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Cahier du jour, déconfinement jour 50 : Courir quand même, rêver longuement, revoir Le Fiston

Déconfinement officiel 1 jour 77

 

C'était une journée de forte fatigue, ça tombait bien que c'était dimanche.

J'ai lutté pour trouver la force pour aller courir ; nous avions prévu d'aller faire un entraînement long en forêt de Montmorency : peine perdue et pas un pour rattraper l'autre. Nous nous sommes quand même secoués et finalement à la définition de parc pour peu courir tout près, nous avons trouvé le parc Martin Luther King qui s'aggrandit à mesure que les travaux avancent et présente désormais un tour acceptable, en effectuant deux tours + un saut au square Ernest-Gouin, plus quelques petites fantaisies sur les allées intérieures nous sommes parvenus à 8 km (pour moi) à 9 km (pour lui). Un peu d'énergie est venue en se secouant mais la fatigue s'est ensuite, c'est souvent le cas quand on décide de ne pas lui obéir, déployée plus fort encore.

J'avais pris mon petit-déjeuner avant de partir puisqu'au départ nous avions prévu de partir loin et plus longtemps, et soudain j'avais eu l'impulsion de proposer un restau le soir à trois parents et fiston, auquel il a dit oui (joie) et je me suis donc contentée d'une légère collation (yaourt et truc comme ça) avant d'entrer dans une sieste géante dont je ne suis sortie qu'en fin d'après-midi. 
Le joueur de pétanque s'était également reposé un peu avant de partir jouer, avant de partir re-s'occuper de la Mercedes qui n'est plus prêtée mais reste dans les parages (1). 
Ce fut une sieste étrange avec de longues plages de lectures ("The Beatles Tune In"), de longs moments à écouter ou regarder des vidéos concernant les musiques dont il était question - j'ai ainsi fait la connaissance envers le précurseur de Michaël Jackson et son tragique destin, Frankie Lymon -, et de non moins longues plages de sommeil, avec des rêves dans lesquels je tentais de vivre ma vie de tous les jours mais les yeux fermés (car les paupières étaient trop lourdes). 

L'énergie n'est revenue qu'en soirée, à peine le temps de se préparer, le Fiston passant nous prendre pour aller au restaurant indien calme près du parc des Impressionnistes. Comme nous étions peu nombreux (deux tables occupées) les distances étaient bien respectées et nous portions le masque et les serveurs aussi, et nous avions eu du gel en entrant. 
Le Fiston nous a relaté sa semaine multi-sports à l'UCPA où il s'est régalé dans plein de sports risqués mais où les précautions anti-covid-19 étaient très illusoires. En gros les gens suivent les consignes à un moment puis il y a telle ou telle activité (ne serait-ce que les repas, ôter les masques pour manger) puis plus personne ne remet de masques ou encore il y a des soirées où les gens sont entassés (karaokés, différents jeux ...). 
J'ai l'impression que c'est le cas partout dans le pays, trop d'activités ont repris comme avant alors que rien n'est réglé réellement. 

En attendant de voir s'il y aura des conséquences ou pas, nous avons passé une excellente soirée. Son seul défaut fut qu'ensuite, le dimanche était fini et qu'arrivait une semaine de boulot - je n'ai rien contre, sauf le temps confisqué, des pans entiers de nos vies qu'on doit louer -. 

J'éprouvais le besoin de garder mes forces et de me concentrer sur la semaine à venir, les reconstituer à temps ; alors j'ai simplement échangé brièvement sur les réseaux avec mes vrai·e·s ami·e·s, mais pas suivi les informations ni d'Italie ni d'ailleurs.

 

(1) Cette histoire m'échappe. Depuis quand une voiture a-t-elle besoin d'être soignée en l'absence de ses propriétaires comme on s'occuperait de leur chat ?

