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17 billets

Cahier du jour, déconfinement jour 78 : Such a good sunday morning run (en forêt)

(dimanche)

déconfinement officiel 1 jour 105

20200823_123033    Un très très chouette sunday morning run en forêt de Montmorency quoi qu'un peu plus tardif que je ne l'eusse souhaité (j'aime être dans la forêt tôt le matin). 
 
Nous avons fait une jolie rencontre alors que nous remontions par le chemin derrière l'église : un beau chien un peu comme un berger allemand mais sans la couleur particulière, un pelage marron doux à la place, et très fin est venu vers nous. JF a eu un geste, pas brusque du tout pour le caresser mais l'animal a eu un geste de recul qui aurait pu se transformer en geste d'attaque, puis est venu plutôt vers moi mais en ayant toujours peur. Alors son maître qui marchait dans notre direction nous a demandé S'il vous plaît vous pourriez refaire votre geste ? 
Il nous a expliqué qu'elle venait de la SPA et qu'on ne savait pas trop ce qu'elle avait vécu avant. 
Il a demandé à son chien (une chienne en fait) de s'asseoir et nous l'avons doucement caressé, petit tapotis amical en lui disant des paroles apaisantes. Et l'animal avait l'air content (d'ailleurs sa première impulsion avait été de venir vers nous, plutôt comme un chien affectueux).
Puis chacun a repris son chemin.
Ç'avait été un bon moment, quelque chose de bien
(sauf que nous avons oublié et l'épidémie et les distances et n'étions pas masqués puisqu'en entraînement de course à pied)

À un moment donné vers le dernier tiers du parcours nous nous sommes retrouvés dans un endroit de sous-bois aux nombreuses fougères où l'air était un régal. Pas tant une question d'odeur même si ça sentait bon la forêt, qu'une question de qualité. Le respirer faisait du bien. Je me suis arrêtée pour savourer.
C'était l'équivalent pour l'air et la course à pied de ce que j'avais ressenti pour la nage et l'eau du lac Léman, un moment où le corps se régale de l'élément qui d'une certaine façon le nourri même si ça n'est pas alimentaire. 
 
Et nous avons un peu plus loin eu quelques mûres pour ravito. J'ai eu une hésitation en raison du virus. En même temps, sur des mûres d'un coin assez éloigné de la forêt ? Ça serait jouer d'une bien immense malchance.
 
J'ai étrenné mes nouvelles Brooks. Elle sont hélas un peu grandes (parfaites dès la première fois, seront vite trop détendues), je n'aurais pas dû me laisser embarquer vers un 40 (au lieu d'un 39). Fullsizeoutput_1b92

Après-midi délectable à regarder le meeting d'athlétisme Diamond League de Stockholm, non sans un raté d'abonnement à un streaming payant qui n'a pas fonctionné. 
Mondo Duplantis sort le plus souvent des sauts beaux à en pleurer, les femmes de l'épreuve de saut en hauteur rivalisaient de gestes parfaits. Karsten Warholm a réussi un truc à couper le souffle (au point que ça en est louche). Et dans le 1500 m Jakob Ingebrigtsen s'est fait coincer par un gars (australien ?) qui l'a empêché de revenir à la hauteur de Timothy Cheruiyot, c'était tellement pile au moment où passer était crucial pour s'en rester derrière après que j'en conçois quelques soupçons. Filip était derrière, en dessous de son niveau m'a-t-il semblé. Mais être jeune père de famille ça ne permet plus de tout axer sur le sport, les entraînements, la récupération. La nuit, le bébé pleure.
 
J'étais sur l'Auberge des blogueurs aussi. Seulement mon ordi a crié à la saturation du disque alors j'ai dû interrompre ma lecture. 
Peut-être vais-je regarder un peu du football (PSG - Bayern, ligue des champions, si tant est que ça ait un sens après la saison si bizarre) auprès de JF. Il n'y avait plus un bruit dans la rue, pas de circulation, je me suis demandé ce qu'il se passait (un ordre soudain de re-confinement ?) et puis en fait c'était la finale du foot, tout simplement. J'espère que si le PSG gagne il n'y aura pas trop de n'importe quoi de liesse sans précautions rapport à l'épidémie.
 
