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Chroniques du déconfinement jour 22 : Happy birthdays

Déconfinement officiel 1 jour 49

 

Un si bon dimanche que j'en ai presque honte en la période si sombre. En France on fait un peu comme si l'épidémie était passée sauf qu'en fait non, pas totalement ; et en dehors des gens qui s'en foutent beaucoup de gens moyens dont je fais partie, ne savent plus trop ce qui est faisable, ce qui est trop risqué. Dans le doute je porte autant que possible un masque dès que je sors, mais l'enlève à vélo dans les montée et lors des entraînements de course à pied. Je l'enlève aussi parfois une fois sortie du bureau car c'est long toute une journée avec. Et puis je l'enlève pour parler dans mon casque, sinon l'interlocuteur ne m'entend pas bien.

Bref, pas évident. Et zéro confiance envers le gouvernement pour prendre les bonnes décisions pour la santé des gens, tant il est évident que priment en eux les intérêts financiers.

En attendant, petit tour de course à pied à Saint-Cloud, j'étais en forme médiocre mais j'ai savouré de courir en ces lieux.

Capture d’écran 2020-06-28 à 12.29.17 

La durée était limitée par un rendez-vous que JF avait avec un pépiniériste pour son club de pétanque. 

J'ai passée une douce après-midi de vraie détente : lecture de The Beatles Tune In en écoutant les musiques dont il était question et même en regardant un vieil Elvis Presley's film, avec, mais pourquoi pas, des sous-titres néerlandais : il en était question dans le bouquin et je suis tombée dessus.

Très vite il fut l'heure d'aller au restaurant, retrouvailles avec Le Café La Jatte, qui est un peu au dessus de nos moyens mais semble devenu notre QG des grandes occasions : un double anniversaire (rattrapage de celui de notre fille qui avait eu lieu en plein confinement) et de rencontrer enfin l'amie du fiston en était à n'en point douter.

Fidèle à lui même, le Daron a tenté de gâcher la soirée en crisant pour une cliente qui à quelques tables de là fumait, ce qui était son droit puisqu'en terrasse. Mais la serveuse et nous tous sommes parvenus à le raisonner. Il n'empêche que c'est impressionnant car si le prétexte varie, l'attitude est systématique - mon père aussi avait ce travers - : lorsque l'ambiance est bonne et que l'on se détend et que l'on rit il faut absolument qu'ils tentent de rabattre le bonheur. Peur panique d'être heureux. 
Manifestement l'amoureuse de notre garçon est du style à ne pas avoir peur et tant mieux parce qu'en plus elle a dû subir un retour en 205 Junior et un échange de cadeaux sur le pallier puisque l'appartement est impraticable. Le pire étant que nous ne faisons pas exprès.
Je fais de mon mieux dans un monde cinglé.

D'un seul coup les jeunes étaient repartis, raccompagnés par JF toujours, dans notre vieux tacot et Ad et moi remontées à l'appartement, en croisant une voisine âgée.

Il fut vite minuit et comme il y a une grosse semaine de travail, il était temps d'aller se coucher

J'oubliais I : victoires de partis écologiste un peu partout aux municipales, du premier ministre en sa ville du Havre - je trouve ça choquant que par temps d'épidémie un premier ministre fasse campagne municipale, genre premier ministre par temps de crise n'est pas un archi-full-time job -, un gars de plutôt gauche l'a emporté à Saint-Ouen où il aura fort à faire, Poutou a fait 9% à Bordeaux (!) qui passe écolo, Anne Hidalgo renouvelée dans un fauteuil à Paris, où Agnès Buzyn a pris la veste qu'elle méritait - pas même conseillère municipale -. Martine Aubry repasse de justesse à Lille. Élection avec fort peu de participation, peut-être que les plus âgés ont compris qu'à cause de l'épidémie il y avait encore du danger.

J'oubliais II : au restaurant masque de rigueur sauf assis au tables, tables en terrasses garnies en premier (mais pas spécialement espacées) et allée derrière annexées (mais tables restées inoccupées du moins le temps que nous y étions). La pianiste d'ambiance était une femme, et pourvue d'une bonne voix.
L'un des cuisiniers est un vrai italien, il faisait sa pause lorsque nous sommes arrivés et causait au téléphone.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
10 218 460 cas (dont : 503 597 morts (128 392 morts aux USA) et 5 521 578 guéris

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Chroniques du déconfinement jour 21 : Le Fiston a 25 ans

Déconfinement officiel 1 jour 48

 

Samedi simple : une séance le matin (Moneghetti) puis JF disparait comme à son habitude pour quasi toute la journée (courses pour le club puis ménage sur place puis jouer un peu aux boules) et rentre à 19h de mauvaise humeur. Puis il s'endort.

