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Chroniques du confinement jour 76 : Darnella, Christo pendant qu'en Normandie jour sportif

Déconfinement officiel 1 jour 21

 Avec 14 km de courus, barrière 8 (si l'on compte Angoville comme "barrière 7") nous nous rapprochons de notre niveau d'endurance d'avant #LeConfinement , et de Lessay. J'ai pu enchaîner sur le défi abdos - squats - pompes qui commence à devenir sérieux (40 - 30 - 20). Et au soir nous avons fait une séance d'étirements, que j'avais déjà en bonne partie oubliée - comme le temps aura filé en cette période troublée -. JF voulait faire un tour à vélo, en fin d'après-midi donc nous avons fait ça aussi, vers et jusqu'à Montgardon. Une partie fut marchée car mon vélo n'a pas des pneus de VTT et que nous étions en sentier. C'était vraiment beau. 

Fullsizeoutput_1b39 Une partie pourtant proche que je redécouvrais.

Il est resté longtemps à papoter avec un autre JFD, joueur de pétanque, ancien prof de gym retraité. C'est curieux comme passé un certain âge bien des hommes deviennent bavards. J'ai patiemment attendu, en faisant même l'effort de participer légèrement, ne serait-ce que pour remercier notre interlocuteur de son aménité.

Avant le vélo, une sieste, d'un sommeil profond, seulement allégé par moment par des relents de conversations téléphoniques que l'Homme tenait avec des interlocuteurs de son club [de pétanque]. L'ambiance semble délétère et je crois qu'une grande part de ses mouvements d'humeurs de ces derniers jours, dont encore un dans la soirée, viennent de là. Avec probablement une envie de ne pas retourner replonger à Paris dans cette tourmente et par ailleurs ses soucis professionnels liés à la crise déjà en cours.

Je n'ai pas eu le courage de suivre au soir tard les infos italiennes, des reportages sur les émeutes actuelles aux USA (à la suite du meurtre de George Floyd) m'ont amenée vers quelques documentaires sur l'attaque génocidaire de Tulsa en 1921, et de là j'ai vu une video de la jeune femme qui aurait filmé la scène du crime, et c'est absolument terrifiant ("Je ne sais pas comment me sentir" dit-elle à un moment). Si elle ne remettait pas son masque à la fin, on en oublierait l'épidémie.

Christo est mort, comme bien des hommes âgés ces temps-ci, dont on nous précise qu'il ne s'agit pas du #Covid_19 . L'épidémie joue sans doute un rôle, au moins indirect (prise en charge moindre d'autres pathologies ?), sinon comment expliquer ce cumul ? 
Je me souviens du Pont Neuf emballé à Paris en 2005, des amis, pas n'importe lesquels venus exprès le voir et nous voir et de combien nous étions impressioné·e·s par cette œuvre grandeur nature.

Nous avons aussi lu et regardé un sujet de magazine d'infos sur les malades du #Covid_19 qui peinent à récupérer. Ça ressemble, les difficultés respiratoires en plus à un croisé de mononucléose et bêta-thalassémie. Bienvenue dans mon quotidien ordinaire de certaines périodes. Les gens de pleine santé sont si désemparés quand elle les quittent. Et en l'occurrence ils découvrent que cette société n'a pas de place pour des personnes qui vont bien, puis mal, puis bien à nouveau sans qu'on ne sache rien y faire ni exactement pourquoi. Trop malades pour mener une vie compétitive "normale" mais pas assez pour être considérés réellement comme handicapés.

Il est l'heure d'enfin lire.

PS : Grâce à MGZALLP qui en a parlé, je suis tombée sur une vidéo marrante qui expliquait les origines des noms port and starboard (l'équivalent anglais des babord et tribord)

 

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Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

6 257 834 cas (dont : 373 668 morts (dont 106 176 morts aux USA) et 2 783 940 guéris) 


Chroniques du confinement jour 75 : Enfin des rideaux à la fenêtre du bas !

Déconfinement officiel 1 jour 20

 

 Pour démarrer la journée un rêve bien curieux avec une histoire de boîtes à lettres postales et qui s'ouvraient des deux côtés,
JF est allé chercher des croissants de la pâtisserie et plus tard chez le coiffeur, masqué.
Après les abdos - squats - pompes j'ai donc pris un petit-déjeuner avec le bon croissant.

Ensuite, grande journée de bricolage : fenêtre arrière de l'étage peinture intérieure et mise en place de la tringle à rideaux du rez-de-chaussé devant, JF ayant insisté pour effectuer le perçage - ce qui a rendu les choses pour moi moins dures musculairement pour moi, mais peut-être plus compliquées -.
Avec vers 13h15 une pause pour déjeuner à base de plat traiteur qu'il était allé chercher le matin même.
J'ai pris le temps d'écrire un peu tandis qu'il faisait la poussière après le gros du boulot effectué. S'il ne tenait qu'à moi, je ne ferai le ménage qu'une fois toutes les activités salissantes achevées, seulement il y tient et je tiens à ne surtout pas décourager les bonnes volontés ménagères, d'où qu'elles viennent.