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
16 376 228cas (dont : 651 162 morts (149 740 morts aux USA) et 10 002 800 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 49 : l'air de rien une journée confinée

Déconfinement officiel 1 jour 76

 

Petit-déjeuner vers 9h avec croissant, à l'issu d'un rendors étrange qui avait fait que je croyais que JF venait de sortir chercher le pain alors qu'il l'avait déjà fait et était à présent parti rendre sa Mercedes à celui de ses amis qui la lui avait confiée (une histoire de garage trop loin, d'utilisation familiale, de rendre service)
Hésiter à partir faire du vélo à deux ou pas, finalement pas (1) (nous étions fatigués, et avions envie de profiter d'être seuls) et donc :
journée tranquille à la maison d'abord à deux puis tandis que le joueur de pétanque était à la pétanque seule à la maison, à lire des bribes d'infos, faire de petites écritures du quotidien, lire, dormir, échanger des messages (les enfants, les ami·e·s ...) et savourer ça, d'être seule ou seuls à deux selon les moments. Petit dîner frugal, à base des restes de courgettes toujours aussi bonnes, grâce soit rendue au collègue qui me les donna.
Le Fiston m'envoie de belles photos alors qu'il est dans son train de retour. 

C'est curieux comme le confinement m'a donné de l'appétence pour passer des journées sans sortir. Je ne suis même pas descendue dans la cour (poubelles, courrier, l'Homme s'y est collé), je n'éprouvais pas l'envie de prendre l'air.   

Atelier Robert Doisneau
Robert Doisneau, le révolté du merveilleux.
En détente j'ai regardé qui suivait ou quasi cette curieuse video : un bon conteur qui a du matériau de choix, se marre, nous fait rire ; et si l'on y regarde de plus près : il ne parle presque que de gens morts et des circonstances de leur mort. Ce qui ne l'empêche pas de se marrer. Ce qui est somme toute sans doute la meilleure attitude à avoir si l'on y parvient. Il n'empêche que ça fait bizarre, après coup (2). 
Je prends au passage conscience que comme je sais qui sont tous ces gens et en ai même croisé certains, je dois être sacrément vieille, l'air de rien. 

J'ai un peu rêvé devant des (enfin, un) entraînements  de natation. 
Le sommeil en fin d'après-midi a surpassé mes velléités de rangements. Puis la journée était passée.  
En soirée il pleut un peu et ça fait du bien.

(1) Mais grâce à Bilook un itinéraire est repéré pour un prochain samedi.
(2) Je m'imaginais en parler à quelqu'un - Tiens tu sais quoi, samedi sur youtube j'ai vu une vidéo marrante. C'est un type il a été animateur radio, patron de boîtes de nuit, il a une foule d'anecdotes à raconter sur tout le monde et il raconte rudement bien, son interview est drôle, à la regarder on rigole bien.
- Ah oui et il parle de qui ?
- Un peu tout le monde, [et là tu commences l'énumération], [et là tu te tais car tu t'es aperçue qu'il a relaté la mort ou les derniers instants de chacun d'entre eux])

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
16 162 007 cas (dont : 647 023 morts (149 314 morts aux USA) et 9 862 662 guéris

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Droit à l'image : des questions

 

    Je me suis retrouvée cette après-midi pour une raison de voisinage de mon lieu de travail avec un autre lieu, à regarder des documentaires concernant le droit à l'image pour la photographie de rue. C'est un sujet qui m'intéresse étant donné que même si je ne commercialise rien, et m'efforce de ne rien publier sans l'acquiescement des gens (1), je ne sais plus ce qu'on peut faire ou pas et au concret du quotidien j'ai un peu tout croisé : des personnes qui se mettent en colère alors qu'on ne les photographiait même pas (voire : que le fait qu'elles déboulent soudain nous gâchait la photo), à celles qui réclamait et d'être photographiées et de se voir quelque part. Et j'ai perdu une amie proche du fait qu'elle savait que j'avais les outils pour éventuellement mettre en ligne des photos où elle figurerait (2).

Le plus récent article en termes non purement juridiques, que j'ai trouvé est celui-ci. Et j'en retiens ceci : "Il est licite de prendre des photographies, dans un lieu public, de plusieurs personnes identifiables. L’autorisation ne devient nécessaire que lorsque l’image de la personne est isolée, prise pour elle-même [...]".
J'ai trouvé également un documentaire québecois de 2004, résolument du côté des photographes. On y voit au passage Willy Ronis, très classe (3).

