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Chroniques du confinement jour 62 : Les pieds dans l'eau ! (comme une victoire)

Déconfinement officiel 1 jour 7

Alors un peu de sport : courir jusqu'à la barrière 4 et noter que ça fait 7 km. Comme nous ne nous étions pas levés si tôt que ça, la fin de matinée est arrivée très vite après. 

Il faisait un temps merveilleux. Longtemps plus tard on se rappellera ça, du moins si l'on y survit : pendant l'épidémie de #Covid_19 il faisait beau presque tout le temps, et puis sinon un peu de vent et à Paris un gros orage, très ponctuellement. 

Après la sieste, comme j'avais lu sur le site de La Haye du Puits que les plages de la communauté de communes de La Haye avait réouvert au public, nous sommes allés à Surville. Il n'y avait presque personne et nous avons marché un bon moment. J'avais prévu le coup : j'étais en short et sandales que j'ai ôtées pour pouvoir marcher les pieds dans l'eau et alors c'était une solide bouffée de bonheur d'être arrivée jusque-là - même s'il y a une frustration de la non-baignade, d'autant plus qu'en arrivant nous avions croisé quelqu'un qui en sortait (avec combi) -. 
Je me sentais heureuse comme on peut l'être grand enfant : capable de ressentir les choses en les analysant mais pas encore bouffé par les désirs qui compliquent plus tard les choses, ni en charge mentale de lourdes responsabilités (du moins quand tout va bien). Après tout ça correspond à ma situation actuelle, puisque j'ai la chance d'être entre deux boulots, et que je suis suffisamment âgée pour que le corps désormais me laisse en paix - une paix heureuse puisque de la tendresse y est -. 

C'était comme une victoire d'avoir tenu le coup jusque là. 

Restait que ce bonheur parfait était enchassé dans un malheur collectif immense. Pour une fois je suis parvenue à me dire que n'y pouvant rien et ayant fait de mon mieux pour avertir les autres d'informations qui n'étaient alors pas suffisamment partager, je pouvais peut-être m'autoriser le temps de quelques kilomètres de marche à pied, à n'y plus tant penser. Il faut bien qu'il y ait quelques compensations au fait de n'avoir ni forte fortune ni pouvoir, ni même responsabilités agissantes potentielles. 

La sieste avait été tardive car la taille de la haie côté rue nous avait occupés entre 12h et 14h (un peu moins en fait). Très volontairement effectuée un dimanche, jour de moindre circulation. Un piéton peut désormais normalement passer. Reste le risque car le trottoir, haie ou pas, est étroit, qu'un fou du volant frôle quelqu'un et le mette en danger. 

En fin de soirée un brin de tracas pour Le Fiston qu'une tique a piqué m'aura accaparée un moment (j'essayais de retrouver une photo vue sur la TL de Doc Arnica pour identifier un érythème migrant et par ailleurs de lui envoyer quelques liens). Il semblait avoir fait ce qu'il fallait. 
Je n'ai alors pas suivi les infos italiennes ni même écrit directement ici (rattrapage ultérieur), car le sommeil déboulait. Il faut dire qu'il était quand même 0:45.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
(pas eu le temps de noter les comptage de cette journée)


Chroniques du confinement jour 61 : Les retrouvailles avec les vélos

Déconfinement officiel 1 jour 6

Journée de grand beau temps, c'était presque dommage de ne pas aller courir, même si se réveiller en prenant son temps est un luxe formidable comme celui de passer du temps à tenter d'identifier un oiseau (une bergeronnette peut-être) dont je n'avais pas entendu le chant, seulement vu le plumage jaune sur le devant, un capuchon noir sur la tête, la petite taille et le cou gracile.

L'heure du déjeuner est venue trop vite. J'ai cru faire la sieste en lisant mais Le Fiston a téléphoné ce qui au vu de son bonheur de vivre, malgré la dureté des temps, m'a redonné de l'énergie, j'ai donc regardé des documentaires dont un sur le dopage dans l'e-sport dont il m'avait parlé et un autre sur Pink Floyd.

Nous avons finalement eu le courage, en fin d'après-midi, par un temps radieux, d'aller chercher les vélos aux box. Pneus un peu dégonflés, retour par la voie verte. Plus tard j'ai retrouvé la bonne pompe (restée dans la maison) et les enceintes de la chaîne Hi-fi, que j'avais cru mises aux box, mais en fait non et pas non plus dans la soupente. J'y ai trouvé trace de quelques mini-mulots et ai dû nettoyer.
Un aller-retour en plus avec le diable afin de récupérer le carton du matériel de vélo et deux autre cartons tant qu'à faire. Puisqu'il va bien falloir commencer à ranger. En revenant, comme la voie verte surplombe le cimetière, j'ai vu que des plantes de la tombe des parents étaient tombées. Je suis allée y mettre bon ordre. Sur la tombe de ma Tante Marie-Thérèse les pots avaient valsé aussi, probablement le grand vent des jours précédents. J'en ai profité pour arroser ces plantes. Il y a quelque chose de très réconfortant pour moi dans le fait de "passer voir" nos morts, quand bien même je n'y rattache aucune imagination de superstition ni illusion. Mais c'est l'occasion d'un recueillement, si bref soit-il, en pensant à celles et ceux qui nous ont précédé. Je me sens un petit maillon d'une longue chaîne et c'est apaisant. 

Il n'était pas trop tard pour reprendre une séance de Tabata parmi les premières. Le son hélas est tout caviardé, sans que l'on sache trop pourquoi. J'ai retrouvé par ailleurs des musiques pour une prochaine fois. C'est troublant de constater qu'au début du confinement, il faisait nuit à l'heure de la séance. On mesure ainsi (même si le changement d'heure ajoute un twist), que vraiment un bon pan de temps s'est écoulé.

J'ai reçu de la part d'un ancien collègue et responsable un appel téléphonique pour me proposer un travail pour un temps. C'est là que l'on mesure à quel point la pandémie change la donne. Déjà la nécessité d'un tel appel n'aurait pas eu lieu d'être sans elle et ses premières conséquences. Ensuite, j'eusse été tellement ravie de dire oui, alors qu'à présent mettre en jeu ma santé pour un tout petit salaire même avec des super collègues, un métier que j'aime, des clients principalement sympathiques, ne m'emballe pas (1). Nous ne sommes pas dans un jeu video, je n'ai pas d'existence de rechange. Enfin, j'ai à présent un autre emploi prévu et la question de faire faux-bond ne se pose même pas.

D'autant plus que je crains fort que l'épidémie ne s'en tienne pas là, alors changer de métier est un choix délibéré en fonction de cet avenir collectif là. 

La proposition m'a en tout cas fait plaisir et j'ai été peinée de devoir refuser. Compte tenu des circonstances, c'était en fait un non-choix. La même proposition avant l'épidémie (et donc avant aussi mon changement d'orientation qu'elle a influencé) m'aurait fait sauter de joie. Les temps ont déjà changé. 

