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1 billet

Chroniques du déconfinement jour 1 : boring back time

Déconfinement officiel 1 jour 28


    D'un point de vue personnel ça n'est pas une journée à marquer d'un grand souvenir. 

Réveil très tardif après un coucher qui l'était aussi, compte tenu de tout ce qu'il y a à faire, aller courir est exclu. Et de toutes façons mon sparing partner dort dort dort et n'émergera que peu avant midi.

Nous sommes dans un état de réadaptation, et comme dab c'est moi qui sauve les meubles, démarches d'assurance (le pare-brise remplacé ; des documents manquants), de banque (tout va bien de ce côté là, c'est exceptionnel, finalement si on ne consommait qu'à manger et deux ou trois ingrédient de bricolage, nous bouclerions nos fins de mois), de factures (énergie et copropriété), bref, retour fort peu exaltant et très peu surprenant. Poubelles, lessives, début de rangements. 

Je m'occupe du vélo avec une bouffée d'optimisme : le nettoie et le chouchoute un peu et lui regonfle les pneus car celui que j'ai retrouvé à plat était neuf et ne porte aucune trace de blessure. Un con l'aurait-il simplement dégonflé ? On verra demain matin, si le pneu est re à plat ou s'il tient.

En fin de matinée je vais jeter les bouteilles en verre, et faire une boucle en ville vérifier une toute nouvelle adresse de réparateur vélo. Seulement la petite boutique possède un rideau de fer total ce qui fait qu'on ne voit rien, pas les horaires, pas ce qu'elle propose à la vente ou comme services, rien.
Je m'y attendais mais pas tant : estomaquée par les changements dans la ville, comme si les chantiers n'avaient pas été interrompus mais bien accélérés. Une amie de Twitter me répond à la question que je me posais publiquement sur ce réseau social, que c'est plutôt parce qu'ils ont mis les bouchées doubles une fois déconfinés. Sinon, pas mal de gens portent un masque et nombreux sont celles mais surtout ceux qui semblent s'en foutre royalement alors que la majorité avec ou sans masque semble veiller à ne pas croiser les autres de trop près. Ce qui n'est pas toujours possible. J'avais choisi un moyen terme en utilisant un de mes tours de cou mis devant nez et bouche. J'aime assez sortir couverte en fait, on se sent un peu invisible - un peu comme les petits enfants qui croient qu'on ne les voit pas parce qu'ils se sont cachés les yeux avec leurs mains -. 

Dans l'après-midi, je consacre un peu de temps à mes petits travaux d'écritures personnels, à parler avec ma fille (nous étions quand même restées presque trois mois sans nous voir, même si nous avions communiqué en continu), à un projet collectif prochain, et m'apprête à m'occuper de celui auquel j'aurais déjà dû consacrer bien du temps quand une sieste me devient méchamment nécessaire. Après tout, j'estime que j'ai le droit de consacrer à mes propres activités (sommeil inclus) autant de temps que mon conjoint en consacre à la pétanque. En pratique je finis toujours par n'y penser qu'au bout d'un bon moment après son départ, donc j'y consacre moitié moins de temps. 

Capture d’écran 2020-06-08 à 01.49.28 Une question (peut-être stupide) que je me suis posée pendant mon LT des infos italiennes et qui me trottait déjà en tête mais qu'une image m'a permis de définir plus clairement.

Riccardo Cavaliere qui se soir présentait, a, plus tard relayé une video de la manifestation à Roma avec les personnes qui en solidarité avec George Lloyd ont posé un genou à terre pendant 8 minutes et 46 secondes, la durée de son calvaire.

 

J'aurais à part ça peu suivi les informations générales, mais via Kozlika j'apprends la démission de James Bennet. Et puis je creuse un peu car c'est intéressant. 