 
Capture d’écran 2020-08-23 à 14.36.23
Capture d’écran 2020-08-23 à 14.36.23

 

 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
23 510 912 cas (dont : 810 890 morts (180 390 morts aux USA) et 16 028 157 guéris

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Cahier du jour, déconfinement jour 77 : un déménagement tranquille et efficace

(samedi)

déconfinement officiel 1 jour 104

 

Fullsizeoutput_1b8f Une amie du triathlon avait besoin d'un coup de main pour déménager d'étage et pour l'appartement et pour la cave, dans le même immeuble de la ville voisine. Nous sommes volontiers allé l'aider. Comme nous étions six au total et qu'elle avait tout bien préparé et ne possédait pas tant d'affaires, un 9h30 / 13h aura suffit. 

C'était bien sympa de revoir des camarades.

J'ai dépoté plein de cartons laissant les grosses pièces aux garçons qui ne m'auraient sans doute pas laissée faire. Ou peut-être que si. C'est impressionnant comme dix ans de librairie m'ont rendue compétente dans la manipulation de cartons. Et je n'étais même pas fatiguée à la fin. Il faut reconnaître que ça ne faisait pas tant de pas que ça (1) (ce qui m'étonne un peu car j'ai fait pas mal de retours par l'escalier pour laisser l'ascenseur libre).  

Il y avait de petits tableaux faits maisons dans les coursives des caves. Les copains ont fait la blague d'en remonter un et le de suspendre au mur. 
Ça faisait une éternité, bien avant l'épidémie de Covid-19 que je n'avais pas participé à une petite blague entre ami·e·s. 20200822_123720

Je me souviens que dans les années 70 ou le début des années 80, se faire des petites farces, monter des petits canulars gentillets étaient une activité courante. C'était aussi l'époque où l'on sifflait en travaillant. 
Leur petite blague m'a fait un bien fou. 

Ensuite, bien sûr nous avons remis en place, dans le couloir des caves, la tapisserie. Je me demande qui l'a mise là et pourquoi.

Pincée de tristesse : j'ai appris qu'une de nos amies avait fait une chute assez sévère à vélo et passé plusieurs jours à l'hôpital. J'espère qu'elle pourra reprendre le sport.

Déjeuner les cinq restants (l'un des autres triathlètes avait dû rentrer) au Chipotle (un fast food mexicain donnant sur le centre commercial So Ouest), sympathique invitation. JF est reparti avec un set de boules de pétanque de prestige en cadeau. Et notre diable a servi à rapporter quelques bouteilles pour son club. 

Après-midi et soirée tranquilles, à la maison, où je fus seule la plupart du temps. Nouvelles du Fiston, deux photos de vacances dont une où les trois colocataires posent, l'air heureux. 
Je n'ai pas réussi à effectuer le travail personnel que je comptais dépoter. Pourtant le déménagement ne m'a pas fatiguée, mais c'est comme si le cerveau disait, après la semaine de travail : c'est bon là, ça suffit.
Alors j'ai regardé un documentaire déjà vieilli sur le tour de France et j'ai dormi et lu. Je souviens que lorsque j'étais enfant et jeune, je n'envisageais pas que la gloire sportive n'était qu'éphémère, je pensais parce que je n'avais pas réfléchi et que j'étais incapable de me projeter dans le futur, lequel est actuellement déjà du passé bien tassé, que les Merckx, Poupou, Platini, Borg ... n'aurait qu'un temps et qu'il serait très bref. Quant à imaginer atteindre un âge si avancé que les sportifs de haut niveau du moment seraient plus jeunes que mes enfants, c'était de la pure grande infinie science fiction. Sans doute que j'ai toujours eu du mal avec l'impermanence des choses. 

J'ai vu une chouette vidéo avec Josef Schovanec qui dit des choses justes et fort censées. En revanche il a un homonyme qui s'est fait tuer par la police en 2018 à l'aéroport de Charleroi, c'est assez terrifiant. L'homme était apparemment agité et mais pas plus menaçant que ça, et pas armé, désorienté - l'autopsie aurait indiqué qu'il n'était sous l'emprise ni d'alcool ni de drogue -. Les policiers l'ont étouffé. On dirait qu'il n'y a pas qu'en France que les forces de l'ordre décompensent sur des personnes pas spécialement dangereuses, quand un concours de circonstances se combine pour les rendre violentes.  