Félicien Kabuga, l'un des principaux responsables du génocide au Rwanda en 1994, aurait été arrêté à Asnières à 84 ans, où il vivait depuis des années sous un faux noms. Pas pu m'empêcher de penser, Est-on certains qu'il ne s'agit pas de Xavier Dupont de Ligonès ? 

Lu via Alice un extrait de livre particulièrement atroce (Adolf Rudnicki "Les fenêtres d'or"),  sur la révolte du ghetto de Varsovie. Et constaté que Dr Caso s'appliquait en ce moment à bloguer pour une bonne partie des mêmes raisons que moi : 

Je trouve, mais vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi, que nous vivons des moments historiques, et que donc il est très important de prendre des notes, des photos, des souvenirs, des petits bouts du quotidien, parce que sinon, dans 50 ans, on regrettera tous de ne nous souvenir de rien.

Même si pour ma part je relativiserai le côté "moments historiques". Seul l'avenir le dira. Effectivement il y a une probabilité non nulle que la pandémie qui aura éclatée à grande échelle début 2020, soit plus tard une date charnière ; pas nécessairement historique en tant que telle (nous n'aurons fait, sauf professions "sur le pont", que mourir ou rester chez nous), mais en bornage d'une époque et début d'une période troublée et pourvue de nouvelles façons de vivre - au moins un plus grand recours aux possibilités des outils technologiques quotidiens -.

Un pianiste, Dan Tepfer, s'est amusé à inverser les Variations Golberg. Sans surprise : c'est beau quand même. Et très intéressant. J'ai l'impression que Bud Powell, l'air de rien a déjà fait quelque chose comme ça, dans certaines impros en tout cas. 

J'ai longuement LT les TG italiens. Ça déconfine tout en tentant de calmer le jeu. J'apprécie la façon dont Giuseppe Conte tente au mieux de faire face. Je me trompe peut-être puisque cela faisait un moment que je ne suivais plus la politique italienne que de loin, mais j'ai l'impression qu'il s'est trouvé en poste sur un effet de consensus en mode plus petit dénominateur commun et qu'il s'est révélé en stature d'homme d'état durant la crise. Je ne suis pas dupe des effets de com. Mais ça n'est de nos jours pas donné à tous de les réussir. Et pour un haut dirigeant il donne l'impression d'avoir encore les pieds sur terre. 

En France des gilets jaunes ont tenté de se remettre à manifester. Ils ont été réprimés brutalement alors que c'était particulièrement inutile (peu nombreux). 

Avant de dormir, j'ai regardé le non-concours de l'Eurovision, quelques bribes dont l'intervention de Björn Ulvaeus en vieux grand-père, ce qui m'a donné l'impression d'avoir réussi ma (sur)vie. 

 

(1) Comme le faisait remarquer quelqu'un concernant le métier d'enseignant : autant qui est pompier ou soignant, voire soldat, sait qu'en cas de crises particulières, il ou elle sera en position de risquer sa peau, ça fait partie des risques du métier, autant enseignant, vendeur, libraire ... ne sont pas des professions censées être à risque. Alors la question se pose vraiment : suis-je prête à risquer ma vie pour pouvoir continuer à l'exercer ? Je n'ai pas signé pour la mettre aussi crûment dans la balance. 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
4 707 913 cas (dont : 311 948 morts (89 454 morts aux USA) et 1 803 228 guéris) 


Chroniques du confinement jour 60 : Enfin des masques ! (et une journée qui passe trop vite mais on finit par s'habituer)

Déconfinement officiel 1 jour 5

    Comme nous avions manqué le réveil la veille nous sommes allés courir ce matin. Troisième barrière, ce qui fait donc environ 6 km au total. Nous avons décidé de reprendre progressivement en ajoutant une barrière à chaque fois. 
J'ai tenu un petit 7:09 mn/km, ce qui est très lent mais pas si mal pour moi.

Nous avons aussi fait une promenade de 3/4 d'heure au soleil couchant, après le dîner. On perd vite l'habitude physique de marcher (ou courir ou pédaler ...) sans interruption. Par exemple j'ai maintenu un parcours total de pas quotidiens assez soutenu étant donné mon lieu de confinement, seulement c'était en petits élans. Le corps, les os, les muscles, les tendons et je ne sais quoi ont besoin de se réhabituer à un certain type d'effort constant.

Je ne me sentais aucunement oppressée de rester dans la maison et le petit jardin mais je suis très heureuse d'en sortir quand ça me plaît et à peu de risques (course à pied : croisé 2 + 1 + 1 personne ; promenade vespérale : 3 gars qui sortaient de voiture, au large). Comme l'écrivait Claire Placial en substance, j'étais heureuse de rester chez moi, je suis contente de ressortir, je dois être d'un heureux naturel. 
Ce que je n'ai pas envie de faire c'est de retourner dans la grande ville risquée. Mais il le faudra bien car nous devons travailler. 

Je suis étonnée d'à quel point mes affaires (vêtements, livres, divers équipements ...) me manquent peu. Il me manque certains carnets de notes, des photos, des documents. Mais c'est parce que j'essaie d'avancer dans différents petits travaux personnels, ils ne me manquent pas affectivement. Nous étions partis avec le strict nécessaire, et ça me va tout à fait. D'autant plus qu'étant confinée avec un petit héritage de deux générations cumulées, je redécouvre des outils, des objets. 

Ce sont les ami·e·s qui me manque et la famille, mais ça n'est pas un manque fuligineux et qui serre le cœur, je parviens fort bien à me dire calmement qu'à un moment donné nous nous rejoindrons. 
Sans doute que les deuils déjà encaissés et trois ruptures subies au fil de ma vie, une classique qui est devenue une amitié et deux brutales sans avoir su voir venir, m'ont habituée à vivre sans les gens qui me sont indispensables. Pour l'heure c'est tant mieux, mais au fond c'est un peu triste. Comme de n'avoir plus du tout à se soucier d'aucun vieux parent. 
Il faut dire aussi que les moyens modernes de communication font que nous ne sommes pas coupés du monde. J'ai même davantage d'échanges et de nouvelles des gens que j'aime en ce moment que je ne suis pas accaparée par un travail nourricier dont je rentre le soir épuisée. 

À force de prendre en photo les vaches dont une image qui m'a trop rappelée Atom Heart Mother, je me suis remise à écouter les disques de Pink Floyd, et partant de là, Youtube m'a engrainée à regarder des documentaires dont : 

cette série d'une probable émission radio (j'adore le ton de la dame, so chic pour raconter des trucs qui par moment ne le sont pas) dont voici le lien vers la première partie (normalement, la suite s'enchaîne)
ce documentaire assez complet datant de 2010 (avoir pensé : tout récent puis ... ah mais oui mais non ... dix ans ?!)

