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6 billets

Cahier du jour, déconfinement jour 36 : Nager enfin ! (et puis Portbail)

Déconfinement officiel 1 jour 63

petit-déjeuner avec un bon croissant, lors d'une sorte de grasse matinée (traduire : je me suis levée à 8h)
répondre à des amies sur Twitter, au sujet du vélo, des trajets de boulot
nager pour la première fois depuis début mars. Saint Germain sur Ay car la baignade y est surveillée

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Peu surprenante déception  : je n'ai plus la force de lutter efficacement contre le courant, et j'ai perdu de l'aptitude à me réorienter sans perdre le rythme lorsqu'il pousse fort. Je suis encore plus lente qu'avant, mais vraiment (oui, c'était possible). L'effort me semble prolongé alors qu'il ne l'est pas - je n'ai pas même couru 800 m -. Bref, ça va être chaud de retrouver le niveau pour boucler un M au printemps prochain.
En revanche, plaisir de nager d'autant plus que les conditions étaient optimales : temps de rêve et mer étale. Le seul danger venait d'un vent de terre, seulement ça concernait plus les embarcations que les nageurs. L'eau était transparente, j'ai vu des petits poissons. Peu d'algues.

L'épidémie a fait qu'un espace est réservé aux sauveteurs devant leur abri. De ce fait il est impossible d'accéder directement aux douches qui sont également devant, mais du côté de la jetée. 
Je comprends la nécessité pour eux de ne pas courir de risques inutiles mais en même temps, c'est d'une splendide absurdité - car le bâtiment est grand et ça oblige à marcher pieds nus sur le goudron du parking -.

Nous sommes restés un peu, ensuite, à simplement profiter du soleil, de la mer, de la petite activité joyeuse - ni trop ni trop peu de gens -. Une petite fille avec une voix perçante, jouait avec son père patient.  

Repas d'une pizza à emportée achetée sur place sur une mauvaise idée de JF qui bien sûr s'est énervé (le mec avait foiré son coup, oublié la pizza dans le four d'où une longue attente le temps qu'il la refasse ; et puis une petite arnaque sur les anchois). Les gens qui s'énervent facilement sont vraiment pénibles à vivre. Cela dit, la pizzeria de bord de mer de Saint Germain sur Ay ne nous reverra sans doute pas comme clients.

Bonne sieste tandis que JF échouait à aller jouer à la pétanque car les joueurs d'ici respectent leurs familles, eux. C'était une sieste en lisant The Beatles Tune In. Un grand moment de se sentir heureuse et confortable. Aucune pensée parasite, aucun tracas personnel lourd (personne à l'hôpital par exemple, et pas d'ennuis d'argent). Autant dire que j'ai savouré. J'éprouvais ce petit plus qu'est le sentiment d'un repos bien mérité.

Chouette dîner aux Cuisines du Moulin, même si les portions pour moi étaient trop abondantes. C'est de plus en plus souvent le cas : les plats sont servis pour des hommes jeunes affamés. C'est trop pour une femme de passé cinquante et qui n'a que raisonnablement faim. Nous étions à la table près de la cheminée avec aucune table proche, car les normes de vigilance sanitaire étaient bien respectées, masques obligatoires pour entrer et lorsque l'on se lève, gel à l'entrée. En revanche les menus étaient les menus plastifiés qui passent de tables en tables. C'était sympa de les voir après nos échanges sur Insta, même s'il y avait trop de monde pour qu'on prenne le temps de se parler vraiment.

Balade de bonheur au coucher de soleil à Portbail, sur la partie aménagée comme un bord de mer sauf que la mer est plus loin avec un coucher de soleil somptueux et deux chats facétieux.

Pendant ce temps les enfants se voyaient au Touquet, sur une bonne idée de L., l'amoureuse du fiston. Leur bonne entente me fait plaisir, profondément. Je trouve cela très rassurant.

Une question avait été posée pour moi et Romain sur SOS Libraires mais je ne l'ai vu qu'en allumant l'ordi à 23h30 passée, une fois rentrés. Dommage, j'eusse aimer aider (d'autant plus que c'était E. qui la posait)
Beaucoup de collègues (oui, je me sens toujours libraire) s'inquiète de l'hostilité grandissante de certains clients face à leur demande de port du masque. C'est triste. L'épidémie est loin d'être finie. 