Je n'ai pas personnellement d'avis. Au delà du cas des gens qui espèrent un gain d'argent facile en réclamant dédommagement, et, à l'opposé, de certains cas où des profits ont été tirés de l'image des gens sans leur accord, je sais pour avoir eu quelques emplois où il fallait faire gaffe, qu'on peut avoir des ennuis du simple fait de figurer sur une photo qui a circulé du simple fait que c'est mal vu. Alors je peux aussi comprendre le point de vue de personnes qui ne veulent pas que leur image circule, même si aux yeux de qui l'a saisie elle semble anodine et peu compromettante. 

 

 

(1) Il m'est arrivé assez souvent, du temps de Fotolog d'y publier des photos à leur demande.
(2) C'était si étrange de se voir reprocher non seulement une intention mais en plus une intention que l'on n'avait pas eue, qui n'avait même jamais effleuré. Ça n'était pas quelqu'un qui avait de la notoriété, ce qui aurait pu expliquer qu'elle tenait à pouvoir monnayer par ailleurs son droit à l'image. J'ai supposé à l'époque que comme elle était prof et que c'était le temps de l'explosion de l'usage des réseaux sociaux avec des élèves qui abusaient de cette toute nouvelle liberté non encore bornée, qu'elle avait soit été victime d'un agissement irrespectueux, soit craignait que ses élèves puissent trouver sa trace. Dans l'un ou l'autre cas, pourquoi m'avoir écrit pour me reprocher vertement d'être de ces personnes qui risquaient de mettre en ligne une photo où elle figurait, plutôt que de m'avoir calmement demandé S'il te plaît ne mets jamais de photo de moi en ligne - auquel cas j'aurais répondu que je n'en avais pas l'intention - ? 
(3) et aussi un homme qui depuis a hélas mal tourné, comme atteint d'une forme de délire de la persécution ; à l'époque il ne semblait pas raciste ni fou


Ta montre de sport rançonnée (si l'on peut dire)

 

    J'ai aperçu les premiers symptômes jeudi matin vers 7h. Il se trouve que j'utilise ma montre de sport pour mesurer mon sommeil, et que sauf qu'il n'est pour l'instant pas possible d'activer une mesure des siestes, ça n'était pas du tout une utilisation que j'avais prévu d'en avoir mais qu'elle me rend de grands services (1). J'ai donc voulu comme chaque matin de jour ouvré relever la trace de ma nuit (2) et ça ne fonctionnait pas ("difficultés de communication avec nos serveurs"). J'ai pensé à une connexion défaillante de mon côté, à une mise-à-jour qui s'était mal faite, tenté une fois d'éteindre et rallumer (l'ordi, la montre, leur connexion filaire), ça ne fonctionnait toujours pas, je n'ai pas demandé mon reste j'ai filé bosser.

Ce n'est qu'en rentrant du travail, bien au soir, et en tentant de relever mes parcours #Vélotaf (3) que j'ai pigé qu'il y avait un problème, un vrai. 

Le message était le suivant : 

Capture d’écran 2020-07-23 à 20.09.34 Puis il y a eu quelques échanges avec mes camarades de triathlon (4) et il est apparu assez vite que la panne (la "maintenance") allait perdurer. 

Plus de 48h après le premier signe de dysfonctionnement que j'avais constaté, toujours rien. 

Grâce à mes co-touiteuses, j'ai pu creuser un peu le sujet. L'entreprise aurait donc été victime d'un piratage avec demande de rançon. 

C'est tout bien expliqué : 

- dans cet article chez Nakan.ch
- dans celui-ci chez Bleeping Computer
- et pour les implications, dans un thread chez Jake Williams;
- un autre article en français qui a le mérite d'employer le terme rançongiciel (qui me plaît beaucoup, c'est tout) (5). 

Je n'ai pas un niveau tel que la perte de l'historique de mes données puisse vraiment m'affecter et la plupart du temps, pour les parcours ou les moments particulièrement intéressant, j'effectuais des copies d'écran afin de conserver une trace. 

Il n'empêche que je pense aux sportives et sportifs pro ou d'un certain niveau et qui doivent commencer à s'inquiéter. Je pense aussi aux informaticien·ne·s de l'entreprise qui doivent être sur le pont en train de tenter de sauver ce qui peut l'être, et aussi aux juristes, dans une moindre mesure (encore que, de nos jours, les enjeux sont souvent déplacés de la production (de l'objet ?), vers la surcouche sociétale). 

