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Chroniques du confinement jour 69 : vélo, débroussaillage et course à pied

Déconfinement officiel 1 jour 14

Encore un jour de grand formidable beau temps avec la petite brise d'ici qui fait qu'on a rarement trop chaud. Je le note en me disant que longtemps plus tard, on (en Île de France ? en Normandie ?) se souviendra de cette période du confinement comme d'un temps de globalement grand beau temps. Ironie du sort qui fut un test assez costaud quant à notre discipline de respect de l'enfermement. 

Ça tombait bien j'avais prévu de profiter de la circulation et du passage moindre le dimanche pour débroussailler le jardinet de devant. 

J'y ai passé la fin de la matinée et l'après-midi jusqu'à 17h passées. N'arrêtant que parce que le sac "déchets végétaux" était rempli. L'arbuste que JF avait trop taillé il y a quelques années (et qui avait peut-être en notre absence subi d'autres avanies, c'était du temps du voisin voleur) ne s'en était jamais remis. À présent, le tronc et les branches ne tiennent plus. Ça sera mon travail du début de semaine, le dégager des ronces puis le dégager tout court. 
Je me demande s'il n'y avait pas là aussi un cotoneaster

Sinon c'était une journée sport : barrière 6 pour la course à pied qui correspond à un parcours de 10 km à peu de choses près et à la hauteur du manoir (1).  

En théorie il y avait Tabata mais le grand beau temps et le besoin d'extérieur - je vois sur les réseaux les photos de mes camarades de triathlon par petits lots (2), à vélo - aura été le plus fort. Comme je m'étais pas mal agitée toute la journée nous sommes convenus de faire une séance de Tabata "réchauffée" le lendemain soir et d'aller plutôt faire un petit tour à vélo. Vers Gerville par exemple, dont le panneau 4,5 km à la sortie de La Haye, lors de notre balade à pied du soir, nous avait titillé.

Alors je me suis reposée environ 1h tandis qu'il s'entraînait à la pétanque (tir) sur son practice personnel du jardin, et puis nous sommes partis, un peu en mode hop à l'ancienne (3), l'idée étant de ne pas partir plus d'une heure. 

Très belle balade, ça grimpotte un peu. sur la portion La Haye - Gerville. J'ai déjà du passer un certain nombre de fois par là, mais n'en avait guère le souvenir. Le retour par Mobecq (et sa curieuse mairie toute seule), était plus facile. Il y avait un grand chien écrasé peu après Gerville, c'était si triste (mais nous ne pouvions plus rien faire pour lui ; peut-être que des gens cherchent leur chien qui n'est pas rentré ? - je n'ai pas vu de collier en passant -). Je me suis demandée qui est censé s'occuper des cadavres d'animaux qui sont sur les routes ? Est-on censé avertir quelqu'un (lorsque c'est hors d'une ville) ? Et qui plus est en période d'épidémie qui serait venue d'un manque d'étanchéité virale entre les espèces ? 

J'ai vu aussi un champ où les vaches étaient trop nombreuses par rapport à sa superficie. C'est étrange de comme ça peut mettre mal à l'aise. 
Peut-être que j'y suis d'autant plus sensible que les six vaches qui paissaient dans le champ derrière la maison et l'autre champ attenant n'y sont plus. Probablement reconfinées pour cause d'herbe trop bien rasée.

Je n'ai pas regardé les infos italiennes mais vu que le débat sur l'école / les questions de scolarité avait bien (eu) lieu et qu'un gamin dans le Trentin avait fait face à un ours (ou plutôt : avait eu un ours dans le dos) avec grand sang froid, tandis qu'en Angleterre Dominic Cummings, un des conseillers de Boris Johnson qui a alors qu'il était malade, été séjourner chez ses parents à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile, tandis qu'il avait interdit à ses compatriotes d'en faire autant même pour des fins de vies, est en train de se prendre une tornade publique. Deux exemples parmi beaucoup.

Notre stade d'entraînement à Levallois a servi pour une prière de l'Aïd avec les bonnes distanciations (la mosquée provisoire est au dessus des vestiaires depuis que les bâtiments qui abritaient l'ancienne mosquée ont été remplacés par d'autres lors de la grande opération immobilière du quartier de la gare, qui a pris la décision d'aller prier dehors juste en bas a fait preuve de pragmatisme). Puisque le stade est fermé pour le sport, je trouve ça fort bien qu'ils aient pu ainsi avoir leur moment de culte en respectant les consignes de prudence sanitaire. Pour autant je me demande si un pays qui a ré-autorisé les rassemblements pour les cultes tout en maintenant fermé les lieux de sports est cohérent. De la même façon que le parc d'attraction du Puy du Fou a été autorisé à rouvrir alors que tous les lieux culturels (théâtres etc.) restent fermés et à Paris les parcs et jardins. Bref, ça me gêne un peu que des installations sportives d'extérieurs (là où le virus est le moins redoutable) soit fermées pour le sport, y compris les sports qui ne sont pas des sports de contacts, et ouvertes pour des rassemblements religieux (quelque religion que ce soit).