Entre temps je suis allée au Leroy Merlin de la rue Rostropovitch faire quelques courses dont les cadeaux d'anniversaires pour les enfants, en cette année particulière je n'ai pas su m'y prendre à l'avance, puis j'ai écrit quelques quotidiennes, lu des Beatles, écouté Rick Beato et fait une sieste, des sauvegardes de mes textes sur réseaux, une esquisse de ménage sur l'ordi, et du ménage de photo car l'ordi était saturé.

Ad allait à la fiesta de son frère à sa coloc et j'ai échangé quelques SMS avec Le Fiston pour lui souhaiter un bon anniversaire. 
Je suis sidérée que ça fasse 25 ans. 
Échange de nouvelles aussi avec ma sœur dont le harceleur a, si j'ai bien compris, été condamné à suivre un traitement pour son état psychiatrique. 

La pandémie a dépassé les 10 millions de cas et 500 000 morts. Elle est très loin d'être finie. Un article circule disant qu'on trouve des traces du Coronavirus 19 dans les eaux usées de Madrid dès mars 2019. 

L'Oréal change les termes qui qualifient les produits qu'il vend pour se blanchir la peau, mais n'envisage pas un seul instant de cesser leur commercialisation (qui représente une manne). Un summum de tartuferie.

J'ai appris un mot anglais, tapple, et un mot français, drèche. 

Panne de Typepad vers le soir alors que je regardais une video de co-vélotaf de Sacrip'Anne. Bonne communication de leur part sur Twitter ce qui fait que je n'ai pas eu à vraiment m'inquiéter et m'en suis retournée aux vieilles méthodes du temps où l'internet était rationné : écrire en local, sauver par ailleurs et copier-coller lorsque tout se remet à fonctionner. 

 

 

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Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
10 053 848 cas (dont : 500 183 morts (128 108 morts aux USA) et 5 426 644 guéris

 

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Chroniques du déconfinement jour 20 : des retrouvailles minutées et de longs trajets en transports [en commun]

Déconfinement officiel 1 jour 47

Tout de suite moins à dire lorsqu'une journée de boulot n'est pas encadrée par deux moment de #Vélotaf. La météo prévue (par Météo France) pour le soir indiquait pluie d'orages, vents et peut-être grêle. Alors par précautions je suis partie au boulot en transport, dans l'idée d'une tentative RER C + RER B (mais ce dernier ne fonctionnait pas - rétrospectivement j'ai compris tous les bus de la veille vers Laplace et l'ambiance "incident" -) alors Ligne 4. Grâce à mon quart d'heure de précaution, je ne suis pas arrivée en retard. Il faut dire aussi que j'ai attrapé le RER C Porte de Clichy au sprint quasiment depuis la maison.
Journée de taf très intense pour tout le service. Mon travail en cours pour une librairie précise s'est donc retrouvé mis de côté et je suis restée auprès d'un collègue qui travaillait sur des préparations d'inventaires. 
Comme il était particulièrement pédagogue c'était intéressant malgré le côté répétitif des manipulations. 
J'ai pris mon premier ticket, pendant la pause déjeuner des autres, en faisant office de standardiste.

Le midi, moment sympathique de déjeuner (et retrouvailles) entre ami·e·s. Un bref pique-nique au square du coin. J'étais très minutée mais c'était infiniment mieux que rien. D'autant plus que leur vacances se rapprochant, c'était un peu se voir à présent ou possiblement dans vraiment longtemps. 
Une dame venue s'asseoir sur le banc où j'étais nous a demandé si nous travaillions aux Impôts (bâtiment voisin). 

Je suis restée aussi tard que mon "professeur" d'un jour. Ça me semblait aller de soi.
L'orage qui avait menacé n'avait pas vraiment eu lieu, j'ai pu effectuer un retour à pied + ligne 13 en toute tranquillité. J'ai revu l'immeuble dans lequel nous avions visité un appartement si étrange (et non sans beauté) en 1991.

Une soirée trop courte tandis qu'Ad fêtait avec son ami la thèse passée de ce dernier.

Capture d’écran 2020-06-26 à 21.22.29

 

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
9 877 547 cas (dont : 495 430 morts (127 361 morts aux USA) et 5 318 111 guéris

 

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Chroniques du déconfinement jour 19 : Mais quel kif la rue de Rivoli !