Je n'ai pas le courage de tout détailler, la journée a été si intense. La liste des menus travaux est donc ci-dessous, en photos.


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Le mur de devant est en ceci (vu au niveau du regard pour l'accès au robinet d'eau). L'homme dit, ce n'est pas du parpaing c'est beaucoup moins creux. On ne dirait cependant pas de la pierre.

Je suis déçue du résultat final de la fenêtre. D'autant plus qu'une des vitres est légèrement fendillée, je n'ai pas su à la suite de quelle étape. 
Il restera à bien nettoyer. 

Bon, au moins l'extérieur de la fenêtre est désormais protégé des intempéries. 

La planchette blanche était pour recréer une sorte de faux plafond du regard de l'arrivée d'eau. Je l'ai sciée à la bonne taille. Et peinte.
Le tabouret a servi de cobaye pour l'utilisation du baume des antiquaires. C'est top ! (du moins sur ce bois-là, dont j'ignore la nature). 
Comme il me restait du blanc, j'ai repeint l'encadrement de la porte de la cuisine. 

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La balade à pied de la soirée nous a ramenés vers où nous avions vu des chevaux et un peu plus loin (vers la route de contournement) il y en avait encore d'autres et d'autres champs. 

Ce qui était joli c'est qu'ils sont venus au devant de nous, espérant certes sans doute quelque nourriture mais très demandeurs de contacts et de voix. Effets du confinement qui leur ont rendu les humains plus rares ? 
20200530_214307

J'ai fait un bref LT des infos italiennes, mais ce n'est plus aussi indispensable qu'auparavant : l'épidémie décroît sans partir et avec l'actualité dure aux USA (des émeutes donc, à la suite de l'étouffement d'un homme par un policier lors de son arrestation pour un délit mineur), les TG italiens deviennent moins porteurs d'une particularité nationale. Restait les batailles État - régions au sujet des modalités du déconfinement en cours, le premier voulant au 2 juin redonner l'entière liberté de circulation au sein du pays, et celles des secondes qui n'ont plus ni morts ni nouveaux cas, n'ayant envie d'accueillir personne avec le risque de relance épidémique que cela peut comporter.

La fusée Space X a réussi son décollage avec à bord deux astronautes dont les combinaisons rappellent celles des vieilles séries de SF. Je ne parvenais pas à m'intéresser vraiment, alors qu'à l'ordinaire, depuis les premiers pas sur la lune, je suis friande de ce type d'exploits, du moins au moins la part enfantine qui est toujours en moi. Et puis un touite de Padawan m'a fait piger pourquoi (en mettant les mots sur ce que sans avoir toutes les billes je présentais). Capture d’écran 2020-05-31 à 01.01.36

Je me suis en revanche fait grand plaisir en observant à nouveau le passage de l'ISS. Cette station me fait rêver, avec ses équipages internationaux, et ce que, grâce à Thomas Pesquet, je sais de leur boulot.

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6 115 280 cas (dont : 369 567 morts (dont 105 514 morts aux USA) et 2 712 818 guéris) 


Chroniques du confinement jour 74 : peinture, principalement

Déconfinement officiel 1 jour 19

 

C'était une journée sans sport mais cependant abdos - squats - pompes, tout le travail sur la fenêtre arrière du premier étage, qui était passablement physique, et puis au soir la petite balade vespérale post-prandiale qui est devenue une belle grande boucle jusqu'à Saint-Symphorien et retour par la voie verte (4 km, je dirais). À part un truc très déplacé qu'a dit JF alors que je prenais une photo d'un volet (pour avoir un exemple pour quand j'aurais les moyens des travaux), ce fut une belle promenade sous un ciel de crépuscule bleu sans nuages comme ils sont rarement.

Un temps si radieux que celui des deux derniers mois est globalement affolant. 

 
Après le petit-déjeuner et le scroll des infos vite fait, nous sommes allés, en voiture, avec JF au magasin de bricolage (manquait un ustensile pour les joints, et deux ou trois petits trucs). Il m'a déposé devant chez le bijoutier où j'ai pu récupérer les deux bracelets que j'y avais laissés en février à réparer, c'était joyeux, j'ai fait une course au passage et puis je suis rentrée rapidement 
m'attaquer au retravail des joints de la fenêtre arrière du premier étage - dûment munie du nouvel outil - puis la deuxième couche de peinture sur son extérieur et sur le chambranle. 
Déjeuner, suite de la peinture, sieste tardive (vers 16h) avec un peu de lecture ("The Beatles Tune In") et quelques peu de petites écritures, l'après-midi, comme dab a filé en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire.
L'Homme jouait les Drama Queen pour le remplacement du pare-brise, ce que si j'avais été en charge de la question aurait été résolu depuis bientôt un an et sans peser sur mon conjoint, ni lui faire des reproches (?!). Je l'ai laissé prendre sa décision tout seul, selon le principe de capitulation qu'au moins quoiqu'il advienne il ne pourra s'en prendre qu'à lui même. J'avais un peu oublié à quelle catastrophe cette attitude démissionnaire nous avait conduit dans l'affaire de la fuite d'eau invisible il y a quelques années. Il faut convenir que devoir se battre sans arrêt, négocier, discutailler, pour tout, est une perte immense de temps et d'énergie. Et puis c'est comme pour les adolescents, à un moment donné il faut bien qu'ils fassent leurs propres bêtises. Trop contenus, ils finissent par en faire de bien pires.