En Norvège ils ont repris au moins en petits groupes et ... en zones industrielles (?!) les compétitions. Deux des frères Ingebrigtsen se sont régalés. Mais quelles conditions étranges !

Last but not least, Jacinda Ardern calme en interview pendant un tremblement de terre. Stay calm aura été le moto de la journée.

 

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(1) Le fameux manoir qui longtemps fut en vente au prix de notre appartement parisien ce qui faisait dire à l'Homme de la maison : On vend tout, on s'installe là et on organise un lieu touristique.

(2) Il n'y a toujours pas le droit de s'entraîner collectivement. Mais par petits groupes (moins de 10) c'est toléré. 

(3) De nos jours on s'équipe davantage + provisions etc. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

5 491 514 cas (dont : 346 360 morts (dont 99,286 morts aux USA) et 2 299 179 guéris) 


Chroniques du confinement jour 68 : Travailler à l'aménagement de la maison

Déconfinement officiel 1 jour 13

C'est un jour "sans sport", seulement le défi abdos - squats - pompes et pour le reste entièrement consacrée à l'aménagement de la maison, perceuse en main. 

Alors j'installe le chausse pied, la Dame à la Licorne, et très mal la tringle pour le rideau de derrière la porte : en fait passé un seuil rapidement atteint, plus moyen de percer davantage. La maison serait-elle en pierre ? (des pierres apparaissaient du côté de la cheminée surnuméraire, lorsque le mur était abimé). J'y ai passé l'après-midi tandis que JF s'occupait de son club à distance et somnolait. 

Enfin j'ai préparé l'éventuel accrochage du miroir. Le fiston avec lequel j'ai communiqué en fin de journée et son père sont assez dissuasifs. Le problème est que le miroir pèse et que si je ne parviens pas à bien percer le mur, ça sera dangereux.

Bref repos en mode KO aplatie sur le lit après 18h tandis que c'était à l'homme de bosser. Il se sera occupé intégralement des deux repas et je ne sais pas comment j'aurais pu avancer sans ça.

Enfin, car le temps était venteux et frais mais plutôt beau et qu'à part lui pour courir seul au matin, sortie de 4 km avec du rythme, nous n'étions pas sortis, une belle balade post prandiale au bord du soir : le tour du Carpiquet (1).

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Nous allons jusqu'au bout de la voie sans issue (il y a comme une sorte de station d'épuration) et notre approche fait s'envoler un faisan, juste assez pour franchir une haie et se retrouver de l'autre côté d'un champ. J'avais l'appareil photo à la main mais la surprise fut si forte que je n'en ai rien fait. 

Au retour, sur les conseils de Madleine en Campagne quant à la recherche de composition des murs de la maison, je vais voir les archives départementales de la Manche et entre l'état civil (magnifiquement tenu du temps de Charles Ducloux) et les archives iconographiques à bases de vieilles cartes postales, je tombe littéralement dedans. 

Il est soudain 1h du matin, je n'ai rien vu venir. 

Gros avantage de la journée bricolage, même si j'en sors fort fatiguée (2) : concentration à 100 %, l'épidémie n'existait plus, ni le malheur qui a touché une de mes amies récemment, ni les tracas professionnels et financiers et de santé (3) pour la suite. Je ne pensais plus qu'à tenter de faire honneur à celles et ceux qui m'ont précédée et font que cette maison m'échoit et nous abrite désormais.

C'est amusant de combien j'ai de l'appétence pour le bricolage "sec" (monter des meubles, fixer des trucs, éventuellement un peu d'électricité, installer, et menuiserie) et peu pour le "mouillé" (plomberie, peintures et enduits divers). Globalement c'est cent fois plus intéressant que les tâches purement ménagères : à la fin de nos efforts, il reste quelque chose qui durera plus longtemps que l'effet d'un dépoussiérage ou d'une séance de repassage, de rangements ou de quelque nettoyage que ce soit. 
De plus, je dispose de tous les outils nécessaires pour une belle marge de progression sans qu'il ne m'en coûte trop d'argent. 

Petite mélancolie du jour : le champ derrière ayant été proprement ratissé par leurs soins, plus un brin d'herbe ne dépasse, les vaches ont semble-t-il été reconfinées. C'est fou comme elles nous manquent. 

 

(1) Il existait aussi "le tour du refoul", plus ou moins longeant l'actuelle voie verte, me semble-t-il 

(2) Selon mon ressenti c'est très différent un travail de bricolage sans danger et une session de bricolage avec utilisation d'outils potentiellement dangereux (typiquement : la perceuse). Je peux bosser dur inlassablement dans le premier cas, j'ai mes limites dans le second.

(3) La pandémie n'a pas dit son dernier mot et les gens se regroupent et festoient, trop content de se sentir enfin libres. 
Le gouvernement, qui accorde au Puy du Fou pour le spectacle à prétexte historique une réouverture par amitié de Président Macron pour De Villiers, tout en refusant la réouverture des parcs et jardins à Paris en représailles envers Anne Hidalgo, n'aide vraiment pas. Depuis le début leur communication n'est pas claire, contradictoire, et sans autre logique que semble-t-il celle de ménager certains alliés. À présent que tant de gens ont repris le travail sur lieu de travail, ils ne voient pas pourquoi ils se restreindraient pour le reste de leur vie et ça se conçoit ; sans compter le besoin normal pour les citadins d'enfin passer du temps dehors. 

