes parents par quelqu'un dont je ne sais déchiffrer la signature. J'ignore ce qu'elle faisait, isolée, loin des documents rapportés de la maison de mes parents lorsque j'avais fait le travail de la vider.

20201112_193334 20201112_193334

Retrouvé également des billets de transports datant de notre séjour à Prague au printemps 1998. 
10 FR suisse 
et 5 €, au moins je n'ai pas trié pour rien.
 
Ce que l'épidémie change, par exemple, c'est cela : 
une fois fini ce travail et alors que je retournais prendre des nouvelles du monde et de mes ami·e·s, c'est une triste nouvelle qui m'attendait, celle du décès de Nelly Kaplan que j'eus comme cliente régulière à Livre Sterling et que j'appréciais beaucoup. Covid_19.
Au passage j'apprends à retardement le décès de Claude Makovski, mort en août dernier de la maladie de Parkinson. Je suis d'une certaine façon moins surprise ou moins peinée : ces deux là ne pouvaient se survive l'un à l'autre bien longtemps. Je me demande ce que Valérie à qui j'avais succédé à la librairie et qui travaillait pour eux est devenue. 

L'énergie que j'avais retrouvée pour pouvoir ranger, m'a quittée d'un coup. 
 
 
updated: November 12, 2020, 23:48 GMT
53 059 670 cas (dont : 1 298 448 morts (248 487 morts aux USA, soit 749 morts / 1 M d'hab) et 37 160 573 guéris
France :  + 33 172 nouveaux cas et 425 morts et 42 960 morts depuis le début de l'épidémie, soit 658 / 1 M d'habitants
Italie : + 37 978 nouveaux cas et 636 morts 
Belgique : + 7 916 nouveaux cas et 197 morts
 
Le début de la vaccination est annoncé en Italie pour janvier. Ça me paraît surprenant, si tôt.
En France, le gouvernement prolonge l'actuel bizarre confinement - je m'attendais si peu à une nouvelle annonce que j'avais oublié qu'il devait y en avoir une (par Jean Castex, le premier ministre) -.
Le Pape a téléphoné à Joe Biden, les heures de Trump en tant que POTUS sont comptées. ;-) 
 
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Cahier du jour, confinement 2 jour 13 : promenade au cimetière

(mercoledi, férié)

 

C'était un de ces jours de plus qui vu de loin pourrait sembler un jour férié paisible d'une époque normale mais n'était en vrai qu'un jour qu'on a arraché au chaos général dont nous sommes persuadés qu'il va encore empirer.

Nous nous sommes accordés une heure de promenade familiale avec la jeune génération dont c'est aussi dans le kilomètre permis, dans le Cimetière des Batignolles, de 11h à 12h. C'était trop court mais bien. 
Nous nous sommes recueillis sur la tombe de Verlaine. C'est quelque chose que je fais régulièrement, c'était doux pour une fois de ne pas être seule. Les tombes sous le périph sont toutes recouvertes d'une épaisse couche de poussière, est-ce ainsi même les années sans confinement ? Un mausolée presque aussi haut que le pont de périph qui passe par dessus nous a fait nous demander comment ils avaient fait au moment du chantier.
 
En rentrant, bref déjeuner de pâtes fraîches préparées par JF puis de brèves écritures quotidiennes pendant qu'il se reposait. J'ai commandé le livre récent d'une ancienne amie. Pas de clic and collecte possible à ma librairie de base : elle est à 3 km ou peu s'en faut. 
 
Qui lit l'aura compris : j'en ai ma claque de la limite d'1 km pour les déplacements à pied. C'est absurde, ça n'est pas en marchant dehors, sur des périmètres plus larges (et donc on peut le supposer, ainsi mieux répartis, moins entassés aux mêmes endroits) qu'on se contamine, je crois. D'autant plus qu'à Paris et alentours les gens semblent assez sérieux sur le port du masque, à part quelques hommes.

Sieste en regardant une rediff de Milan San Remo sur l'équipe TV, avant peut-être une séance de Tabata ; mais finalement elle n'eut pas lieu, sans doute que Romain avait envie de regarder le match amical France - Finlande sans s'épuiser avant. 
En attendant ce qui n'eut pas lieu, nous sommes montés chez notre fille porter du linge et voir si tout allait bien. 

Une soirée tranquille, regardé le foot d'un œil distrait, oh que ça fait du bien d'être en congés. Mais bon sang que l'époque est rude et combien la suite s'annonce pire ! Les jeunes eux-même en sont très conscients.

 

(1) ni non plus à celle qui est près de mon travail puisque cette semaine je n'y suis pas. 