Et j'aimerais bien pouvoir récupérer les traces de mes #Vélotafs de fin de semaine, il y avait certains points qui m'intéressaient. 

La suite sans doute pas avant dimanche soir. En attendant, c'est un phénomène symptômatique de #NotreÉpoque et en faire un billet, même incomplet (et qui risque de le rester, avec la semaine de boulot qui se profile, je n'aurais probablement pas le temps d'y revenir, me semblait nécessaire.

 

(1) entre autre pour tenter de dormir assez malgré un emploi à temps plein et de solides temps de trajets, d'éviter de tomber de sommeil par moment dans la journée, de savoir quand je risque de le faire et de tenter de m'organiser pour pouvoir bosser quand même etc. 

(2) La montre permet de mesurer les temps de sommeil profond. Et c'est pas mal fiable. 

(3) J'aime beaucoup, c'est mon plaisir, procéder par essais-erreurs. Je règle donc ma montre pour enregistrer mon trajet vélo, improvise en fonction des portions qui semblent accueillantes aux cyclistes et de l'état ponctuel de la circulation, et ensuite relève le parcours, via le site du fabriquant de la montre, afin de repérer les portions que j'estime digne d'intérêt et pour tenter d'affiner de jours en jours les trajets. Ce que je recherce : éviter les zones particulièrement risquées, passer par des portions qui sont des moments de plaisir vélocypédiques sans toutefois rallonger trop la distance. Je m'appuie aussi sur les vidéos de celleux qui partagent leurs trajets et leurs essais dont Bilook Le Cycliste à qui je dois de chouettes parcours (ça tombe que plusieurs de mes tafs ont été sur ses zones depuis qu'il est à Bezon), gratitude envers lui.

(4) Ce type de montre, très fonctionnelles, est particulièrement répandu chez les multisportifs. 

(5) À propos voisin, j'ai remarqué lors de mes retrouvailles avec le monde de la vie de bureau que le terme courriel était bel et bien entré dans les usages. Ce qui me conforte dans l'idée que lorsqu'il se prononce bien et dit bien ce qu'il veut dire, un mot fabriqué peu passer dans l'usage en lieu et place d'un mot étranger mal utilisé (mail comme parking et quelques autres sont des faux-usages pour les anglo-saxons).


Cahier du jour, déconfinement jour 48 : une journée bien dosée

Déconfinement officiel 1 jour 75

 

Fullsizeoutput_1b61    Une journée de boulot encadrée par deux trajets #Vélotaf l'aller classique assez direct (à présent que je sais par où passer more safe and soundly dans Montrouge) et le retour via la porte de Vanves, la bidir mais seulement de là, et des essais vers la fin (un peu ratés, me suis retrouvée à Levallois et à passer sur le trottoir sous le périph afin d'éviter le pont du chemin de fer en travaux). J'ai pris le temps de m'arrêter prendre quelques photos, street art mostly (vers la Porte Didot).
Donc une journée de boulot sur des sujets variés et en binômes avec différents collègues selon eux. 
coupée par un déjeuner dans le local du 4ème de truc de traiteur asiatique à emporter (gag : je me dis j'évite le Thaï Box il faut bien changer et finalement je prends la presque même chose dans un chinois parisien).
Une soirée à deux - mais comme nous sommes vieux (et fatigués par nos semaines respectives de boulot), nous n'en profitons qu'un peu -. 

 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
15 847 504 cas (dont : 639 949 morts (148 184 morts aux USA) et 9 651 159 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 47 : 2 kg de courgettes, ça se transporte bien [à vélo] mais ça leste un peu

Déconfinement officiel 1 jour 74

 