Annonce de la démission de James Bennet et la note qui désormais accompagne la tribune contestée (1) et contestable (appel au meurtre, rien moins) de Tom Cotton sénateur républicain : 

"Editors’ Note, June 5, 2020:

After publication, this essay met strong criticism from many readers (and many Times colleagues), prompting editors to review the piece and the editing process. Based on that review, we have concluded that the essay fell short of our standards and should not have been published.

The basic arguments advanced by Senator Cotton — however objectionable people may find them — represent a newsworthy part of the current debate. But given the life-and-death importance of the topic, the senator’s influential position and the gravity of the steps he advocates, the essay should have undergone the highest level of scrutiny. Instead, the editing process was rushed and flawed, and senior editors were not sufficiently involved. While Senator Cotton and his staff cooperated fully in our editing process, the Op-Ed should have been subject to further substantial revisions — as is frequently the case with such essays — or rejected.

For example, the published piece presents as facts assertions about the role of “cadres of left-wing radicals like antifa”; in fact, those allegations have not been substantiated and have been widely questioned. Editors should have sought further corroboration of those assertions, or removed them from the piece. The assertion that police officers “bore the brunt” of the violence is an overstatement that should have been challenged. The essay also includes a reference to a “constitutional duty” that was intended as a paraphrase; it should not have been rendered as a quotation.

Beyond those factual questions, the tone of the essay in places is needlessly harsh and falls short of the thoughtful approach that advances useful debate. Editors should have offered suggestions to address those problems. The headline — which was written by The Times, not Senator Cotton — was incendiary and should not have been used.

Finally, we failed to offer appropriate additional context — either in the text or the presentation — that could have helped readers place Senator Cotton’s views within a larger framework of debate."

Je cite la note en entier (en espérant que ça ne pose pas de problème), car par envie de relayer l'édito du raciste et qu'elle est très intéressante - et par ailleurs une belle réussite en terme de com' de crise -. C'est donc la vague de protestation suite à cette tribune et son appel au crime qui auront eu raison du poste du rédac' chef. Peut-être eusse été jouable si la publication avait été précédée d'un avertissement clair et net de désolidarisation avec les opinions avancées voire de condamnation pour la partie "appel à une répression sanglante". Trump, quant à lui, y est allé de son touite de félicitation envers Cotton, ce qui fait peur (mais n'est pas surprenant). Ce qui fait encore plus peur est bien sûr de penser que ce faisant il flatte une part non négligeable de son électorat. Des gens qui pensent que c'est bien d'assassiner qui a la "mauvaise" (à leurs yeux) couleur de peau et qui proteste en demandant que qui l'a fait l'a puni.

Par là-dessus j'ai l'impression que ceux des dirigeants occidentaux qui ont mal géré l'épidémie, sont rudement contents que les protestations qui ont lieu dans leur pays concernent une histoire dont ils peuvent faire semblant qu'elle ne les concerne pas. C'est autant d'indignation et de colère populaire qui est canalisée vers autre chose que leurs propres manquements.
(cela dit, je trouve louables ses protestations, que les choses soient claires).

  

Il y aura eu quand même deux éclats de rire dans cette plutôt morne journée, qui donne vraiment l'impression d'avoir quitté un pays en couleur pour un endroit tout gris.  Je les dois tous les deux à Kozlika que je remercie.

Capture d’écran 2020-06-08 à 02.05.34

 

 

Celui ci-contre, dont voici le lien pour voir la brève video.

Et celui-ci qui tient du private joke mais j'ai vraiment éclaté de rire. Il faut dire, un bug débusqué au bout de ... 17 ans, c'est grand.

En toute fin de journée le fiston m'a avertie via WhatsApp qu'il était bien rentré de Lille, ça m'a fait chaud au cœur qu'il pense à le faire.