 

PS : Dans la série "Tu périras par où tu auras pêché", cette pépite (un tueur d'éléphant mort écrasé par un éléphant qui venait d'être tué par un autre chasseur, tentant de lui éviter d'être écrasé après avoir lui-même en premier tiré).

 

(1) C'est la montre qui le dit

 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
23 330 184 cas (dont : 807 056 morts (180 051 morts aux USA) et 15 832 726 guéris

 

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs

 


Cahier du jour, déconfinement jour 76 : Boulot, boulot

(vendredi)

déconfinement officiel 1 jour 103

 

Fullsizeoutput_1b8e    Grosse journée de travail (terminé à 19h38 et ça n'était pas d'avoir perdu du temps par moment en journée), à présent je sais ce que sont des journées normales, avec la réserve que plus que d'autres j'ai encore besoin d'aides collectives pour résoudre de nombreux cas. Mais à présent j'ai mon nombre de tickets comme tout un chacun.

Je sais désormais où est l'atelier et ne saurais expliquer pourquoi, mais ça me donne du courage. Quelque chose comme : avoir sous les yeux au travail un exemple du fait que l'humilité jointe au travail inlassable un jour ou l'autre finit par porter ses fruits. 

Run Forrest, run. 

Aller-retour en #Vélotaf, ça y est je les tiens mes trajets optimaux. Au retour le pont des Invalides que des travaux rendaient dangereux (la piste cyclable était interrompue, il fallait se déporter vers la gauche) en est à présent libéré. Quel bonheur cette fluidité retrouvée ! 20200821_202338

Beaucoup de voitures de polices effectuant des contrôles sur des automobilistes ou motards (au moins 5 à 6 à différents points de mon chemin). Je me suis demandé d'où venait un tel déploiement de forces de l'ordre alors que la ville semblait si calme. Lorsque je suis rentrée et que je lui ai posé la question de si quelque chose de particulier s'était produit en cours de journée, ma fille m'a dit qu'elle n'était au courant de rien de spécial et a cherché à en savoir plus, mais rien n'était signalé. 

Plus encore que les contrôles eux-mêmes ce qui m'impressionne c'est ma capacité avec le nouveau boulot à perdre tout contact avec les infos pour toute une journée (pour peu que le midi je sois occupée, comme ce fut le cas aujourd'hui).

Déjeuner, en effet, qui avait eu lieu en coup de vent avec un restant de courses faites mercredi à l'Auchan, une petite salade de je ne sais déjà plus quoi (boulgour et falafels ? so 2020), en la compagnie sympathique de différents collègues. 
J'apprends que le mariage d'une personne d'une des équipes, s'il n'a pas été reporté pour cause de #Covid_19 sera de fait très perturbé, beaucoup d'invités qui ne viendront pas. Et pas de voyage de noces, pas dans l'immédiat. Les personnes présentes sont tristes pour qui est concerné. 

Ma fille aussi a eu son moment particulier du jour dû à l'épidémie : des travaux ont lieu au 2ème étage dans l'immeuble mitoyen, de type abattage d'une cloison ou arrachement de carrelage. Or elle télétravaillait. 
Ce que des sons de fortes perceuses ou presque de marteaux piqueurs rendait la chose impossible. Elle a donc hélé les ouvriers poliment par la fenêtre de la salle de bain en leur demandant quand le bruit décroîtrait, s'ils en avait pour longtemps avec la part la plus bruyante, tout en leur expliquant qu'elle télétravaillait, tenait ainsi un standard et que ça n'était pas possible au téléphone comme ça. Ils ont trouvé un arrangement (prévenue d'un horaire, je suppose qu'elle est parvenue à s'arranger) et promis de ne pas être trop bruyants trop trop tôt le lendemain, cette fois-ci fort the week-ends' sake.. 

Sur ma pause déjeuner je me suis accordée un moment rapide et efficace pour aller acquérir ma première partie de sélection de rentrée littéraire au Bonheur. Tout y était, ce qui m'a très favorablement impressionnée mais peu surprise. Je compte faire la suivante à l'Attrape-Cœurs ; désormais soirées et samedi sont les seuls jours où je peux y aller. 

Malgré sa brièveté résiduelle (1), une chouette soirée - Ad et JF de bonne humeur tous les deux - mais tellement trop courte. Balade sur l'internet, petites réponses aux un·e·s et aux autres et il est 1h du matin. 

