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4 billets

Chroniques du confinement jour 55 : soir de tempête (le jour ça allait)

 

   Jour de sport avec un semi-long legal morning run le matin (59'29'' ! 8 km pour moi, 10 pour JF qui fit encore plus l'essuie glace que moi), le passages des abdos - squats - pompes à 37 - 27 et 17 et une séance de Tabata axée sur les challenges, ce qui était assez rude (je ne suis pas parvenue à en tenir jusqu'au bout plus de 2/4 essentiellement question de rythme lorsque les secondes de récupération des exercices de Tabata n'y sont plus). 

C'était bien.

JF s'était levé de mauvaise humeur mais s'est efforcé qu'elle ne retombe pas trop sur moi. Il sacrait pour un oui pour un non. Tracas dentaires, probablement.

Nous sommes allés livrer son pain à mon Oncle François qui était à court du fait du 8 mai férié qui avait bousculé ses rythmes d'approvisionnement par des tiers. Nous nous sommes efforcés de rester à distance (j'avais mis des gants pour le pain et un tour  de cou à défaut de masque) mais avons pu un peu parler, lui était presque guilleret : tant qu'il va bien, la vie durant #LeConfinement ne changeait pour lui pas grand chose. Et puis, il en a vu d'autres, au cours de sa longue vie. Ça faisait du bien de le voir en forme et de lui parler. 

Le temps s'est gâté au cours de la journée ; le sachant, j'avais surtout prévu de lire ("The Beatles tune in"), ce que j'ai fait avec bonheur. C'est fichtrement bien écrit et le temps que je suis dans le Liverpool des années des futurs-Beatles enfants, j'oublie le dur maintenant et ses dangers viraux. Ces dangers anti-démocratiques aussi, y compris en France. J'ai particulièrement bien dormi pendant la sieste. Les 8 km du matin n'y étaient pas pour rien.
JF poursuivait sa plongée dans l'univers d'Agatha Christie, avec une délectation qui ne faiblit pas.

Il a bossé pour son club de pétanque et s'est désolé du fait qu'à La Haye du Puits ils ne ré-ouvrent pas. Problème du nombre d'adhérents / superficie du club. Et sans doute qu'ici les gens sont davantage soucieux de leur santé qu'en grande ville où à un moment donné on peut être tentés par une attitude de type "foutus pour foutus".

Le Fiston est bien arrivé sur son lieu de suite de confinement, enfin réuni avec son amoureuse. J'ai bien aimé qu'en Italie ils aient précisé au moment du déconfinement, vous pouvez désormais vous regrouper en famille "ou avec toute personne avec laquelle vous avez une relation stable".

Violente tempête de vent le soir tandis qu'à Paris et en Île de France, une odeur généralisée de souffre semblait gêner les gens. Il semblerait qu'elle vînt des égouts après les très fortes pluies de la veille. J'en ai profité pour répondre à quelques mails dont un qui m'a fait bien plaisir et un autre qui m'a appris qu'un ami avait été malade (ainsi que son épouse) mais n'en avait rien dit. Plusieurs de mes ami·e·s ont procédé ainsi, ils n'ont pas dit qu'ils allaient mal, se sont faits discrets et puis un bon moment plus tard sont venus expliquer pourquoi ils avaient été un peu plus en retrait que simplement confinés. 

Je n'ai pas regardé les infos italiennes car le vents soufflait si fort que ça m'a paru être trop d'efforts. Les suivre est moins important qu'au début, à présent les différents pays en sont aux affres du déconfinement alors que l'épidémie n'est pas achevée ni le vaccin trouvé. 

Un des blogs que je suis (Prof en scène) m'a entraînée par , je ne connaissais pas Kari Rueslatten et j'aime beaucoup. J'ai aimé aussi particulièrement son billet de samedi. Ce qu'il dit de la voix des élèves.

Dr Caso évoque la fatigue particulière des réunions en ligne, qu'elles soient professionnelles, amicales ou familiales et parle d'un épisode d'une série qui préfigure le monde d'Après (hélas disponible seulement sur CBS et donc pas en France même en payant je crois).

Beau billet chez Pep. Je crois que l'on est un paquet à ne pas avoir trop hâte d'être déconfiné·e·s. 
Alice évoque les hyper ou super-marchés silencieux et sans foule et combien c'est finalement mieux.

La nouvelle video de Fabio Wibmer montre ses limites en même temps qu'il y a comme toujours quelques trouvailles et que quand même il faut le faire. Je n'aime pas le rôle qu'il y fait jouer aux deux seules femmes. Même si c'est censé être de l'humour, il y a non loin de là un petit fond de beauferie. Je pense qu'à un moment quand on gagne ainsi sa vie mais qu'on devient obligé de continuer par contrat à jouer les casse-cous, on finit par en avoir plus qu'assez. 
En même temps ne faisant précisément pas partie des casse-cous, même si j'aime repousser mes limites - mais pas avec des risques vertigineux, seulement avec du risque d'épuisement -, peut-être que justement je n'en sais rien de comment ça fonctionne dans leur tête. Il se pourrait qu'ils ne se sentent vivants que lors de la mise en œuvre d'un défi.

En allant courir le matin j'ai repéré un peu avant la maison de la garde-barrière 36, un petit oiseau tête noire ailes jaunes dont j'ignore le nom et ne connais pas la voix - il fut silencieux tout le temps qu'il virevolta non loin de moi -. Ce n'était pas un moineau friquet que je sais à présent repérer. J'ai oublié ensuite de rechercher. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
4 176 540 cas (dont : 283 660 morts (80,739 morts aux USA) et 1 487 454 guéris) 


Chroniques du confinement jour 54 : jour calme ici, un peu de pluie (en fin d'après-midi) et un apéro-Tabata


    C'est une journée de récupération et elle a filé comme le bonheur : ma séance du défi abdos - squats - pompes du matin, après un réveil très tranquille à savourer le temps. 

La matinée était ensoleillée, mais je voulais, d'abord terminer les petites écritures et puis Le Fiston a téléphoné et entre son père puis moi l'appel a duré un moment. Son amie l'a rejoint et ils vont vivre ensemble chez elle les trois prochaines semaines, puisque lui est en 100 % télétravail jusqu'à début juin et que le confinement s'allège. 

C'était une journée de communications : il y eut aussi l'une de mes cousines pour l'un de mes oncles et l'apéro sur zoom pour remercier Romain et sa famille pour les séances de Tabata. Je ne pige pas trop mais ces moments collectifs par video interposées me fatiguent d'une façon curieuse, comme si j'étais un téléfonino dont ça vide la batterie en accélérée. Pourtant j'étais heureuse de revoir les uns et les autres. 

Comme il a plu en fin d'après-midi - j'avais laissé en début de celle-ci le terrain d'entraînement de pétanque à mon co-confiné - je n'ai pu travailler ni au rangement de l'abri de jardin ni au jardin tout cours. Seulement débroussaillé quelques ronciers du mini jardin de devant, puisque quasiment plus personne ne passait étant donné qu'il avait plu. 

La pétanque va pouvoir reprendre mais les consignes de précautions sanitaires sont telles qu'elles seront aussi difficiles pour des joueurs à respecter que celles dans les écoles pour les enfants de maternelle. Entre autre le geste de souffler dans ses mains avant de prendre ses boules pour tirer est proscrit. C'est un peu comme si l'on demandait aux joueurs de tennis de ne pas faire rebondir la balle à terre avant un service. 

J'ai terminé une lecture en cours. C'est une des joies du confinement pouvoir terminer nos lectures quand on veut, ne pas être obligées de poser le bouquin pour cause de contrainte extérieure impromptue.

La soirée aura été pourvu d'un imprévu : gros orage sur la région parisienne, j'ai communiqué avec les enfants. Apparemment coupure d'électricité dans l'avenue de l'appartement mais pas à 5 minutes de là. Pas pu m'empêcher d'émettre quelques oldschool recommandations. 

Pas LT les TG italiens, de ce fait. 

Little Richard est mort (apparemment un cancer et non pas le #Covid_19). En fait la nouvelle de sa mort m'aura appris qu'il était encore vivant. J'ai regardé pour Jerry Lee Lewis, il est en vie mais a eu un AVC l'an passé. 

Écouté un podcast du Monde au sujet de la grippe dite de Hong Kong de 1968-1969. À l'époque les gens ne pouvaient que croire ce que disaient les journaux et ce qui se colportait - il y eut d'ailleurs une ruée vers un vaccin inutile puisque la souche de Hong Kong n'avait pas été introduite dans le vaccin contre la grippe de 1969, ce virus-là était censé être déjà passé -. À l'époque on semblait considérer que le rôle de la santé publique n'était pas tout à fait le même qu'aujourd'hui. Peut-être que l'on était plus fatalistes, aussi.

Je me suis embarquée, sans trop de succès, dans des petites recherches concernant la généalogie familiale. L'impression que les accès sont davantage verrouillés et payants qu'il y a plusieurs années quand j'avais consulté quelques trucs juste comme ça. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
4 077 176 cas (dont : 279 043 morts (79 599 morts aux USA) et 1 417 676 guéris) 

Capture d’écran 2020-05-09 à 21.38.48


Chroniques du confinement jour 53 : Les journées libres passent vraiment très vite

 

    Aujourd'hui c'était jour de sport mais couchée trop tard je me suis levée trop juste alors je n'ai pas fait pour l'un de nos derniers short legal morning run une séance particulière, simplement couru, et en rentrant par la zone d'activité puisque c'était jour férié et que ça permettait de ne pas rentrer en revenant strictement sur ses pas - et ça évitait de croiser les deux hommes, dont celui à la béquille, qui discutaient en travers du chemin à quelques distances d'où tourner était encore possible -. Ça a donc donné moins de 4 km en un peu moins d'une demi-heure. 
Le défi passe bien, c'est intéressant de voir comment le corps s'adapte au + 1 de chaque semaine dans chacune des catégories (abdos, squats et pompes).
Quant aux Tabata, Romain Pourrat fin pédagogue nous fait depuis deux séances revisiter des exercices de celles du début et l'on voit que ce qui nous mettait alors complètement à plat, nous demande désormais un effort acceptable. C'est excellent pour le moral. Romain semble prêt à continuer les Tabata même après le 11 mai. Joie ! 

Nager me manque. 
Ma sœur me dit que voir la mer lui manque. À moi aussi mais pas autant, même si je trouve ça fou d'être arrivés depuis bientôt deux mois, d'en être à 10 km et de n'être pas même allée la voir une seule fois. Faut-il que nous soyons des citoyens respectueux ! Je pense que lundi nous nous accorderons un tour au bord de la mer même si la balade SUR la plage reste interdite

Sommeil 
Mon co-confiné se plaint de faire de drôles de rêves. Comme il a toujours été le roi du cauchemar, j'ai du mal à prendre au sérieux son impression - c'est un peu l'histoire du berger qui criait Au loup ! -, il n'empêche qu'elle existe, qu'il dit Ça me fait faire de drôles de rêves tout ça. 
Un certains nombre de mes amies se plaignent de troubles du sommeil particulièrement sévères ces temps-ci. Pour moi la seule différence est que j'ai le bonheur de pouvoir faire des siestes (deux aujourd'hui une en fin de matinée) et je continue à bénéficier de la capacité à m'endormir presque dès de je m'allonge, du moins si je ne lutte pas pour continuer à lire. Quelqu'un confie à une twitta de ma connaissance ce lien pour l'aide aux bébés à s'endormir. Nous vivons dans un monde où tout est désormais monétisé. Je ne dis pas que le boulot qu'elles se sont ainsi créé est inutile. Mais les relations entre les être humains ne sont plus qu'avec des visées de professionnalisation et d'en tirer de l'argent. Dans le même temps du travail qui en est clairement (par exemple récemment : fabriquer des masques) est de plus en plus souvent demandé bénévolement, dans des chaînes pour lesquels certaines personnes touchent de l'argent - mais pas les personnes fournissant le cœur du boulot -. Quelque chose ne va pas dans tout ça.

J'ai été tirée de chaque petit sommeil du jour par un coup de fil. L'un était sympa comme tout et m'a fait bien plaisir. L'autre était en revanche de l'un des gars du club de pétanque pour donner de mauvaises nouvelles et inciter insidieusement mon époux à rentrer. Un vélo accroché aux grilles aurait été volé et les grilles endommagées ; une tentative d'intrusion dans le club constatée. Des boulistes, malgré le confinement, se seraient fait pincer de jouer - j'en avais vus qui le lundi 16 se permettaient encore de le faire - et ils auraient pris une amende. J'espère qu'en tant que président il n'aura pas d'ennuis. Il avait affiché un panonceau de fermeture, mais peut-être que ces écervelés l'ont ôté. Je trouve bizarre que si les installations dépendent de la mairie leur ouverture ne soit pas contrôlée par ses services, au même titre que celle des parcs. Ça éviterait au moins le saccage de ma vie conjugale. Et certains débordements. 
L'inconscience des gens est impressionnante. C'est quand même un virus mortel qui est en circulation. Comment font ces gens qui se persuadent que leur petite personne ne sera pas concernée ? 

Notre fille est à présent persuadée que sa rhinopharyngite carabinée de peu de temps après notre départ était due au #Covid_19. J'ignore d'où vient le revirement (alors qu'elle se fâchait quand je le lui disais). 

Soupe aux orties a écrit un excellent thread sur comment démarrer le #Vélotaf. Ça va devenir indispensable à Paris au vu des restrictions dans les transports en commun. Et puis il y a cette question des documents employeurs nécessaires pour pouvoir les emprunter, c'est confus car personne pour l'instant ne l'a. 

Il se dit en librairies que les commerces affiliés à Pacifica pour leur multirisque professionnelle vont être indemnisés pour leur perte d'exploitation de la période de fermeture obligatoire. Je connais des libraires qui ont retrouvé le sommeil

Je passe en début d'après-midi un long moment à lire au jardin. Il fait beau comme les beaux jours d'été. Et je suis rentrée par crainte de coups de soleil. Les moineaux sont terriblement chamailleurs. Au point d'en oublier ma présence.

Matoo dans un billet évoquait, le FOMO (1) ou plutôt sa fin du fait du confinement. Je n'en ai jamais trop souffert, étant plutôt victime d'un syndrome de Forrest Gump : me retrouver sans l'avoir cherché "là où ça se passe". En revanche lire son billet m'a fait piger que j'étais en train de m'en détacher du côté des livres. En tant que libraires on y est presque professionnellement obligé·e·s du fait de ne devoir pas manquer une pépite qui serait le méga-prochain-succès. Et voilà que grâce au confinement et à mon changement d'orientation qui se profile, auquel l'épidémie n'est pas étranger, je peux désormais retourner à des lectures choisies, fini le FOMO de la librairie. Il a cousu à la main de beaux masques, voici comment il a fait

Billet de petits bonheurs chez Nasiviru. Je partage, ça fait toujours du bien. Je voudrais me remettre aux bonheurs du jour (pas eu le temps !). 
Je savoure de mon mieux les derniers jours où l'on est censés sortir le moins possible. Je sais qu'ensuite même si je parviens à ce que nous restions paisiblement normands jusqu'au 6 ou 7 juin, l'Homme voudra bouger (et moi-même j'aurais envie de partir à vélo, de marcher, d'aller arpenter les belles balades de la régions). 

Nous avons désormais un petit rituel du soir par beau temps : le salut au soleil. Il disparaît désormais derrière un bouquet d'arbres. Au début du confinement, il "tombait" juste à droite de la maison des voisins que nous aimons bien. La rapidité de sa descente derrière l'horizon, me fascine comme enfant. 

Un homme, noir, Ahmaud Arbery, avait été tué en février alors qu'il faisait un entraînement de course à pied dans un quartier résidentiel. Il se trouve parce que quelqu'un, sans doute en désespoir de cause l'a fait fuiter, qu'une video de l'assassinat est devenue visible sur les réseaux sociaux. On voit clairement deux types le descendre après qu'il a quand même tenté de sauver sa peau en repoussant l'un d'eux, qui le menaçait avec son fusil. Visiblement les autorités étaient en train de s'arranger pour enterrer l'affaire. Mais la réaction des internautes les a obligées à arrêter les deux tueurs. Celui qui a fait le film étant peut-être complice, d'ailleurs. 
L'horreur du racisme dans un de ces pires manifestations.

Pour qu'il parvienne jusqu'à nous en ces temps où l'épidémie du #Covid_19 monopolise à juste titre l'attention, il faut qu'un fait divers soit particulièrement sordide ou odieux. Ce qui donne encore une image plus dure de ce monde. Il n'y a pas de faits divers mollassons pour nous permettre de maintenir l'illusion que les êtres humains sont parfois bien bien cons mais pas de façon trop grave. De nos jours même une photo de groupe peut faire courir un risque mortel. 

La Reine d'Angleterre a encore parlé. Je l'admire. 
Par ici un témoignage d'un vétéran

LT des TG du soir sur Rai News 24, enfin un peu (j'écrivais ici en même temps).

J'espère que plus tard, on pourra malgré la tragédie, se souvenir d'images choupis, ici au pays de Galles avec des moutons, là en Turquie avec des marcassins 

Ce touite-ci aussi m'a fait rire : les villes au nom ennuyeux qui se sont jumelées pour créer a "trinity of tedium"

(1) le « fear of missing out », "c’est à dire littéralement la peur de rater un truc"

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
3,981,763 cas (dont : 274 434 morts (77 902 morts aux USA) et 1 372 687 guéris) 


Chroniques du confinement jour 52 : matinée de boulot, après-midi et soirées douces

 

    Plus de 3 heures passées en réunion téléphonique pour le comité de lecture dont je fais partie. J'ai mieux tenu le coup que ce dont je me croyais capable, et je me dis que c'était un bon entraînement pour le travail quand il commencera. 
C'était bien organisé et on était bien disciplinées (un seul homme dans notre lot ; souvent le cas pour le bénévolat), je n'ai pas eu l'impression de perdre mon temps. Ce qui m'a frappée en revanche c'est l'environnement sonore désagréable et fort de bien des intervenantes : des sirènes de véhicules d'urgence, des bruits sévères de chantiers, de la circulation (pourtant, ça, on en a ici) ... aurais-je déjà oublié la ville ?

Dès lors le reste de la journée a filé comme de rien, sieste après un délicieux déjeuner (une omelette aux champignons et oignons, préparée par le co-confiné qui se remettait d'avoir durement bossé les deux jours qui précédaient), lecture au jardin puis tris de boîte avec des petits accessoires de bricolages, puis un peu de déserbage et zou c'est l'heure du dîner (tardif, à l'heure où délicieusement le soleil donne) et de suivre les TG italiens, puis d'écrire ici.  

JF s'est un peu entraîné à la pétanque après avoir reçu mail et coup de fil de son entreprise confirmant la poursuite de son chômage partiel. Ça augure mal de la suite économique et professionnelle, en attendant, profitons du bon.

Édouard Philippe, l'actuel premier ministre français, tenait avec quelques collègues ministres une conférence de presse en fin d'après-midi. Il s'agissait d'annoncer les mesures concrètes pour le début de déconfinement du 11 mai.
Elles furent mieux résumées par les TG italien que par la façon dont ça semblait dit. 
Le Monde a fait un résumé. On ne sera plus obligé de se trimbaler avec une attestation pour les déplacements de vie quotidienne, grand soulagement ; exception faite en Île de France pour les transports en commun. 
Autre résumé concret ici (journal des femmes).

Les masques, d'ailleurs y seront obligatoires. À Clichy il y a eu une distribution gratuite de masques lavables un par habitant de foyer fiscal - critère logique, bien -. Notre fille s'est dévouée et a dit que c'était très rapide, en plus que les distributions étaient bien réparties dans différents lieux de la ville - mais les masques pour elle, comme pour beaucoup de femmes les masques aux normes AFNOR, sont trop grands -. Entre cette organisation municipale, les masques de précaution que j'avais commandés en voyant ce qui en Italie survenait et quelques autres qu'elle a eus côté santé, nous devrions pouvoir sortir couverts quand nous allons rentrer. 

Sur les scolaires, qui rentre, qui ne rentre pas, la confusion est forte. J'ai lu quelque part que ça ferait max 1 élève sur 6 qui reprendrait. Je suis soulagée de n'être ni prof ni parent d'enfants d'âge d'y aller.

Il semble de plus en plus clair que le #Covid_19 a commencé à sévir dès l'automne et que le championnat du mondiaux militaires qui eut lieu en octobre à Wuhan fut un foyer de l'épidémie. Ce soir j'ai lu un témoignage italien (jours précédents : USA, Français ...). Et je me pose de sérieuses questions sur le rhume - gastro - grippe - tousserie qui a sévit en décembre et janvier à la librairie où alors je travaillais. J'aimerais bien que notre immunité puisse être testée. 

Ibrahim Gokcek le bassiste du groupe Yorum est mort après 323 jours de grève de la fin. Après le décès récent de la chanteuse du groupe, pour la même raison, il venait grâce aux pressions internationales d'obtenir gain de cause et a cessé la grève et été hospitalisé mais trop tard, n'a pu être sauvé. 

Stacey Kent partage des Isolation Video. Bonheur.

Capture d’écran 2020-05-07 à 23.39.15 Capture d’écran 2020-05-07 à 23.39.15

Un touite d'Abie me donne envie de réviser le test de Turing et je trouve une très chouette video pour l'expliquer. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 903 962 cas (dont : 270 030 morts (76 699 morts aux USA) et 1 334 368 guéris) 


Chroniques du confinement jour 51 : des retrouvailles à distance et ma foi, ce qui ressemblait fort à une journée de boulot.


    À présent le sport des journées sports passe sans besoin de longues récupérations, même si une petite sieste s'est intercalée ce matin après le short legal morning run (very short puisque JF poursuivait sa formation à partir de 8h30 ; dès lors je n'ai pas fait de séance). Et les séances de Tabata ne semblent plus aussi éprouvantes. Je parviens même à faire correctement le mouvement des burpees (jusqu'à présent la "descente" me posait un problème). Dommage que l'on sente de partout la fin du confinement, sans pour autant pouvoir reprendre les activités telles que la natation, sinon je commençais à améliorer sur certains points ma conditions physiques. 
(grand merci à Romain Pourrat, soit dit en passant). 

Un des indices du fait que le confinement me fait du bien se cache dans un groupe que nous tenons de notre club et dans lequel un défi abdos - squats - pompes a été lancé par l'un de nos coachs. Au début j'étais la 10 ou 11 ème du jour à m'inscrire comme ayant accompli ma série quotidienne. Puis j'était vers les 5 ème à 7ème. À Présent je suis souvent la 2ème ou 3ème. Bien sûr nombre d'entre nous font plutôt leur gymnastique à un autre moment de la journée que le matin de bonne heure. Et depuis cette semaine beaucoup ont repris le travail en s'y déplaçant. Il n'empêche que je me réveille naturellement plus tôt qu'au début du confinement, la fatigue nait de mes activités de chaque jour, je ne traîne pas des semelles de plombs d'un déficit que chaque jour creuse. 

Carl Vanwelde s'interroge Quand donc finira ce cauchemar ? ll parle de l'épidémie plutôt que du confinement, je pense. Seulement je me rends compte que tant que nous ne sommes pas malades ni nos proches ni nos enfants, je ne vis pas cette période comme un cauchemar. Je ne sais pas la vivre comme un grand bonheur car je sais les souffrances des uns et des autres, j'ai des ami·e·s qui ont perdu qui un proche qui un parent, et je suis les témoignages de soignants, et je vois bien ce qu'on nous concocte politiquement et les lendemains qui sous couvert de crise induite par l'épidémie seront d'encore plus de manque de respect de qui travaille et d'encore plus d'exploitation. 
Seulement le fait est que je ressens le confinement d'une part comme enfin de la liberté : celle de disposer de mon temps, même si c'est à l'intérieur d'un lieu géographique fort limité ; et d'autre part comme d'une protection, d'un abri, et pas uniquement contre le virus mais contre les conditions de vie devenues de plus en plus coupantes au fil des ans, en particulier dans le monde du travail. On s'arrange de nos jours pour écœurer même les gens de bonne volonté, en les pressurant jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus et en leur reprochant perpétuellement de nouvelles imperfections. Dans le même temps les dirigeants n'auront jamais été globalement (oui, je sais not all ...) aussi incompétents. Et arrogants, tant qu'à faire. 

J'ai presque envie d'écrire comme le faisait Couac hier

"Vraiment, tant qu'on ne nous proposera pas un truc qui fait rêver [...], je ne remettrais pas les pieds dans la vie habituelle. Inutile d'insister."

Et puis je suis heureuse d'avoir enfin un conjoint digne de ce nom, quelqu'un avec qui je partage effectivement ma vie quotidienne. Nous avons fêté aujourd'hui nos 31 ans de mariage et Le Confinement est la première période durant laquelle nous sommes vraiment ensemble : soit le travail nous happe, et autrefois nous occuper des enfants, soit je suis une veuve de la pétanque, soit nous avons été ensemble mais dans des périodes de lourdes inquiétudes (maladies des parents, période de crise de la maladie de notre fille). Or être ensemble sous l'emprise d'une forte inquiétude, ça n'est pas tout à fait comme l'être, c'est surtout être sous son emprise à elle et se serrer les coudes pour faire avec. Alors ces bientôt deux mois ensemble vraiment ensemble, sans monsieur qui se barre sans arrêt, c'était une grande nouveauté. Je savais qu'on s'entendait bien sur nos temps résiduels, je sais désormais que nous nous entendons bien sur nos temps de pleine activité.
Cela dit, je suis sans illusion, sa sacro-sainte pétanque et ses camarades de jeux lui manquent bien davantage que moi la natation (qui me manque pourtant fort). À peine seront-nous rentrés qu'il disparaîtra à nouveau. On est toujours le pis-aller d'une autre ou d'une autre activité. 
Et je serai pour ma part happée par mon nouveau boulot. Que j'ai une jolie hâte de découvrir, et de nouveaux collègues, de nouvelles compétences, une nouvelle entreprise, mais pas sa conséquence qui sera qu'à nouveau comme presque toujours, je rentrerai le soir pour me préparer pour le lendemain, faire à peine deux ou trois bricoles, et dormir et que seuls les week-ends seront miens.

En attendant, j'en profite, même si mes journées sont bien occupées - avec la bonne forme physique, il y a un vrai rythme désormais, et au vu de la désinvolture de nos dirigeants, qui s'en foutent si meurent les gens, ils veulent seulement ne pas perdre leur pouvoir, ne pas être mis en cause pour ce qu'ils auront fait qu'il n'aurait pas fallu et pas fait qu'ils auraient dû (ce qui nous sauvent car ils sont au moins contraints de sauver les apparences, et du coup pour partie nos vies), et s'efforcer que des profits même amoindris puissent continuer d'enrichir ceux qui ont financé leur accession aux postes de pilotages de l'État, j'ai moins de scrupules à détacher ma pensée du sort dramatique général pour la concentrer sur mes apprentissages et travaux. 

J'ai donc été efficace dans mon travail du jour pour le comité de lecture dont je fais partie ces temps-ci. Même si une partie de l'efficacité eu lieu dans la chaise longue au soleil (frais) au jardin, puisque l'Homme causait à l'intérieur avec trois autres personnes dans le cadre de sa formation (dont il a finalement été très content, j'ai beau le connaître, je m'étais encore laissée piéger par sa drama-queen attitude), et que la pièce est unique. C'était une efficacité aux fausses allures vacancières.

Et efficace aussi à creuser quelques pistes de documentation, un rêve dans lequel un couple menait une vie minimaliste et régulière à la Jeanne Dielman (son gagne-pain particulier en moins) m'ayant mené à des articles concernant Chantal Akerman dont celui-ci (Libé, Luc Chessel) et celui-là (sur cinergie.be) qui m'a fait prendre conscience d'une de mes angoisses spéciales confinement ou plutôt épidémie de Covid-19 : la peur d'apprendre "de l'extérieur" par les médias pour par une personne venant m'interroger dans le cadre de son métier, le décès d'un·e ex-proche ou de quelqu'un avec qui j'ai un lien juste un cran pas assez intime pour que je fasse partie des personnes directement averties. Et ensuite puisque les cérémonie funéraires sont réduites au strict minimum, ne pas même pouvoir borner la violence du chagrin par la participation à un moment collectif de recueillement.  

La messagerie regorge de messages de reprises : nous allons ouvrir, il faudra faire comme ci ou comme ça. Fort beau message de la librairie Ptyx, soit dit en passant.

La soirée aura été égaillée par un Paris-Carnet confiné, mené sur Zoom par Otir qui interrompait pour nous (il devait être 15h aux USA) sa journée de travail. C'était bien de se revoir même si ça n'est que comme ça. Ma connexion fragile a étonnamment bien fonctionné. Et MGZALLP qui marchait nous aura fait voir l'Arc de Triomphe et ce Paris vidouille qui bientôt disparaîtra [au profit du Paris à foules].

LT vespéral des TG italiens, on en est au stade où l'on pense "Ça suit son cours" d'une situation qui compte dans les 300 morts / jours ; et d'un début de déconfinement, qui semble certes se passer plutôt bien (si l'on en croit la Rai News 24), mais bourré d'incertitudes, même si moins hasardeux qu'en France.

J'ai appris au passage que Florian Schneider, l'un des fondateurs de Kraftwerk venait de mourir, à 73 ans (mais plutôt d'un cancer, si j'ai bien suivi).

 

PS : Je le note ici car c'est peut-être symptomatique de la période : JF a reçu sa paie d'avril seulement aujourd'hui, légèrement amoindrie du fait du chômage partiel (rien de dramatique). 
Et là je le note pour moi en tant que pense-bête : j'en ai profité pour régler les frais de copropriété. Dont une part d'appels de fonds pour des travaux de ravalement de la cage d'escalier. Quand auront-ils lieu, alors qu'ils auraient dû sans l'épidémie déjà être en cours ?
En Normandie passés les quinze premiers jours si calmes, quasi désert sauf pour les courses, les camionnettes d'entrepreneurs locaux de travaux avaient déjà repris leur circulation. 

PS' : J'ai acheté le Canard Enchaîné en ligne comme pratiquement depuis le début du confinement, seulement j'ai été si occupée que je n'ai pas eu le temps de le lire. Du tout. 


 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
3 802 230 cas (dont : 263 091 morts (73 797 morts aux USA) et 1 285 716 guéris) 


Chroniques du confinement jour 50 : la reprise du travail par temps de pluie déteint mais une auberge apparaît dans le lointain


    Mon co-confiné devait donc travailler, à savoir suivre une formation à laquelle son employeur, avec son accord, l'a inscrit. Piège dans lequel sont sans doute tombé un certain nombre d'entreprises : les 15 jours, peut-être un peu plus mais pas tant, décrétés par le gouvernement au début du confinement, et qui avaient été pris, comme, Bon OK, on va vous mettre au chômage partiel, ça vous ira ? Partir dans le village de la famille de votre femme ? Oui bien sûr, de toutes façons, nous n'avons pas de travail en ce moment, sont devenus un mois et demi et Ah merde qu'est-ce qu'on va pouvoir faire pour ne pas licencier (immédiatement) les gens ? Tiens, on pourrait utiliser les crédits formations. 
Le hic étant que le télétravail ainsi n'était pas organisé, ni le salarié équipé (et encore il avait consenti à écouter ladite femme qui disait, non mais n'écoute pas ces incompétents du gouvernement, si on part c'est pour un mois au moins, PRENDS TON ORDI !). 
Je pense que le cas n'est pas isolé, sinon je ne prendrais pas la peine de le relater.

Il aura donc fallu, après une confirmation vendredi de la formation et un appel la veille du formateur et Oups ! sur le petit ordi personnel familial, le gros logiciel professionnel n'y était pas, et donc 8 heures de téléchargement au rythme de la connexion via le téléfonino, s'organiser un plan de travail autre chose que le trop petit bureau contre la petite fenêtre qui donne sur les vaches , et au dernier moment parce que les manipulations à effectuer sur des modélisations nécessitaient une plus grande précision de les pad de l'ordi portable, emprunter une souris compatible PC (1) aux voisins d'en face.

Oui parce qu'en ma Normandie, dégagé le Voisin Voleur, c'est un bonheur de voisinage et donc on appelle au secours, ils nous ont dépanné dans les 5 minutes, nous avons estimé que le risque sanitaire n'était pas élevé à moins de sept jours du début de déconfinement.  
Grâce soit rendue à nos bons voisins !

Évidemment ce jour de formation aura été LE jour de pluie, la vraie, celle qui tombe calmement comme si elle ne devait pas s'arrêter avant la nuit d'après. Ce qui fait que je pouvais oublier le jardin. 
Je me retrouvais donc coincée dans la maison mono-pièce tandis que l'Homme causait et écoutait causer (c'était une formation pour trois personnes).

J'en ai donc profiter pour bosser, du moins régler quelques tâches administratives et autres choses sérieuses qui pouvaient se faire en silence sur l'ordi, tout en écoutant de la musique, aux oreillettes puis quand c'est devenu pénible avec un casque acheté il y a un paquet d'années et que j'avais à tout hasard sorti de là où il avait été stocké. Il fonctionne sans fil mais a un fort bruit de fond lorsque l'ordi est connecté.
Photo le 05-05-2020 à 15.22

Le boulot avait déteint. 

J'ai aussi passé un peu de temps sur les réseaux, bien m'en a pris, c'était le jour historique que Kozlika avait choisi, après un teasing délicat, pour annoncer L'auberge des blogueurs ; je me suis efforcée de garder silencieuses mes manifestations d'allégresse, mais cette perspective me réjouissait. 
Le hic est seulement que je serai si tout va bien en train de démarrer mon nouveau boulot alors ça sera très compliqué de tenir un rôle dans cette aventure que d'expérience je sais chronophage. Il faudra que nous calibrions bien mon personnage (2). 

Grâce à Matoo, j'ai (re?)découvert le blog Prof en Scène et plus particulièrement ce billet où il est question de la mission de prise en charge qui longtemps n'était qu'un implicite mais qui est désormais considérée du moins par les gouvernants comme un but en soi. 

Grâce à Nasiviru, je me suis souvenu d'un jeu auquel je jouais beaucoup enfant et adolescente et qui procédait pour partie du même mécanisme que celui des amis imaginaires. J'espère que ça la rassurera. Je n'ai pensé qu'après l'avoir écrit que mon exemple peut au contraire faire peur, car je ne suis pas quelqu'un que l'on peut citer en exemple. Mais bon au moins je ne suis pas malheureuse (3), donc si l'inquiétude porte sur le bien-être et non sur la place de la future adulte dans ce monde, je dois pouvoir quand même rassurer.

Grâce à Dom Moreau je suis (re)tombée sur quelque chose dont je n'avais pas capté l'ampleur en lisant un premier article chez Libé : comment des femmes (essentiellement des femmes) se sont trouvées piégées à DEVOIR coudre des masques bénévolement (en Belgique mais pas seulement) après un départ de mouvement de bonne volonté couturière, vite détourné à leur profit par certains, tout en conservant le bénévolat des confectionneuse.  

J'ai appris les coulisses peu reluisantes de conception d'un vieux succès d'Evanescence auquel une vois masculine avait été imposée sur les refrain. Le procédé m'énerve au plus haut point. Seulement ensuite j'ai écouté (au casque, toujours pour éviter de perturber la formation), les deux versions. Et la seconde, celle souhaitée par l'artiste est à mon goût beaucoup moins intéressante et trop ornée (il n'y a pas cette seule différence de la voix masculine, mais bien d'autres choses de l'arrangement). Donc il faut reconnaître que l'arrangeur au moins complice des décideurs sexistes, était lui (ou elle ?) compétent·e.

J'avais raté le début des Notes du confinement de Martine Sonnet, ma journée studieuse et silencieuse m'aura permis de me rattraper. 

Une amie, F., m'a appelée en fin d'après-midi. Par chance il ne pleuvait plu à ce moment-là et j'ai pu aller répondre au jardin sans je penser déranger l'Homme studieux. Son appel m'a fait grand plaisir, d'autant plus que son homme et elle et les amis communs dont elle me donnait des nouvelles aussi vont bien. C'est vrai que, bien occupée, y compris à ne rien faire d'autre qu'écouter les oiseaux, admirer le ciel et les lumières, ou tenter de piger la logique méthodique des vaches (leurs placements dans les deux champs et les rythmes brouter / ruminer), je ne pense pas assez à appeler les autres - alors que je pense à elles et eux et que pour une fois et pour l'instant j'ai plutôt des choses paisibles et douces à relater, ce qui pourrait réconforter et enfin du temps pour écouter -.

Pas de LT italien, ce soir, mais le quatrième volet du merveilleux documentaire de Stan Neuman, Le temps des ouvriers. 

   

 

(1) Prévoyante, j'ai pris une souris, mais pour mon petit Mac et le PC et elle ne savent se causer. Ce que j'ai oublié : prendre un chéquier qui serait nécessaire ... pour les inscriptions sportives de la saison prochaine et qui commence dès maintenant puisque tout étant bloqué, les clubs ne savent que faire pour tenter de se sentir survivre. Alors ils anticipent sur des réouvertures en septembre. Auxquelles je veux bien croire, sauf 2ème vague de contaminations encore plus mortelle que la première 

(2) J'ai déjà (au moins) une idée, il faudra que je la soumette dès que possible au comité d'organisation.  

(3) Sauf malheur survenu profond et précis. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
3 713 088 cas (dont : 257 089 morts (71,838 aux USA) et 1 235 504 guéris) 


Chroniques du confinement jour 49 : comme un air de rentrée ...


    Ça y est l'Homme a été rattrapé par son travail - tout en étant toujours en chômage partiel, mais peut-être n'ai-je pas tout suivi - et donc il va devoir suivre une formation à distance sur deux jours (ou bien trois ?) de 8h30 à 12h et 13h30 à 17h. 
C'est le moment où la météo jusqu'ici plutôt clémente, fort un brin de vent de temps en temps, a décidé de virer à la pluie. Ce qui fait que l'option jardin pour moi est à peu près exclue. Je me demande ce que ça va donner dans notre maison d'une seule pièce, pourvue d'une seule grande table et d'un petit bureau et d'une table de cuisine qui sert de déserte. Ou alors je finirais le confinement en étant devenue moi aussi une pro de Revit
Pour commencer comme il est venu ici avec son petit ordi portable perso (de toutes façons il n'en a pas de fourni par le boulot), il faut télécharger une version du logiciel. Avec la connection via son téléfonino ça prend des heures (ça n'est pas terminé à l'heure où j'écris). Le formateur au téléphone lui dit : sa serait bien si vous aviez un deuxième écran. L'Homme est resté sérieux, il a dit, ah, euh mais je suis à la campagne, avec juste mon portable perso. Et moi je suis allée fou-rirer dans la salle d'eau - toilettes. 

Le comité de lecture s'active aussi. J'ai des fichiers à télécharger.

Pour pouvoir aller chercher des masques que la municipalité de Clichy propose à ses habitants, notre fille avait besoin d'un numéro fiscal. J'en ai profité pour aller voir de plus près notre déclaration pré-remplie, qui m'a semblé conforme à nos gains (1), puis discuter avec Le Fiston par WhatsApp et téléphone de l'intérêt ou non de le déclarer encore avec nous pour les revenus 2019. Des simulations ont montré qu'il valait mieux qu'il se déclare de son côté et nous du nôtre.  

Il faut que je m'occupe de mon émission de radio. Même si je ne pourrai reprendre dans l'immédiat.
Et que je démarre enfin ma participation à Ce qui nous empêche. Je tiens ces chroniques du confinement depuis le premier jour mais je ne les inscris pas dans ce qui m'avait poussée à les tenir, c'est dommage. 

Bref, c'était la rentrée, même si géographiquement nous sommes toujours chez moi. 

Puisque l'agitation professionnelle de mon co-confiné n'était pas propice à une sieste et que les lendemains risquaient d'être pluvieux, j'ai passé l'après-midi après l'avoir aidé, à poursuivre le rangement de la cabane à outil. Le premier établi, celui historiquement présent dans les lieux et que le voisin voleur avait délesté de tous les outils susceptibles d'être revendus (2), est enfin rangé, nettoyé, ce qui ne pouvait plus servir à rien jeté, et certaines pièces de musée (3) nettoyées et presque redevenus beaux.

C'était vite l'heure du Tabata. Devenu presque facile depuis deux ou trois séances. Au début j'ai cru que c'était parce qu'elles étaient moins fortes. À présent je commence à croire que c'est notre condition physique pour ce genre d'exercices qui s'est améliorée. Cette séance plus les abdos - squats - pompes du matin plus le léger legal morning run (4) firent de ce lundi une journée sportive. C'est nager qui manque. À partir de la semaine prochaine le vélo devrait redevenir possible. 

Grâce à ma fille qui avait trouvé un article qui croyait-elle dans un premier temps indiquait que les détenteurs d'une béta-thalassémie mineure étaient épargnés par le Covd-19 (mais il s'agissait d'une formulation ambigüe : en fait ils voulaient simplement dire que seules les thalassémies majeures pouvaient présenter des risques accrus par rapport au Covid-19), je suis arrivée jusqu'à cet article. Étant donné comme il est rude de traverser une vie normale pourvu·e d'une thalassémie mineure, je veux bien croire, j'en suis d'ailleurs persuadée, que les personnes porteuses d'une thalassémie qui ne l'est pas sont des héroïnes et des héros. Et je sais combien il est difficile de comprendre à un moment donné qu'on ne peut pas prétendre faire comme tout le monde. Ce qui est d'autant plus difficile que dans une société d'ultra-compétition comme la nôtre, un handicap invisible ne rencontre aucune indulgence ("Vous manquez d'implications" dit alors qu'on est en train de se défoncer de fatigue est particulièrement mal venu).

Une belle interview de Rony Brauman pour Le Monde, fait regretter que des êtres humains compétents et qualifiés ne soient pas ou plus aux commandes. Il exprime clairement ce qui fait le mérite d'Angela Merkel dans sa prise en charge de la crise.  

Tomek propose de relancer les Bonheurs du jour. Chic alors. 

LT du soir, espoir. L'impression que donnait les TG était que le début de déconfinement, moyennant quelques cafouillages ici ou là, s'était passé calmement : celles et ceux qui devaient aller au travail s'y rendant bien masqués, celles et ceux qui profitaient  de la liberté pour partie retrouvée retournant retrouver une partie de leur famille après 50 jours de séparation, pas trop de fantaisistes. 
J'avoue que je ne me lasse pas des images de files d'attentes bien espacées et sages, si loin de mes souvenirs d'enfance de bousculades en paquets (dans lesquelles j'étais incapable de tracer mon chemin, déjà que dans une file d'attente à peu près formée je me fais doubler). Je suis parvenue à tenir le LT malgré les difficultés de bureautique de mon co-confiné, c'est un petit exploit, de ces choses quotidiennes qui passent inaperçues alors qu'elles mériteraient d'être saluées pour ce qu'elles sont : des réussites méritoires. 

J'ai trouvé moyen, sauf à l'heure très tardive d'éteindre l'ordi, de ne pas lire du tout - alors que j'ai The Beatles tune in qui me réclame -. Quand j'écris que c'était la rentrée, je ne croyais pas si bien dire 

 

(1) Les miens sont particulièrement déprimants de faiblesse quand je pense à combien je me suis défoncée dans des postes exigeants physiquement.
(2) Étant donnés certaines pièces qu'il a laissées je suis persuadée qu'il n'était pas connaisseur.
(3) Quelques très beaux outils venant de mon grand-père (hélas bien attaqués par la rouille) 
(4) Depuis la veille au soir une douleur persistante à l'arrière du mollet droit m'a fait préférer d'y aller calmement, sans séance à rythmes précis.

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
3 624 472 cas (dont : 250 986 morts (69 168 aux USA) et 1 179 867 guéris)