J'avais oublié à quel point le groupe aura fonctionné comme une fusée larguant un étage à chaque étape de sa progression, pour atteindre au bout du compte le succès stratosphérique à la fois parce que le goût du grand public est enfin prêt et parce que les survivants sont allés vers une œuvre brillante et qui restait inventive mais plus calibrée. 
Il faut dire que mes cousins m'avaient fait découvrir Ummagumma et Atom Heart Mother a un âge où je pouvais difficilement être autre chose qu'intriguée sans trop pouvoir me passionner. Que j'avais beaucoup aimé ce que j'avais pu entendre de Dark side of the moon mais qu'à l'époque il m'était difficile d'acheter des disques. Ce qui fait que ce n'est qu'avec The Wall, découvert par des K7 audio prêtées puis par le film d'Alan Parker que j'avais commencée non seulement à être mais à pouvoir m'intéresser et comme dab chez moi ça n'avait été qu'en décalage que mon cerveau avait fait le rapprochement avec le groupe que mes cousins aimaient bien, dix ans, en gros, auparavant. 

- Qu'est-ce qui aura influencé vos choix musicaux pendant #LeConfinement ? 
- Les vaches du champ derrière la maison.

C'est alors que m'instruisant sur la part musicale de cet ancien temps j'avais totalement oublié l'épidémie et le reste du monde, que JF est revenu triomphant : J'ai pu acheter des masques à la pharmacie. Ils sont lavables en tissus, agréables à porter et presque élégants. Mais nous n'en avons que deux en tout, soit un chacun, ce qui est trop peu si l'on doit renouveler. Il m'a parlé de 5 € mais je n'ai pas capté s'il s'agissait de 5 € / pièce ou 5 € pour les deux. 
En attendant c'est bien, je vais pouvoir aller aux box de stockage et dans quelques commerces si nécessaire.
Et ils me serviront une fois de retour à Paris.

Notre promenade du soir nous aura fait constater que le confinement n'a décidément pas eu une bonne influence sur le comportement de certains conducteurs qui se sont habitués à être seuls au monde à circuler (alors que nous marchions au bord d'une petite route, nous avons été croisés par une voiture qui passait en trombe ; que ce serait-il passé si au lieu de piétons aux réflexes vifs qui nous sommes écartés presque jusqu'au fossé nous avions été à vélo plus difficiles à dégager ? (1)) et que le déconfinement a comme on s'y attendait été interprété par une partie de la population comme une invite à reprendre comme avant. Et donc sur la petite portion de la petite ville que nous avons arpentée ce soir, deux foyers au moins recevaient du monde, dont un clairement en mode fiesta entre potes. Est-ce bien raisonnable ?

Le gouvernement italien craque aussi face à la pression des régions et de la catastrophe économique qui se profile : réouvertures dès le 18 mai de bien davantage de secteurs qu'initialement prévu, distanciations bien réduites (1 m seulement) dans toutes sortes d'établissements, et les plages accessibles et au 3 juin la possibilité de venir en Italie sans subir de quarantaine (c'est de façon évidente décidé pour tenter de sauver de l'effondrement total le secteur du tourisme) et en Italie de circuler librement entre les régions. Certes, les comptages sont plutôt encourageants avec une baisse confirmée de jours en jours du nombre de nouveaux cas, mais 242 morts dans cette journée du 15 mai, quand même. 

 

La journée est passée trop vite, je n'ai pas eu le temps de faire une grande partie de ce que j'espérais. Or ça y est, le temps que l'on pouvait croire infini (à l'échelle d'une vie de quelqu'un qui loue son temps ordinairement pour gagner sa subsistance) est désormais compter. Il ne reste plus que trois semaines pour boucler bien des choses. Et je m'inquiète de travaux à faire faire (étanchéité du toit, isolation des murs, salle d'eau à carreler avant que le mur ne parte en lambeaux du côté de la douche).

 

(1) C'est un seul exemple mais tout au long de la journée nous entendons des véhicules passer bien trop vite devant la maison.

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
4 607 798 cas (dont : 307 392 morts (88 210 morts aux USA) et 1 740 438 guéris) 


Chroniques du confinement jour 59 : Une belle balade au Mont Doville

Déconfinement officiel 1 jour 4

La journée aura été caractérisée par un splendide raté pour commencer : nous avons été deux à dormir comme des loirs jusqu'à 9h du matin, et j'ai terminé ma nuit sur un étrange songe d'entretien d'embauche pour quelque chose comme Cerisy puis d'aller faire un entraînement de course à pied avec un ami écrivain et l'une de ses amies.
Pour courir c'était tard, d'autant plus que le temps était assez venteux (rien de totalement rédhibitoire, mais pas engageant non plus) et qu'il crachinait finement. Nous avons préféré remettre au lendemain. 

Pour une raison qui m'est obscure, si ce n'est que j'aime à démarrer la journée par un sport puis prendre un bon petit-déjeuner et ensuite seulement m'attaquer à ce qui est devant être fait, passé cette possibilité de course matinale, c'était pour moi forcément remis au lendemain. 

Il faisait bien frais et bien venteux mais une fois passé le temps du petit-déjeuner, avec croissants pour la première fois depuis le début du confinement - les vrais les bons, ceux de la pâtisserie -, le ciel s'était dégagé. J'ai proposé une promenade au Mont Doville, je trouvais que c'était une belle façon de se déconfiner, voir en grand tout le panorama. 
(et puisqu'il fallait faire rouler la voiture afin de recharger sa batterie ...)

Ce fut un vrai bon moment, profond. La joie d'arpenter la colline, seuls, mais non sans qu'elle ait été fraîchement entretenues - des traces d'une tonte de gazon récente dans les parties "touristiques" (la chapelle, l'ancien moulin) - était intense après près de deux mois sans liberté de grands mouvements. La lumière était merveilleuse. J'ai partagé quelques photos avec Le Fiston (un peu après) et un ami proche (pour l'encourager dans son boulot), et pour le reste je regardais comme s'il s'était agi d'être parvenus à gravir un sommet, d'avoir réussi. 
Nous n'avions aucun mérite pourtant, à être monté en voiture. C'était, je crois, la sensation d'être parvenus à survivre au moins jusque-là (cette âge-là, globalement, et ce moment-là de l'épidémie de #Covid_19 ponctuellement).

La végétation avait beaucoup grandi, je me suis demandé si tel était le cas déjà autrefois. Dans mes souvenirs d'enfance la colline était toute nue et non couverte de bruyère et dans mes souvenirs plus récents la bruyère était basse. À présent il faut parfois se frayer le chemin.
Un paquet de 54 cartes était posé dans le corps de garde. Géocache ?