J'ai suivi un TG italien du soir, mais il était très orienté "faits divers", ce qui était notable - il ressemblait presque à un TG d'avant l'épidémie -, mais sans grand intérêt (sauf pour les personnes concernées). Je n'ai donc pas LT. 

À propos de faits divers : une arrestation a eu lieu en fin de matinée sous les fenêtres de là où se tiennent les bureaux de mon employeur. Policiers et pompiers, peut-être un cas de violences conjugales (une collègue avait entendu des cris très forts, juste avant) et que les pompiers avaient été appelé pour le cas où quelqu'un aurait été blessé. Whatever, c'est impressionnant et ça met mal à l'aise de voir quelqu'un se faire embarquer menottes aux poignets. Notre type de travail a fait que personne ne s'est attardé à regarder, dès lors que nous avions constaté que les choses semblaient se dérouler dans le calme.

 

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Capture d’écran 2020-08-21 à 23.01.22

(1) d'où mon idée innovante de compensation d'heures sup ;-) ! 

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
23 095 775 cas (dont : 802 305 morts (179 141 morts aux USA) et 15 687 442 guéris

La France et l'Espagne sont à nouveau le théâtre d'un nombre impressionnants de nouveaux cas (4500 à 3500) puissent-ils ne pas être suivis par autant d'entrées en réanimation qu'au printemps. 

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Cahier du jour, déconfinement jour 75 : Finir tôt, et une bonne nouvelle en fin de soirée

(jeudi)

déconfinement officiel 1 jour 102

 
20200820_131145    petit-déjeuner en compagnie une guêpe qui traînait around, lui avoir gentiment indiquer avec un torchon à vaisselle d'aller bzibziter plus loin.

une journée de boulot bien remplie encadrée par deux trajets vélotaf, dont à l'aller une bonne expérimentation (Gasendi + rue des plantes) et encadrant un déjeuner à la salle commune puis un tour dans le quartier (j'étouffe à rester à l'intérieur si longtemps, c'est ce qui est le plus difficile pour moi dans mon nouveau boulot (avec l'absence de sieste)). 

rentrée relativement tôt puisque 17:30 et je m'y tiens solidement, laissant pour une fois un reliquat de travail. Il faut dire que j'avais à faire.

Mais hélas, la soirée a filé trop vite, bien trop vite : je parle un peu avec ma fille, après avoir attendu qu'elle libère la salle de bain, je dîne, je parle un peu avec son père, fait quelques recherches sur l'emplacement précis de l'atelier Doisneau, car le sujet que j'ai soulevé, intéresse bien quelques collègues, et bim il est 23:20 et temps de ne surtout pas jouer les prolongations si je veux pouvoir assurer demain.

Je lis quelques billets de blogs dont celui-ci chez Dr Caso. Je souscris parfaitement à cet avis : 

 

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Quelqu'un que je connais et pour qui je m'inquiétais devait se faire opérer d'une saloperie aujourd'hui (pendant le #Covid-19 les maladies graves continuent), et j'apprends en fin de soirée que tout s'est bien passé. Soulagement grand.
J'ai (comme tout le monde) peu vu mes ami·e·s en cette année 2020 pas encore finie, et peut-être même encore plus pas que d'autres, puisque j'ai démarré un nouveau travail et qu'entre les horaires à assurer, les trajets et la fatigue spécifique de l'apprentissage (c'est un autre métier qu'en fait j'apprends en ce moment, même si mes emplois précédents m'y avaient bien préparée), je n'ai plus eu de temps fors un peu les week-ends à leur consacrer. Et puis de moi-même j'ai évité les temps de retrouvailles en modes groupes nombreux rassemblés.
Il n'empêche que même si nous ne nous voyons plus pour l'instant physiquement, ils comptent beaucoup pour moi. 

 

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
22 791 351 cas (dont : 795 443 morts (177 206 morts aux USA) et 15 434 560 guéris

En France on aurait atteint les six millions de tests officiels effectués.