PS : avant que j'oublie, simple et efficace explication ici pour les dominos à transformer en prise de courant. Merci à Gabriel Roche de me l'avoir fournie. 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

5 391 479 cas (dont : 343 498 morts (dont 98,656 morts aux USA) et 2 235 988 guéris) 


Chroniques du confinement jour 67 : un terrain de pétanque personnel affiné

Déconfinement officiel 1 jour 12

Capture d’écran 2020-05-23 à 01.10.37

C'est une journée qui s'est avérée efficace alors qu'elle était mal embarquée : 

Nous devions aller courir, réveillés trop tard, ne l'avons pas fait. 
Je voulais accrocher un grand cadre (tapisserie) et un lourd miroir, je n'en ai rien fait.

J'avais différentes choses brèves à écrire, ne l'ai fait qu'en toute fin de journée. 

Mais voilà, alors que la pluie menaçait j'ai décidé de déplacer le tas de petit bois pour agrandir le terrain de pétanque personnel de notre passionné familial. 
Et comme souvent dans les activités de type "travail au jardin", une fois lancée je ne sais que tenter d'aller au bout de ce qui est entrepris.
Alors voilà, à l'heure du déjeuner, un grand sac de végétaux et branchages et gravats (beaucoup de cailloux) plus tard, c'était fait. 

Et comme ses collègues de pétanque l'ont appelé au moment de la sieste parce qu'il y a encore des embrouilles - elles doivent être tellement ridicules et lamentables, qu'il n'a pas souhaité m'en parler -, il s'est du coup immédiatement mis à jouer. 

Nous avons rendu (après échange téléphonique, par temps de pandémie on ne débarque pas sans prévenir chez les gens) sa souris à la voisine avec en remerciement un paquet des bons gâteaux de la biscuiterie de Sortoville en Beaumont. C'était chouette de la voir et de parler un peu. Ils nous manqueront après leur déménagement. 

J'étais vannée alors je me suis régalée de sommeil et lecture, toujours Liverpool, à présent durant les mid-fifties. C'est impressionnant la force qu'à cet ouvrage de m'embarquer. Je ne pensais à plus rien ni personne d'autre, j'étais à Liverpool avec les pas-encore-Beatles ado et Makka qui est en classe avec un pote à That Lennon car la mère dudit pote n'a pas voulu que son fils reste dans le même établissement scolaire que ce John qui a si mauvaise influence. À quoi ça tient, les choses ... 

Petite séance de Tabata en replay à présent - puisque le rythme des un jour sur deux n'a plus lieu d'être à présent que les triathlètes ont presque tous repris leurs habituels entraînements et leur boulot IRL -. Nous avons donc fait celle du 20 mars. Avec des musiques que j'ai trouvées sur Youtube.

Puisque les limitations du confinement ne sont plus, nous avons pu après dîner faire une petite promenade à pied. C'est JF qui a choisi : centre ville puis retour par la voie verte. Un camion de pizze à emporter attirait son petit monde - zéro précautions sanitaires - pas plus qu'à l'autre point de vente de pizze à emporter.
Pour autant trois avis affichés à la devanture des pompes fu et un rappel des conditions particulières actuelles. Ça n'est pas habituel, trois d'un coup pour une si petite ville. Dont un avec des remerciements appuyés au personnel soignant. 

J'ai lu aussi un peu.

Ainsi Guillaume Vissac qui propose que l'on refuse de déconfiner, que ça serait une belle façon de protester. Belle idée, qui m'aurait bien plu. Mais c'est raté. Tout le monde s'est précipité à refaire les mêmes bêtises qu'avant. François Bon qui constate que le déconfinement du moins en son début n'a rien changé pour lui et interroge mémoire, outils, rapport entre vidéo et photos. Dr Caso qui pour ne pas trop en dire sur de nouvelles perspectives, répond à un questionnaire (je me le mets de côté pour plus tard).

Dans la série des #Étonnements de la pandémie de #Covid_19, cet article qui relate la situation terrible de bébés conçus en Ukraine pour autrui et qui restent sur place sans parents puisque ceux-ci devaient venir les chercher d'autres pays. C'est impressionnant d'à quel point l'épidémie nous cogne aux folies de nos sociétés, à leurs formes excessives. Ça met le grain de sable qui nous fait nous poser des questions, surtout sur des sujets où l'on n'a pas d'opinion car les points de vue des uns et des autres sont inconciliables. Je me demande par exemple comment les femmes qui ont délivré (est-ce le terme ?) ces bébés font avec le baby-blues ou si elles ont été payé, puisque la "livraison" n'a pas pu avoir lieu, même si l'objet de la transaction est disponible. Sur certains sujets, la modernité me dépasse un peu.