Je devais une réponse à Kozlika pour un blog sur la vie de libraire, que j'avais un temps envisagé de tenir et que Franck et elle m'avaient à l'époque proposé d'héberger. Puis j'avais commencé le boulot à Montmorency et les trajets + les heures de travail et le travail certains week-ends joints à mes débuts comme triathlète avaient engloutis le projet, que la maladie puis le décès de ma mère avaient achevé d'achever. J'ai sauvegardé et libéré la place.

JF travaillait au logiciel qu'il a fini par apprendre lors de la formation suivie à distance il y a déjà plus d'une ou deux semaines. 
Notre fille semblait heureuse, elle aura su tirer parti du confinement pour sa santé et pour devenir autonome. Apparemment quand nous rentrerons en Île de France nous ne manquerons pas de masques. 

Nous avons suivi la séance Tabata du mardi 24 mars. Curieusement certaines musiques y étaient mais pas toutes. J'ai donc remplacé par des musiques trouvée ailleurs. 

Dans la journée, un coup de fil reçu concernant un projet personnel, que l'épidémie aura mis en stand-by. Je sens que comme à son ordinaire, l'Homme va tout faire pour que les choses échouent. Freiner est sa spécialité. Cela dit, sa façon d'être dissuasif de façon usante sur le projet de reprise de librairie que j'avais l'an passé, compte tenu de l'épidémie de cette année, m'aura, nous aura, au bout du compte sauvé la mise. Le confinement aurait alors tourné à la catastrophe financière. 

Capture d’écran 2020-05-30 à 00.43.44    Aux USA, des émeutes après l'assassinat de George Floyd à Minneapolis, ce qui était prévisible. Barack Obama a dû faire une déclaration pour tenter d'apaiser les choses étant donné que dans un premier temps l'Agent Orange n'a fait que jeter de l'huile sur le feu - puis il est revenu un peu plus dans les clous d'un rôle présidentiel, appelant la famille de la victime, ce genre de chose mais bien tard -. Une équipe de CNN qui faisait son boulot de faire un direct sur un lieu d'émeutes a été arrêtée. Si même aux États-Unis la liberté d'informer est remise en question, le monde est encore plus bien mal barré qu'on pouvait déjà le croire. Finalement le serial killer en uniforme a été arrêté et inculpé. Mais pour homicide involontaire ce qui au vu d'une video au moins est assez discutable. Sa victime dit clairement I can't breathe. Et le policier poursuit l'étouffement.
J'ai lu qu'au départ la victime était soupçonnée d'avoir tenté de refourguer dans un commerce un faux billet de 20 $. Si tel est bien le cas, c'est encore plus révoltant. Il ne s'agissait pas d'un dangereux braqueur armé qu'il fallait mettre hors d'état de nuire - et quand bien même, d'ailleurs -.

Le LT des infos de Rai News 24 était troublant à faire : il y avait comme une succession de bonnes nouvelles : on ré-ouvre, ça reprend, des réservations affluent (tourisme) ... Bien sûr il y avait de l'actualité internationale effrayante et sombre (Hong-Kong, USA ...) seulement c'était déjà beaucoup d'allégresse pour des infos. 
Je plains les personnes malades d'en ce moment et celles qui ont perdu un proche. L'ambiance générale n'est plus du tout à tenir compte de leur peine et leurs difficultés. Tout le monde souhaite gaudere, se réjouir, aller vers la liesse.

Doux billet chez Prof en scène même s'il ne masque pas de sévères difficultés organisationnelles. 

Grâce à Abie, j'ai appris qu'une grotte avait été (il y a un moment déjà) découverte avec des empreintes de dinosaures au plafond (j'adore ce type d'infos instructives et insolites)

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5 993 268 cas (dont : 365 394 morts (dont 104 374 morts aux USA) et 2 636 574 guéris) 


Chroniques du confinement jour 73 : "Barrière 7", peinture et négociations - mort de Guy Bedos

Déconfinement officiel 1 jour 18

                                                                                                            

Fullsizeoutput_1b26Alors ce matin c'était "barrière 7", qui finalement fut : les barrières de côté à hauteur de la rivière Angoville. Il se trouve en effet qu'après la barrière 6 (Le Manoir), il y a un long passage sans routes transversales. 
Ce point de repère m'a donc semblé être parfait pour le jalon suivant. Le trajet en tout fait ainsi 12 km à peu de choses près. 