Les vitraux de la chapelle sont tout refaits en illustrations modernes. Un panneau indiquait 2012 et j'avais pourtant l'impression de les découvrir. C'est curieux. Le confinement nous aurait-il rendu partiellement amnésique des paysages et lieux d'avant ?

Comme JF semblait disposé pour une fois à parcourir des petites routes - il en a peur ; c'est vrai que le danger de se retrouver nez-à-nez avec quelqu'un qui speedait se croyant seul au monde existe et qu'elles sont trop étroites pour deux voitures qui se croisent autrement que lentement et avec précautions -, nous sommes rentrés par Doville et sa curieuse "Nouvelle église" (du XIXème siècle la nouveauté), Varenguebec, dont je n'avais plus de souvenir précis et Blanchelande désormais barrée d'un panneau Propriété privée défense d'entrée. C'était comme de revenir dans un endroit après des années sans y aller, alors que ça n'est pas du tout le cas.

Après le déjeuner, dont s'est occupé JF, j'ai passé l'après-midi entière à Liverpool dans le tout début des années 50 (oui, toujours la lecture de "The Beatles Tune In" de Mark Lewisohn, une vraie réussite narrative pour un documentaire) avec un bon moment de sommeil (1). 

Ensuite ce fut la dernière séance de Tabata en mode un jour sur deux. J'étais triste, mais c'est normal que ce qui était prévu pour le confinement s'estompe (2), ce n'est pas parce que nous jouons les prolongations que tout le monde est dans ce cas. 

Comme dab, la soirée est passée trop vite. J'ai rattrapé d'écrire, un peu de choses sérieuses, un peu de messagerie.
Peut-être un brin de lecture ensuite ou un documentaire (celui-ci fourni par Le Fiston ou celui-là issu de mes réécoutes de Pink Floyd ces jours-ci à cause de la pochette de Umagumma Atom Heart Mother, mais pas les TG italiens, j'aimerais me lever tôt pour courir demain.

J'ai remarqué que si la circulation est désormais particulièrement forte en journée - et les conducteurs ont un peu perdu l'habitude de ralentir en arrivant dans une petite ville ou un village - elle reste comme au début du confinement presque inexistante le soir. Une partie de la vie a repris, mais vraiment pas tout. Ni non plus le tourisme. 

Chez plusieurs amis qui écrivent la question revient de : qu'en serait-il de la même épidémie mais ayant lieu avant (un avant réel ou par exemple chez Guillaume Vissac, un avant de fiction) ? J'y pense également. Et pas seulement pour la part : qu'est-ce qu'on se serait fait enfumer par le gouvernement sans moyen de savoir la réalité des choses ! Pour d'autres choses aussi, le degré d'isolement pas du tout ressenti de la même façon, ni non plus la menace de la précarité.

Il y a aussi la tentation d'écrire en l'inventant puisque ça n'aura pas eu lieu, ce que nous aurions pu ou dû vivre si nous ne nous étions pas retrouvés malades ou confinés.

J'oubliais : après plusieurs jours d'avoir eu le #JukeBoxFou de dedans ma tête qui me passait la musique puis JF qui l'avait reprise à son compte et la fredonnait, je suis enfin sortie, à 14h42, d'un trou de mémoire. Il s'agissait de l'air principal de la B.O. du film Arizona Dream par Goran Bregovic : In the death car. En fait je me souvenais qu'il s'agissait d'une musique de film et il m'en restait "Azra". Soudain ça m'est revenu "Le temps des gitans", d'Emir Kusturica. En écoutant un bout de la B.O. sur Youtube j'ai vite repéré que ça n'était pas ça mais Goran Bregovic bien sûr. Et la réponse a coulé de source. 
Quel soulagement !

 

(1) Je commence à me sentir inquiète pour notre déconfinement : comment survivre à une journée sans sieste ?
(2) Les séances continueront mais plus espacées. 

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Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
4 508 663 cas (dont : 302 322 morts (86 599 morts aux USA) et 1 697 478 guéris) 


Chroniques du confinement jour 58 : aller au cimetière, ne pas trouver de masques

Déconfinement officiel 1 jour 3

Capture d’écran 2020-05-13 à 11.01.01    Depuis le début du confinement nous avons eu trois tempêtes de vent dont deux ensoleillées. J'avais perdu le souvenir de ça : les tempêtes de vent par grand beau temps, tu regardes par la fenêtre tu as envie de sortir et puis en fait, non, c'est dangereux. 

Les témoignages affluent de personnes qui travaillent dans les commerces et témoignent de leur enfer depuis le début du déconfinement. Ainsi @petassedecompet pour une enseigne de vêtements (1).C'était déjà le cas pendant le confinement dans les magasins alimentaires mais à présent c'est pire car ceux qui débarquent sont des personnes qui étaient juste en manque de consommation, alors que dans le premier cas les clients indisciplinés ou inconscients n'étaient qu'une partie parmi celles et ceux qui venaient respectueusement car bien obligé·e·s d'acheter de quoi manger. 

Tout boulot au contact avec le public est un enfer si l'on n'est pas défendue des débordements par une bonne hiérarchie. Le hic c'est que dans les 2/3 des cas, on n'est pas soutenues, voire on se fait réprimander en cas de clients mécontents même si c'est un abruti absolu qui a fait n'importe quoi et pratique de la délation défoulatoire. La bonne attitude est de prendre la défense de son salarié. Et éventuellement si la même situation se reproduit trop souvent et que le doute survient d'une part de responsabilité du vendeur, avoir une conversation calme avec lui, loin du public. Dans trop de cas la personne employée de terrain se retrouve maltraitée par certains clients et dans la foulée par leur responsable. Ça n'est ni plus ni moins que de la maltraitance. 

En librairie c'est plus varié car se sont précipités aussi de bons habitués en manque de leur came favorite et ceux-là même s'ils sont dans un premier temps oublieux, sont au moins soucieux de la santé de leurs libraires préféré·e·s et obéissent gentiment si on leur demande de remettre le masque.  

Les poubelles passent - pour dire "le camion poubelles" en langage courant et d'ailleurs s'est curieux : un seul pour les différents types de sacs, deux désormais : recyclables et non-recyclables de type déchets ménagers - un peu avant 10h de ce côté-ci de la rue, et vers 9h pour l'autre. Cette note n'a d'autre but que pratique pour la semaine prochaine, savoir à quelle heure les sortir en cas de grand vent.

Je me suis aperçue que j'avais confondu Nathan avec Ernest (pas les gars en question, seulement les prénoms). C'est curieux (et légèrement amusant ?).

Pourquoi tant d'hommes (oui, pas tous) rechignent-ils à porter un masque ? Y compris ceux qui n'ont pas de barbes pour lesquels effectivement ça peut, je veux bien le croire, être plus gênant.