Capture d’écran 2020-06-08 à 02.02.17

 

(1) Une Op-Ed je ne connais pas l'équivalent en français et qui est un article de journal  qui exprime les opinions d'une personne généralement de position politique opposée à celle de comité de rédaction du journal.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

7 080 561 cas (dont : 405 051 morts (dont 112 469 morts aux USA) et 3 453 566 guéris) 


Chroniques du confinement jour 82 : retour vers Paris

Déconfinement officiel 1 jour 27

 

Un rêve joliment onirique (avec des arrières cours qui permettaient quelque part de s'entraîner au tennis en faisant du mur), puis les abdos - squats - pompes (dernier jour du défi) et prendre le petit-déjeuner au retour de JF avec les super croissants du pâtissier.

Puis ça s'est gâté :

Apprendre la mort d'Astrid Kirchherr et en être d'autant plus émue que je venais de lire des documents d'époque dans le cadre de ma lecture de l'œuvre de Mark Lewisohn "The Beatles Tune In". 
Faire une crise d'angoisse / de nerfs au passage des avions de la reconstitution du Débarquement (en rase-motte, des transporteurs avec un look d'époque). J'avais des images qui me semblaient me venir de ma mère enfant et ma peur n'était pas la mienne mais la sienne.

Ensuite il y a eu un joli moment, quoi qu'assez intense en boulot :

Ensuite aller avec JF chacun un vélo et en faisant un petit tour par où nous avions vu certains soirs des chevaux (mais ils n'y étaient pas), stocker les vélos aux box. Et acheter en rentrant une brioche pour Élise et Mathilde
Continuer à tout préparer pour le départ, et après le déjeuner (un plat traiteur pour deux, partagé et un reste de riz), les petites écritures et encore et encore des choses et d'autres à ranger. Presque trois mois dans un endroit ça n'est pas rien.

Nous sommes partis avec plus d'une heure de retard sur l'horaire prévu.
Bien sûr c'est là qu'il faut faire un détour par la mairie pour déposer un courrier et trouver des poubelles accessibles, puis nous arrêter à Carentan pour prendre de l'essence et alors que nous étions presque arrivés chez ma sœur et ma nièce, hop, trouver une déviation qui nous fait faire une belle grande boucle. 

Ensuite à nouveau, un chouette moment en leur compagnie, avec l'ami de ma nièce en guest star, mais qui devait repartir.

Enfin nous avons tenté de rentrer à Clichy. Sur ce dernier point, l'enthousiasme n'était pas grand. 
Au moins la route était libre sauf soudain à partir de Poissy, beaucoup de circulation. Sur certains tronçons nous étions seuls et également sur l'ère où nous nous sommes arrêtés pour une escale technique. Un routier faisait sa pause repos et c'était tout.

Une fois arrivés, à nouveau ça s'est gâté.

L'appartement était dans un pire état que celui où nous l'avions laissé, ce qui paraît à peine croyable car c'était déjà du bazar de très haut niveau. En voulant nettoyer certains endroits stratégiques tels que le réfrigérateur, ce qui était louable à la base, notre fille a accru le problème à d'autres. Alors j'ai passé trois heures en arrivant pour tenter de ... euh ... nous frayer un chemin, tandis que son père s'énerve parce qu'il avait décidé de trouver immédiatement un papier d'assurance qu'il avait négligé de prendre avant le confinement. De quoi lui faire regretter d'avoir malencontreusement dit alors "C'est pas le moment !"

Pour ma part, en commençant à descendre des poubelles j'ai constaté que le pneu arrière de mon vélo était à nouveau crevé. La bonne nouvelle était que les vélos n'avaient pas été volés mais quand même, ça commence à faire un nombre de fois important que je dois changer chambre à air et même pneus et le doute n'est plus trop permis : quelqu'un s'amuse sciemment à saboter les vélos dans la cour - où ils sont garés depuis la vente à l'un des copropriétaires de l'ancienne loge qui faisait office de local vélos  -.

Le moins que je puisse dire est que cette journée aura été mitigée.

Sinon c'était un peu impressionnant, le courrier cumulé de presque trois mois même si c'étaient trois mois où il n'avait pas été distribué avec régularité. J'avais reçu certains colis d'envois ou de commandes remontant à fin février. Heureusement que les livres n'ont pas de dates de péremption.

