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Cahier du jour, déconfinement jour 64 : Un déménagement, une nouvelle vie, un remontage de meuble Ikéa

déconfinement officiel 1 jour 91

 

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Aider Le fiston, ses colocs, son amie et le père de celle-ci à déménager les meubles qu'elle avait dans sa résidence étudiante. JF venant au début, puis allant chez le coiffeur puis revenant.
Chouette déjeuner préparé par les deux colocs de notre gars pour toute l'équipe. C'était un moment heureux. J'ai apprécié que les temps changent et que nous ne nous soyons pas retrouvées les dames aux fourneaux et les gars à bricoler ou porter. Il était tellement plus logique qu'elle soit occupée à installer ce qui allait devenir sa chambre et moi à aider mon gars à monter après un semi démontage à l'arrache son bureau d'une grosse enseigne suédoise de meubles à assembler : j'étais celle qui détenait la patience, un certain savoir faire et la mémoire du meuble tel que nous l'avions une première fois monté. 

J'ai porté le masque la plupart du temps - pas pour manger, bien évidemment -.


Après-midi où j'ai trouvé, d'être heureuse que le fiston le soit, le dynamisme de décrocher, faire la lessive et raccrocher les draps des trois pièces de devant tandis que JF était partit jouer [à la pétanque]. De m'occuper de mon vélo aussi (le nettoyer, la chaîne incluse, la regraisser et les pédales). 
Il faudra faire quelque chose : les fenêtres sont en très mauvais état.
Collation plutôt qu'un dîner (du melon, trois pâtes d'un reste, un yaourt) pendant lequel échanges de SMS avec ma fille.

En soirée une sauvegarde globale de l'ordi. C'est sans intérêt, je le note uniquement pour quand je me poserai la question (Mais au fait, la dernière sauvegarde, elle date de quand ?), si d'aventure je ne parviens pas à trouver le temps d'effectuer celle de dimanche prochain.
Puis, un moment de petites écritures du quotidien, histoire que le souvenir du week-end, actif et heureux malgré tout, perdure au delà d'une semaine de travail salarié qui s'apprête à être entamée. 

Je n'ai pas trop eu le temps de me pencher sur la question mais Minsk a été bouclée en ce soir (là-bas) d'importantes élections. Il y a un dictateur qui refuse de partir.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
19 981 875 cas (dont : 732 786 morts (165 541 morts aux USA) et 12 841 821 guéris

 

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Cahier du jour, déconfinement jour 63 : belle course en forêt, achats heureux, et bon repos après

déconfinement officiel 1 jour 90

 

20200808_105308    Un morning run de 12 km en forêt de Montmorency, j'ai cette fois-ci veillé à bien suivre un chemin raisonnable pour la dernière partie du parcours, là où je suis toujours tentée de faire des fantaisies inventives. Canicule ou congés ?, il y avait nettement moins de sportifs qu'à l'ordinaire, mais pas mal de personnes qui se promenaient. Et dans l'étang du château de la Chasse de nombreuses personnes qui faisaient nager leur chien.

JF était d'accord pour que nous passions en repartant chez Cap Marathon afin que j'y achète enfin la paire que j'avais prévue d'acheter au printemps. J'en ai finalement pris deux car leurs caractéristiques étaient différentes (une pour courir en ville une pour parcs et forêts sèches). Laurent ne m'a pas conseillé personnellement mais un jeune employé, d'où peut-être mon hésitation. Je savais aussi qu'en passant peu avant la trêve estivale, j'allais ne pas avoir un immense choix. Mais je souhaite soutenir sa boutique, aussi. Nous avons un peu conversé comme de vieux amis. 

Repos pendant la pétanque de l'Homme, j'ai regardé le film "Bad day at Black Rock" et c'était intéressant, un magnifique huit clos, bien invraisemblable (ah ces héros héroïques), bien oppressant, et étouffant d'absence de femmes - sauf une, victime d'emblée désignée -. Elle ne peut être que la maîtresse du chef, sinon elle serait harcelée. On se demande quand même où sont les autres qu'on n'entrevoit même pas.