Sur la photo le coureur est en vêtements longs par une fantaisie de sa part : il faisait 14°c dès 8h30 et short et tee-shirts suffisaient amplement. Fullsizeoutput_1b2a

Plus tard dans la journée il y eu juste un peu de vent (cyclable je pense, cependant ; et pas gênant pour bricoler au jardin, à condition de veiller à ne rien laisser traîner de léger)

Capture d’écran 2020-05-28 à 12.29.28


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Capture d’écran 2020-05-28 à 12.29.28
Capture d’écran 2020-05-28 à 12.29.28 Je n'ai pas cherché à aller vite, simplement à le faire. L'idée est de redevenir capables avant le quitter la Normandie de parcourir la distance qui était celle de nos entraînements longs habituels d'avant le confinement.  Qu'au moins sur la course à pied dont nous avons pu maintenir la pratique même si elle était limitée, nous n'ayons pas régressé.
Sur la natation ça risque d'être terrible. On va vers du 5 ou 6 mois sans.

Il y a eu des coups de fils de l'Homme de la maison avec son boulot, il a indiqué que comme je débutais un nouveau travail le 8 juin je n'aurais pas de congés cet été et que donc vraiment nous souhaiterions rester jusqu'au week-end d'après. Il semblerait que moyennant quelques travaux qu'il va pouvoir faire à distance, ça soit bon. 
Immense soulagement.

Savoir que j'aurais probablement le temps de terminer m'a redonné la pêche pour avancer les travaux de petite remise en ordre et en état. 

J'ai tenté d'améliorer les joints faits la veille, puis décapé et peint l'extérieur de la petite fenêtre du premier. Puis peint le chambranle mais en fin d'après-midi, après que JF eu fini une cession d'entraînement de pétanque sur son practice personnel. Pendant ce temps j'ai un peu dormi et pas mal lu.

Ensuite j'ai rangé bien des cartons et objets afin de dégager la partie près de la fenêtre dans l'idée le lendemain d'attaquer la tringle à rideaux de la fenêtre avant. C'était au tour de l'Homme de se reposer.

Toujours en fin d'après-midi j'ai enfin fait ma cession "recollages et réparations". Efficace sauf pour les vieilles chaussures. Je devrai trouver une autre colle que la Super Glu 3. Sur les matériaux où ça fonctionne c'est impressionnant, quelques secondes et tout est fixé. Je ne la manipule plus sans des gants fins de protection ni protection de la surface au dessus de laquelle j'effectue la réparation. 

 


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Après le dîner, petite balade, vers le Donjon, la partie jardin public de la butte, qui ne permet hélas plus d'y monter (depuis 1993 dit la copie de l'arrêté municipal affiché). Cela dit le péril (chutes de pierres) se comprend. Il y a une petite maison en bas de la butte dont le jardin arrière est délimité par la butte elle-même. C'est curieux, de la fenêtre ses habitants doivent voir : un mur de terre gazonnée pour tout horizon.

La partie qui surplombe ce qui ressemble à un garage est à pic. En région parisienne il y aurait déjà deux niveaux de barrières. Ici on semble faire confiance à l'intelligence des gens - ou espérer qu'ils ne finissent pas trop bourrés en ces lieux leurs soirées -.

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Au retour remise en place de la fenêtre. L'odeur de peinture semblait supportable.
J'étais vannée mais soulagée d'avoir une bonne chance de terminer ce que j'estime être le minimum vital pour l'état de la maison avant le retour.
Des annonces ont été faites par le premier ministre. Les statistiques de l'épidémie étant plutôt encourageantes, la limite des 100 km est supprimée (ouf), les parcs et jardins vont rouvrir et peu à peu pas mal de choses. Je n'ai pas suivi tout le détail, mais il m'a semblé que pour la première fois depuis la montée en force de l'épidémie, les mesures semblaient relativement cohérentes. 

En Italie aussi, les différentes étapes du déconfinement s'enchaînent pour l'instant sans augmentation des comptages. 
J'ai fait un bref LT d'un TG de Rai News 24 (ce n'était pas Riccardo Cavaliere qui présentait, j'étais moins motivée). 
Ce qui se passe aux USA avec un "agent orange" de plus en plus hors limites est fort inquiétant ; davantage que l'épidémie même. Ces jours-ci les réseaux sociaux sont dans le collimateur.

Au Royaume-Uni le non respect des règles par un conseiller de Boris Johnson a vraiment déclenché une vague de colère sans précédent. Et d'humour anglais également. Capture d’écran 2020-05-29 à 00.46.18
Barnard Castle était la destination du voyage controversé de Dominic Cummings. Il faut dire que pris en flagrant délit et finalement obligé de s'exprimé lors d'une sorte de conférence de presse sur une table dans un jardin, il a confirmé avoir fait le trajet jusqu'à cette ville pour ''check his eyesight'' (tester sa vue) en conduisant à la fin de sa période d'auto-quarantaine due au coronavirus. 
Ça a du coup donné plein de meme, mon préféré so far étant celui-ci