Et en Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern continue à avoir de bonnes idées : travailler moins pour consommer plus (et sans doute aussi diminuer le chômage plutôt que de surmener celles et ceux qui ont un emploi). 

Un brin de LT des TG italiens. Rien de particulier. J'arrêterai sans doute en reprenant le boulot, d'autant plus que la pandémie est à présent partout et que les dés sont jetés. Il n'y a plus à tenter d'avertir les français des nouvelles d'Italie. 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

5 294 870 cas (dont : 339 279 morts (dont 97 554 morts aux USA) et 2 139 388 guéris) 
Je ne comprends pas pourquoi la Belgique a un si fort taux de morts par Covid_19 par million d'habitants (plus de 700 alors que l'Espagne n'est "qu'à" plus de 600 et l'Italie et le Royaume-Unis vers 630. Peut-être est-ce surtout une question d'honnêteté ? 


Chroniques du confinement jour 66 : Et la mer avait disparu

Déconfinement officiel 1 jour 11

Ce qui restera en mémoire de cette journée, démarrée avec lenteur - pas prévu d'aller courir, je devais bricoler, mais il était tard et j'aurais mis longtemps aux petites écritures et notes quotidiennes -, ça sera cette magnifique balade à vélo pour aller voir la mer ... qui avait disparu.

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Nous avions pris la petite route qui part de non loin de la maison et coupe en direct jusque Saint Germain sur Ay (le village) et ç'avait été un bonheur de jour d'été. 
Bien regonflés par JF les vélos tournaient, le vent était présent mais léger, il n'y avait guère de circulation (trois tracteurs en tout, une voiture, un autre vélo), c'était "un momento perfetto". Il faisait beau et chaud.

Et puis, en arrivant vers le bord de mer de Saint-Germain - soudain tout peuplé, quel contraste avec les jours qui précédaient -, comme de la fumée. Mais une fumée qui n'aurait préoccupé personne, tout le monde vaquait à ses occupations. 

Et en arrivant au niveau du parking devant le bâtiment des sauveteurs en mer, la raison de ce mystère : la mer n'y était plus. Couverte de brume, une brume à couper au couteau. 

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C'était beau et stupéfiant. Très fort en dissonance cognitive puisqu'à l'ordinaire un tel temps s'accompagne de froid. Or il s'agissait d'une brume de chaleur (1), ce qui rendait les choses très troublantes. 

On distinguait quelques promeneurs, un coureur à pied. Plus loin nous avons entendu très fort les tracteurs qui ramenaient les bateaux de pêche mais en les apercevant à peine. 

Ça rappelait des dystopies. Il s'agirait d'un gaz. On pourrait en mourir. 

Comme heureusement non, ou pas tout de suite. Nous sommes allés au bout du boulevard maritime puis vers les dunes et je crois un haras puis il a fallu faire demi-tour car mon vélo n'était pas un gravel. Et, toujours en croisant pas mal de monde, que le phénomène climatique ne dérangeait pas plus que ça, ni non plus qu'une épidémie était en cours, nous avons repris la route d'accès. De toutes façon nous étions venus voir la mer, il n'y avait pas de raison de s'attarder dans ses rues plutôt peuplées. 

À environ 1 km de la petite station balnéaire, le temps était à nouveau radieux - ce qu'à part cette brume il n'avait cessé d'être -.

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C'était un peu magique aussi. Et un bel appel à l'humilité. On pourra pondre tous les décrets que l'on veut pour autoriser ou non les accès, c'est au bout du compte la mer ou l'océan qui décident. 

J'aime assez.

Sur une suggestion de JF nous sommes passés au corps de garde. Un peu attristés d'y voir des voitures de gens venus pique-niquer tout près (et incapables de les laisser davantage vers le hameau). Mais ça n'était quand même pas la cohue, donc voilà. 

Retour par la même route. Avec pour moi une perplexité : j'avais eu l'impression de descendre ou du moins d'être majoritairement en descente à l'aller or au retour les portions montantes étaient en minorité. Un peu le phénomène inverse de celui du pont de l'Île de Ré qui m'a toujours donné quel que soit le sens de parcours l'impression de monter sur les 2/3 du trajet. Là, c'était une route qui descend la plupart du temps qu'on la prenne d'un sens ou de l'autre. 
Bon, je crois que le vent devait y être pour quelque chose. 

J'avais de l'énergie de reste, une fois rentrée. Et tandis que JF s'entraînait à la pétanque dans le jardin j'ai préparé le bricolage prévu - celui d'accrocher une tapisserie et un miroir -.
J'ai même eu la naïveté de me dire que c'était cool, que la reprise du vélo passait crème et que 25 km étaient restés pas grand chose ou presque rien (2). 

Vaste blague, peu après le dîner j'ai voulu lire un peu - car l'absence de sieste avait signifié une quasi absence de lecture et les Beatles me manquaient -, posté quelques photos de notre expédition sur Instagram et suis tombée de sommeil, alors que je pensais bien fort à mes ami·e·s, ce qui d'ailleurs avait été le cas tout au long de la journée, des pensées solidaires dont on aimerait qu'à distances, par on ne sait quel sympathique sortilège, elles soient capables d'aider. 