Déconfinement officiel 1 jour 46

Retrouver les ami·e·s de la natation pour un petit-déjeuner à défaut de nager (prévu au Barroso mais finalement au Plan A car le premier était fermé), c'était un bon moment même si j'ai dû filer. Celle d'entre nous qui abusée avec ses camarades par la communication française qui sous-estimait l'ampleur de l'épidéme, était partie en Asie où elle devait faire de la plongée nous a relaté leur retour épique et fort coûteux - sans aide aucune de la part des services français, pourtant contactés -. Un autre des amis a pu déménager in extremis le mardi 17 mars ce qui lui a permis même s'ils ont vécu en mode "camping" pendant toutes ses semaines ensuite (appartement neuf à peine achevé), d'assurer la permanence à son boulot où il va désormais à pied.
  
Quant à moi je suis allée au boulot à vélo (essai bi-dir le long de la Seine) pour une journée plutôt tranquille de boulot (finissant à 17h30). Je commence à avoir hâte d'être "en charge".
déjeuner au Parc Jean Moulin d'une salade de chez Auchan. Les gens la plupart d'entre eux sont respectueux des distances et des gestes barrières mais quelques-uns (des hommes, essentiellement) considèrent visiblement que l'épidémie est derrière nous. 
J'ai trouvé l'accès à la voie verte. Et vu des bizarreries concernant des bus, comme si on avait demander aux gens de descendre tous.
Retour le soir en mode Grand Turismo (la voie verte, la bidir le long de la Seine, la merveilleuse rue de Rivoli rien que pour nous, c'est peu dire que j'ai kiffé). Repasser près de l'Élysée en revanche m'a moyennement intéressée.
Petite soirée peinarde, à écouter (1) et lire (au sujet) des Beatles et écriturer du day by day, incapable de faire plus (avec la préparation d'un sommaire dîner et une lessive)

Aujourd'hui j'ai appris que Mull of Kintyre était une chanson de Paul McCartney pour The Wings et non pas une reprise d'un vieux chant écossais et parce que je suis passée à côté en me demandant ce que c'était, j'ai fait la connaissance du réservoir de Montrouge que j'aimerais désormais visiter. J'ai aussi découvert ou redécouvert l'existence de Cilla Black
 

(1) donc une série sur Paul McCartney qui commence ici.

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9 684 039 cas (dont : 488 897 morts (124 844 morts aux USA) et 5 248 805 guéris)

Quand tu penses que beaucoup pensent qu'elle est finie l'épidémie : 

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vélotaf   29,11 km (= 13,18 + 15,93) 

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Chroniques du déconfinement jour 18 : Travailler, circuler (essais)

Déconfinement officiel 1 jour 45

 

Peu de choses à dire de cette journée vélo / boulot.
Ça n'était pas désagréable et j'ai pu sur un sujet qu'on m'avait confié constater que non seulement l'entraide existait mais qu'elle était spontanée. 
J'ai fini un peu tard. 

La bonne nouvelle fut que non seulement je n'aurai pas de problème pour prendre quelques heures mardi matin pour la réparation de mon vélo, mais que j'aurai même liberté jusqu'à 14h30 au nom de RTT de récupération des heures sup que l'on fait inévitablement en bossant dans un service de réponses aux clients.

À l'aller j'ai choisi le chemin direct via la Concorde et essentiellement à base de pistes cyclables en voies de bus. Efficace. 55 minutes avec le vélo de JF. Ce qui m'a permis d'être bien à l'heure

déjeuner pris en partie avec Romain, en partie en passant au Bonheur, puis bref moment de me plumer avec un marchand de journaux qui refusait la carte bancaire sans contact (en fait je ne récriminais même pas, il est parti sur ses grands chevaux à peine avais-je sorti ma carte)

Long retour en expérimentant des bribes cyclables de l'ouest (sans toutefois traverser le bois de Boulogne), décevant : des morceaux sont vraiment bien mais on se met en difficultés (pavés) ou en danger (carrefours de la mort qui tue) pour parvenir à les emprunter. En plus que passant par une rue de Levallois que je sais calme je suis tombée sur des pompiers qui venaient d'intervenir sur un incendie (odeur forte, équipements lourds et ... circulation difficile).

Soirée à la maison, trop courte as usual, à peine le temps d'échanger quelques messages amicaux, de faire du repérage pour des trajets ultérieurs, et d'écrire ici (si on peut appeler ça écrire). Dans un sens heureusement que je ne donnais pas Côté Papier ce soir, j'eusse été trop crevée.