Guillaume D. nous enchante souvent de ses touites. L'un d'eux en tête de ce billet, et puis aussi aujourd'hui (ou plutôt hier soir) l'invention du mot bloquiner pour signifier ce temps de latence après la lecture d'un bouquin qui nous a happé·e·s.

J'ai enfin appris, grâce à Météo France et au fait d'avoir délicieusement du temps disponible pour mes curiosités, à quoi correspondaient vraiment "les saints de glace". Jusqu'à présent j'avais dans l'idée un vague : souvent vers la mi-mai et après qu'on a cru que c'est bon on allait vers le chaud, il y a une poignée de jours où ça pèle. C'est bien le cas cette année.

Ça n'est pas une surprise, je m'y attendais mais peut-être pas à ce point-là : j'ai si bien pris le pli d'être dans la petite maison à vaquer à mes occupations qu'à part aller voir la mer, je ne suis pas spécialement tentée de sortir. Ce n'est pas le cas de mon co-confiné, qui ressort faire des courses en sifflotant. Je suis simplement contente de ne pas courir le risque d'être contrôlée en mettant le nez dehors, de pouvoir à nouveau le faire en songeant simplement à bien me couvrir en fonction du temps [qu'il fait].

À nouveau ces témoignages et questions que fait se poser l'épidémie oubliée de grippe de Hong-Kong des années 1969 et 1970. Aujourd'hui chez Carl Vanwelde. Je me demande où en serait la moi de maintenant si les conditions extérieures de l'épidémie étaient celles d'antan. 

Dans Le Canard du jour et à ranger dans la rubrique #Étonnements (je cherche toujours comment nommer la collection de conséquences légèrement surprenantes ou amusantes de la pandémie), le cas des employés français qui étaient en Chine à l'ambassade française de Pékin (environ 200 personnes indique l'article), qui ont dû rentrer fissa en France début février, qui paient encore leur loyer là-bas - le retour était censé être provisoire - et voient leur rémunération se casser la figure car plus des 3/4 de celle-ci pour certains était constituée d'une indemnité de résidence liée au fait d'être sur place et qui disparaît au bout de trois mois.

J'ai lu par suite de liens (et de ma curiosité bêtasse face à un nom inconnu de moi), un article sur un chanteur italien qui tente de récupérer sa maison après une saisie. Il se présente en victime. Entre les lignes et depuis ma triste histoire avec le grand Balbeb, je devine qu'en fait au point de départ de son malheur, le musicien n'est pas pour rien (2). Eussé-je lu ce même article avant juin 2013, j'aurais cru à sa version, le type victime d'un acharnement, alors même qu'il traversait une passe sentimentale difficile. 
Globalement, depuis #MeToo , et ça vaut même pour des éléments concernants autre chose que la vie sexuelle, lorsqu'un fait est relaté concernant un homme qui est présenté comme victime, je me pose systématiquement la question de "si une femme en était là après avoir fait ce qu'il fait, qu'en dirait-on à la place ?". Et il apparaît de cette façon-là que dans un certain nombre de cas, celui que l'on est poussées à plaindre n'est pas innocent de son sort, que ce qu'il présente comme un tort était en général une réparation pour quelqu'un d'autre d'un dommage qu'il avait lui-même infligé, et qu'en fait c'était de l'indulgence à son égard qui était demandé. 
Toute proportion gardée, c'est le même mécanisme à l'œuvre dans les articles relatant des accidents de la route entre un cycliste et un automobiliste, systématiquement désigné sous le terme de "la voiture", et parée de circonstances atténuantes (ah le soleil dans le pare-brise) quand bien même la personne à vélo n'a strictement rien à se reprocher et s'est fait foncer dedans.
Comment ai-je pu rester si naïve si longtemps ?

Dans la série, voyons l'effet que ça ferait si une femme le faisait ou le disait, je dois à Alice cette pépite (une femme, Sarah Cooper qui reprendre en play back les propos de Trump lorsqu'il avait dit qu'il suffisait pour lutter contre ce coronavirus de s'injecter du désinfectant). La stupidité délirante des propos ainsi incarnée, est éclatante. Pourquoi à ce point davantage lorsqu'une femme s'y met ? Serions-nous à ce point habitué·e·s à laisser dire les messieurs en haussant les épaules, on n'y peut rien, ils sont comme ça ? 

 

Capture d’écran 2020-05-13 à 12.43.06

Il est de plus en plus apparent que pour certain·e·s, le ou la Covid_19 ne fait pas que passer mais crée des symptômes intermittents persistants (lien vers un article mais en réalité c'est de lire des témoignages en ce sens qui m'a fait le trouver et non pas l'article qui m'en a persuadé). Je note ce touite bien exprimé, écrit par Tatiana Ventôse, mais comme ceux des vendeuses et vendeurs, il s'agit d'un parmi d'autres.  
Nous qui avons éprouvé quelques bizarreries en début du moins de mars, jointe à une grande fatigue (hélas, chez moi, la grande fatigue est un état fréquent), et avons de soudain moments d'alitements - que le confinement rend transparents, mais qui sont curieux cependant -, sommes peut-être atteints. Le saurons-nous un jour, alors que nous avons eu pour l'instant la chance que ça ne soit rien de grave du tout ? 

Lien vers le masque le plus simple. À vos chaussettes orphelines ! 

Je me suis laissée embarquer dans une longue sieste agréablement prolongée. Il m'a fallu me et nous secouer pour ressortir après : je voulais aller acheter des masques pour pouvoir ultérieurement sortir faire des courses si nécessaires sans me poser trop de questions. Et également passer au cimetière saluer les tombes familiales. Et si possible pousser jusqu'à la déchetterie pour voir si elle avait réouvert. 

Pour les masques, échec complet. JF, peu motivé par cet achat (3) avait dit qu'il n'y en avait pas chez Carrefour Market, à la première pharmacie il y avait du monde j'ai commencé à attendre qu'une personne sorte avant d'entrer et ça n'a pas loupé un homme est allé direct tout droit se coller à une personne qui attendait à l'intérieur - il devait s'y sentir autorisé car il avait un masque, lui -. À l'autre pharmacie JF a passé une tête pour poser la question, on lui a répondu non mais en face ils en ont. En face était le magasin de vêtement avec un masque alternatif présenté sur une mannequin, je n'étais pas trop tentée. 

À la mairie un panneau annonçait qu'une distribution serait faite dans les boîtes à lettres dès qu'ils arriveraient. 

Pour le cimetière c'était bien de pouvoir passer voir si tout allait bien. Les plantes que j'avais disposées pour les grands-parents avaient disparu mais sans doute depuis février étaient-elles dans un sale état. J'ai un peu redressé les croix que le grand vent avaient déplacées et réparti les gravillons de la tombe des arrière-grands-parents. Celle de Mado et Nino était nickel depuis mon passage exprès un dimanche en courant, après la première tempête du confinement et qui avait envoyé valdinguer les pots. J'attendrai juin pour passer renouveler les fleurs.