Trajet aller à vélo (trouvé la voie adéquate pour entrer dans Montrouge sans passer par les carrefours dangereux porte d'Orléans)
Encore une journée agréable au boulot, bien équilibrée entre suivre les autres et prendre en charge des tickets. J'aime bien la fluidité qui règne, par moment sur une question épineuse, deux personnes se mettent ensemble, par moment trois autres pour une autre demande, par moment tout le monde au téléphone, par moment tout le monde studieux en train de résoudre des cas qui demandent un moment de recherche. 
Pendant ce temps le Fiston faisait ses débuts en parapente sur une colline, seul. C'est rétrospectivement pour la mère que je suis, un brin flippant.
20200723_175745 Retour délicieux, lestée par 2 kg de courgettes offertes par C. et R., des vraies. Joli crochet rue Hervé Guibert et vaste crochet pour éviter la montée vers Villiers. Je retrouve la "vieille" piste cyclable le long du périph entre Porte d'Asnières et Porte de Clichy. Je passais par là en 2007 à vélib, triste de la disparition de V.  Peut-être que j'ai cessé d'y passer parce que c'était devenu en chantier (ça l'est encore, sur une portion, mais à vélo on peut passer sur le côté). 
Une soirée calme : j'ai cuisiné les courgettes qui ont mijoté longuement, et l'Homme est allé s'occuper de la Mercedes de JM. L'attachement qu'il semble développer pour ce vieux véhicule polluant au fauteuil passager étrangement aplati me reste mystérieux.  

Site de la montre de sport  en rade depuis le matin : pas pu relever mes trajets #Vélotaf
J'espère que ça sera possible un peu plus tard car le trajet de retour était intéressant. J'aime procéder ainsi : je tente des variantes sous l'inspiration du moment et la densité de la circulation et regarde ensuite par où finalement j'étais passée. 

J'ai découvert (ce que tout le monde savait peut-être déjà) que Robert Doisneau vivait tout près de mon lieu de travail, de l'autre côté du pâté de maison. 

 

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Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
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15 553 588 cas (dont : 633 498 morts (147 073 morts aux USA) et 9 468 696 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 46 : d'une galère de transports une belle balade

Déconfinement officiel 1 jour 73

 

Partir travailler en transport en commun, ce qui fut une grave erreur : ligne 13 prise à Brochant pour cause de Canard Enchaîné (finalement pécho à Montrouge, ce qui fait que mes efforts pour passer vers la porte de Clichy était sans objet, l'établissement où je comptais passé étant désormais aux horaires allégés d'été), qui était en perturbation, colis oublié vers Châtillon Montrouge ; tassés comme des sardines, pas malin par temps d'épidémie. Alors j'ai changé à Satin Lazare pour prendre ensuite la 4 à Châtelet Les Halles et j'ai trouvé moyen, j'avais prévu large pour acheter le journal, d'arriver bien à l'heure.

Bonne journée de boulot, je commence à traiter quelques tickets en (presque) toute indépendance et un collègue formateur qu'une suspicion de Covid_19 avait tenu à l'écart est revenu, testé négatif mais toussant encore et qui m'a fait un petit cours sur mesure concernant les cartes de fidélité en librairie. C'était instructif.

Retour un peu tardif (partie par hasard en même temps que d'autres collègues, métro pris à Mairie de Montrouge à 19:15 arrivée à Porte de Clignancourt à 19:46) et prolongé par le fait que le tram que je comptais prendre pour aller porte de Clichy ... n'existait pas (des travaux, des bus de substitution dans lesquels je n'avais aucune envie de m'entasser).
Et donc une belle balade à pied au soleil du soir, très agréable de porte de Clignancourt à la maison, une heure et 4,5 km environ, avec petit crochet par de nouvelles rues (vers la porte Pouchet un terrain de jeu avec une sorte de tour toboggan archi peuplée, sous le périph des terrains de foot à 5, tous occupés par des hommes qui pourraient bien être pris en journée par des emplois statiques et qui viennent au soir se défouler).

Au passage peu après la porte de Saint Ouen j'ai aperçu au travail deux équipes du GPIS, que j'avais prises pour des gendarmes (les véhicules, les tenues), ce qui avait attiré mon attention puisque dans Paris ils sont rares. Je me dis que les agences de com qui vendent à leur client des logos compromettant ou le plus sérieusement du monde des acronymes qui prêtent à rire ont encore de beaux jours devant elles.  

 

Capture d’écran 2020-07-22 à 21.30.38


Soirée calme, notre fille est sortie et son père s'endort, fatigué par sa journée de travail. J'échange quelques nouvelles avec Le Fiston.

Plus tard, je parviens, ça faisait longtemps, à faire un LT (light) des TG de Rai News 24. Recrudescence de l'épidémie, là comme ailleurs ; seulement elle n'est plus qu'un sujet parmi d'autres sujets. Je parviens aussi à faire une ou deux bricoles de tâches quotidiennes familiales, comme lancer puis étendre une lessive ou activer une carte de fidélité (une pensée pour Fabcaro) et cuire quelques spaghetti.  