 

(1) Ma sœur, qui est devenue une vraie régionale, m'a dit plus tard que ça n'était pas rare, que ça arrivait.
(2) En zone plutôt plate, jusqu'à 50 km ne me sont normalement pas grand chose pour moi à condition de ne pas les parcourir trop vite. 

 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
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- cas (dont : - morts (dont - morts aux USA) et - guéris)  <== endormie sans avoir eu le temps de noter


Chroniques du confinement jour 65 : On avance, on avance, on avance (air connu) malgré tout

Déconfinement officiel 1 jour 10

 

    Il faut le reconnaître, j'ai eu la tête à l'envers toute la journée ; une tristesse qui ne m'a pas lâchée et que j'essayais de contenir en me disant que la principale intéressée par la terrible nouvelle tombée la veille au soir, détesterait que l'on pleure ou que l'on s'apitoie. 

Alors je me suis secouée, et j'ai un peu secoué mon cher co-confiné qui était plutôt en mode petit-pépère qui voulait tout faire plus tard. Ce qui a donné :

un morning run (barrière 5, 7km800 environ à 7mn26 / km)
Nous continuons à ajouter une barrière à chaque fois et j'étalonne. Ce qui donne : 
- barrière 2, 5 km
- barrière 3, maison rose, 6 km
- barrière 4, niveau du rond point vers Saint Germain, 7 km
- barrière 5, maison sur le côté gauche en allant vers Lessay, habitée et entretenue,  7 km 800

les abdos - squats - pompes (38 - 28 - 18) pour le défi du club
Je me pose la question de si je continuerai ou non après le 6 juin

douche, petit-déjeuner, charger les déchets de débroussaillages dans le sac ad hoc puis aller en voiture à la déchetterie
personne ou presque pas d'attente et nous une efficacité d'habitués ; j'avais en plus des broussaille une vieille wassingue en décomposition (je suppose que le voisin voleur l'avait laissée tomber en filant) et un grand morceau de verre, datant lui aussi de ses exactions. 

de là, directement, aller à la Biscuiterie du Cotentin (Sortoville en Beaumont) en passant par Saint Sauveur le Vicomte et Bricquebec. 
La biscuiterie je tenais à y retourner sans tarder car nous avons un cadeau de remerciements à faire, en plus de vouloir soutenir ce commerce dont nous apprécions les produits. Nous appréhendions trop de monde, mais à part deux dames qui partaient, non sans s'être copieusement photographiées devant le décors, alors que nous arrivions, il n'y avait personne. Ça fait un peu peur pour l'avenir. La route entre Bricquebec et Carteret était en lourds travaux avec circulation alternée. Était-ce la raison de la désaffection des locaux ? Ou la peur de l'épidémie ? (je n'y crois pas trop, cf. l'affluence du Aldi ou la veille du magasin de bricolage).
À Bricquebec, JF voulait absolument se promener alors nous avons fait un petit tour à pied, voiture posée sur le grand parking près du château. Ce qui nous a permis de découvrir une splendide allée plantée d'arbres, là où ce trouve avant un stade, le cinéma (fermé, pour l'heure). Là non plus, personne. Juste un gars qui promenait nonchalamment son chien, un de ces chiens qui ont une gueule de boxers et qui sont très à la mode - pour une raison qui m'échappe totalement -. Au fond ce n'était pas une mauvaise idée de s'accorder un instant "comme si on était en vacances" dans cette journée.
Nous n'en aurons probablement pas cet été.

retour de ces courses alimentaires par Carteret (quelques pas sur la plage marée basse, très dégagée) et Portbail as usual
Le genre de petits plaisirs que nous avons ici et dont nous ne nous lassons pas. 
Un peu de monde mais la plage est si vaste à marée basse que ça ne posait aucun problème de risque de contamination.

déjeuner et sieste tardive avec un peu de lecture de The Beatles Tune In. 
Ce livre a décidément pour moi une force d'évasion peu commune. 

séance de Tabata avec Romain Pourrat and his family.
Sans doute que cette belle expérience touche à sa fin, des séances auront lieu en plein air il faudra une présence effective et nous ne serons pas là ou nous aurons repris le boulot.

dîner, petite promenade post-prandiale vespérale dans le quartier
Nous avons exploré la zone pavillonnaire de la sortie/entrée de ville, j'entends par là la partie entre la maison et la zone d'activité. Elle est truffée d'impasses qui s'appellent "rues" et un ancien grand terrain est en passe de virer lotissement. De beaux grands arbres ont été abattus, c'est une peine. JF a croisé un collègue de pétanque qui était dans son jardin et content de faire, à bonne distance, un brin de causette. J'aime bien qu'on se parle de loin, si ça pouvait durer même après l'épidémie, l'habitude de moins se coller, ça serait chouette.

douche encore mais nécessaire, après le Tabata et la marche. Et de toutes façons, brève.
Puis c'était enfin le temps de lire (mes messages reçus) et d'écrire (quelques réponses ou ici-même et quelques petits rattrapages de retard).