Quant à la déchetterie : rien d'écrit. Nous en avons déduit qu'elle était peut-être ouverte aux heures habituelles. 

Un immeuble d'ancien logement se dresse, désormais vide. 

À l'entrée du magasin "pour la maison" deux pépères se sont salués du coude, ce qui était amusant était que leur geste semblait déjà devenu naturel. 

La plupart des gens que nous avons croisé et qui entrait ou sortait de boutique était masquée. Ceux qui comme nous semblaient simplement aller d'un endroit à un autre, non. 

Des hommes près d'un engin agricole d'une des entreprises de la zone d'activité de cette partie-là de la ville se tenaient eux sans masques tout près l'un de l'autre pour en examiner un élément. 

Des ouvrier de C.P.C Cotentin faisaient leur pause, équipés, semblait-il (de loin) mais passablement rapprochés, sans doute par la force de l'usage (comment se tenir soudain loin de ceux qu'on a tant l'habitude de côtoyer ?). 

Bref, globalement : tout le monde ne fait vraiment pas gaffe pareil.

Marcher dans le vent nous aura un peu rendus fatigués. 

J'ai appris grâce à Antonin Crenn que Perec était le préfacier des Rubriques à brac. 
Un spécialiste des serial killers français était en fait un serial liar. J'ai le souvenir diffus de quelqu'un en librairie il y a plusieurs années (un collègue ?) m'avertissant contre lui, mais qui n'avait pas insisté quand quelqu'un d'autre (un client ?) s'en était mêlé pour prendre la défense de cet homme, dont les mensonges étaient semblait-il convainquant. Ce qui m'a fait songer inévitablement à un autre escroc de ma connaissance - mais moins grave, beaucoup moins -.

J'ai passé une partie de la soirée à lire le journal d'un état de crise de Doc Arnica. C'est d'autant plus impressionnant qu'elle écrit bien, minimaliste, sans rechercher d'effets. Ce qui rend le témoignage d'autant plus fort. 

Et lu également les Étonnements de Thierry en date du 13/05/20

 

Après le LT des infos italiennes, j'ai perdu le fil de ce que je souhaitais écrire ici. Il m'aura fallu revenir en arrière.

Teresa Bellanova ministre de l'agriculture qui est parvenue à ce que les brancianti et les badante venues de l'étranger soient régularisés pour 6 mois, était émue aux larmes en l'annonçant (elle travailla aux champs dans sa jeunesse), et m'a fait pleurer. Je comprends tellement tellement tellement ce qu'elle peut ressentir.

 

(1) Un exemple parmi une kyrielle. Mais il est le plus complet que j'ai lu de la journée (durant laquelle je n'ai pas fait que ça)
(2) "L’agenzie delle entrate blocca ogni guadagno per ripianare un debito, quindi non posso pagare gli alimenti per le mie figlie. Così la casa è stata pignorata" dit l'article 
(3) J'en veux au gouvernement qui a tant martelé au début que ça ne servait à rien, uniquement pour masquer leur impéritie. Des hommes influençables et sans doute quelques femmes aussi l'ont cru et ne refont pas le chemin inverse.

 

 

mots clefs : bloquiner , Covid_19 , Étonnements 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
4 328 598 cas (dont : 291 894 morts (83 280 morts aux USA) et 1 571 398 guéris) 

 


Chroniques du confinement jour 57 : Les deux premières vraies sorties (ce bonheur)

Déconfinement officiel 1 jour 2

C'était jour de sport, avec le premier morning run sans autres limites que les nôtres et l'une des dernières séances de Tabata rapprochées. Dommage car le rythme d'un jour sur deux me convenait à merveille, du moins tant que je n'ai pas repris le travail. Seulement voilà, la plupart des gens l'a repris, le boulot. Donc on va vers du un jour sur deux puis du en extérieur quand ça sera jouable. Romain souhaite utiliser une partie de la cagnotte pour acheter du matériel. J'apprécie ce mouvement.

Alors pour ce morning run et comme JF n'avait pas eu le temps de prendre son petit-déjeuner nous nous sommes contentés d'aller jusqu'aux barrières suivantes. Ça me paraît être une belle idée de progression : une barrière de plus à chaque sortie. C'est un fait que nos corps ne sont plus tout à fait habitués à être en efforts dehors longtemps. 

La tempête était tombée et je connais peu de sensation aussi jouissives que de se réveiller au matin comme on reprendrait conscience après avoir été portés par l'eau sur une côte après un naufrage : la tempête a tout nettoyé, nous sommes dans un recommencement, tout semble simple et l'énergie nous est restituée. 
Je dois dire que je m'étais vraiment sentie mal toute la journée. Un mal contre lequel il est inutile de lutter, zéro forces, la tête qui tourne même allongée, obligée de rassembler mes forces pour quelque chose d'aussi simple que d'aller aux toilettes, devoir faire un effort physique pour manger - non par nausées mais par manque d'énergie -. Et là, au réveil, une tension sans doute basse, pas une grande pèche mais quelque chose de déjà bien et qui est secouable pour par exemple tenter une activité sportive qui permettra de réalimenter la batterie.

À propos de batterie à alimenter, celle de la voiture nous avait lâché. Trop longtemps sans rouler - ce dont j'ai été tenue responsable alors qu'une voiture devrait pouvoir rester 15 jours sans rouler sans pour autant se retrouver à sec ; le grand vent en a aussi pris pour son grade, ce que j'ai trouvé assez trumpesque comme argument (en quoi le vent, même en tempête pourrait-il contribuer à décharger une batterie ?) -. Par chance les gars du garage à côté, lequel croulait sous le boulot sont sympas, nous connaissent (1), et l'un d'eux est venu avec une sorte de grosse batterie portable, l'a branchée avec une aisance enviable et hop c'était reparti. 
Eux ne portaient pas de masques mais un couple qui arrivait pour acheter une voiture, comme si c'était la chose la plus fréquente de leur vie - je mets davantage de circonspection dans l'achat d'un vélo -

Nous n'avons pas eu de problème, par chance pour redémarrer après une belle petite promenade le long de l'avenue Maritime. Le fait que les plages soient pour l'instant interdites n'était visible que via ... l'affichage d'une pétition demandant leur réouverture. 

Ça faisait un bien fou de la voir et de l'entendre enfin (la mer).