Sur Twitter, d'une nouvelle vague de dénonciations concernant un (des ?) youtubeur(s) qui profiteraient de leur notoriété pour "date" des mineures, est partie une vague de touites de gens qui s'autodénoncent de trucs qu'ils ont honte d'avoir fait dans leur vie. Je suppose que l'idée de fond est de dédouaner leur idole ou ami en montrant qu'on a tous des trucs répréhensibles à notre palmarès. Aucune envie de participer à ce mouvement, il n'empêche ça m'a fait réfléchir.
Je crois qu'en tout et pour tout je n'ai que trois trucs que je déplore : un incident d'enfance en cours de récréation à cause d'une crotte de chien qui était dans la cour et sur laquelle alors que nous jouions à la chandelle je m'étais assise sans y prêter attention, et deux à l'âge adulte : le jour de grand froid porte de Clichy où je rentrais chez moi avec un pain italien que j'avais acheté avec mes derniers centimes de fond de poche au sortir du RER C ; un homme s'était adressé à moi qui ne parlait aucune langue que je comprenais mais il était évident qu'il souffrait de froid et de faim et j'ai dit non, on m'attend à la maison ou quelque chose d'aussi bête, ne comprenant que trop tard. Je regrette tellement de ne pas lui avoir donné le pain c'était si évident qu'il en avait besoin quand nous pouvions tant pis nous en passer. Ma stupidité tenait au fait qu'il faisait trop froid pour retourner en arrière, j'étais dans un truc de devoir tenir jusqu'à arriver à la maison et d'avoir raclé mes poches jusqu'au derniers centimes pour pouvoir me l'acheter (à l'époque pas de cartes bancaires acceptées pour si peu). Je savais donc ne pas pouvoir lui donner d'argent et ne pas pouvoir racheter de pain si je lui donnais celui-là. Faut-il être bête quand même pour réagir comme ça !
L'autre c'est la lettre de rupture que j'ai écrite à DK après qu'il m'eût écrit en substance Casse-toi j'ai trouvé mieux, mais en y mettant les formes. Je ne les ai pas mises du tout, entre désespoir et colère, colère aussi de ce que j'avais appris par ailleurs (1). Seulement à présent je le regrette, j'aurais dû me contenter d'acter sobrement la rupture - m'éloigner complètement était une nécessité pour me protéger et tenter de m'en sortir, donc oui, couper les ponts était nécessaire - et surtout ne pas lui dire ses quatre vérités, trahissant par la même occasion que certaines de celles qui m'avaient précédée en avait peut-être trop dit (mais trop tard), et me faisant blessante à mon tour, mais bien vainement. C'était bête de ma part. Et si mesquin.
Il n'est pas totalement exclu que celle qui avait pris ma place l'ait fait en connaissance de cause, même si je reste persuadée que j'ai été effacée purement et simplement du récit de vie de celui qui avait si profondément compté. Je ne suis pas faite pour fréquenter des grands fauves.
Pour le reste, tout le reste, rien. Je sais que j'ai froissé des susceptibilités, fait preuve de gaffes et de maladresses mais c'était toujours si involontaire, que je ne vois pas trop comment je pourrais en concevoir un regret. On ne peut regretter qu'une action vraiment accomplie (ne pas donner un morceau de pain, écrire une lettre regrettable), pas des propos maladroits qui ont été mal pris. Parfois j'ai pu m'énerver, mais jamais d'emblée, toujours pour me défendre ou défendre quelqu'un que j'aimais.
Cette introspection m'aura fait prendre conscience que je suis décidément peu armée pour faire ma place en ce monde, trop incapable de coups tordus, et totalement dépourvue de volonté d'éliminer la concurrence. 
Ma seule ambition dans ces conditions pouvait être au mieux de limiter les dégâts. Ce que j'ai (plus ou moins) fait.