J'ai reçu quelques mots qui m'ont bien fait plaisir dont l'un d'un futur employeur potentiel mais les circonstances nous auront éloignés, il n'empêche je suis contente que nous nous soyons rencontrés. Et un SP sous forme de .pdf qui me fait bien plaisir, les ami·e·s ont pensé à moi, malgré ma délocalisation et mon absence de travail en librairie depuis, l'air de rien, plusieurs mois.

Pas eu le temps de lire le Canard enchaîné (que j'ai d'ailleurs eu du mal, une fois n'est pas coutume, en ligne à acheter).
Pas non plus pu participer à une réunion en ligne sur d'éventuels travaux à la radio - en plus que n'ayant pas tout suivi, je n'avais pas d'avis précis -.
Très peu suivi les infos même si j'ai scrupuleusement tenu mon habituel LT des infos d'Italie, passé à la trappe la veille

Le contraste entre le déroulé de cette journée (sports, du travail pour la maison, de l'écriture et des moments de balades, quite a perfect day ; sous un soleil radieux) et mon état d'esprit (une immense tristesse par amitié) est saisissant.
La vie, parfois, nous mène ainsi.

Lien vers le site de la santé publique en France 
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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

5 082 023 cas (dont : 329 230 morts (dont 94 933 morts aux USA) et 2 020 071 guéris) 

 

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Chroniques du confinement jour 64

Déconfinement officiel 1 jour 9

 

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J'ai été en colère dès le matin à cause de cette déclaration mensongère. Quand tu penses qu'à l'étranger le président français a une image de compétence et de leadership. 

Histony a bien résumé, je n'ai pas le courage de lier les touites humoristiques qui m'auront fait sourire avec difficultés car bien des gens sont morts à cause du manque de masques et pour les soignants pendant au moins un mois du manque de réelles protections.  Jouer ainsi sur les mots pour manipuler de façon mensongère la réalité c'est piétiner la mémoire des morts. 

 

Nous avions l'impression que les gens s'étaient déconfinés fort tôt par ici, du moins pour ce qui concernait d'aller au travail. Au vu de la circulation incessante qu'il y a en journée depuis ce lundi je n'en suis plus aussi certaine : nous avions peut-être simplement oublié combien la départementale qui est la rue devant la maison est circulante en temps normal récent. 

La journée a été presque entièrement consacrée, du moins l'après-midi à des trajets en allant et revenant de la déchetterie (quatre en tout car nous n'avions qu'un seul sac à déchets végétaux et devions donc le remplir entre chaque voyage). Il  y avait du monde, la plupart des gens portant un masque sauf quelques hommes. L'espacement était toutefois facile à respecter, le "du monde" d'ici équivaut à un "y avait presque personne" à Paris. Un peu moins de larges distances au magasin de bricolage où nous sommes allés après - je voulais acheter de quoi suspendre le lourd miroir au dessus du buffet et accrocher La Dame à la Licorne au dessus du petit bahut -. Au passage j'ai trouvé de quoi faire un gâteau, le matériel je veux dire.   
Globalement les gens faisaient preuve de bonne volonté, les magasins mettent à disposition du gel, ont disposé des écrans de plexiglass devant les caisses et des fléchages au sol. Au magasin de bricolage (celui près de l'Intermarché) il y avait même à l'extérieur toute une installation pour bien se laver les mains : citerne d'eau, savon et sorte de sopalin pour s'essuyer les mains. 
J'étais contente de voir le jardin et son abri débarrassés de tous les déchets que j'y avais stocké à mesure de mon débroussaillage. Il y a quelque chose de profondément satisfaisant dans le fait de se débarrasser de vieilles ferrailles et de gravats. Les types qui travaillent à la déchetterie étaient efficaces et sympas, c'était bon pour le moral aussi.

En rentrant j'étais vannée, une douche et au lit en regardant des videos de sports dont celle de Syblo pour les 1000 m en relais semi-confiné et puis un documentaire déjà ancien (1) sur la reconversion de Zinedine Zidane en entraîneur passant très humblement toutes sortes de diplômes. 

En vrai et pour changer, je me suis endormie sans en avoir conscience. JF jetait des boules dans le jardin bien dégagé quand il est remonté me rejoindre j'ai comme repris connaissance.

C'est alors en consultant Twitter que j'ai appris une très mauvaise nouvelle concernant une amie, et qui m'a rapidement été  confirmée alors que je m'accrochais encore à l'espoir d'avoir mal compris. Il était peu avant 20h.

Je ne sais pas trop à quoi j'ai occupé ma soirée. Il est 1h du matin.