Nous sommes rentrés pile à une heure agréable pour déjeuner puis pouvoir faire une belle sieste et lire avec délectation ("The Beatles tune in", je me transporte dans l'époque et l'ambiance et Liverpool, j'en oublie tout de l'époque actuelle difficile, c'est rien de le dire). Il y a un plaisir particulier pour les lectures du confinement : le temps de faire comme je l'aimais enfant, en cherchant des trucs dans le dictionnaire, et ce qui était impossible alors en cherchant sur l'internet des musiques, des photos, des œuvres d'art dont il est question, en se laissant embarquer dans des recherches croisées. Ainsi aujourd'hui j'ai appris l'existence et des éléments sur la vie fort romanesque de Bert Danher, boss cruciverbiste de ouf, dont l'oncle et parrain Jim McCartney était le père de Paul. En temps normal, on croise un nom dans un livre documentaire ou un nom de personne qui a réellement existé replacée au sein d'une fiction, on se dit qu'on regardera "plus tard". Et souvent le plus tard n'a pas lieu.
Heureusement que sur Paul les mots croisés ont eu moins d'emprise que la guitare et la composition de chansons et que c'est le cousin qui a hérité de cette passion-là.

Pour la première fois depuis notre arrivée nous avons pu aussi nous accorder une petite balade vespérale post-prandiale dont JF semble avoir besoin (il tournait après dîner dans la petite maison comme un lion en cage durant le confinement). Nous sommes passés par une petite rue des arrières dont j'avais perdu le souvenir puis vers le cinéma, encore en arrêt sur les affiches du mois de mars, et certains commerces et restaurants encore en mode Pompéi, stoppée en plein élan. En revanche la plupart des commerces semblent avoir repris d'une façon ou d'une autre et toutes sortes de choses étaient affichées. 

Fullsizeoutput_1b11 C'est l'affiche de la poste qui m'a le plus amusée ("Une seule personne en même temps") et celle de la boulangerie des bonnes brioches que j'ai trouvé la plus astucieuse ("La distance de sécurité est de deux baguettes
Fullsizeoutput_1b12croustillantes")

Nous n'avons croisé que quelques voitures circulantes (dont la gendarmerie), et vu de loin un promeneur de son chien et deux jeunes qui allaient chez Paképi, ouvert pour le "à emporter" mais fermé pour le "sur place" (et sans masques, ce qui m'a surprise).

Avec ou sans épidémie c'est un peu la fréquentation habituelle d'un soir de semaine, au fond.

Les propositions d'organisations différentes ne manquaient pas, du drive, du "sur rendez-vous". Ici les cérémonies funéraires peuvent regrouper jusqu'à 20 personnes et visiblement ils s'efforcent que les services restent rendus au mieux. Il y avait deux avis de décès affichés, 57 et 84 ans. Covid_19 ou non ?

Il faisait bien frisquet (10°c affichés, mais un petit vent encore bien fraîchissant), j'avais à écrire, nous n'avons pas davantage traînés. Ça faisait du bien de sortir sans avoir à s'autoriser.

Le marché va occuper une surface plus grande, dont une partie d'un parking, afin que les distances entre les gens puissent être respectées.
Le club de pétanque a décidé de rester fermé pour l'instant : trop de membres pour sa superficie, certains pourraient se sentir lésés de ne pouvoir jouer.

Un vélotafeur a fait une chouette video sur la stupide interdiction du vélo pendant #LeConfinement.

J'ai beaucoup aimé ce touite de Phylloscopus 

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car hélas, on ne sent de la part des pouvoirs publics aucune volonté de souhaiter en profiter pour remettre certaines choses à plat, et au contraire une volonté de remettre des sous pour sauver des pollueurs (ex. : le trafic aérien). Et les gens même si ça aurait pu être pire se sont un peu précipité à redevenir consommants.
Des librairies viennent des échos très variés, de celles où les gens s'en foutent et n'écoutent pas les consignes à celles où tout le monde est bien respectueux et préfère le drive à tripoter les livres. 
L'anecdote d'une famille qui se passait le masque en sortant à chaque fois m'a émue. C'était une belle tentative d'essayer d'être respectueux malgré une pénurie. Mais si peu à conseiller d'un point de vue prophylactique. 

Un mécano dans une grande surface de matériel de sports n'a pas eu cette chance des clients intelligents. Ce qu'il décrie donne à croire que nous n'échapperont pas au redémarrage fort de l'épidémie. 

La doyenne de l'Espagne, 113 ans, a échappé de peu à la maladie (elle était testée positive) et n'a pas mâché ses mots. J'admire.

 

LT des TG de Rai News 24, présentés comme la veille par Riccardo Cavaliere. Je reste plus volontiers à écouter quand c'est lui. J'ai particulièrement apprécié la façon de présenter avec des sortes de disclaimers, les déclarations de Trump, mais sans que rien ne soit reprochable non plus. 

(1) Il y a un paquet d'années. Toc toc toc (porte d'entrée), salutations, le garagiste à l'heure du déjeuner, la voiture lui ayant été confiée pour une réparation.

"- Euh, il y a eu un petit problème, votre voiture a eu un petit accident.
- Dans le garage ?!?" 
(l'un des plus grands fou-rires de ma vie)

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
4 328 598 cas (dont : 291 894 morts (83 280 morts aux USA) et 1 571 398 guéris) 

 


Chroniques du confinement jour 56 : double absence de déconfinement

Déconfinement officiel 1 jour 1 

    Nous avions prévu de ne pas réintégrer tout de suite la région parisienne, et de ne pas nous hâter de déconfiner. Je m'étais simplement dit que j'aimerais aller voir la mer. 

You know what, ce fut raté : la tempête de vent, malgré le retour du soleil à un moment, vers midi, nous en aura dissuadé. Rafales entre 70 et 85 km/h, même si les gens d'ici semblent vaquer à leurs occupations (presque) comme si de rien n'était - et d'ailleurs ni plus ni moins qu'avant le déconfinement -, c'est trop pour moi pour quelque chose de non obligé. Staying at home, donc et même pas au jardin.

Il faut dire que les tempêtes dans certains cas (forts gradients de pression ?) me laissent KO et ce fut le cas. La tête qui tourne même en étant allongée. Je n'ai pu me lever sans avoir l'impression d'être dans un bateau qui tanguait qu'en fin de matinée. Je n'ai même pas lu tant que ça, j'étais comme malade, la tension sans doute très basse.

En fin de matinée je suis parvenue à me verticaliser sans trop de malaise, en même temps que le soleil pointait. J'ai pu téléphoner à Cl. qui s'apprêtait à réintégrer ses pénates. C'était bon de l'entendre, joyeuse et énergique.

Il n'y a plus d'œufs au plus proche supermarché, c'est probablement passager (le lundi est LE jour sans, peut-être même d'avant #LeConfinement ). 

Ni plus ni moins de circulation que les autres jours depuis qu'il y avait eu une allocution intermédiaire de Président Macron, qui avait ressemblé alors qu'il annonçait "confinement jusqu'au 11 mai" comme un top départ de redémarrer toutes les activités professionnelles qui n'étaient pas strictement interdites. Un effet "tempête" n'est pas exclu. On verra ce qu'il en est de la fréquentation une fois celle-ci passée. En attendant il y a un peu de piétons. Car il a fait dans l'après-midi grand soleil même s'il y a grand vent. 