J'ai ensuite passé une après-midi studieuse, ainsi que la soirée.

 

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Pas eu le temps de regarder les statistiques de l'épidémie, au soir

 

Et toujours, la série littéraire de l'été, l'Auberge des blogueurs


Cahier du jour, déconfinement jour 62 : Une nouvelle vie professionnelle semble se dessiner

déconfinement officiel 1 jour 89

 

20200807_201327    J'ai donc été réveillée (ou peu s'en est fallu) par une chronique évoquant l'incendie du Siège du Crédit Lyonnais. C'était curieux pour entamer une journée où un rendez-vous était pris avec le responsable du service pour lequel je travaille : il voulait tout simplement me confirmer la fin victorieuse de ma période d'essai et dire qu'il appréciait mon travail. Une nouvelle vie professionnelle enfin un peu stable semble se dessiner. 


Exactement les mots qu'il fallait, d'une part pour me rassurer, dans le contexte actuel si particulier et d'autre part pour me motiver. Comme je suis quelqu'un qui de base fait de son mieux, des reproches de types management managérial sont pour moi fortement démotivantes : je me dis que puisqu'en faisant de mon mieux ça ne satisfait pas, autant économiser mon énergie. En revanche des remerciements et des marques d'appréciation me donnent confiance en moi et très envie de faire le maximum d'efforts pour quelqu'un (ou une entité) qui sait les repérer et les apprécier. Et la solidarité au sein d'une équipe me donne envie d'être un bon élément d'icelle, et surtout pas à la remorque. Quand la concurrence ne me donne qu'une envie : laisser ceux qui veulent jouer à qui pisse le plus loin entre eux.

En attendant, me voilà bien résolue à me rendre utile contre un salaire décent tant que la santé sera là et la paie régulière.
D'autant plus que les légers aménagements horaires que j'ai demandés à partir de septembre afin de pouvoir aller aux entraînements ont été acceptés. Ainsi que les jours de congés correspondants au festival de cinéma d'Arras.

Ç'aura été une excellente journée à bien des points de vue, outre qu'au boulot en plus de cette bonne et stimulante nouvelle, elle fut assez équilibrée : quelques trucs que je savais faire en toute autonomie, quelques autres résolus le temps que je recherche et un joli dépannage, de ceux qui font se sentir utiles. 
Ainsi : 

Partir au boulot à vélo et ce faisant de croiser Le Fiston (une inspiration de changer de chemin au dernier moment et hop, il était là)
Déjeuner dans la salle commune des plats à emporter d'un resto japonais, où de jeunes collègues m'avaient accompagnée (plutôt l'inverse en fait). Niveau humour, je me sens raccord, ça fait du bien.
Doux retour avec l'étape d'une séance de kiné (last avant his holidays ; le confinement lui aura fait faire une bien étrange année, avec des patients qui n'ont plus donné de nouvelles alors qu'il les connaissait depuis longtemps, trop nombreux pour qu'il puisse supposer que c'est à cause directement de la maladie (et ça n'est sans doute pas fini, l'étrangeté)) 
Avant une douce soirée, la bonne nouvelle sur mon avenir professionnel, et la perspective du week-end, actif, me ragaillardissent.

Je loue en streaming (non sans quelques difficultés flashplayer etc.) Bad day at black rock dont mon kiné, fin cinéphile, m'a parlé.

PS : Je m'étais fait ce petit plaisir de commander quelques produits italiens précis via un site d'épicerie fine (rien à voir avec l'épidémie simplement partant de chez moi vers 8h15 pour rentrer vers 20h15 et n'ayant qu'une heure de pause pour déjeuner, pas le temps de faire les boutiques) et le colis m'a été rapidement livré mais de façon un brin cavalière Fullsizeoutput_1b8a

 
 
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Extrait du billet d'alerte canicule sur le site de Météo France 

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Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
19 500 220 cas (dont : 722 458 morts (163 883 morts aux USA) et 12 526 730 guéris

Capture d’écran 2020-08-08 à 00.45.18La recrudescence des cas en France a de quoi inquiéter. On se prépare un rude automne. 