Il fait (beau et) chaud comme en été. 
Mais, c'est l'été.
Ah oui ! (trop bizarre ce printemps qui fut si à part que c'est un peu comme s'il n'avait pas compté)

 

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9 501 473 cas (dont : 483 657 morts (124 180 morts aux USA) et 5 123 384 guéris)

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Chroniques du déconfinement jour 17 : la vie d'avant mais pas pareille

Déconfinement officiel 1 jour 44

Partir au boulot à vélo 
Bossé toute la journée sur une étude de cas. J'ai fait la connaissance d'un nouveau collègue, du genre bosseur avec sens de l'humour ; et très content d'être enfin déconfiné. C'est une expérience que de débuter en ces temps : on m'a présentée à des gens masqués, à des bureaux vides - C'est la place d'Untel - et peu à peu les choses se décantent et c'est moi qui suis là et eux qui arrivent après. J'imagine que ma présence leur fait bizarre, tout comme l'absence de la personne charismatique que j'ai remplacée.
aller à vélo chez mon kiné, qui m'a remis la carcasse en place - bizarrement je me suis aperçue après coup que j'avais oublié de lui parler de l'incident routier de la veille, alors même que je découvrais que j'avais une collection de bleus assez complète en fait - mais avec le protocole c'est compliqué. En tout cas il fait de son mieux pour prendre soin de ses patients même si ça lui complique un max la vie.
rentrer par des routes pavées (c'est pas possible, ils ont enlevé du goudron pendant le confinement), mais un itinéraire top. 
Par endroit les coronapistes cyclables sont impraticables.
Vers l'Élysées c'était tout bouclé. Je me suis demandé ce qu'il se passait. 
(pas vraiment résolu la question, d'ailleurs ; rien aux infos n'expliquait franchement)
(bien) trop courte soirée
regardé des videos avec Paul McCartney

Par moment, j'oublie l'épidémie. Pourtant je fais partie des personnes qui persistent à prendre des précautions. Et je suis désormais capable de porter un masque même à vélo. 

PS : Jacques Toubon m'épate. Ça n'est pas nouveau. On dirait que devenir défenseur des droits a fait office pour lui de révélation.

Pas de LT des infos italiennes, je n'ai pas eu le temps de les suivre.

 

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9 335 436 cas (dont : 478 756 morts (123 472 morts aux USA) et 5 033 506 guéris)

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Chroniques du déconfinement jour 16 : Bref accident de circulation

Déconfinement officiel 1 jour 43

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partir au boulot à vélo, me faire renverser porte d'Asnières, revenir changer de vélo, repartir bosser. Arriver à 10h35 au lieu de 9h30 prévues.

pas grand chose à dire de ce stupide accrochage auquel je ne suis tellement pour rien que je n'ai aucun regret : 

Porte d'Asnières au moment de tourner vers la gauche lorsqu'on arrive dans Paris le feu est vert pour les deux sens perpendiculaires aux voies de tram. Nous sommes donc plusieurs à attendre alors qu'il est vert pour nous que ceux qui viennent de notre droite aient fini de passer. Il se trouve que je suis devant de façon "native" pas en m'étant faufilée, mais simplement parce que j'étais la première. Et je suis dans la droite ligne des tracés vélos au sol. 
Au moment où la circulation se tarit venant de notre droite, je m'élance et une voiture arrivée entre temps derrière moi et qui attendait tout pareil s'élance aussi, sans avoir vu que j'existais ou bien en ayant anticipé un démarrage aussi rapide que celui d'un véhicule motorisé - pourtant je n'ai pas traîné j'étais au taquet -. Résultat : exactement le même que si lorsqu'on marche on vous fait un croche-pied par derrière. Je n'ai rien vu venir, rien entendu, me suis retrouvée par terre sans avoir eu le temps de dire ouf. 


Capture d’écran 2020-06-23 à 01.40.55Bizarrement ma fréquence cardiaque n'a pas bondi, au contraire. Sur le graphique c'est au début quand elle plonge. 