Capture d’écran 2020-05-29 à 01.06.00

J'ai appris en toute fin de journée, par JF qui scrollait un fil d'infos sur son téléphone que Guy Bedos était mort. Il était âgé mais ça me rend bien néanmoins un peu triste. Dans les années 70 et 80 je le trouvais drôle, nous l'avions vu plusieurs fois en spectacle et j'adorais le moment où il faisait du mauvais esprit sur les infos du jour. Plus tard, j'ai fini par me lasser, j'avais l'impression qu'il se copiait lui-même. Il savait toutefois encore faire mouche. Enfin il y a quelques années, s'est trouvée une période où je le croisais au théâtre, parmi les spectateurs je veux dire, ça en devenait presque amusant : non seulement nos choix étaient les mêmes mais même jour même représentation.
J'ai aussi des souvenirs de fou-rires lors de repas de famille avec mes cousines et ma tante Geneviève qui à l'époque l'appréciaient (années 70 et 80) et racontaient ses spectacles en y mettant du leur. C'était encore plus drôle.
Bon, à nouveau, un jalon de fin d'époque, de page qui se tourne et le sentiment de devoir raconter, vite, ce dont nous serons bientôt la dernière mémoire et qui fut significatif.

 

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5 867 318 cas (dont : 360 398 morts (dont 103 189 morts aux USA) et 2 569 451 guéris) 

 





Chroniques du confinement jour 72 : La fenêtre du haut et puis ... les pieds dans l'eau

Déconfinement officiel 1 jour 17

 

Pas de sport le matin (à part les désormais traditionnels abdos - squats - pompes) mais une séance de Tabata "fraîche" le soir. 

Entre les deux, écritures quotidienne et bricolage : je me suis attaquée, avec la complicité de JF parti me chercher un "pistolet", à ce qui nécessitait du mastic : reboucher mon ratage d'accroche de la tringle à rideau de dessus la porte et refaire certains joints de la petite fenêtre de près du bureau. Ce dernier point nécessitait pas mal de décapage, enlevage des anciens qui partaient en quenouille. Et j'en ai profité pour ôter de la vieille peinture (je compte repeindre aussi, l'extérieur, pour protéger le bois).

Au passage j'ai aussi recollé un petit "bouton" de bois de l'escalier, ainsi que remis de la pâte à bois dans la fente de la porte de la cabane à outil que le voisin voleur avait abîmée.

Comme auparavant et tandis que JF était parti me faire la course de bricolage j'avais fait une sieste / lecture de "The Beatles Tune In", la journée aura été très très vite bouclée.

Après le dîner, je suis restée en short, ou plutôt après le Tabata je suis restée en short pour le dîner et la suite et nous sommes allés en voiture (pour cause de fatigue + nuit qui allait tomber) voir le coucher de soleil à Surville. L'idée était pour moi, à défaut de pouvoir me baigner (seule, sans combi = trop risqué) d'au moins marcher les pieds dans l'eau. Ça m'a effectivement fait un bien fou, même si la sieste avait été profitable. Le coucher de soleil était magnifique, pas un nuage pour dissimuler l'instant magique de l'apparente plongée. Et à un moment donné, alors que nous rentrions, la plage fut pour nous tous seuls d'un bout à l'autre de l'horizon. 
Seul regret : comme monsieur ne souhaitait pas se mouiller les pieds, nous n'avons pas fait réellement la balade en amoureux. 
Il a d'autant plus eu tort que la journée ayant été fort chaude, il y avait un délicieux effet de chaleur dans l'eau, alors que la marée montait. 

J'ai ramassé avec l'un des gants que je porte en poche en permanence par ces temps, un morceau de plastique que j'ai jeté dans la poubelle de bord de plage. L'épidémie ne permet pas de faire du plogging comme avant.

Curieusement la boîte à lire qui était pleine peu après #LeConfinement officiel était presque vide, avec un feuillet demandant de ne pas l'utiliser pour cause d'épidémie. Mieux vaut tard que jamais.

Peu après notre retour, ce fut pile l'heure d'un passage de l'ISS. Je ne sais pas bien expliquer l'amplitude de mon ravissement à observer ce passage. Et le plus souvent d'un côté puis de l'autre de la maison.
Le décollage de Space-X n'a pas eu lieu, les conditions météos orageuses ayant eu raison de la tentative. Elle est repoussée à samedi. Du fait même qu'il s'agisse de business plus que d'avancées pour la recherche et l'hypothétique futur bien commun de l'humanité, je suis beaucoup moins intéressée, que par bien d'autres départs que j'ai suivi dès l'enfance, le cœur battant, à la télé.

Il était trop tard pour que je suive les infos italiennes, d'autant plus que nous comptons aller courir demain matin : barrière 7 si ça peut.

 

PS : L'Homme m'a annoncé très sérieusement que Jeanne Moreau venait de mourir. Je lui ai dit que j'étais certaine que c'était déjà le cas depuis plusieurs années. Mais il venait de recevoir un ramassis d'infos et c'était dedans alors il a tardé à me croire. Il faudrait qu'il se désabonne des fils d'infos tape-à-l'œil.
Je perds beaucoup d'énergie dans le fait qu'il met presque toujours en doute ce que je dis, en particulier pour les trajets, alors que mon sens de l'orientation est fiable. 

 

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5 779 252 cas (dont : 356 731 morts (dont 102 008 morts aux USA) et 2 490 659 guéris) 


Chroniques du confinement jour 71 : Une après-midi disparue mais de nouveaux quartiers

Déconfinement officiel 1 jour 16

Réveil tardif mais le temps était radieux et nous avions prévu un entraînement court, alors nous avons maintenu notre séance.