En somme je suis un peu comme Marloute lorsqu'elle a cru mourir de ce virus redoutable - je n'ai appris sa maladie qu'en lisant aujourd'hui seulement, sa guérison et j'ai passé la journée à être soulagée pour elle, tout en m'en voulant de n'avoir pas su m'inquiéter de son silence - : 
"D’un coup, j’étais pleine de regrets, de tout ce que je n’avais pas fini. Mais j’étais aussi pleine de reconnaissance. Pour tous les moments magiques vécus. Les accomplissements, les défis personnels et professionnels relevés. Pleine de gratitude pour cette vie-là, que je ne voudrais échanger contre aucune autre. Le coronavirus m’a permis de me rendre compte, si tant est que j’en avais besoin, que j’étais sur la bonne voie, que j’avais su m’écouter et que rien n’était plus important pour mon bonheur actuel que la vie que j'avais choisie."
De mon côté rien à voir avec le virus, mais après avoir cherché ce dont je pouvais avoir honte, j'en arrive aux mêmes conclusions.

 

(1) Je sais depuis #MeToo (même si ce cas précis n'a pas grand-chose à voir, si ce n'est "conduite abusive" (mais pas dans le même registre, au contraire)) qu'il convient de parler, de dire aux autres, de transmettre l'infos aux nouvelles concernées : Attention ce monsieur n'est pas fiable, danger. Mais c'était en un temps où la sororité ne s'exprimait qu'après coup pour tenter de consoler. Ça peut se comprendre : on peut toujours espérer que l'homme va s'amender, que l'expérience l'a rendu conscient de tel ou tel truc qui ne vont pas dans ses façons d'agit ; on peut aussi estimer et sans doute n'est-ce pas faux, que la nouvelle victime potentielle, refusera d'écouter ce qu'elle prendra pour de la médisance. N'empêche, je crois désormais que parler n'est pas un manque d'élégance mais une nécessité de solidarité. Cela dit, en l'occurrence j'étais la victime qu'on a trop tard avertie.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
13 022 287 cas (dont : 570 999 morts (137 773 morts aux USA) et 7 573 348 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 35 : très dangereuse circulation (bis)

Déconfinement officiel 1 jour 62

 

    C'est simple, la journée entière a été consacrée au trajet vers La Haye du Puits. 

Nous avions réussi à partir relativement tôt. Mais sans surprise, sur l'autoroute, circulation très dense. Alors nous sommes sortis à Mantes pour longer les bords de Seine et reprendre avant Évreux. À nouveau, plus loin, ça bouchonnait à nouveau. Alors comme il était midi vingt, j'ai proposé un restaurant. Nous en avons déniché un vers Val de Rueil, au Vaudreuil, gastronomique mais relativement abordable, et on s'est dit YOLO 
Il y avait un menu de type Vous laissez faire le chef ; ce que nous avons fait. 

Ce fut un délice des dieux.

Après hélas, nous sommes retournés sur l'autoroute pour subir l'un des pires bouchons de circulations de nos vies. Avec des moments de telle immobilité qu'on coupait le contact. 

Vers Beuzeville nous eûmes l'explication en passant à côté : il y avait eu un accident grave, impliquant une guirlande de voitures, bien amochées et en passe d'être évacuées.

Nous avons craqué, enfin surtout JF que les embouteillages basculent en mode Crise de nerfs, avant Caen, alors qu'après un espoir de reprise du trafic normal nous étions peu après retombés dans un avancement au pas. Pont l'Évêque et puis Dozulé et reprendre vers le périph nord. 

Escale à Isigny, pour boire un coup (raisonnable : un Perrier et un Shweps agrumes) et faire une escale technique (mécanique (essence) et humaine) et faire quelques pas dans ce curieux port un peu loin de la mer.

Et arrivée vers 20h10. Bien fatigués. 

Au point de ne pas ressortir pour une mini balade post-prandiale : JF s'était endormi d'une masse assis sur le canapé.

Le jardin a poussé de ouf, vraiment. Et le chat blanc aux tâches noires se sent désormais chez lui. Ce regard outré lorsque j'ai débarqué dans "son" jardin ! Les arbres en général et le sureau en particulier  ont grandi d'un seul coup comme le font parfois les adolescents humains.