Je me suis relevée aussi vite que possible et je nous ai vite mis à l'abri sur le trottoir le plus proche mon vélo et moi, car ça redémarrait au carrefour comme si de rien n'était. Personne ne s'est arrêté, sauf l'automobiliste lui-même mais si brièvement que le temps que je me retourne arrivée sur le trottoir il avait littéralement disparu. Ce qui fait qu'aussi étrange que ça puisse paraître, il s'est à la fois excusé et enfui. 
J'ai vaguement conscience qu'un homme jeune sur un vélo ou une trottinette, peut-être un livreur d'ailleurs, m'a demandé si ça allait. Mais sans s'attarder. Je le revois vaguement consulter son téléphone et filer. Peut-être un livreur qui attendait là une course et voulait bien se préoccuper mais pas davantage que d'être appelé pour la suivante ?

Il me reste : belle voiture anglaise de luxe à l'allure old-school. Vert sombre. Conducteur habillé très élégamment, sa veste de costume avait un élément de chic mais j'ai oublié quoi. Il m'a semblé que les plaques d'immatriculation étaient bleu ciel (mais ça n'était pas des chiffres et lettres inhabituels).

Le hic c'est que le vélo qui semblait entier, comme moi, avait en fait un vrai tracas, la roue arrière voilée au point que les freins l'enserraient. Avec mon petit "couteau suisse de cycliste" je suis parvenue à les démonter (ou quasi) ce qui permettait à défaut de pouvoir monter dessus de pouvoir le pousser en le faisant rouler. J'ai tenté de joindre en vain cyclofix (1). 

C'est décidé, ma première paie, je m'achèterai de quoi filmer. Par sécurité au moins rétrospective.

Journée de boulot plutôt sympa malgré ce piètre démarrage. Grâce aussi à la compréhension qui m'a été accordée et à la collègue auprès de laquelle j'étais aujourd'hui formée (je suis un peu chaque jour avec une personne différente ce qui me permet de voir toute la gamme des problèmes qui se posent) ; journée agréablement coupée par un déjeuner sandwich boulangerie pris dans un parc voisin en compagnie d'une autre collègue dont c'était aussi l'heure de pause. 

Dans la série c'était pas mon jour : des chèques déjeuner m'ont été distribués dès ce matin, en avance sur ce qu'on m'avait annoncé, soit dit en passant. Et donc je me dis Chic alors je peux en profiter. Or à la boulangerie la jeune femme a refusé de me faire un avoir. Alors qu'elle venait (certes de mauvaise grâce) d'en accorder un à la collègue qui me précédait. Comme nous n'avons qu'une heure de temps, je n'ai pas voulu faire d'histoire, ai sorti ma carte bancaire et puis basta. 

Du boulot je suis passée chez Simone, c'était chouette de la retrouver même si nous étions masquées.
Rentrer ensuite assez directement, de qui revenait à couper Paris du sud au nord-ouest, c'était chouette aussi la traversée de Paris au soleil couchant. 
Et que l'Homme qui ignorait tout de ma mésaventure, ait pris en charge le dîner et préparé une délicieuse omelette était top également.
La soirée, en revanche, est passée sans que je sache où. Je n'ai même pas suivi les infos. Ah si, j'ai vaguement tenté de reconnaître le modèle de voiture qui m'avait renversée.
Ce qui est très étrange c'est l'absence absolue de peur (ni sur le coup ni rétroactive ; je me dis juste heureusement que ceux venant dans l'autre sens (que je n'ai pas vus) ce sont arrêtés) et de sentiment. Je ne lui en veux même pas à ce type. Il avait l'air embêté, sincèrement. Mais il n'a pas été correct, il a ensuite filé. Je crois que j'étais un peu sonnée, j'étais concentrée sur le plus urgent, de se mettre hors de la circulation, puis voir si le vélo ça allait, et zut alors la roue arrière était coincée. Prévenir le boulot. Chercher un réparateur. Ne pas en trouver. Comment faire pour aller au travail quand même ? Une sorte d'hyper-pragmatisme calme qui a fait que je n'éprouvais rien, qu'un vaste Zut alors tous les réparateurs sont surbookés en ce moment ! compensé par un Bon sang comme j'ai bien fait de m'occuper du vélo jaune la semaine d'avant !

Je n'ai averti que Le Fiston car il venait aux nouvelles, en mode Bon courage pour ton boulot, passe une bonne journée, alors j'ai répondu que son début était moyennement bien engagé (mais l'ai rassuré, à peine le coude un brin égratigné, et le genou gauche ; je suis parvenue à tomber avec assez de souplesse et sans mettre en avant les mains mais en roulant de côté, comme il convient (à force de voir les makings of de Fabio Wibmer, il y a des trucs qui s'intègrent). 


(1) finalement suis parvenue en soirée à obtenir un créneau mardi prochain au matin.

 

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