J'avais vu deux séances de pro la veille sur Youtube qui m'avaient semblé attrayantes : 

15' échauffement
8 x 1 km au seuil R=1'
15' cool down

30' échauffement
5 x 6' au seuil R=2'
15' cool down

La seconde nécessitait a priori davantage de temps. J'ai donc adapté la première à mon niveau et "roule nénesse" comme disait un collègue de bien avant la fin du siècle dernier.
Adapter à mon niveau ça signifie que l'allure au seuil est celle de l'échauffement de la plupart des gens et que les 8 x 1 km deviennent 4 x 500 m

Ça a donné un peu de rythme c'était bien et j'ai pris des repères aux barrières. Ainsi 15 minutes à faible allure (échauffement et cool down) ça donne : jusqu'à la première barrière. 

Et 2 x 500 m mènent à environ mi-distance de la barrière 2 et de la barrière 3.

Capture d’écran 2020-05-26 à 12.36.21 Capture d’écran 2020-05-26 à 12.36.21 Capture d’écran 2020-05-26 à 12.36.21

 

Il me manque une partie car j'ai bêtement arrêté ma montre pour la minute de pause entre la série 3 et la série 4 ... et ne l'ai pas relancé. 

Le temps que je fasse le défi abdos - squats - pompes prenne ma douche et mon petit-déjeuner la matinée était bien entamée.

C'est alors qu'il y a eu un appel du boulot de monsieur qui soudain, même si aucun chantier n'a redémarré requérant ses compétences, souhaite qu'il revienne bosser et que ça ne pourrait attendre le 8 juin. Je lui ai demandé comment nous ferions en pratique puisque j'ai besoin des outils pour finir les travaux de remise en ordre entrepris et ne pourrait donc rentrer en train. Et qu'il ne pourra pas partir puis revenir me chercher à cause de la limite des 100 km. 
Si je rentre d'avance avec lui je n'aurais pas le temps de finir la remise de la maison en bon état. 

Et je n'ai aucune envie de me retrouver confinée dans l'appartement avec ma fille télétravaillant. 

Les entreprises abusent largement de la situation, beaucoup d'entre elles en tout cas. Partez, ne revenez pas, euh si, revenez immédiatement. 

Il y a aussi des abus vis-à-vis du chômage partiel : l'État a financé le télétravail des gens dans bien des cas. 

Ça n'était pas son cas, il a simplement répondu à quelques coups de fils ponctuels et suivi une formation de deux jours + débrief. Seulement je fatigue sur le plan général des abus qui sont faits. Et d'autant plus facilement et sans opposition que la crise à venir mettra bien des gens sur le carreau, alors qui est en poste s'efforce de le conserver. 

Je me souviens en revanche fort bien de la période du temps de l'"Usine" après l'incendie des bureaux. Il avait eu lieu le week-end et dès le jeudi nous étions à pied-d'œuvre dans des bureaux de remplacement à La Défense à rebrancher des ordis et déjà rebosser sur toute la part de l'informatique qui était à distance. Arrive la paie de fin mai : de la date de l'incendie à la fin du mois nous avions été comptés en chômage technique complet. Ça ne faisait pas un grand écart sur le net, des cotisations différentes se compensaient. Il n'empêche que c'était l'État et donc le contribuable qui avait payé les 2/3 de mois pendant que nous étions en train de travailler (et d'arrache-pied, ce qui ne nous fut jamais compensé, cet effort pour bosser malgré tout) pour notre employeur. Nous ne l'avions su qu'en recevant nos bulletins de salaire. Il était pratiquement impossible de protester. "Vous avez été payés de toutes façons". "C'était l'accord avec l'État, il n'y a pas de problème". J'en vois qui vivent la même mésaventure avec le #Covid_19. Notre cas était plus flagrant puisque nous n'étions pas en télétravail mais bien sur les lieux. Seulement pour les salariés isolés chez eux, il est encore plus compliqué de prouver quoi que ce soit, à moins de saisir individuellement une instance de type prud'hommes, perdre son boulot, entrer en conflit ouvert avec sa direction.

Après un bref déjeuner bien triste, il est vraiment pénible passé un certain âge de ne pas être un minimum libres de notre temps, du temps qui nous reste et qui devient précieux, j'ai voulu lire mais j'ai surtout dormi et l'Homme c'est exercé dans son practice personnel. Si au moins ça pouvait lui donner la force pour une fois de ne pas se laisser faire, lui qui déjà n'a pas eu de vacances l'été dernier à part à peine une semaine que j'ai dû insister pour que l'on ait avant de m'embarquer fin août dans le nouveau boulot en maison de la presse et que je croyais pour de bon avant de heurter mes limites physiques et d'absence de liberté de décisions (1). 

Il y a eu une bizarrerie en fin d'après-midi, démotivée pour les travaux (si on doit repartir je ne pourrai finir), je lisais The Beatles Tune In en buvant mon five o'clock tea quand soudain JF après s'être un peu reposé a dit Quand est-ce qu'on mange ? 