À partir d'aujourd'hui et comme mon co-confiné, comme tant d'hommes supporte moyennement d'être mis de côté même s'il y est bien mieux que tenu par des obligations d'un strict alimentaire intérêt, notre quiétude peut être remise en question d'un coup de fil, auquel il obéira même si ce qu'on lui demande est bête.

Nous n'avons pas de masques ici. Peut-être est-ce simplement parce qu'il en a vue en vente qu'il a estimé trop coûteux.

Capture d’écran 2020-05-11 à 13.53.22 Ce touite m'a fait sourire et cet article collectif dans Le Monde m'a semblé faire un point assez fair-play sur les incertitudes et ce qu'au contraire l'on sait, concernant l'épidémie à l'heure de commencer à se déconfiner.  

 

Il y aura quand même eu une sacrée tempête (source : Météo France)

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Au passage j'ai appris qu'on pouvait se procurer, moyennant finances une attestation de foudroiement (sic). Ça m'a fait rire parce que je n'ai pas su m'empêcher de songer à une sorte d'attestation qui témoignerait d'un coup de foudre et que l'on pourrait produire à celle ou celui que l'on quitte pour le nouvel objet de désirs afin de prouver qu'on n'a pas pu résister. Bon en vrai, il s'agit bien sûr d'un document pour les assurances et les dédommagements de dégâts après de forts orages. 

Et ça m'aura mise bien KO, même si je me suis efforcée d'avoir l'allongement (tête qui tournait, probable baisse de tension), pas totalement vain : en .pdf sur l'ordi j'ai lu l'intégralité d'un des romans qui restait pour le comité de lecture dont je fais partie. Comme il décrit la perdition de la narratrice (du moins de la personne dont on suit la voix intérieure) dans la folie et que c'était plutôt bien fait même si j'avais trop tôt tout pigé, ça laissait une impression d'oppression. Pas idéal un jour de grand vent où l'on avait le droit de sortir enfin librement après 55 jours de confinement et où on ne l'a pas fait parce que ça ventait.

Les vaches, elles, n'ont pas bronché. Je pensais (naïveté citadine ?) qu'en cas de tempête elles étaient rentrées, mais non. En même temps il s'est agit clairement, depuis le matin d'une tempête de vent, pas de pluie, plutôt un grand soleil trompeur (du moins à partir de midi).

Le touite d'un ami m'a fait prendre conscience qu'Emmylou Harris avait plus de 70 ans, et lire cet article la concernant. J'ai réécouté quelque part sur Youtube l'intégralité de Atom Heart Mother après avoir pris une photo de vache qui ressemblait trop à celle de la couv de leur album

Globalement, c'est toute la journée que je n'aurais vraiment pas été en forme (chute de tension due à la tempête ?) et à part l'incursion de JF au Aldi nous ne sommes pas sortis alors que c'était le premier jour du début de déconfinement. Des personnes habiles pourraient déguiser cette absence de sortie en geste militant mais je l'avoue sans ambages : c'était uniquement une question de vent sinon nous aurions filé voir la mer.

Comme j'avais été prise par des moments de sommeil et par ma lecture "sérieuse", c'est seulement en fin de soirée, de fait studieuse que j'ai pu me livrer aux petites écritures du quotidien et revenir ici, ainsi que me consacrer un moment au LT des TG de Rai News 24.
Une jeune femme qui travaillait pour une ONG avait été enlevée par des groupes djihadistes. Elle s'en est sortie en se convertissant, parvient à être libérée au bout de 18 mois et bien des journaux italiens (et citoyens d'extrême droite) n'ont rien trouvé de mieux à faire que reprocher à cette jeune femme sa trahison car elle a commis ce "crime" (à leurs yeux) de s'être convertie à l'islam durant sa détention. 
Ça m'a donné la nausée. 

Le journaliste que mentalement j'appelais Agnan, tant il ressemblait à l'idée que je me faisais de ce copain du Petit Nicolas une fois devenu grand s'appelle Riccardo Cavaliere et j'aurais mis environ quatre-vingt jours avant de prêter attention à son nom - alors que dès le début je me suis posée la question -. Et il a un site élégant et intéressant, ce qui ne m'étonne pas le moins du monde. Expliquées par lui les choses sont claires et humaines, même au plus sombre d'une pandémie. 

Je ne suis pas la seule à n'être pas trop pressée de déconfiner.

La conclusion de ce billet chez Alice m'a particulièrement marquée : j'en connais tant des hommes qui fonctionnent ainsi, prompts à mettre les autres dans des cases mais pas du tout à accepter que ça puisse leur arriver aussi.

Au bout du compte j'aurais regardé un certain nombre de videos, pas très malin pour quelqu'un qui cherche à économiser une connexion limitée : 
Running addict qui nous met en garde sur le risque de reprendre trop fort l'entraînement de CAP après #LeConfinement

Une video de méditation dont la voix calme dit ce que nous aimerions parfois nous laisser aller à penser

Une micro-daily obs de Bilook dont j'ai apprécié l'humour, et les coronapistes cyclables, mais qui m'a fait tout drôle : j'avais oublié que ses accélérandos me foutaient un mal de mer quasi immédiat et par ailleurs j'étais contente de revoir des bouts de Paris ou du Pont de Bezons mais sans aucune envie d'y retourner, un peu comme si ça y était c'était du vieux passé. Cette sensation fort déstabilisante m'est restée. Je suis nostalgique de la vie à Bruxelles que je n'ai pas vraiment connue, beaucoup plus de Paris-Clichy, comme si la combinaison du départ du Fiston et de la vie ailleurs en confinement avait tourné la page. 

 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
4 245 457 cas (dont : 286 690 morts (81 653 morts aux USA) et 1 521 959 guéris) 


L'hymne du déconfinement ?

À peine deux ou trois bricoles à modifier dans les paroles et le "Non, non, rien n'a changé" de 1971 des Poppys pourrait hélas devenir l'hymne parfait du déconfinement.

Idée venue via le #JukeBoxFou de dedans ma tête après avoir vu des images de personnes faisant de longues longues longues files d'attente devant des magasins de choses absolument pas nécessaires dans l'urgence (non, ce n'est pas du mépris de classe, ce sont des objets qui pouvaient bien attendre trois ou quatre jours de plus, objectivement ; à quel moment le conditionnement à la sur-consommation et à l'apparence avant toute chose, nous a-t-elle rendus tous aussi stupides ?), dès le premier matin de sortie possible. Même chose pour des types qui ont mis un point d'honneur à aller chez le coiffeur ou le barbier dans la nuit de dimanche à lundi dès minuit passées.

Pourquoi s'amuser à prendre des risques inutiles quand il y en a déjà tant que l'on doit prendre parce qu'on le doit ?