J'écris.
Je lis un peu, chez les ami·e·s (mais il est très vite trop tard). Barack Obama, ce libraire prescripteur.

 

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15 340 979 cas (dont : 625 073 morts (146 040 morts aux USA) et 9 327 617 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 45 : vélo - boulot - dodo, tout bien

Déconfinement officiel 1 jour 72
Fête nationale Belge 

 

    Journée de travail encadrée par deux moments de #Vélotaf plutôt agréable (si ce n'est qu'au matin un cycliste chic a coupé perpendiculairement le tourne à gauche de la porte d'Orléans, heureusement pour lui et moi que j'étais attentive), au retour toujours quelques essais, je découvre un morceau d'itinéraire sympathique vers la rue Didot et qui permet de raccrocher la bidir de la porte de Vannes sans faire de long crochet.
Journée efficace au boulot, un peu (plusieurs tickets, choisis parmi les simples)
Soirée à envoyer différents messages auxquels je pensais depuis un moment, afin d'avertir quelques amis libraires de mon nouveau boulot.  Et puis après un échange de SMS j'appelle au téléphone ma vieille amie C. et lui parler me fait grand plaisir. Elle souhaiterait que l'on se voie. J'ai peur de lui faire courir un risque.
Sur le chemin du retour j'avais été une fois de plus frappée d'à quel point tant de gens semblent n'en avoir plus rien à foutre de l'épidémie : terrasses bondées, entassées, pas ou peu de port du masque, alors même qu'il est devenu obligatoire, certes en milieu fermé mais ça devrait faire réfléchir. 

Je regarde le TG italien, sur la télévision, tout en me livrant aux petites écritures du quotidien. Conte a pécho dans l'accord européen une stature d'Homme d'État, c'est assez impressionnant, l'opposition n'ose plus qu'un anti-jeu mollasson tellement il a assuré. Je me souviens du discours vers le moment du déconfinement dans lequel il s'engageait à batailler de toutes ses forces afin que l'Italie obtienne de l'Europe de la solidarité. Hé bien, il l'a fait.
Après, bon voilà, c'est quand même de la dette, si j'ai bien pigé et même si elle est partagée. Je suis frappée par le fait qu'aux journaux télé italiens ils tentent d'expliquer les mécanismes, même complexes, comme s'ils partaient du principe qu'en faisant un petit effort les gens comprendront, tandis qu'en France on s'efforce de simplifier à outrance comme si le peuple était bête par essence. 
 
Comme presque tous les soirs, je voudrais écrire bien d'autres choses mais je tombe de sommeil. 
 
 
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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
15 050 613 cas (dont : 617 771 morts (144 815 morts aux USA) et 9 033 415 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 44 : une journée simple, mais très fatiguée

Déconfinement officiel 1 jour 71

 

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Prendre le vélo jaune pour aller bosser arriver juste, chemin direct. Je mets désormais 55 minutes, sans forcer. Mais il y a le risque qu'il y ait un problème mécanique ou de circulation et qui me mette en retard si je pars de chez moi après 8h25. 

Journée de boulot instructive, je traite un ou deux tickets on my own et le reste du temps suis avec un collègue dont la logique me va bien : il a peu à parler car je comprends sa logique de travail, ses cheminements de pensée.

Depuis la semaine passée, un chien aboie avec par moment des cris déchirants, à longueur de temps. L'entendre n'est pas nouveau, seulement avant il réservait ses appels pour la fin de journée. Nous finissons par nous demander s'il n'est pas à demi abandonné dans un jardin (il en reste) tandis que ses maîtres sont en vacances, ayant confié à quelqu'un le soin de passer le soir fournir à boire et à manger.

Pause déjeuner de type courses à Auchan, grignote sur une des tables de pique-nique du parc Jean Moulin de l'autre côté de la nationale (heureusement qu'il y a un passage souterrain).
Retour comportant une escale chez mon kiné puis un cheminement lent (après la séance de kiné) sur le chemin de retour le moins insécurisé et qui reprend le trajet que j'effectuais quand je rentrais de Livre Sterling. Je me sens mieux après la séance de kiné mais (effet "lundi" ?) j'aurais passé tout le reste de la journée sous l'emprise d'une forte fatigue. 