Et je me suis rendue compte qu'alors que je me croyais vers 18h, il en était 20. 

L'impression très forte que l'après-midi a été engloutie dans une faille temporelle.

Heureusement la balade d'après le dîner nous aura sauvé la mise : nous sommes partis marcher vers le sud ouest de la petite ville et des nouveaux quartiers en cours de lotissement lors de nos dernières balades sont à présent bâtis et peuplés. Dont pour une part des villas présomptueuses à l'américaine (avec SUV assortis) et pour l'autre des Two x two à l'anglaise, qui pour du logis populaire avec mitoyenneté ont assez d'allure. Dans cette partie-là il y avait même un chemin piétonnier. 

Les parties qui se veulent chic sont beaucoup à base d'impasses, on ne veut surtout pas que les gens, même à pied puissent passer. Dans quelques années on peut supposer que tout sera bouclé en mode lieux privés dans des quartiers privés dans lesquels chaque portes de chaque pièces et chaque placard derrières elles ferment à clef.

Il reste encore des champs. Dans l'un d'eux cinq chevaux de selle magnifiques et forts avenants qui sont venus nous saluer. 

Il y avait une petite portion de route longeant la voie rapide de contournement qu'il me semblait n'avoir jamais vue. Mais des arbres avaient été récemment abattus donc il se peut que ce soit leur absence qui m'ait donné cette impression. 

Reste la question : quels boulots exercent donc tous ces gens qui vivent là, toute cette nouvelle population dont le nombre semble avoir bondi en quatre à cinq ans ? Avec une partie d'entre elle qui visiblement a de forts moyens financiers.

Corollaire : où sont les enfants ? les adolescents ? Je veux bien croire que la période est extrêmement particulière de ces derniers deux mois, mais toutes les dernières fois que nous sommes venus nous n'avons jamais eu l'impression d'un boom démographique qui pourrait correspondre à des logis si vastes.
Je sens que les jours du champs derrière la petite maison sont comptés. Et du bel arbre que j'aime tant.
La région est en train de devenir recherchée. 
Le danger nucléaire semble n'inquiéter personne - ou alors tous ces nouveaux habitants sont liés à des emplois sinon directs du moins induits ? -.

En attendant cette balade m'a donné l'impression de découvrir une nouvelle ville. Ici aussi je vais bientôt ressentir l'impression d'avoir déménagé sur place. Le petit pays que je connaissais par cœur n'existe déjà plus que dans ma mémoire.

LT des infos italienne de Rai News 24, les infos "non Covid-19" commencent à reprendre place. 

 

(1) Ce soulagement rétroactif devant l'épidémie et le fait que les maisons de la presse et bureaux de tabac restaient ouverts malgré le danger. Merci à mes genoux d'avoir exprimé par la douleur leur désaccord à temps.

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

5 649 790 cas (dont : 350 349 morts (dont 100 414 morts aux USA) et 2 415 257 guéris) 


Chroniques du confinement jour 70 : déblayer le jardin de devant (finir de)

Déconfinement officiel 1 jour 15

 

C'est simple, il y eut une grasse matinée (un réveil à 9h20 ce qui est tard pour moi) et ensuite une journée entière de travail personnel (les écritures légères) le matin et de travail pour la maison l'après-midi avec la fin du déblayage débroussaillage du petit carré de jardin de devant, et un trajet à la déchetterie pour vider les déchets du déblayage du pratice de pétanque, suivi d'un passage un peu longuet au magasin voisin de choses pour la maison (tringles à rideaux et différents éléments de bricolages prévus (dont retaper la petite fenêtre arrière)). Alors que je tirais sur une racine de roncier, à nouveau un de ces paillasson d'extérieur m'est arrivé dans les mains. Il était à demi végétalisé, inclus dans le sol, sous une épaisseur de terre, et commençait sérieusement à se décomposer. 
C'est le deuxième. L'autre était derrière. 

L'arbuste mort est désormais sur le tas de bois, au jardin arrière. J'ai fait un peu mon Obélix ou mon Jean Valjean sur ce coup-là de le dégager à la mano. C'était comme s'il n'attendait plus que ça. Je m'efforce d'être respectueuse quand j'enlève des éléments de végétation. Ce jardin était rendu à l'état sauvage depuis le décès de mon père, fors quelques tailles hâtives de loin en loin. J'ai la sensation d'arriver en colonisateur. 

J'ai arrêté vers 19h, juste à temps pour une séance de Tabata en replay - nous tenons à tenter de garder le rythme jusqu'à notre retour en région parisienne -) et qu'il reste du temps pour la récompense suprême après une forte journée de labeur : aller assister au coucher de soleil sur la mer. 

Il faisait doux comme en été quand il fait beau. Comme j'étais fatiguée nous nous sommes assis sur un banc le long du boulevard Maritime et nous avons observé le temps si rapide du soleil qui semble plonger. 