C'est un vrai bonheur que de retrouver une connexion par la fibre.
Comme j'étais déjà chez moi je n'ai même pas la sorte de petit bonheur que l'on peut éprouver en rentrant chez soi (oui, c'est un splendide #MPP)

PS : Reçu via un réseau social un mot très bref mais qui m'a fait très plaisir (d'autant plus que je ne m'y attendais pas).
Et sinon J.K. Rowling s'est pris un shitstorm pour des propos sinon carrément transphobes du moins bien borderline. C'est quelqu'un que j'estime et je sens bien qu'au fond de moi je ressens une déception.  

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6 973 243 cas (dont : 402 047 morts (dont 112 096 morts aux USA) et 3 411 098 guéris) 


Chroniques du confinement jour 81 : ultimo giorno

Déconfinement officiel 1 jour 26

 

20200605_212008 Sans doute une journée typique de fin de séjour lorsqu'il dure davantage qu'un week-end prolongé. Comme s'il ne s'était pas agi du confinement mais de vacances d'été et d'ailleurs, là, le temps a tourné à l'automne, oui ça doit être ça, c'est l'automne et il est temps de rentrer. Il y a même une grande marée d'équinoxe, c'est dire. 

Alors voilà ce que ça a donné, quelques renoncements par manque de temps (comme passer les bancs que je dispose dans le jardin au produit pour protéger le bois) non cités par manque de temps.

N'être pas allée courir, mais avoir fait la séance abdos - squats - pompes 
Après le petit déjeuner, m'être habillée rapidement et avoir passé au moins deux heures au jardin à dégager les dernières repousses de ronciers et devant bien nettoyer le petit passage de l'entrée. Ça n'était pas une corvée, c'était une façon de lui dire au revoir.

Avoir reçu un message qui m'indiquait que c'était mieux pour eux que je ne commence le travail que mardi. Quasiment en même temps ma fille m'apprenait qu'il y aurait mardi à l'appartement changement des répartiteurs (sur les radiateurs). Donc un lundi de rangement venait en fait de s'imposer et au bout du compte ne commencer le travail que 24h plus tard m'arrangeait.

 Après le déjeuner, une sieste - lecture (toujours The Beatles Tune In, toujours la même magie : je lis deux lignes et je voyage dans le temps (et les lieux)) - videos de documentaires en rapport avec ce sujet (dont celle-ci, interview de Julia, l'une des demi-sœurs de John Lennon), enfin pas tous (1), tandis que JF était à la pétanque.

 

(j'adore le clip, ils ont l'air frigorifié avec une bonne tête de milieu - fin d'hiver et ça se voit trop qu'ils ne savent pas monter à cheval ; pour le reste c'est fabuleusement pétant de modernité)

C'est Dr Caso qui m'a permis de sortir de la sieste : son billet du jour dont j'ai admiré l'honnêteté (2) citait cette chanson de Fredericks - Goldman - Jones et voilà que la musique, sans doute relié à des impressions du temps où on l'entendait, m'a mise d'attaque, m'a bien réveillée. 
J'ai trouvé les masques distribués par la mairie dans la boîte aux lettres. L'un d'eux en bec de canard.
Suis allée au cimetière et ai déposé un pot de kalanchoé sur la tombe des parents non sans avoir passé aussi un temps sur les trois autres tombes familiales. Ensuite j'ai récupéré JF à son club (voisin) et nous sommes rentrés tous les deux par la voie verte. 19h sonnaient à l'église.
Bref dîner de restes (so veille de départ) et en voiture pour Saint Germain sur Ay : marée de fort coef, mer formée, peu de monde, c'était beau, des brebis égarées vers La Gaverie, plus loin un arc en ciel merveilleux, un vieux berger allemand qui semblait malade, un faisan peu effarouché et vers Montgardon un lièvre et un très bel oiseau (pic épeiche ?).
Ne pas avoir trouvé de container pour les déchets (tout est encore bouclé sauf le verre).
Douche autant pour me réchauffer que pour me laver puis les infos sur Rai News 24 (c'était Riccardo Cavaliere), et les petites écritures du quotidien.