J'essaie de ne pas me coucher après minuit, malgré les échos musicaux d'une fiesta que l'on entend dans le pas si lointain.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
12 814 991 cas (dont : 566 648 morts (137 347 morts aux USA) et 7 465 979 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 34 : très dangereuse circulation

Déconfinement officiel 1 jour 61

Capture d’écran 2020-07-10 à 21.19.03 Capture d’écran 2020-07-10 à 21.19.03

Journée de boulot intense : je commence à prendre une petite part de boulot, à n'être plus uniquement quelqu'un qui apprend.
Déjeuner collectif dans une bonne crêperie, j'apprécie le côté convivial de ce travail. Je l'ai déjà écrit mais c'est quelque chose que j'avais bien perdu de vue, entre les dernières années d'"Usine" où tout n'était que tensions (et pas mal de collègues totalement éloignés de tout ce qui était scientifique ou culturel, ce qui limitait l'intérêt de nos échanges) et celles en librairie où je déjeunais seule puisqu'il nous fallait nous relayer. 
Je prends grand plaisir à revoir C. Le plus souvent la vie nous éloigne des gens et parfois elle nous fait le cadeau de nous rapprocher de personnes que l'on avait croisées avec lesquelles on se sentait des affinités. C'est le cas. Chic alors !

Un de mes collègues dont la femme travaille dans des services médicaux et voit passer des prises de rendez-vous se montre fort pessimiste quant à la suite de l'épidémie. Il me semble aussi que nous faisons un peu trop comme si c'était derrière, comme si c'était quasi fini. Alors que non, pas du tout. Un article dans Le Monde va aussi dans ce sens. 

Mon trajet aller a été décevant : je comptais remonter la rue Didot via la cyclable monodir protégée, mais en amont un sens unique était un vrai de vrai sans le "sauf vélo" sur lequel je comptais. alors je me suis rabattue sur une finale classique (mais efficace).

Mon trajet retour a été bien dangereux : ça craignait de traverser la place Denfert-Rochereau (à éviter si l'on a autre chose à y faire qu'un simple Tourne à droite), ça craignait Saint Michel même si la coronapiste séparée des bus par endroit est de bonne sécurité. L'arrivée sur la place du Châtelet fut de tous les dangers : nous étions plusieurs vélos venant de Saint Michel que la densité et la férocité du trafic ont fait renoncer à emprunter la piste dont l'entrée est située sur la gauche. Impossible d'y accéder, le flux nous repoussait à droite. Du coup j'ai très maladroitement traversé un cran plus loin à un passage piéton - gênant une dame au passage (mais sans danger ; je crois qu'elle a finalement compris que je me retrouvais là à force de ne pas savoir où passer) -. La Rivélo était un plaisir, malgré le danger de certaines transversales, d'autant plus que beaucoup de cyclistes pensent que les feux en cette avenue ne correspondent plus à rien et donc ils tracent sans en tenir compte. 
En revanche au croisement Malheserbes / Courcelles, j'ai eu une grosse mise en danger de la part d'un automobiliste dans une voiture vert pâle (rien repéré d'autres tellement il fonçait) : le feu était rouge, un scooter attendait sur l'emplacement du sas vélo, clignotant vers la droite. Pour cette raison et comme l'avenue se prolonge avec un léger décrochage sur la gauche, je me suis placée à sa gauche en vue d'aller tout droit. Le feu passe au vert, nous démarrons aussitôt. Une voiture a trouvé moyen de me doubler en démarrant en trombe par la droite. Le danger public dans toute sa splendeur. Il a mis également en danger une voiture qui suivait son chemin normal en me doublant légalement par la gauche et à laquelle il a fait une queue de poisson en se rabattant.
Plus loin au carrefour dangereux rue de Rome / Pont Cardinet et alors qu'avec un cycliste nous attendions pour aller tout droit  paisiblement au feu qui était rouge nous avons vu simultanément plusieurs danger de collisions juste sous nos yeux simplement parce que tous faisaient n'importe quoi. Le cycliste à eu une réflexion mi désabusé mi effrayé, quelque chose comme Mais ils sont complètement cinglés. Ça fait peur. 
J'étais casquée masquée (1), je me suis donc contentée de faire un signe d'assentiment, de la tête, en mode À qui le dites-vous !
En arrivant j'étais bien heureuse d'y être parvenue. 
Ma recherche d'itinéraire relativement sûr est plus que jamais d'actualité.

J'ai oublié de noter les jours précédents que j'ai eu droit aux remerciements d'un taxi (pour lequel dans une rue étroite, j'avais profité d'un bateau afin de me mettre de côté et le laisser passer - alors qu'il ne me talonnait pas et restait respectueusement à quelques distances derrière, volontairement lent -) et d'un scooter auquel j'avais laissé une priorité à laquelle je pouvais prétendre - je pars toujours du principe qu'ils ne la respecteront pas -. 