J'avais remarqué la non activité récente de l'amie concernée mais comme ça coïncidait avec le début de déconfinement et qu'elle est de celles qui travaillent beaucoup, je l'avais imaginée accaparée par la reprise pour partie enfin en présence des personnes pour et avec qui elle devait bosser. Un touite d'un ami commun qui ne mentionnait aucun nom, aucun fait, ni rien, simplement un lien vers un site disons utile en cas de malheur, il y a une dizaine de jours m'avait marquée, je m'étais dit que j'avais lui envoyer un mot personnel pour prendre de ses nouvelles (à lui, que j'avais cru logiquement directement concerné) et puis comme souvent quand les journées filent parce qu'elles sont bien remplies, ça m'était sorti de l'idée. Plus tard, il avait repris le fil habituel de ses publications et je n'ai pas cherché à en savoir plus. Je comprends mais fort tard, qu'il y avait un lien (et que comme dab j'aurais dû sans tarder suivre mon premier élan). J'ai honte de toutes les bêtises que j'ai pu balancer sur ce réseau social entre le moment où j'aurais pu être au courant si j'avais été moins légère, plus attentive aux autres, et ce soir. 
Peu importe il est trop tard ; en attendant j'aimerais que l'amie sache que même si ça ne console de rien, nous sommes plusieurs à penser bien fort à elle et à sa famille. L'épidémie rend compliquée toute expression solidaire collective. On aimerait tant pouvoir faire quelque chose pour dire Tiens bon, on est là.

Grave sale période. 

 

(1) Oui, le début des années 2010 date. 

PS : Un bref article, m'a mis un peu de baume au cœur. Certains soirs je suis contente d'avoir su me taire.

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

4 971 375 cas (dont : 324 191 morts (dont 93 380 morts aux USA) et 1 950 015 guéris) 

Le tableau récapitulatif fait désormais figurer la population totale de chaque nation, et je m'aperçois qu'à part la France, la Belgique et l'Italie, je n'avais pas franchement réactualisé mentalement les ordres de grandeurs depuis l'époque de mon bac et les cours d'histoire - géo. Nous écrasons la planète par notre surnombre. Ce qui est étonnant n'est pas tant la pandémie actuelle que le fait qu'il n'y en ait pas eu déjà davantage et de plus féroces que le SRAS de 2003 ou le SRAS MERS plus récent.  


Chroniques du confinement jour 63 : coucher de soleil et ISS

Déconfinement officiel 1 jour 8
Jour de l'annonce du décès de Michel Piccoli 

C'est un jour de fatigue jusqu'à après la sieste, ce qui limite singulièrement le temps efficace, même si je n'ai pas rien fait et bien lu (toujours The Beatles Tune In). Peut-être que j'accusais le coup de l'annonce du décès de Michel Piccoli. Non que ce fût une surprise, il avait 94 ans (et semble-t-il n'est pas mort du #Covid_19), mais qu'il est l'un des derniers d'une époque qui ne me semble pas si lointaine. Et puis j'ai un excellent souvenir du jour où lors d'une remise de prix littéraire, en la compagnie des amies de l'Attrape-Cœurs, je l'avais croisé (en plus des souvenirs de films vus, bien sûr). 

JF est allé chercher 1 sac à déchets végétaux en vue d'une expédition prochaine à la déchetterie - puisqu'il semblerait que l'on puisse y accéder à nouveau -.

Nous avons décidé de conserver le rythme des séances de Tabata alors j'ai repris une des premières et trouvé des musiques ailleurs (en replay le son est coupé sur la plupart des passages). C'est amusant, lors des premières séances, il y avait quelques ratés techniques et des vannes familiales. Et puis toujours : il faisait nuit. 

À présent le soleil se couche à 21h45, et si nous avons pu aller nous régaler d'un coucher de soleil fabuleux, je persiste à penser que ces deux heures de décalage sur l'heure naturelle ne nous font pas de bien. Si je parviens un jour à la retraite, j'essaierai de vivre à l'heure solaire. 

J'avais lu auparavant dans la presse locale en ligne que les plages étaient désormais toutes autorisées (sauf une qui n'avait pas reçu le document officiel avant le week-end). Pour autant nous n'avons entrevu que cinq personnes : une silhouette seule assise vers les maisons et qui attendait le coucher de soleil en prenant des photos, trois jeunes hommes dans les dunes, qui semblaient jouer à quelque chose près d'un accès avec un drapeau. Et un homme seul qui de loin remontait de la plage vers les dunes à peu près au niveau de ce même accès. 
Il y avait un bateau de pêche, immobile.
Deux voitures qui vinrent se tenir à des moments différents sur la jeter, comme pour jeter un coup d'œil mais vraiment pas plus.
De loin quand nous repartions, un promeneur de chien, dans les rues. 
À part ces silhouettes furtives, nous avons été seuls pendant plus d'une heure, avec les oiseaux, et la beauté du ciel et des lieux.
Nous aurons au moins vécu ça.

Plaisir en plus : nous sommes rentrés à la bonne heure pour que je puisse assister au passage de l'ISS. Ça y est je commence à mieux maîtriser Heavens' Above. En fait il faut imaginer qu'on est allongé sur le sol la tête au nord, les pieds au sud et que l'on tient notre téléfonino droit au dessus de nous. Puis viser avec le petit cercle qui apparaît la trajectoire du satellite que l'on souhaite suivre. Je n'ai pas eu les larmes aux yeux comme la première fois mais en me tenant sur le parking du Aldi j'ai pu la suivre vraiment bien et même ensuite en courant jusqu'au jardin la voir jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière l'horizon nocturne.