PS : d'habitude la propagande m'insupporte mais je trouve ce clip du ministère de la santé italien plutôt bien : 

 

(1) glissement de terrain en Norvège à Rissa en 1978 (vu comme suite aux images de celui d'Alta la veille)
(2) Au sujet des fois où l'on devrait marquer que l'on choisit notre camp et où par fatigue, manque de courage, manque de temps, on choisit de ne pas le faire et de regarder ailleurs ou de parler d'autre chose.

 

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6 823 217 cas (dont : 397 318 morts (dont 111 367 morts aux USA) et 3 311 932 guéris) 

 

 


Chroniques du confinement jour 80 : une fatigue, une réparation, un gâteau

Déconfinement officiel 1 jour 25

 

révision de la chaudière et premier gâteau maison (avec battue des œufs à la main)
 

Raté d'aller courir (temps maussade, fatigue physique, lever tardif) : Je devais aller courir mais le temps est soudain maussade et mes articulations douloureuses.
Une conversation sur WhatsApp avec un ami qui s'apprêtait à avoir une grosse journée de boulot.
abdos - squats - pompes du défi du club puis m'être habillée tandis que JF allait chercher les croissants, et avoir pris le petit déjeuner à son retour
continué la lecture de "The Beatles Tune In" et me rendormir un peu
déjeuner rapide car JF est passé demander le passage de quelqu'un de chez Lesage pour la chaudière qui fait un drôle de bruit lorsque l'on utilise l'eau chaude. Un homme qu'il pense avoir déjà croisé à la pétanque passe effectivement à 13h30 et restera jusque vers 15h, révision annuelle complète effectuée et bruit envolé. À son départ JF a filé au club de pétanque.
Fin de la vision d'un documentaire, qui m'a permis de piger d'où venait mon impression de déjà-vu de l'accident qui a eu lieu fin mars devant la petite maison. Avec le passage du temps j'aime bien le côté souvenirs d'une époque lointaine et révolue de certains films (documentaires ou non).
Finalement j'ai trouvé la force de préparer un gâteau habituel (une Madeleine, recette de Mado) mais pour la première fois à La Haye du Puits et sans utiliser aucun ustensile électrique, pas même pour battre les œufs en neige.
Bref échange de mails avec mon futur employeur pour fixer l'heure de lundi et confirmer (ouf, tout semble OK)
Quelques petites écritures quotidiennes, vers 18h un peu passées. Au retour de JF, comme Romain Pourrat avait parlé jeudi dernier d'une séance de Tabata mercredi soir ou ce jeudi soir, mais ne s'était pas manifesté depuis ni dans la journée, nous avons effectué la séance de Tabata en replay (séance du 3 avril, bas du corps et abdos).  

Enfin nous avons fait après dîner la balade qui part de la route qui mène à Saint Germain sur Ay mais en tournant à gauche à la première intersection (petit panneau "La Brosse") et nous ramène vers la départementale qui relie La Haye à Lessay. 
La boucle prend 1h environ et au total j'ai effectué 12033 pas (mais j'avais pas mal bougé pour le gâteau et remettre en place les petits meubles de salle d'eau) donc elle fait sans doute 5 km. Très agréable malgré la portion sur route que les automobilistes empruntent à toute blinde et le temps un brin frais, bien nuageux.

Un glissement de terrain spectaculaire a eu lieu la veille en Norvège, heureusement sans victime semble-t-il. Un chien a même été sauvé. 