Comme d'habitude, il est trop vite minuit. 

Je lis une série de touites sur le Polari. Et regarde un court-métrage (que j'avais déjà vu, je crois) auquel je ne comprends pas grand-chose, comme un langage créole qui ressemble mais pas tant que ça.

Et aussi un billet de blog crucial chez une amie, seulement j'ignore si elle souhaite qu'il circule, car il y est question d'intime, de changement radicaux dans une vie, alors j'évite de mettre le lien, du moins avant que nous n'en ayons causé. Je suis contente qu'elle l'ait écrit et que le principal intéressé y ait consenti. 

 

(1) Je conserve souvent le masque fourni par mon employeur (deux par jour en fait) lors de mon retour, dans la vague illusion qu'il me filtre peut-être quelques pourcentages de la forte pollution. 

Capture d’écran 2020-07-10 à 22.32.19 Lien vers le site de la santé publique en France 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
12 543 883 cas (dont : 560 123 morts (136 431 morts aux USA) et 7 304 461 guéris

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Cahier du jour déconfinement jour 33 : une bonne petite vie de journée

Déconfinement officiel 1 jour 60

 

Partir au boulot en RER, heureusement prévoir large (j'avais eu le RER C de 8h09 Porte de Clichy) car le RER B avait des problèmes, accident voyageur était-il dit (je me suis demandé si c'était en lien de près ou de loin avec l'épidémie). 
journée de boulot intense, puisque j'en suis aux premiers tickets donc tout me prend des recherches et du temps. 
Ce midi nous sommes allés au Yum, restaurant chinois avec un plat de nouilles glacées comportant des vrais glaçons dedans. Pourquoi pas ?
Retour à vélo avec escale chez le kiné en quittant 1h plus tôt (1). Chemin du retour pas mal avec un bout de Rivélo mais quelques jonctions hasardeuses (dont un ou deux passages en super-piéton comme dirait @Bilook
douce soirée mais bien courte, avec une lessive qui étrangement n'a pas démarrée et une préparation de rangement que je n'ai pu terminer (il fallait que j'aille me coucher).

Quelques videos de Blow Up dont une avec un extrait de Vincent n'a pas d'écailles, histoire de me détendre vraiment.

Nous nous posons des questions sur la suite de l'épidémie dans l'ensemble et sommes nombreux à penser qu'à l'automne reviendra sans doute une période de reconfinement. Que ça sera également à l'automne que les conséquences économiques, que l'épidémie soit derrière nous ou pas encore, se feront réellement sentir. Les garde-fous mis en place dans des différents pays européens, ont pour l'instant amorti la chute. 
 
(1) Semaine de 39 h, merci monsieur Mitterrand.
 
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Capture d’écran 2020-07-09 à 22.23.27

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
12 360 540 cas (dont : 556 287 morts (135 671 morts aux USA) et 7 168 719 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 32 : je sors au boulot de la zone de pure formation et j'ai pas mal de choses à faire dans ma vie à moi

Déconfinement officiel 1 jour 59

 

    Vélotaf avec "le vélo de Fabien" réparé la veille au soir ; en faisant une étape à la maison de la presse près du parc Martin Luther King afin d'acheter le Canard Enchaîné. Journée de boulot au cours de laquelle j'ai commencé à prendre des tickets (demandes venant de librairies). Les choses étant faites fort bien et de manière progressive, je n'ai au téléphone que des personnes douces, patientes et qui comprennent facilement.


Retour en ligne 4 + RER C, descendant à Saint Ouen afin de passer prendre une livraison (livres photos) dans un centre de fitness qui fait relais colis et puis à Casino pour le colis de mes garde-boue de vélo. C'est très #VieModerne tout ça.