Trop tard, trop épuisée pour télécharger des photos, mais celles du boulot sont ici et un de celles du bord de mer au bord du soir

Je n'ai pas suivi les infos ni italiennes ni vraiment d'ailleurs, à part quelques brèves incursions sur Twitter à des instants d'attente : par exemple lorsque JF est allé à la pharmacie changer le masque qu'il y avait acheté pour moi la semaine passé et dont l'un des élastiques venait de me rester dans les mains alors que je faisais simplement le geste de le retirer (1). Le pharmacien nous en a donné un neuf en espérant qu'il n'avait pas le même défaut de fabrication (masques en tissus à 5 €, lavables et qui semblaient de qualité).

Besoin de me distraire après tout ça, et pour résister à la tristesse de la période, qui pour l'instant m'épargne en m'accordant un temps nécessaire et heureux, mais ça ne m'empêche pas de penser aux ami·e·s et aussi au contexte politique presque partout si inquiétant. Quelques anciennes démocraties sont en train de basculer, aidées en cela par les mesures d'urgences à prendre, en régimes populistes et autoritaires. La liberté d'expression, et j'emploie le terme dans sa réelle acception, est attaquée de toutes parts et les journalistes et photographes gêner dans l'exercice de leurs professions. Un syndicat de forces de l'ordre a par ailleurs attaqué en justice une artiste invitée à une émission de télévision et qui avait avoué "craindre la police" avoir peur de sa violence. Désormais l'expression d'une crainte même en termes modérés (elle n'a pas non plus proféré d'insultes, simplement dit que ces hommes lui faisaient désormais peur) peut-être attaquée en justice. À quel moment est-ce parti en vrille ?

Donc j'ai flâné un peu sur l'internet passant de Julie Andrews à l'histoire de la maladie qui emporta Blake Edwards et de là à un documentaire de Kim Snyder, "I remember me", que je n'ai pas su trouver, et de là à sa filmographie, dont "Newtown" en 2016 et en 2005 un documentaire sur Drew Petersen un jeune homme particulièrement doué pour le piano.

Cette semaine qui s'amorce est d'un autre ordre que les précédentes, le compte à rebours est enclenché et il y a foule de choses à terminer avant de rentrer. Mon objectif est que la maison soit prêtable, par exemple aux enfants, s'ils ont des congés cet été, ou à une amie qui aurait besoin de se poser le temps de reprendre son souffle. 
L'objectif plus lointain est de ranger des affaires dans les meubles, une fois que tout ce qui doit être accroché aux murs le sera et de libérer un jour l'un des box de stockage. 
C'est loin d'être gagné - ça ne sera clairement pas pour cette fois -.

Comme pour marquer le coup du changement de temporalité les vaches ont été placées ailleurs et ça semble fait pour durer. 
Plus de vaches, plus de Tabata en direct ou presque : voilà, la parenthèse va sur sa fin. C'était bien une vie de couple réelle, c'était bien une vie où l'on travaille pour soi-même ou sa famille à ses propres projets, mais ça ne va pas tarder à se terminer, je ne verrai plus mon époux que lorsque nous ne serons pas au travail et dans les jours de congé et les soirées quand il ne sera pas à son club de pétanque, je n'aurais plus de temps pour les travail personnel que très réduit et limité par la fatigue d'un emploi à plein temps, et que je serai, je l'espère, fort heureuse d'exercer dans une période d'économie dégradée. 
Nos retraites seront encore plus reportées aux calendres grecques. On aura su pendant trois mois à quoi ça pouvait ressembler. C'est déjà ça.  

En attendant, l'avantage de toute cette activité est qu'elle aide bien à éviter les états d'âme, en plus d'être utile aux autres.

(1) J'avoue n'avoir pas du tout pigé ce qu'il s'est passé, les deux coutures ont cédé sans que j'aie l'impression d'exercer de force particulière, mon geste était tout tranquille. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

5 578 798 cas (dont : 347 405 morts (dont 99,772 morts aux USA) et 2 356 772 guéris) 

 

 


La première course officielle post-apo (non, je rigole)

Au vu du décors et du très faible nombre de participants, ça a un côté post-apo assez sublime. 

Ce qui n'empêche pas d'être admirative quant à la performance. D'autant plus qu'ils sont tous en manque, sinon d'entraînement (en Norvège ils continuaient à pouvoir courir à l'extérieur même si dans des endroits moins chouettes qu'à l'habitude ; et puis ils ont tous des tapis de course et partagent des images de leurs séances sur les réseaux sociaux) du moins de compétition.

Je ne sais toujours pas quoi penser au sujet de ces nouveaux modèles de chaussures qui ne se contentent plus d'amortir mais d'offrir en sus une assistance au rebond. Bientôt tout le monde du sport de haut niveau en disposera, et la question d'une distorsion des chances de performance ne se posera plus. Reste cependant celle de ce qu'on cherche à mesurer : la performance d'un corps humains ou celle d'une technique qui augmente ses capacités. Il faudrait peut-être que la fédération internationale prenne le même type de décision que lorsqu'il a été interdit aux nageurs de porter des combinaisons pour les compétitions en piscine. 

 

 

 

Si jamais cette video des 5 km de Satavanger disparaît, un résumé de la course peut se trouver par ici (chez Total Running Productions)