Soirée calme (les deux autres habitants sont en sortie ou au lit), mais forcément courte : le temps de descendre la poubelle recyclable, de me doucher, lancer une lessive, dîner (reste du riz cuit la veille), il est déjà presque 22h. 
J'écris en écoutant une émission passée sur les Beatles dont j'ai eu toute la matinée et une partie de l'après-midi "If I fell" au programme du #JukeBoxFou de dedans ma tête. 

Normalement c'était le jour où les masques devenaient obligatoires à l'intérieur des lieux avec du publics. Ça ne change pas grand chose pour mes collègues et moi qui respections toujours les normes de sécurité. Par ailleurs j'ai toujours continué à porter le masque dès que possible quand je n'étais pas chez moi : donc voilà, ça ne change rien à titre personnel, mais ça sera davantage rassurant quand il faudra sortir.

De la même façon que lorsque j'étais au travail en maison de la presse, peut-être même en pire car le patron nous distillait parfois des bribes d'infos et que mes longues pauses déjeuners me permettaient de me remettre à niveau sur mon téléfonino, je passe des journées sans suivre les informations. Ça n'est pas désagréable au fond. L'ennui c'est que parfois (et c'est le cas ce soir), je n'ai pas le courage de les suivre en rentrant. Ainsi j'ignore si une décision a été prise finalement au niveau européens sur les aides accordées. Je sais seulement (des infos du matin), que les négos étaient houleuses. 
Je n'ai vu passer qu'une chose : l'assassinat du fils et presque du mari aussi (mais, blessé, il a de bonnes chances de s'en tirer) d'une juge aux USA, Esther Salas, qui avait depuis peu à travailler sur l'un des pans de l'affaire Epstein (1).
Sans doute aussi que je décide d'en rester là pour ne pas me plomber davantage : j'ai une semaine de taf à assumer.

En dînant, je lis quelques billets de blog dont un chez Alice qui reprend une chose à laquelle je pense souvent : il y avait dans ma jeunesse une vraie culture populaire commune, des références partagées et elles se sont faites rares car désormais tout est éparpillé. Par exemple et entre autre, les stars des uns sont totalement inconnues des autres. Elle l'écrit mieux que moi : 

Je propose quelques fables de La Fontaine et Les trois mousquetaires, rien de révolutionnaire, mais quelque chose que vraiment nous ayons tous en commun — car il nous reste si peu de choses. Quand je l'interroge O. me dit qu'à deux ou trois ans près les jeunes n'ont pas les mêmes références, ne regardent pas les mêmes youtubeurs. Tout est devenu si éparpillé, si difficile à rassembler.

et un autre chez Tambour Major, évoquant une classification qui n'est pas celle de ma vie, mais est relatée de façon belle et sensible. Je le rejoins au sujet des anges gardiens même si l'un d'eux dans mon cas, et qui était plutôt l'une d'elle en fait, m'a mise en danger en me quittant il y a 14 ans, peut-être 15 (mais je l'ignorais) sans signe avant-coureur ni cause pour moi compréhensible. Et qu'ensuite ç'en était fini pour moi d'être aussi proche de qui que ce soit. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas des personnes qui comptent fort.

J'aime beaucoup la dernière phrase de ce billet chez Dr Caso ; je veux dire, la phrase elle-même puisqu'il en est ainsi : 

Mortecouille, pourquoi, mais pourquoi y’a-t-il tant d’imbéciles et de connards sans cerveau sur cette pauvre planète!?

 

Le fiston m'a envoyé des nouvelles et une photo sur laquelle il fait le beau gosse qui réconforte un pote mal en point. Ça m'a fait du bien (d'avoir de ses nouvelles, pas du tout que le pote soit mal en point). Ce stage [de sports de casses-cous] me stresse (#VieilleMaman).

(1) Corentin Sellin vient de rectifier ce qu'on lisait dans des articles francophones, il se pourrait que l'assassin en ait eu après elle pour de tout autres raisons (une vengeance personnelle sur un autre cas).

#Vélotaf : 25,58 km 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
14 803 110 cas (dont : 611 789 morts (143 636 morts aux USA) et 8 833 102 guéris

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