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs


Cahier du jour, déconfinement jour 61 : Profiter d'une soirée (un tout petit peu) moins courte

déconfinement officiel 1 jour 88

 

Fullsizeoutput_1b89 C'est le genre de journées trop sérieuses pour qu'il y ait vraiment à en dire. Ça bosse, ça va et revient du travail et c'est à peu près tout. 

Finalement, une note de la direction autorise la climatisation au travail, la clim générale de l'immeuble. Mais les ventilateurs ou petits climatiseurs individuels sont proscrits. Je pense que c'est intéressant de le noter car je travaille dans une entreprise respectueuse, qui s'efforce de faire au mieux et que les décisions soient prises de façon concertée. Et là, clairement, on ne sait pas : il y a le côté risque épidémique qui nécessiterait qu'on évite de pulser de l'air artificiellement, de faire aux virus ce cadeau. Et puis il y a qu'il fait plus de 30°c et que la plupart des gens ne le supporte pas, du moins pour se concentrer pour travailler. Tout se passe comme s'il fallait arbitrer entre un risque de foyer épidémique accru et un risque que les gens fassent des malaises. 
C'est sans doute hélas une bonne préfiguration de l'avenir général, des épidémie se succéderont et le réchauffement climatique rendra la question de la climatisation plus cruciale.

Quand je passe le matin devant le laboratoire d'analyses rue Rostropovitch, je remarque des files d'attentes bien longues depuis la semaine passée ; gens respectueux des distances et masqués, venant probablement se faire tester #Covid-19 . Alors qu'elles s'étaient réduites durant le mois précédent. Et que beaucoup de personnes ont quitté Paris pour des vacances. 

Ce qui est rassurant c'est que nous sommes un certain nombre calmes face à cet enjeu, prêt·e·s à nous adapter à ce qui sera décidé. Le fait de savoir que je peux parfaitement me passer de climatisation et travailler quand même aide beaucoup à n'avoir aucun stress sur l'enjeu, il faut dire.

Le déjeuner, chacun avec sa gamelle, dans la salle du 4ème était un bon moment. Les mesures de restrictions qu'il y avait jusqu'à récemment avaient retardé pour moi les rencontres ainsi informelles avec des collègues des autres services. Comme il faut bien ôter les masques pour boire et manger, je fais connaissance avec les visages et pas seulement les yeux et les cheveux. Drôle d'aventure que d'avoir débuté un travail alors que le pays sortait du confinement et que les entreprises responsables appliquaient, appliquent encore, des consignes sages et strictes.

Je savoure mes trajets à vélo, un simple tee-shirt suffit, que je change en arrivant (1). Le retour  a eu lieu de bonne heure (je terminais à 17h30 et j'ai tenu l'horaire) mais comme je n'ai pas pu m'empêcher d'expérimenter de nouvelles rues, je ne suis pas rentrée si tôt. J'avais renoncé non sans regrets à une soirée qui m'était proposée, afin de dépoter du travail domestique ou me reposer, ne suis hélas parvenue à faire ni vraiment l'un ni vraiment l'autre et les heures ont filé. Une soirée au calme, moins courte qu'à l'ordinaire m'aura fait du bien. L'Homme n'est pas rentré si tard [que ça]. Il avait fait quelques courses, entre autre pour la maison. 


Capture d’écran 2020-08-06 à 22.01.05 Président Macron est allé proposer son énergie réformatrice au Liban. Paradoxalement (ou peut-être est-ce logique ?) les Libanais lui en semblent plutôt reconnaissants - Nous ne restons pas livrés à nous-mêmes et à nos dirigeants corrompus -, et ce sont les Français, nous-autres qui lui en voulons de se présenter ainsi en sauveur comme s'il détenait un quelconque pouvoir officiel sur cette partie-là du monde. C'est plus fort que moi je n'ai pas pu m'empêcher de faire du mauvais esprit. Sans doute d'autant plus que je me sens profondément triste - zéro leçon tirée d'AZF, zéro et de bien d'autres d'accidents du même type en fait (2) -.