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Cahier du jour, déconfinement jour 74 : journée normale, tellement normale

(mercredi)

déconfinement officiel 1 jour 101

20200819_134804   Journée de travail :
 
aller et retour en Vélotaf
 
aller avec une variante pour éviter le début du boulevard Raspail en travaux (un peu ratée, la variante : trop de points dangereux, de sens interdits même pour les vélos et qui empêchent de prendre la direction souhaitée, une grimpette trop rude pour aller quérir la bidir qui va Porte de Vanves),
 
retour sur mon chemin optimal élégant avec improvisation vers la fin,
 
journée de boulot bien remplie : le faible effectif présent, combiné de conséquences de congés + contraintes Covid-19, m'amène à prendre des tickets de haute volée pour moi. Je ne déteste pas, mais me retrouve systématiquement à devoir déranger les collègues. Je crains qu'ils n'en aient plus qu'assez (même s'ils ne le montrent absolument pas). Le déjeuner s'était trouvé décalé : courses à Auchan (pour aussi les jours suivants), repas dans le jardin Jean Moulin et mon seul extra de la pause déjeuner aura été de rentrer sans prendre le souterrain et l'instant prélevé pour prendre la photo qui illustre ce billet.

 
Soirée : calme
 
À mon arrivée vers 20h bien tassées, l'appart était vide, l'un rentrait tard du boulot qui en était encore à attendre un train, l'autre avait déjà regagnée ses pénates. Ça tombait dans un sens plutôt bien : j'étais trop fatiguée pour tenir une conversation, et j'avais besoin du bureau, dans le salon, pour pratiquer quelques petites écritures du quotidien.
 
 
On dirait presque une journée standard tellement c'était une journée normale. Même le temps (météo) était dans la moyenne, à tous points de vue : gris parisien, températures intermédiaires. Ça m'a rappelé les méthodes de langues d'antan où l'on suivait quelqu'un sur une de ses journées de vie quotidienne la plus quotidienne typique possible. Il y avait des photos et les mots de vocabulaire qui permettaient de les mettre dans le contexte nous apprenaient des éléments utiles en vue de conversations de vie courante.
Voilà, j'ai donc en ce mercredi vécu une journée de méthode de langue.
 
Je me suis toutefois accordé un brin de détente avec la lectures de quelques blogs (dont celui d'Alice), leurs nouveaux billets.
 
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Et puis, quand même, la bonne nouvelle du jour, certes mineure, mais depuis le temps que ça me semblait ridicule, et pour les femmes si méprisant, je suis contente que cela cesse. Quant à celles dont c'était le job saisonnier, elles ont sans doute mieux à faire de leur vie que potiches avec l'air pincé et une jambe en avant, la bise au monsieur.
Ça évitera par ricochet aux coureurs d'avoir l'air bête, comme des ados empruntés qui se forcent à embrasser parce que ça se fait.
La décision est d'ailleurs sans doute motivée par des raisons sanitaires, le féminisme a bon dos. 
 

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22 526 757 cas (dont : 789 147 morts (176 165 morts aux USA) et 15 266 070 guéris

En France on aurait atteint les six millions de tests officiels effectués.

 

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Cahier du jour, déconfinement jour 73 : une soirée reportée

(mardi)

déconfinement officiel 1 jour 100

 

Fullsizeoutput_1b8d    Vélotafer, bosser mais doucement de façon un tantinet fastidieuse (un nouveau sujet auquel m'atteler est repoussé, trop à faire dans l'immédiat).

Je me réjouissais à l'idée de revoir C. qui m'avait invitée à dîner, mais voilà qu'elle reporte à plus tard, pas en forme. 
Plus tard dans la journée elle m'enverra un texto afin de me rassurer, il semblerait qu'il ne s'agisse que d'un tracas passager, rien de grave ni n'ayant à voir avec l'épidémie. 
Je suis triste de sa santé déclinante et triste aussi des retrouvailles reportées : je crains fort qu'avec l'épidémie qui rebondit, un report n'en devienne quelque chose comme aux calendes grecques. 

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, je tentais de me réjouir d'une soirée de lectures et d'écritures seulement j'hérite d'un appel à 18h20 que je ne peux absolument pas traiter seule pour l'instant, il est au-dessus de mon niveau de débutante. Alors je reste avec la collègue qui s'en occupe et m'explique au passage quelques points qui pourraient me permettre plus tard de traiter aussi ce type d'appels.

Puisque rentrer relativement tôt n'est plus une option et prends le chemin du retour paisiblement en discutant au passage avec des gens (une dame et sa fille ou son garçon de 1à à 12 ans, première fois à vélo dans Paris, et un peu effrayés par la circulation).

De façon prévisible, la soirée qui s'ensuit sera encore tellement trop courte ; je fais deux ou trois bricoles et bim, il est minuit.