Dans la rame, une femme a tenté de raisonner un homme qui ne portait pas de masque et postillonnait dans son téléphone. Il l'a engueulée. Lâchement je n'ai rien fait à part échanger deux mots avec elle, qui m'a fait signe C'est bon : je descendais. En fait le matin je ne suis pas courageuse car j'ai peur d'être en retard au boulot si je me lance dans une embrouille et le soir, je ne le suis pas non plus parce que mon courage a été essoré par la journée de travail. Il m'est arrivé d'intervenir dans des situations où une femme me semblait menacée - souvent, une simple manifestation de présence et d'attention peut suffire, une diversion -, alors je me rassure en conservant l'illusion que s'il y avait urgence je le ferai, d'agir pour stopper. Au fond, je n'en sais rien. 

Pour les garde-boue, c'était prévu et le colis, quoique léger était fort volumineux, donc ça se concevait. Pour les livres-photos je n'ai pas compris : livraison par UPS et qui dépose dans un point de retrait alors que quelqu'un était à la maison. Point de retrait pas tout près de chez moi, zéro concertation. 
Soirée trop courte, en amoureux pour ce qu'il en restait : nos enfants dînaient ensemble chez celui qui à un chez lui.


Je réponds à quelques messages dont l'un d'une amie dont j'étais bien contente d'avoir des nouvelles et qu'elles soient bonnes. Il y a comme ça des personnes que j'apprécie, avec lesquelles je serais heureuse de partager, d'échanger davantage et pour lesquelles les circonstances de la vie ont créé de l'éloignement, et je suis si triste que le quotidien ne laisse pas de marges pour en avoir le temps. Peut-être que si mon emploi reste régulier et stable je parviendrais à cesser de vivre dans des tunnels de sur-occupation qui me font tomber de sommeil en fin de journée et être incapable de conserver des liens suivis. 

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Les nouvelles de la pandémie ne sont pas réjouissantes (en même temps il faut voir combien presque plus personne ne prend de précautions) et pas seulement au Brésil (Bolsonaro, testé positif, reste en mode, pfff c'est rien), en Inde ou aux États-Unis.

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Il y a eu ce décret affligeant qui est passé aux USA stipulant que les universités n'auraient pas de visas délivrés pour leurs étudiants étrangers si les cours n'étaient pas en présentiel, comme on dit désormais. Or là plupart des universités responsable avait décidé de maintenir le plus de cours possibles à distance. Mais sans le financement via les inscriptions des étudiants étrangers, elles ne s'en sortiront pas. L'impasse. Dr Caso l'explique fort bien.

Lien vers le site de la santé publique en France 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
12 147 844 cas (dont : 551 069 morts (134 816 morts aux USA) et 7 017 397 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 31 : Vélo réparé (mais ça a coûté)

Déconfinement officiel 1 jour 58

 

Deux beaux trajets de #Vélotaf, ça s'affine, ça s'affine mais ça n'est pas encore ça. 

La bidir de Vannes est une bonne piste en tout cas, même si elle est déjà sous-dimensionnée (qui l'eût cru ?)
Les choses sérieuses commencent au boulot. Je prends des appels. Le hic étant que je ne peux que très rarement répondre seule et immédiatement. Mais mon poste de travail se complète peu à peu.
Chouette déjeuner entre collègues à la crêperie, dans leur cour. C'est quelque chose que j'avais perdu de vue du temps de mon métier de libraire : on se relayait le plus souvent, il était donc fort rare de déjeuner à plusieurs. Quand l'ambiance est bonne et les collègues sympa, des personnes avec lesquelles ont a des affinités, ces moments de détente et de restauration sont de belles occasions d'élargir l'horizon, d'apprendre des choses nouvelles sur des sujets que l'on ne connaissait pas, au gré des centres d'intérêt des un·e·s ou des autres.

J'ai commandé quelques livres photos dans un esprit "copies de sauvegarde" et bizarrement les livraisons passent toutes par UPS, alors que je m'attendais à des envois postaux de type colissimo. Inconvénient : même si ma fille qui télétravaillait m'en a sauvé un, il va falloir que je m'organise pour aller chercher les autres dans des "relais colis".
Le premier reçu est intéressant, la sélection ayant été faite en pilote automatique de l'application qui les prépare. Les photos retenues d'entre toutes celles qui furent publiées correspondent donc à ce qui de mon point de vue ressemble à une sélection aléatoire (même si ça tient sans doute compte des "like" et des formats), et c'est intéressant comme ça retrace pourtant bien les années écoulées.