Génial thread d' @collabblues sur le début d'enquête.

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(ci-dessous copie de l'amorce)

 

 

 

 

Je commence à n'en plus pouvoir qu'il ne pleuve pas, une vraie inquiétude animale. C'est la première fois de ma vie que j'éprouve ça, alors que les situations en 1976 et 2003 devait être assez similaires. Je crois que ce qui est différent c'est qu'en plus nous avons eu presque trois mois de printemps normand quasiment secs, y compris les jours tempétueux qui n'étaient tempétueux que de vent, sur fond de ciel bleu.

 

J'ai déclenché la montre trop tard au matin, j'ai dû faire les 11 km habituels 
soit un total vélotaf de 24 à 25 km as usual des jours sans grandes expérimentations 

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Capture d’écran 2020-08-06 à 20.32.39

(1) J'ai au moins un rechange en permanence dans un tiroir de mon bureau.
(2) J'ai pris conscience que bon nombre de mes jeunes collègues trentenaires ne se souvenaient pas, ou ne connaissaient pas l'explosion d'AZF ; ce qui n'est pas si étonnant. Leur lointain souvenir de l'époque c'est 9/11. Et ça devait suffire pour leurs dix ans. Plus qu'amplement. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
19 135 754 cas (dont : 714 212 morts (162 274 morts aux USA) et 12 274 417 guéris


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Cahier du jour, déconfinement jour 60 : Un non-Paris Carnet (mais au moins je suis rentrée simili-tôt)

déconfinement officiel 1 jour 87

 

    Au boulot à vélo par un temps beau, toujours.
Une journée de boulot auprès d'un collègue efficace avant d'avoir mes propres sujets et appels à traiter. Déjeuner collégial dans la salle prévue pour, un étage au dessous des bureaux du service dont je fais partie. 
Retour à vélo plus vite que jamais (16,5 km/h en vitesse moyenne de déplacement) pour cause, croyais-je, de Paris Carnet en visio-conf mais il n'en fut rien - Kozlika avait oublié, pas de nouvelles d'Otir -. Pas étonnant, entre épidémie qui repart à la hausse et catastrophe au Liban, que les différentes personnes qui auraient pu participer se soient retrouvées la tête ailleurs. 

Soirée paisible, de rattraper différents retards d'écriture.

La triste info du soir - comme s'il en fallait une, nécessairement - étant un accident violent au tour cycliste de Pologne, un coureur en ayant envoyé un autre dans le décor lors du sprint final.
Conversation messagère intermittente avec Le Fiston, ce qui remonte le moral que les derniers développements généraux plombent au moins en partie, c'est certain.  

Une étrange vidéo circule, au sujet de Beyrouth, une mariée surprise par l'explosion en plein tournage pour immortaliser sa journée, dont je ne sais que penser. Est-ce horrible ? Est-ce beau ? Est-ce un fake ? 

Total vélotaf : 25,64 km (= 11,05 + 14,09)  

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Capture d’écran 2020-08-05 à 22.36.25

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
18 956 000 cas (dont : 710 022 morts (161 570 morts aux USA) et 12 141 326 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 59 : Comme si la catastrophe d'AZF n'avait été qu'un brouillon

déconfinement officiel 1 jour 86

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Journée de travail assez autonome : compte tenu des circonstances (entre congés (habituels) et une absence pour cause de risque plus fort potentiel face à la maladie complétés par le fait que beaucoup de librairies ne fermeront pas de l'été), j'ai du travail comme si je l'étais. C'est stimulant. 


Deux trajets vélotafs ma foi très agréables, même si des travaux dans le bas de la rue de Miromesnil me privent de mon trajet optimal du matin.

Encore un jour sans pluie. Non piove mai più. Ça commence à [me] manquer.