Bref LT du TG de 23h sur Rai News 24, et lecture d'un article intéressant sur la propagation du #Covid_19

 

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6 681 285 cas (dont : 391 988 morts (dont 110 139 morts aux USA) et 3 227 288 guéris) 


Chroniques du confinement jour 79 : Une matinée à Carentan

Déconfinement officiel 1 jour 24

 

Le temps se rétrécit, tant de choses à terminer avant de partir. 

Matinée passée à Carentan (belle balade le long du canal, du Pont-Canal) pour le remplacement du pare-brise de la Laguna. Nous l'avons laissée à un spécialiste agréé de la zone industrielle et il y avait une petite voiture prêtée en attendant.
Premier café vers la gare, un repère de joueurs de GR du débarquement, qui visiblement ont déconfiné leur pratique.
Après avoir récupéré la voiture, un premier déjeuner, près du port, dans un restaurant. 
Ça commençait à faire beaucoup de premières fois de depuis le début du confinement.

Une douche, un joli rêve, une sieste, tandis que JF retrouvait enfin de jouer avec des partenaires au club de pétanque d'ici.
Puis le dîner, frugal, lorsqu'il est rentré.
Finalement j'ai pu prendre au vol un Paris Carnet en réunion vidéo (avec Otir, Monsieur Fraise, Samantdi, Anne et Franck, Pablo, et Cunégonde). Merci à Otir qui pense à les organiser. Les retrouver m'a fait si plaisir que j'ai enchaîné facile sur les abdos - squats - pompes qui n'avaient pas été faits le matin (grâce à l'énergie communiquée par les ami·e·s).
Pour finir : les petites écritures et  de vieux docu INA sur Youtube, suivre les infos. 

Une bonne surprise, ce youtubeur à ses heures contestable, qui prend fait et cause pour la lutte contre le racisme. Même si j'imagine que c'est parce qu'il pense en tirer un meilleur parti financier, ou se racheter une conduite, wouaho, tout arrive ! 
Dans un ordre d'idée un peu voisin Boris Johnson qui supplie les étrangers de revenir bosser pour à pas cher dans sa Grande Bretagne chérie.

Sinon, en lisant "The Beatles Tune In", en suivant des liens musicaux, je me suis rendue compte que sur des éléments de leurs vies les mêmes faits peuvent être dit de façons diamétralement opposées (ainsi concernant John Lennon et la séparation d'avec sa première femme). C'est intéressant au delà de leurs cas particuliers.
Par exemple pour des choses secondaires comme leurs coupes de cheveux ultra-courtes adoptées durant un séjour au Danemark (en fait auprès du nouveau couple que formait le premier mari de Yoko Ono avec sa nouvelle femme et Kyoko la fille de Yoko Ono et cet homme). Alors que doit-il en être pour les choses importantes et qui ont pesé sur le destin du groupe ? Que doit-il en être pour les vraies infos importantes concernant la marche du monde et la suite de l'humanité ? (pas une découverte, mais la mesure de l'étendue des écarts entre ce qu'on affirme et ce qui fut).

Giuseppe Conte a fait une intervention de type point de déconfinement au Palais Chigi. J'apprécie tellement son côté bosseur que j'ai envie d'y croire.

 

PS : La promenade, l'air de rien, fut conséquente : 

Capture d’écran 2020-06-03 à 23.28.45

 

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6 532 046 cas (dont : 385 401 morts (dont 109 000 morts aux USA) et 3 110 630 guéris) 


Chroniques du confinement jour 78 : Un moment de fatigue, mais une fort belle soirée

Déconfinement officiel 1 jour 23

 

    Ce fut une journée de grande fatigue, passée essentiellement à récupérer et de la course longue de dimanche et du bricolage intensif de samedi et lundi (+ utilisation de peinture, white spirit, produits d'entretiens ...). Peut-être aussi que le contexte international commence à me peser ; j'aurais donc bien tenu le coup face à la première partie de l'épidémie, mais nettement moins face au regain de violences racistes aux USA et à la violence des forces de l'ordre tout court (pas seulement aux USA) et aux déchaînements qui s'en sont suivis, ainsi qu'à la gestion calamiteuse de tout ça par les différents pouvoirs en place.