J'ai complété, une fois n'est pas coutume, ce bonheur par a dram of Highland Park et voilà. 

C'est triste de devoir l'accès aux bonheurs simples à un grand malheur général - sinon un lundi soir nous serions au boulot, dans les transports, et à rentrer trop vannés pour faire quoi que ce soit en le savourant -. 

Le LT des infos de Rai News 24 était moins intéressant à faire que d'autres soirs, j'ignore la part due à peut-être moins d'infos cruciales - moment de transition entre le lockdown et la suite vers encore davantage de vie "normale" ou un retour en arrière si l'épidémie repart, donc voilà, l'Italie redémarre mais en retenant son souffle - ou celle due au fait qu'entre toutes et tous qui présentent j'ai une nette préférence pour Riccardo Cavaliere. Il a une façon simple d'aller à l'essentiel, et une justesse de ton qui me font du bien, même s'il annonce le drame. Et puis un côté professionnel parfait, que j'apprécie quelle que soit la profession des gens qui ont un tel comportement. 

La journée aura été ponctuée d'échanges messagers avec les enfants, sur des sujets variés et différents, ce qui porte, d'une certaine façon. 

J'ai beaucoup aimé un billet d'Emmanuel Requette, sur ce qu'il faisait déjà et comptait faire en plus. Je ne suis pas dupe : il faut avoir les moyens au départ de pouvoir se permettre d'agir ainsi, et s'y tenir farouchement. Mais beaucoup ont ces mêmes moyens et se contentent de faire du fric. Donc tant mieux si certain·e·s de celles et ceux qui peuvent en profitent pour travailler avec la plus grand intelligence et sensibilité.

Grâce à Agriskippy, j'ai pigé un certain nombre des choses que j'observe jours après jours auprès de nos voisines. Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai entendu (et vu) une vache éternuer. Ce n'est pas que ça soit une surprise et le son de l'éternuement ressemble assez au nôtre, seulement je n'avais jamais songé à la question. C'était mon Today I Learned de ce lundi. 

Capture d’écran 2020-05-19 à 01.42.34 PS : La voiture que nous avons croisée vendredi soir pilotée par un conducteur bien imprudent et peu soucieux des autres n'en était qu'à ses débuts d'un week-end de grand n'importe quoi. Je suis tombée sur l'info par hasard en cherchant celle sur les plages ouvertes et me suis sentie rassurée qu'il soit hors jeu pour un moment mais sans que rien de grave ne soit survenu. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

4 870 474 cas (dont : 319 186 morts (dont 91730 morts aux USA) et 1 893 629 guéris) 


Garmin Forerunner 735 XT : redémarrer la Frozen watch et remettre la date et l'heure justes


    Bien des appareils électroniques ont leur petite logique qu'il est facile de retrouver une fois qu'on l'a pigée mais qui n'est pas forcément évidente à capter du premier coup. Je me demande parfois si ça n'est pas parce qu'ils ont été conçus par des hommes à l'intelligence intellectuelle plus que pratique ou alors assez peu soucieux de la perplexité d'autrui.

Donc billet pour moi-même pour éviter de reperdre du temps la prochaine fois. 

 

Frozen watch 

Parfois pour une raison que j'ignore la montre après avoir été rechargée et dûment débranchée de l'ordi (en passant bien par le Finder sur un Mac par exemple) refuse de savoir qu'elle l'a été et reste gelée sur l'écran de charge avec son pourcentage.

Il faut alors pour la redémarrer appuyer longuement (10 s ?) sur le bouton en haut à gauche de l'écran, qui lorsque l'on presse une fois permet le rétroéclairage. Une fois l'écran devenu noir, une nouvelle pression permet si tout va bien de voir l'heure réapparaître. 
Autre possibilité : brancher à nouveau la montre sur l'ordi et ouvrir l'appli Garmin Express. Le simple fait de le faire la réactive.

 

Réglage heure et date

Lorsque l'on appuie sur le bouton en haut à droite qui permet l'accès aux activités, on peut obtenir l'enchaînement suivant : 

IQ Apps
    puis via Menu (bouton bas à gauche)
            Settings 
                        System 
                                Clock 
                                    Set Automatically On / Off
quand cette option est mise sur Off on accède en dessous à un réglage manuel de l'heure puis des minutes.
CECI EST UN PIÈGE

Pour régler à nouveau la date et l'heure par exemple après avoir dû éteindre la montre (voir "Frozen watch"), il convient de laisser le Set Automatically sur On.
Puis de faire semblant d'aller s'adonner à une activité, par exemple Run 
et d'attendre le "GPS is ready" (petites barrettes en haut à gauche pour voir la progression de capter un relais satellite). 
Si tout va bien le GPS mettra lui-même tout bien réglé et la date et l'heure.

En général (loi de Murphy) la montre généralement rapide à capter un satellite GPS, mettra cette fois-là quelques minutes à le faire.
Voilà, si ça peut servir à d'autres que moi, je serais ravie.
Merci aux participants de ce forum qui m'ont donné la solution.

PS : On n'est pas obligé·e d'aller courir ensuite, notez.