PS : Zut alors, le gars de Running addict dont j'apprécie beaucoup les conseils posés et partagés avec humour, s'est fait renverser par une voiture alors qu'elle sortait de parking et qu'il roulait sur une piste cyclable. Fracture au bras, espérons pas de séquelles.

PS' : Le son du rythme des frères Ingebrigtsen à l'entraînement, c'est quelque chose.

 

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
updated: November 11, 2020, 20:44 GMT
52 311 089 cas (dont : 1 287 341 morts (246 974 morts aux USA, soit 745 morts / 1 M d'hab) et 36 615 175 guéris
France :  + 35 879 nouveaux cas et 328 morts et 42 535 morts depuis le début de l'épidémie, soit 651 / 1 M d'habitants
Italie : + 32 961 nouveaux cas et 623 morts 
Belgique : + 4 293 nouveaux cas et 345 morts
 
Pour se remonter le moral : 
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Cahier du jour, confinement 2 jour 12 : retrouver écrire

(martedi)

 

"[...] les chênes ont pris cher, les glands sont tombés" : je prends enfin, ou plutôt, je dispose enfin, d'un peu de temps pour lire et me régale (entre autres) du journal de Guillaume Vissac. Son élégance d'écriture me fait du bien et me donne envie d'écrire ici.

Je veux dire d'écrire vraiment et non de jeter des jalons comme je le fais ordinairement, luttant contre le sommeil après une journée de sport (le week-end) ou de travail (la semaine), balancer trois mots en style télégraphique parce qu'il me semble vital de noter au jour le jour leur défilé, le général et le particulier. Je tiens journal pour témoigner et j'en oublie d'écrire. 
Peut-être vais-je tenter de faire un effort pendant cette semaine de congés confinés durant laquelle je suis seule chez moi pendant la journée - rare privilège puisque nous sommes encore une famille de trois éléments logeant sur place -. Les contraintes du reconfinement et la fermeture des restaurants font que l'époux rentre le midi déjeuner, ce qui nous fait une gentille petite vie, celle de bien des vieux couples, mais pour nous inédite, franciliens que nos emplois exilent généralement assez loin, à tout le moins hors de portée de pause déjeuner. 

Pour ce qui est de la part quotidienne : un moment à lire des infos au lit, sur le téléfonino - je m'étais levée pour le départ de JF, ou du moins le second départ car il s'était levé très tôt pour ... aller faire tourner la voiture qui a un problème de batterie -, puis vrai lever vers 9:30
Un bon petit déjeuner (au passage il avait rapporté non seulement du pain mais aussi un croissant, on se rappellera qu'on tentait de ne pas se laisser abattre, de maintenir des petits bonheurs du jour, des petites attentions)
Les petites écritures du matin le matin (vive les jours de congés !) et une assez longue session de ménage dans les mails, c'était assez impressionnant de combien ma boîte en était envahie autant que de mauvaises herbes le jardin de La Haye du Puits quand nous étions arrivés pour nous y confiner. D'ailleurs nous avons passé le midi ensemble, il est repassé déjeuner et je lui ai préparé un café tandis que brièvement il se reposait.
Une journée à la maison, à savourer, volontairement en plus du confinement (je veux dire : même sans #LeReconfinement je n'aurais pas bougé, toujours profondément fatiguée)
Sieste, volontairement prolongée mais sans perdre de vue qu'ensuite il convenait que je me secoue et m'occupe de la maison. Ce que j'ai fait. Un peu.
Pour pimenter la soirée, ou plus sérieusement la structurer : un direct FB du coach Vivien à 20h avec des explications sur les rythmes d'entraînements ; ce qui au font était un peu frustrant puisqu'il se passera du temps avant que nous ne puissions faire de vraies séances.
Nous avons regardé, moi seule d'abord puis à deux, un vieux film italien, Madonna delle rose (1954), somptueux mélo musical. 
 
 
(pas eu le temps de regarder les statistiques de l'épidémie, endormie avant)

Cahier du jour, confinement 2 jour 11 : Home sweet home

(lunedi)

 

    Je suis chez moi et je n'en sors pas, ce que j'aurais fait même sans confinement : épuisée par les mois de travail avec seuls les deux jours de week-ends pour récupérer (et deux fois trois jours), j'éprouve le besoin d'habiter mon appartement. Il faut dire qu'il y a eu auparavant les presque trois mois de confinement, où nous habitions la petite maison celle de grand-mère Berthe, cette inconnue. Alors au fond ça fait des mois que je n'ai pas réellement habité dans le chez nous principal (1).

Je m'accorde le plaisir près d'un mois différé (2) d'écouter le nouvel opus de Grand Corps Malade, toujours classe et se renouvelant par les partenariats. Il y a toujours des phrases qui restent, Dans la famille on parle peu mais on s'aime solide. 
Il me remet la nostalgie du petit frère comme jamais (3). Il est un conteur hors pair de la vie quotidienne, c'est pour ça que je ne me lasse pas. On fait un peu le même boulot, lui et moi. 

Llu nous indique une association, OWCA, qui permet d'être famille d'accueil pour un chat (ou un autre animal mais je doute que notre appartement soit suffisant pour un plus grand co-habitant). Je note le lien pour quand on pourra. L'idée de posséder un animal domestique me gêne, je crois impensable d'avoir un tel droit sur le vivant à sang chaud (4). En revanche prendre soin le temps d'aider, je trouve cela parfait. C'est d'ailleurs plus ou moins ce que nous faisons depuis des années en pointillés car les animaux des voisins viennent vers nous. Peut-être pressentent-ils que nous sommes des humains gentillets. 

Mon fou-rire pour l'histoire des Four seasons n'est pas encore calmé, ni au fond de moi le doute - c'est pas possible, quelqu'un va se démasquer et dire, OK c'était un canular -. Je suis comme la jeune femme de la videoCertains en ont rajouté une couche

Capture d’écran 2020-11-09 à 11.57.05

 

J'ai besoin de rire, voilà tout. 

Sinon pour le côté, vie quotidienne quand on est libre de son temps, some trivia :
 

M'être levée pour le départ de JF un moment  avant de prendre mon petit déjeuner. La matinée a filé en quelques 
lectures matinales d'informations et de nouvelles des gens.
J'ai pu retrouver JF brièvement le midi, rentré à la maison, avec le dilemne suivant (pas de cantine à son boulot) : prendre un risque en mangeant un truc à emporter où ça pouvait ou prendre le risque de reprendre le train pour un aller-retour de plus.

Je me suis délectée d'une bonne sieste en regardant quelques videos de sport et au réveil un film émouvant et fort bien réalisé "My brother Jordan" de Justin Robinson, son plus jeune frère. Avec Jordan Robinson qui avant sa maladie ressemblait de façon troublante à Anders Danielsen Lie et un frère aîné, Jeffrey Matthews Robinson qui ressemble à mon fils. 

La sieste et la qualité du film, malgré la tristesse initiale de son sujet, m'ont permis de retrouver de l'énergie et donc du moral.

Il m'a fallu ensuite vite débarrasser en hâte le couloir avant la séance de Tabata qui remplaçait la piscine. Sur l'élan j'ai pu préparer un petit dîner (riz aux brocolis et pleurotes, en combinant des restes), et me mettre à jour de quelque peu d'écriture tout en regardant les infos sur Rai News 24, avec un beau discours de Biden en conférence de prince presse, tandis que son concurrent défait continue à exprimer son déni de défaite dans des touites que la plateforme équipe de disclaimers. 

Avec parfois l'occasion d'un grand éclat de rire. 

Capture d’écran 2020-11-09 à 23.16.26

 

(1) Les soirs de semaines retours vers 20h30 / 21h, le temps de faire les choses minimales d'intendance corporelle et ménagère, il est 22h ou peu s'en faut, autant dire que les 2h de temps personnel avant de sombrer de sommeil vers minuit ou un peu après quand je tente d'écrire envers et contre tout ou quand l'actualité du monde est si brûlante que je reste scotchée, ne me permettent pas réellement d'habiter chez moi. Le matin, je pars tôt.

(2) Euh, deux en fait. J'ai un sérieux problème de ne pas voir le temps passer

(3) J'ai toujours ressenti que j'aurais du avoir un petit frère vers le mitan des années 70 et que j'aurais été une super grande sœur et que lui plus tard m'aurait beaucoup aidée. Et toujours été triste de n'avoir pas eu de grand frère, mais ça n'est pas du même ordre, l'absence de grand frère c'est parce que mes parents se sont rencontrés trop tard et que c'est tombé que c'est moi l'aînée, il a fallu assumer et d'être la première et l'absence de garçon ; le petit frère, lui, aurait dû exister (profond et physique ressenti).

(4) Don't ask me why, sans doute un vieux réflexe de fraternité biologique intégré.

 

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
updated: November 09, 2020, 22:04 GMT
51 179 456 cas (dont : 1 267 939 morts (244 257 morts aux USA, soit 736 morts / 1 M d'hab) et 36 001 189 guéris
France :  +20 155  nouveaux cas et 548 morts et presque de 41 000 morts depuis le début de l'épidémie, soit 627 / 1 M d'habitants
Italie : + 25 271 nouveaux cas et 356 morts 
Belgique : + 6 621 nouveaux cas et 148 morts
 
Pour se remonter le moral : 
L'Auberge des blogueurs c'est fini, mais ça reste libre à lire.