À propos de gestion de crise par les pouvoirs, j'ai oublié de noter cet excellent podcast, de la formidable série "Pandémie" de reportages pour Le Monde, au sujet de la façon dont l'Allemagne a bien géré l'urgence.

Pour en revenir à ce mardi, j'ai donc renoncé au bref entraînement de course à pied que nous avions prévu (1), beaucoup lu "The Beatles Tune In", en écoutant les musiques citées et en regardant des interviews sur Youtube, dont la formidable Tante Mimi, et dormi.

En fin d'après-midi heureusement un peu de tonus est revenu, tandis que JF bossait à son ordi : rideau de la porte en bas remis en place et fenêtre de l'arrière en haut nettoyée des "bavures", ce qui demanda de l'huile de coude, comme on dit. Puis nettoyage classique de la vitre et au soir tard remise en place du rideau.

Un coup de fil du fiston, peu avant 19h, m'avait bien redonné la pêche en même temps que j'en finissais avec la petite fenêtre. Il semble tellement heureux, c'est si formidable cette période qu'il vit.

Alors j'ai pu enchaîner, en compagnie de JF toujours assidu, avec des Tabata en replay, séance du 1er avril : je n'étais pas au mieux mais j'ai bien tenu le coup.

Belle balade à Denneville pour clore la journée mieux qu'elle n'avait commencé, même si le coucher de soleil en temps que tel fut raté pour cause de nuages au ras de l'horizon. Dommage, alors que nous goûtions le calme et la présence des oiseaux, un couple est venu garer sa voiture et promener son chien. Un animal de combat que l'homme rudoyait.
Les toilettes publiques étaient ouvertes.
Nous avons sur la route croisé pas moins de deux busards (j'utilise ce terme comme un générique, pour : oiseau de proie de belle taille) et une chouette (un hibou ?) d'une taille impressionnante.
Au retour, nettoyé la voiture (JF à l'œuvre, moi à la photo) à l'automatique d'Intermarché.
À La Haye, les cafés étaient ouverts, et m'a-t-il semblé le ciné (je crois avoir vu des gens qui en sortaient) (2).

C'est en regardant ma TL Twitter en rentrant que j'ai vu des images de la grande manif Porte de Clichy au pied du TGI, en soutien à la famille d'Adama Traoré et contre le racisme et la violence des forces de l'ordre.
S'en est suivi un échange de messages avec notre fille, que ça n'avait pas perturbé (dans un sens tant mieux)

J'ai suivi les infos sur Rai News 24 mais qui n'en parlaient pas (fatiguée, et comme il se faisait tard, pas pris le temps de faire de LT). 

(1) JF, lui, y est allé : 4 km à un rythme soutenu
(2) Renseignements pris sur le site du cinéma, ça devait être une séance particulière, car la réouverture au public n'y est annoncée que le 23 juin

 
Capture d’écran 2020-06-02 à 23.30.11
La ballade à Denneville ce fut quand même quelques pas (et aussi le Tabata en fin de journée et le peu de bricolage (ou plutôt de suite de bricolage) que j'ai effectué)
 
PS : tombée sur ce compte, j'hésite à en rire

Capture d’écran 2020-06-02 à 23.30.11

 

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6 470 985 cas (dont : 381 647 morts (dont 108 033 morts aux USA) et 2 985 747 guéris) 


Chroniques du confinement jour 77 : le miroir sur le mur

Déconfinement officiel 1 jour 22

 

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C'était le programme de la journée : parvenir à fixer le lourd vieux miroir qui fut autrefois chez le grand-père et si possible repercer des trous mieux faits pour la tringle au dessus de la porte.

Avec difficultés car les murs semblent bien de pierres au moins par endroit, nous y sommes parvenus.