Capture d’écran 2020-08-18 à 21.59.19

Capture d’écran 2020-08-18 à 21.59.19

 

Pas eu le temps pour consulter les statistiques de l'épidémie. Nous sommes à cent jours du début officiel du déconfinement et comme beaucoup ont considéré "on déconfine" comme un "C'est bon c'est fini, on peut tout reprendre comme avant", l'épidémie est relancée.

Je n'ai pas peur, mais je suis triste et absolument pas dupe du fait que nous pouvons faire, comme tout un chacun, partie des prochains concernés, même en étant absolument raisonnables et prudents. 

Bientôt, va commencer le procès des complices des attentats de janvier 2015. Nous risquons de voir notre quotidien se compliquer, ne serait-ce que pour moi pour vélotafer (je passe devant le tribunal dans ma version "trajet par défaut"). Et puis et surtout, ça va remuer bien des choses intérieures, des tristesses et de grands chagrins. Pourvu que je tienne bon. 

 


Cahier du déconfinement, jour 72 : Belle drache le midi, désillusion en soirée (de temps trop vite passé)

déconfinement officiel 1 jour 99

 
20200817_194511    Vélotafer, bosser mais tranquillement (journée calme), me faire copieusement dracher le midi malgré un bon vêtement de pluie (mais le jean et les chaussettes, à essorter), au passage manger seule dans un petit restaurant chinois ancienne façon (1), sous peine d'être encore plus trempée.
Soirée qui passe bien trop vite et que ça me fout le blues., le Retour de notre fille avec des pommes du jardin de ma sœur. Comme elles sentent bon les vrais fruits !

Vers 13h15 alors que je revenais vers le travail après avoir déjeuné, j'ai assisté à une scène de colère déchaînée fort étrange - une femme, qui en voulait visiblement à quelqu'un dans un immeuble et une autre femme, plus jeune  (sa fille ?), voilée, calme qui attendait à la place de la conductrice, voiture en pleine rue comme si la démarche aurait dû durer un bref instant ; cette dernière, alors que la femme hors d'elle retournait vers l'immeuble d'où elle venait de sortir en vitupérant dans une langue que je n'ai pas su reconnaître (2), a dû aller s'interposer, ou calmer l'autre ; elle semblait accablée -. J'étais à quelques distances et j'ai senti l'affaissement, le "C'est pas vrai" voire "Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?". Comme une personne au moins, elle, restait calme et qu'aucune des protagonistes ne semblait armée, je me suis dis, pêchant peut-être par optimisme qu'il s'agissait d'un cas pour lequel s'en mêler serait contreproductif et j'ai avancé vers le bureau.  La pluie s'est mise à nouveau à fort tomber.
Seulement ce soir j'aimerais bien pouvoir prendre des nouvelles. Surtout de la conductrice qui semblait devoir réparer les dégâts faits par l'autre, comme si c'était assez fréquent. J'ai rarement vu en pleine rue une femme hors d'elle de fureur comme celle qu'elle accompagnait.

J'ai croisé une splendide 2 CV bleue. Ah le bruit des moteurs de ces voitures-là ! Reconnaissable entre tous.

Au bout du compte, pour un lundi, plutôt une pas trop mauvaise journée, malgré la soirée courte à en pleurer.
 
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Capture d’écran 2020-08-17 à 20.53.44

(1) J'entends par là ceux qui proposent exactement tous les mêmes plats parfaitement standard, probablement reconstitués sur place mais fournis pré-préparés (du riz cantonais, nouilles sautées ... aux perles de coco)

(2) Proche en sonorités de l'arabe d'Afrique du Nord qu'on entend par chez nous, mais différent. Farsi ?
 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
21 999 774 cas (dont : 776 490 morts (173 609 morts aux USA) et 14 768 691 guéris

Sharon Stone monte au créneau.

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TIL 
 
Appris incidemment que Fleury-sur-Orne s'appelait Allemagne jusqu'en 1916. Et que ce nouveau nom avait été choisi en hommage à celui de Fleury-devant-Douaumont, un village dans la Meuse, détruit par les Allemands pendant la première guerre mondiale. Le truc fascinant du changement de nom de Fleury c'est qu'il paraît qu'au cimetière de la vieille église de la ville on trouve encore de vielles pierres tombales "Né en Allemagne" "Décédé en Allemagne". De quoi faire bien de fausses interprétations.