Soirée qui aurait pu être calme s'il n'y avait eu les explosions à Beyrouth, comme un nouvel AZF en bien plus fort, bien pire. Ainsi la catastrophe survenue en France le 21 septembre 2001 n'aura servi à rien, en tout cas pas à en tirer quelque leçon que ce soit. Tout au plus, un brouillon. C'est à hurler de colère. 

De la tragédie de ce mardi, j'apprends la nouvelle en ouvrant l'ordi, une fois rentrée (et donc vers 20h bien tassées, quand le drame est survenu vers 17h).

Une amie de notre fille y vit auprès de sa grand-mère, dont la seconde me donne, à ma demande inquiète, des nouvelles : sa grand-mère et elle vont bien mais n'ont plus de carreaux aux vitres de leur appartement.  
Même si je ne connaissais absolument personne sur place, je me sentirais humainement concernée. Et remuée par ce que ça fait remonter des souvenirs de l'explosion d'AZF. Je regarde les infos sur Rai News 24, qui se partagent entre les premiers trajets publics sur le nouveau pont de Genova et les informations en provenance du Liban. Tout était fait pour rendre le moment de passage sur le ponte San Giorgio émouvant, hommage aux victimes, instants solennels et, les esprits sont ailleurs. Il y a d'autres victimes, immédiates et plus nombreuses que celles que le ponte Morandi avait emportées. 

De Beyrouth une captation de téléfonino circule qui montre la puissance de la seconde explosion qui souffle littéralement d'entiers grands bâtiments - et qui filme se retrouve à terre -. Stupéfaction mêlée d'horreur. 

Inconvénient collatéral : les efforts médiatiques qui commençaient à être faits afin d'encourager à la plus grande prudence face à la remontée logique du risque épidémie (tout le monde ou presque s'est remis à vivre "comme avant", ne prenant des précautions que contraint et forcé), vont être pendant un moment obérés par ce drame et ses conséquences. Je crois que nous n'échapperons pas à un reconfinement automnal. 

 

Total vélotaf : 25,91 km (= 11,49 + 14,42)  

 

PS : Pas eu le temps de suivre les statistiques de l'épidémie.

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Cahier du jour, déconfinement jour 58 : Un pot sympa, après le boulot

déconfinement officiel 1 jour 85

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Contexte épidémique oblige, c'était la première fois que je passais un peu de temps avec mes collègues en dehors d'une journée de boulot, l'une d'entre nous souhaitant marquer le coup de son anniversaire, un franchissement de dizaine. Ce fut un moment heureux, à six ou sept sagement assis autour d'une table, mais comme tous les moments heureux de ces six à sept derniers mois, bien assombri par le contexte dont nous ne pouvons faire abstraction. La conversation a d'ailleurs roulé, à un moment donné, sur les effets induits par le confinement. 
Beaucoup, en particulier les femmes jeunes avec enfants petits, n'attendaient que de pouvoir revenir travailler dans un bureau.

Même sans être touché·e·s gravement directement, nous avons presque tou·te·s quasiment en permanence du tracas pour au moins une personne précise, au moins bien enrhumée, en train d'attendre un résultat de test. Pour l'instant généralement négatif. 

Le risque d'une quarantaine localisée, plane en permanence. Et chaque jour à au moins deux voire, trois moments, nous nous posons la question de ce que nous devons faire ou nous abstenir de faire. Par exemple dans les bureaux, la clim', au café trinquer en choquant les verres (1), aider quelqu'un à ramasser quelque chose, proposer de partager des gâteaux ou tout autre aliment.
Les personnes que je fréquente, s'efforcent d'être sérieuses quant au port du masque. C'est déjà ça. 

La journée de boulot avait été assez intense, mais plutôt plaisante 

Au retour et comme j'avais pensé à prendre des lumières pour ma bicyclette, je me suis accordée un petit plaisir kiffant : remonter Les Champs Élysées. C'est à faire au mois d'août ou jamais.
Soirée studieuse. 

(1) Si ça ne tenait qu'à moi, je m'en abstiendrais

Total vélotaf : 24,38 km (= 11,72 + 12,66)  

 

PS : Pas eu le temps de suivre les statistiques de l'épidémie.

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