JF à la perceuse et moi à tout le reste sauf l'aspirateur d'après (faire place, prévoir les dispositifs, prendre les mesures, trouver les ustensiles précis, reboucher des ratages au mastic, remettre en place après) nous y sommes parvenus. 

En dînant à 22h (car monsieur avait besoin de "jeter quelques boules" pour se détendre après.

J'ai aussi passé plusieurs meubles(dont celui des chaussures) et l'arrière de celui-ci et le miroir lui-même au baume des antiquaires. Il ne réussit pas trop à l'avant des meubles de Taverny, sans doute sont-ils cirés.

Tant de question que l'on se pose lorsqu'on a hérité : en quoi les murs d'une maison sont-ils faits ? Comment les meubles doivent-ils être soignés ? À quoi servait cet objet ?

L'avantage du bricolage d'un niveau trop élevé pour notre expériences (JF et moi sommes des débutants, lui par peu de goût pour l'activité, moi parce que mon père estimait qu'on ne transmettait pas cela à une fille, même demandeuse (ce ne fut jamais clairement dit, mais dès que je tentais quoi que ce soit "Laisse-moi faire tu n'as pas la force !" ou "Donne-moi ça tu vas te blesser" (2)), est qu'on y est à fond. Oublié le monde en contagions et émeutes avec un président des USA aux abois (1), mis en arrière-plans les malheurs d'ami·e·s proches - ce qui n'empêche pas de penser à elles, mais la vie concrète reprend le dessus, ce qui est le plus censé, lorsqu'on ne peut rien faire de concret qui puisse soulager. Il n'empêche, je pense surtout à l'une d'entre elles ces jours-ci. Inquiète pour elle, car je suis bien placée pour connaître la faiblesse des forts lorsque le sort s'acharne à répétition.  

À la marge, en fin de matinée et alors qu'il s'occupait du déjeuner et qu'il fallait attendre d'avoir mangé pour faire place aux travaux, j'ai commencé enfin de m'occuper de ma participation à Ce qui nous empêche, ainsi qu'à mon inscription à l'Auberge des blogueurs. Je me demandais si l'on devra s'ancrer dans l'année (2020) ou non. Visiblement la question s'est posée et il a été décidé que le jeu littéraire étant là pour nous aérer l'esprit, il serait Covid-free. Suis-je la seule à me rendre compte que nous avons déjà été tellement changés par cette expérience collective générale, qu'il nous faudra un effort pour ne pas commettre de sortes d'anachronismes ? Un peu comme si l'on devait écrire au présent une histoire dans laquelle on serait dans une époque où les téléphones portables n'existaient pas encore.

Il faudra que je m'occupe aussi de mon émission Côté Papier mais pas seulement sur Cause Commune. Comme je n'ai pas ici ce qu'il faut pour enregistrer ni intervenir sauf si on me téléphone, j'ai laissé filer, vu que des travaux étaient envisagés au studio, mais ne sais rien de plus.

Bref, un mois de plus m'aurait été nécessaire. 
As usual. 
Trop d'idées et de dynamisme mental et de sens du devoir, pour un corps qui a ses limites.

Le Fiston était à Bergue et m'a envoyé une photo de lui prise sans doute par son amie, où il a l'air si heureux que ça réjouit le cœur. 

 

(1) Il fut dit aux infos italiennes qu'il passait la nuit en son bunker. 

(2) Quel dommage toutefois que cet apprentissage familial filial manqué ! J'ai clairement le goût et l'appétence pour ça. Je suis ravie d'apprendre. Il me manque effectivement une part de force physique, même si depuis le triathlon, je parviens à effectuer la plupart des choses nécessaires. Me reste les outils et c'est beaucoup. Et la mémoire des gestes que j'ai observés si longtemps - car mon père acceptait que je regarde si je restais sage et ne posais pas trop de questions tout le temps -.

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

6 355 171 cas (dont : 376 805 morts (dont 106 878 morts aux USA) et 2 888 244 guéris)