 Le réparateur de chez Cyclofix est vraiment top. J'ai fait appel à eux parce que mes secours habituels étaient surchargés, et que le vélo ne tournait plus (ça aurait pris longtemps de le pousser jusqu'à eux). Philippe A me les avait chaleureusement recommandés et j'avoue que pour l'heure et comme suite à l'incident de circulation qui m'a laissée la roue voilée, malgré le prix qui est ce qu'il est (1), leur existence m'a bien dépannée. 
J'ai un mystère : il y a une sorte de liquide orange dans les pneus, comme un truc anti-crevaison. Or ce n'est ni moi ni JF qui l'avons mis (2). Et le réparateur des crevaisons en janvier, à Boulogne près de mon travail d'alors, ne m'a pas dit "Et je vous mets du produit machin contre les crevaisons". Il ne date pas non plus d'avant puisque pneus et chambres à air ont déjà été changés. 
Le réparateur a regardé pour enlever les morceaux de verre, qui étaient nombreux. Il faudrait que je le fasse régulièrement.

La soirée comme dab passe trop vite. À peine écris-je un peu ici, réponds-je à quelques messages sur LinkedIn et m'occupé-je vaguement de notre pharaonique 😎 projet immobilier (3) qu'il est déjà minuit.

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(1) cher mais pas forcément moins en atelier. Leur déplacement en tant que tel n'est pas facturé.
(2) À moins qu'il ne se soit relevé pour le faire la nuit ;-) 
(3) acheter des toilettes autrefois collectives 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
11 896 126 cas (dont : 544 797 morts (133 757 morts aux USA) et 6 828 222 guéris

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Cahier du jour, déconfinement jour 30 : La mort d'Ennio Morricone

Déconfinement officiel 1 jour 57

 

Partir au boulot à vélo, de croiser Le Fiston en passant, et qui partait au sien.
Une journée de travail auprès d'un de mes collègues qui explique vraiment bien et avec humour, ce qui pour retenir les spécificités techniques aide beaucoup. Je déjeune le midi pour la première fois dans la petite salle commune. Nous nous espaçons soigneusement.  J'apprécie beaucoup le fait d'être arrivée dans une entreprise prudente en matière de prophylaxie. 
Retour par la bidir de Vannes et toujours des essais pas tout à fait concluants pour la seconde partie du parcours. Je me suis retrouvée sur les pavés de l'avenue George V, comme kif c'était moyen.
Soirée consacrée à nettoyer les vélos (réparateur demain) et à l'Auberge des blogueurs (mostly), à laquelle je n'avais vraiment pas été assez assidue jusque-là.  
 
Résumé de la soirée :
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Sans parler de l'insulte faite aux femmes que sont les nominations de Darmanin et dans une moindre mesure maître Dupont Moretti. Et de l'injure faite aux profs d'avoir laissé Blanquer à l'Éducation. 
 
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La mort d'Ennio Morricone ne me peine pas en tant que telle, il avait plus de 90 ans et je considère que passé ce cap on a eu le temps de mener jusqu'à son terme sa vie, même si je sais que ça ne me suffira personnellement pas. Mais ses œuvres sont la bande son de films qu'elles ont fait compter et par ricochet de ma vie même. 
Je reste persuadée d'avoir passé le bac les doigts dans le nez grâce à "Mon nom est personne" vu le dimanche d'avant à la télé - mon père regardait que les westerns détendaient - et qui m'avait équipée d'une sorte de cape d'invincibilité ; la grâce du film tenant pour beaucoup à la musique en plus du partenariat Henry Fonda / Terence Hill (1).
Et puis le jeudi matin il y avait eu Rebel without a cause et ça m'avait rendue l'épreuve de physique de l'après-midi toute légère, que j'avais accomplie en restant dans la bulle du film.
On dirait qu'il a trouvé moyen, le musicien, de mourir d'autre chose que du #Covid_19 (fracture du fémur ?).
 
Drôle d'époque. 
L'épidémie bat son plein dans un paquet de pays et en Europe où le pire semble passé, les nouveaux cas de contagion repartent à la hausse.
Il aura fallu tout le talent des Goguettes pour m'arracher un sourire avec leur Medley des confinés.
 
 
(1) Mamma mia, Mario Girotti a 81 ans !
 
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Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
11 703 049 cas (dont : 539 512 morts (132 798 morts aux USA) et 6 615 977 guéris

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs