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Chroniques du confinement jour 48 : doux dimanche

 

    Pour commencer, la course un peu longue du dimanche matin, limitée, on peut l'espérer pour l'une des dernières fois d'un dimanche, par les mesures de confinement. Ç'aura donc été 8,60 km en 55 minutes (avec des pauses pour prendre quelques photos). Il tombait un petit crachin au départ, de la vraie pluie ensuite. Nous avons croisé deux coureurs à pied (ou trois ? j'ai un doute en l'écrivant), un cycliste lent, l'homme au petit chien blanc. Je suis revenue par la zone d'activité et JF a continué par la voie verte, mécontent (1). Passer par la zone d'activité le dimanche c'est être quasi certain·e·s de ne croiser personne, et si tel est le cas de pouvoir le faire au large. Ce fut le cas avec l'un des coureurs croisés (qui lui aussi devait être en train de s'efforcer de varier un peu ses "1 km de rayon").

Puis les abdos - squats - pompes (36 - 26 - 16, ça commence à devenir un peu dur).

Le Fiston a téléphoné, nous avons causé de choses et d'autres et ça a ensoleillé ma matinée. Le temps alors était tout gris.

JF s'est intégralement occupé des repas (des réchauffes ou des plats traiteurs complétés (2)). C'est très agréable pour moi, ça m'a donné du temps pour lire. 
Et aussi effectuer dans la matinée de menus bricolages, une lessive et rangements.

J'ai enfin accroché au mur près du petit bureau le calendrier des postes de l'année 1932, dont l'illustration, je ne sais pourquoi, me rappelle la Belgique. Peut-être parce que lors d'un week-end chez Hilde et Louis lorsque les enfants étaient enfants, nous avions été voir un zoo, proche de chez eux. 
J'ai compris au passage pourquoi je ne l'avais pas fait plus tôt : le mur, de béton brut, est impossible à percer sans perceuse particulière et/ou mèche à béton. Ce qui explique pourquoi la prise électrique est mal enfoncée : même Nino n'aura pas su percer davantage ou pas voulu, craignant un problème consécutif. 

À propos de comprendre, j'ai pigé à retardement pourquoi la déclaration de la com' gouvernementale de la veille sur les Fake News et l'incitation à aller vérifier sur les sites de facts checking des principaux journaux avait fait grand bruit : ces incompétents ont inclus des liens vers certains de ces sites dans un site gouvernemental, donc comme s'ils participaient officiellement du processus, sans avoir ne serait-ce qu'informé lesdits journaux qu'ils le faisaient. Pour moi c'était tellement peu concevable que j'avais cru à une sorte de commission, bref, à leur accord. Un article de Libé expliquait ça très bien, l'erreur que c'est et insistaient au passage qu'ils n'y étaient pour rien.

Le soleil est venu ensuite mais j'étais occupée à écrire puis à faire la sieste en lisant "The Beatles tune in". Et plus tard le jardin était dans l'ombre et il y faisait frais. Raté d'aller lire au jardin.

Des, blogs, aussi. 

Ainsi un billet de Nasiviru, qui s'interrogeait beaucoup sur le retour de sa fille à l'école, compte tenu des circonstances et des complications et des dangers épidémiques et de consignes qui semblent totalement hors sol quand on pense qu'elles vont s'appliquer sur de petits enfants. Comment peuvent-ils imaginer qu'il soit possible de revoir ses camarades sans jouer avec eux ? 
Une note de Valérie de Haute Savoie qui conseille au passage quelques bons polars. Comme la réouverture des librairies au moins pour venir retirer des pré-commandes s'approche, je n'ai plus de scrupules à relayer ce genre de billet. Ou cet autre dans lequel elle évoque via des souvenirs de sa mère la capacité de résilience des enfants quelles que soient les menaces extérieures (bon, du moins, lorsqu'ils ne souffrent pas de la faim, du froid, de peurs directes). 
Cette histoire de reprise bien trop prématurée des écoles, et alors que je ne suis pas directement concernée me tracasse au point que pour la première fois depuis le début du confinement j'ai fait un songe de juste avant le réveil qui concernait ça, les enfants (dont ma fille alors petite) incapables de respecter les gestes barrières et l'inquiétude et le danger que ça nous mettait (nous : plus ou moins les familles d'une sorte de week-end de ciné-club avec un confinement qui nous y bloquait).

À part ça j'y rêvais aussi que j'écrivais les prénoms au fromage sur des pizze que je cuisinais, lesquels bien sûr s'effaçaient au mollissement de la cuisson. Je crois que les images que les ami·e·s publient de la partie culinaire de leur confinement me travaillent aussi. 

J'ignorais ce qu'était un camérisier (arbre du jour dans le calendrier républicain), une réponse illustrée m'a permis de découvrir le délicieux blog d'un jardinier paresseux.  Il pourrait intéresser Lucien Suel

En recherchant autre chose concernant la généalogie familiale, je suis arrivée sur un avis de décès d'un homonyme d'un de mes oncles. La photo jointe me rappelle le souvenir très lointain que j'ai de mon grand-père paternel. Cet homonyme vivait au Luxembourg. Une autre branche familiale de migration ? Étant donné la date je me suis demandé s'il s'agissait d'un malheur dû à l'épidémie de Covid-19, mais la mention de dons en faveur de la recherche contre le cancer laisse à penser qu'il s'est agi d'autre chose. 

De là, je suis arrivée sur un bref article d'un journal régional concernant un cross passé, mais la photo [créditée de Maury Golini] m'a laissé une impression durable, d'énergie et de joie. Aura-t-on la chance dans quelques temps de connaître à nouveau ce genre de moment où l'on ne pense qu'à l'effort de l'instant ? Je ne la reproduit pas ici, il y a probablement des droits. 

Une enseigne de magasins de sport dont un des CM est formidable, et qui en ce moment aide les hôpitaux, a produit un article sur la Slow Life. On en est là. Il faut des articles pour conseiller aux gens de lever le pied par moment (et bien sûr c'est un lever le pied très relatif, avec toujours, productivité capitaliste oblige, l'implicite que quand même il faut bien que ça soit utile à quelque chose). Un monde où rien n'est vraiment dépourvu d'objectifs ni d'arrière-pensée. Et où les noms des activités font plus chic en anglais. 

Je suis retournée à ma vie lente de confinée.  
Probablement atteinte de ce que je pourrais appeler le syndrome de Louis Barthas, car c'est lui qui l'a le mieux décrit, même s'il n'en a pas trop été victime : quand nos vies sont de labeur et de fins de mois étriquées, ce qui est une catastrophe générale peut receler des moments pas du tout déplaisants. Du moins si l'on s'en sort. Car la vie normale est si rude que la vie rude générale du temps de la catastrophe peut se révéler par moment l'être moins. Et permettre de découvrir des trucs. Par exemple pour les troufions en guerre, voir du pays. 
Alors oui, quand je mesure ma vie depuis 2013, les difficultés sans trêves qui se sont enchaînées, comme le travail aussi aura été rude depuis août dernier, rude physiquement, je comprends mieux pourquoi je suis quelqu'un à qui le confinement, dans les bonnes conditions qui sont les miennes, convient. Je n'ai aucune frustrations par rapport à une vie normale magnifique. Bien sûr j'ai manqué et manqueront de bons moments qui étaient prévus, dont entre autre un voyage à Oslo, lié à une course annulée (et puis de toutes façons les frontières sont fermées). Et un stage et une compétition de triathlon. Mais pour le reste ? Cela fait des années que je voudrais retourner en Italie voir ma famille, ou retourner un peu longuement à Bruxelles, cette ville où je me sens chez moi. Et je ne parvenais pas à rassembler simultanément le temps nécessaire et l'argent. Le confinement n'aura rien changé à l'affaire. Le confinement ne me prive de rien dont la rudesse économique, certaines circonstances de la vie subies, et ma difficulté à gagner de l'argent (3) ne m'avaient déjà privée depuis bien longtemps. 
Après, je suis sans illusions : même si nous ne tombons pas malades, ou pas gravement, la suite va être très très difficile. Alors au moins, restons [au] calme et prenons des forces. 
J'espère que nous pourrons rester confinés jusqu'à mon retour au travail le 8 juin. Rien n'est moins sûr du côté de l'emploi de l'époux. 

Douce soirée à tenter de regarder le coucher de soleil, on y a cru il était dégagé jusqu'à 10 minutes avant le crépuscule et puis hop un nuage de dernière minute. Ce fut l'occasion d'échanger quelques mots avec les voisins d'en face qui étaient à leur fenêtre d'en haut, probablement une chambre d'enfants (échange joyeux, que j'ai complété par SMS avec les photos du pré-coucher de soleil et d'un autre, réussi, d'un soir d'avant). C'était un petit moment doux d'échanges malgré l'isolement que nous impose le confinement. Et toujours grâce au très peu de circulation qu'il induit. En tout cas les dimanche. 

Puis c'était le bon moment pour regarder ensemble JF et moi, la 3ème partie du documentaire "Le temps des ouvriers" sur Arte ; ce qui m'a fait rechercher l'article sur August Landmesser, déjà lu quand la photo avait beaucoup circulé il y a plusieurs années, l'homme qui avait été dans une foule le seul à ne pas faire le salut nazi. 

Je n'ai pas eu le courage d'écouter les informations italiennes (ni françaises, ni rien) : j'imaginais des TG remplis des consignes pour le début de déconfinement du lendemain avec sa kyrielle de divergences régionales.

À la place j'ai suivi un thread de Au Palais sur l'affaire Benoît. Ce qui m'a rendu curieuse et poussée par . Mais il se faisait tard alors je suis repartie vers mes chers Beatles. 

 

(1) Pourquoi ? Mystère.

(2) En partant d'une base d'une portion de plat traiteur, et en complétant la garniture à notre main (pâtes, riz ou pommes de terre) on fait deux portions de ce qui constitue notre plat principal.

(3) Du travail j'en ai toujours tant et plus. Mais du travail rémunéré, c'est plus compliqué. Et du travail rémunéré bien payé, n'en parlons pas. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
3 558 840 cas (dont : 247 970 morts (68 489 aux USA) et 1 150 635 guéris) 


Chroniques du confinement jour 47 : grosse journée de boulot

 

    Journée de sport et qui commence par une bonne petite satisfaction : le 7 mn/km de moyenne sur le short legal morning run. C'est très lent, je le sais. Seulement pour moi c'est déjà bien. L'objectif sera d'être bientôt capable de courir 10 km à cette vitesse. Avant que d'être trop âgée j'aimerais atteindre le 6 mn/km qui me permettrait de les courir en 1h tout rond. J'ai les jambes, c'est le cœur qui galope trop vite. 

Et qui fini par une bonne petite satisfaction aussi : la séance de Tabata passe crème. Deux des exercices sont similaires à ceux du défi quotidien (abdos - squats - pompes) alors c'est sans doute ça. 

Entre les deux je n'ai quasiment fait que travailler, une fois passée les petites écritures du quotidien, et un peu de lecture chez les ami·e·s, dont ce billet chez Guillaume Vissac, fort bien vu, concernant le mois dernier (sans surprise : ça ne s'est pas franchement arrangé depuis). Le temps s'y prêtait : beau, pas trop venteux, pas chaud au point d'être tentée de sortir la chaise-longue pour lire au jardin. Alors j'ai attaqué la tâche rude du tri et rangement de la cabane à outils.

Le temps doit être clément car il convient de sortir un nombre certains de cartons et autres objets lourds et les laisser dehors le temps de ranger ce qui est dans et sur les deux établis (celui d'ici, celui de Taverny). Car oui, j'ai une cabane à outils avec ceux établis (on dirait le début d'une chanson).

Une fois lancée il y a des points d'arrêts possibles et d'autres états intermédiaires où il est fortement déconseillé de laisser les choses en plan. Alors histoire de bien dépoter une première partie, j'ai bossé jusqu'à 18h, sauf le temps du déjeuner, que JF après avoir fait les courses (ce qui en cette époque qui craint est une mission) avait assuré : des merguez et de la semoule. 

Cela dit : j'ai bien oublié le reste du monde, pensé à mon père avec une certaine tendresse - sa méticulosité et sa logique dans la façon de disposer les choses - et bien maudit le voisin voleur qui s'était servi dans ce qui était le plus usuel. Heureusement il a dû trouver trop vieux les magnifiques outils de mon grand-père et ceux-là sont, me semble-t-il, pour la plupart, restés. Bon d'accord, ils sont rouillés.

J'ai même retrouvé des masques (de bricolage). Que je n'ai pas eu le cœur de jeter même s'ils sont inutilisables. C'était mon père qui les avait customisés à sa bonne taille.

Il y avait aussi un plan de la maison qu'il avait lui-même dessiné. 

Après il a fallu remettre en place les différents cartons, outils et objets que j'avais sortis pour ranger. Et me reposer un petit peu pour pouvoir attaquer le Tabata. 

Soirée avalée par une recherche de musique pour m'ôter Le bal des Laze de la tête, suis passée par Tubular bells, un peu du groupe de Luke Oldfield. Et de liens en liens, je me suis retrouvée à regarder un documentaire joyeux et plein d'énergie sur The Undertones, tandis qu'une lessive de blanc que j'avais lancée avec entre autre des tissus retrouvés, tournait. 

Ne restait plus qu'à bloguer et jeter un coup d'œil aux infos italiennes ; par les temps qui courent trop se déconnecter n'est pas bon non plus. Les choses peuvent très vite déraper encore plus qu'elles ne l'ont fait et mieux vaut savoir à quoi s'attendre. 

En France bon nombre de parents et d'enseignants ne veulent pas reprendre le 11 mai, dans des conditions qui semblent en pratiques irréalisables. Les parents ont peur pour la santé de leurs enfants. Du moins les parents censés. D'autres n'en peuvent plus de supporter leurs propres mômes H24 et n'ont qu'une envie de les confier à d'autres le temps des journées. Ça promet mal.

Phénomène prévisible : pas mal de personnes semblent considérer que allez hop le 11 mai c'est fiesta et on reprendra la vie où elle en était comme elle l'était. Ça va être chaud de faire comprendre que non. La suite de l'épidémie risque d'être dévastatrice. En avoir marre d'être confinés n'est pas une bonne raison de se déconfiner. 

 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
3 462 897 cas (dont : 243 569 morts (66 819 aux USA) et 1 104 723 guéris) 


Chroniques du confinement jour 46 : Finalement je n'ai pas rien fait (1er mai)


    Je m'étais dit, c'est le 1er mai, j'ai un grand mois devant moi pour mener mes propres petits chantiers, alors aujourd'hui je ne fais rien, juste regarder ci ou ça, flâner sur l'internet - ça tombe bien, début de mois, je redémarre à zéro, niveau giga-octets consommés -, lire, regarder les nuages, écouter les oiseaux.

Bon, au bout du compte, d'accord, je n'ai pas fait de sport. Ni d'entretien du jardin.
Et j'ai fait une splendide sieste. Se réveiller en forme pour la suite de la journée est pour moi, fatiguée, quelque chose de divin.

Mais je n'ai pas pu m'empêcher de regarder, grâce à Anne Savelli, un documentaire magnifique "Delphine et Carole, les insoumuses", lire, trier des photos, et finalement, poursuivre le nettoyage - tri - rangement de l'abri de jardin, entrepris depuis le début du confinement. 
J'ai découvert une ponçeuse d'angles, et des achats encore sous blisters pour l'installation d'une tringle à rideaux (mais pas les barres elles-mêmes). C'était une douce émotion de redécouvrir les étiquetages patients et soignés que mon père effectuait. Au moins, à défaut de connaître leur usage, je sais le nom de certaines pièces qui m'ont été léguées.

C'est finalement fort tard que je me suis accordée un temps récréatif, grâce ou à cause de Pois chiche des confins qui aura posé cette simple question

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et ça a rebondi de partout pour finir comme ceci : 

Capture d’écran 2020-05-02 à 01.36.30

À part ça, le temps était frais, la journée venteuse sans toutefois aller jusqu'au niveau tempête. Et le temps délicieusement variable, typique normand.

Je n'ai pas suivi les informations ou seulement de loin via Twitter et ça faisait du bien. Nous sommes partis pour bien longtemps de devoir co-habiter avec cette épidémie en tentant de n'y pas succomber ; alors il convient d'apprendre à se ménager des temps pour relâcher la pression. Devenir capable, au moins lorsque l'on est à l'abri fragile du domicile, de ne pas y penser, pendant un petit moment. 

Ainsi un doux échange avec Le Fiston concernant le 1er mai 2009 que nous passâmes ensemble à Arras - j'avais retrouvé les photos en recherchant mes photos de 1er mai de différentes années - et dont il ne se souvenait guère, alors je lui ai raconté des petits bouts, m'aura fait un bien fou, tout en le distrayant.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
3 394 195 cas (dont : 239 284 morts (65 651 aux USA) et 1 079 283 guéris) 


François Pompon

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Je sais seulement que c'est au numéro 7 d'une rue dans Paris, probablement non loin de la BNF.

J'avais pris la photo en passant, décidée à regarder qui il était une fois rentrée (ou : arrivée à la BNF). Puis le temps m'a manqué. 

C'est aujourd'hui deux ans plus tard, alors que je trie mes photos afin de libérer la mémoire de l'ordi que je retrouve ce qui plus qu'une photo était une prise de note.

Donc François Pompon fut connu pour ses sculptures d'animaux, figuratives mais stylées. 

La plus connue étant celle qui représente un ours polaire 

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De façon surprenante, j'ai trouvé un article tout récent le concernant dans un journal de Saône et Loire (dont il est originaire, c'est la date de l'article qui m'amuse). Et qui résout au passage le mystère du lieu : rue Campagne Première. Je suis probablement passée à proximité en allant de chez mon kiné à la BNF en passant par la ligne 6. 
Il connut le succès de son vivant, mais tardivement et la première guerre mondiale l'obligea (il avait une soixantaine d'année) à prendre ce qu'il pouvait comme travail. Il se retrouva donc employé à la Samaritaine. 

Plus de détails sur sa page Wikipédia.


Shinrinyoku

Capture d’écran 2020-05-01 à 12.36.34J'étais bien triste d'avoir laissé s'envoler un rêve heureux dont peu après le réveil il ne m'est plus resté que l'impression de bonheur. Vous me direz, c'est déjà ça. 

Il n'empêche que cherchant un mot pour dire ça : le fait d'avoir un rêve heureux qui s'est évanoui fors l'impression elle-même, et de le regretter j'ai posté ma question sur les réseaux sociaux. Les ami·e·s m'ont gratifiée de jolis mots inventés et je voudrais ici les en remercier. Dont rêvider par Le Monolecte, qui se rapproche assez de la sensation que ça laisse de regret.

Au passage Thierry Noisette m'a mise sur la piste du réservoir de mots précis pour désigner des petites circonstances de la vie que constitue le japonais. Ce lien qu'il a partagé m'a permis d'en croiser ou recroiser quelques-uns, en tant que forte adepte du tsundoku j'en connaissais déjà certains, et j'y ai découvert le shinrinyoku. 

"Quand la vie est dure, oppressante et qu'on veut un peu de calme, on va prendre un "shinrinyoku" : "un bain de forêt". A prendre au sens propre, on va se poser dans forêt pour respirer au calme et se relaxer."

It's gonna make my day. 

 

PS : Concernant age-otori, spéciale dédicace pour consoler Nasiviru de n'avoir pu y aller avant que d'expérimenter.


Chroniques du confinement jour 45 : préparer l'après et tenter de se ménager un long week-end calme


    C'est jour de sport : le legal short morning run du matin à 8h, ce qui fait que nous n'avons croisé qu'un homme pressé et l'homme au petit chien blanc, avec pour moi à nouveau une séance Moneghetti, c'est à présent bien au point pour moi (1), le défi abdos - squats - pompes (35 - 25 -15 ; ça commence à devenir rude pour les abdos) et au soir une belle séance de Tabata orientée abdos, sans défi (j'aime autant) et que nous sommes parvenus à suivre entièrement. Même si certains mouvements pour moi faisaient mal aux poignets (2). Ça fait un bien fou, la famille Pourrat met une bonne ambiance et Romain est bon pédagogue, pratiquant l'humour, la bienveillance (3) et les encouragements.

La matinée est sérieuse : j'envoie les quelques messages destinés à préparer l'Après, avertis que je ne rentrerai a priori pas avant le 8 juin, garde le contact pour mon petit projet atrebate, renonce aux emplois que j'avais eu en vue, mais qui risquaient de ne pas pouvoir se concrétiser, tandis que j'en ai un prévu qui se voit confirmé sauf à ce que l'épidémie vire encore plus à la catastrophe ou que j'y laisse à mon tour la santé. Et présente une part de défi, de relance, de nouveauté, qui me plaît. 

Beaucoup de personnes poussent à déconfiner, désormais, y compris certaines qui ne sont pas dans l'urgence économique directe. Je crois qu'une partie de ça vient d'une obscure croyance - ni plus ni moins rationnelle que celle qui me tient selon laquelle le virus devrait être moins meurtrier une fois atteint l'été (intellectuellement je sais que c'est faux, des pays chauds sont en pleine pandémie eux aussi ; mais mon cerveau est conditionné par les grippes, gros rhumes et autres angines dont j'ai souffert au fil des années) - qu'ils ont que Non, pas eux, qu'en faisant bien attention, ou par un effort de leur volonté ou que sais-je, ils passeront à côté. Un peu la même chose que : d'accord j'ai bien compris qu'il fallait rester chez soi, mais bon quand même, si on prend l'apéro avec Jean-Mi, ça ne peut pas faire de mal (variante : oui mais il faut que je voie mes parents). 
À l'autre bout du spectre de pensées, je sais avec calme et lucidité que la contagion peut toucher n'importe qui et que les ravages que fera ou non la maladie n'ont rien à voir avec qui l'on était. Tout au plus y a-t-il des facteurs aggravants (de co-morbidité comme disent les soignants), et tout au plus quelqu'un qui a un fort statut social peut espérer en retirer quelque avantage en cas d'embouteillage et de places de soins intensifs limitées. Mais c'est tout. Quelqu'un peut ne prendre aucune précautions et n'être pas atteint, quelqu'un d'autre l'être sans savoir par quel biais. Il y a seulement des pourcentages de risques plus ou moins élevés. Et cette éternelle condition nécessaire mais pas suffisante : il est presque certain qu'une conduite à risque mènera à tomber malade. Mais une conduite de toute prudence ne garantit en rien de ne l'être pas. 

S'y ajoute que bien des gens refusent de voir leur aliénation à la société telle qu'elle est. Ils réclament la levée des confinements comme s'ils étaient une atteinte à leur liberté. C'est simplement une limitation temporaire de leur opportunité de jouer leur rôle social habituel. Lequel pour beaucoup d'entre eux, n'est que de faire le pantin pour d'autres qui tirent les ficelles. 
Je ne suis pas riche, n'ai su devenir ni artiste reconnue, ni cheffe d'entreprise, je dois donc louer mon temps, et ma force de travail, pour gagner ma subsistance. Enfant et adolescente puis étudiante, je devais suivre les rythmes scolaires, même si c'était pour mon bien, une contrainte qui ferait de moins un bon futur pantin mais me permettait et m'a permis d'avoir accès aux savoirs. Jamais de ma vie je n'ai été aussi libre qu'en ce moment. Certes pas géographiquement. Mais pour la première fois je dispose de mon temps sur un nombre consécutif de journées conséquent. Jamais de ma vie je n'ai été aussi efficace dans ce que j'avais à faire et pour autant aussi peu fatiguée : ce que c'est que d'avoir le choix du rythme, des tâches et de leur organisation.
Il est évident que je n'en dirais pas autant si j'étais astreinte au télétravail ; d'autant plus que pour une partie d'entre les personnes concernées, notamment les enseignants ou ceux dont les employeurs par panique d'absence de contrôle direct possible en rajoutent, il est harassant.  

 Sur l'un des blogs de Médiapart, je lis "De moindre mal en moindre mal" qui relate comment une vieille dame s'est trouvée séparée de son mari, coupée d'avoir même des nouvelles de lui du fait qu'il était en Ehpad et tombé malade. Ce qui est particulièrement intéressant c'est la description d'une descente aux enfers par petites étapes, jusqu'au moment où tout est fini ; avec justice rendue aux différentes personnes qui auront tenté à leur niveau d'humaniser les choses mais les unes après les autres, dépassées - dont une des soignantes qui prenait sur elle de faire le lien, mais ne le peut plus, une fois tombée malade à son tour -. 

Il y a aussi ce texte de Fatoumata Sissi Ngom : "Quand le coronavirus entrera dans le champ de nos souvenirs", impressionnant de lucidité - concernant l'Afrique, et toute l'humanité -.

À mesure qu'en France le déconfinement se rapproche, avec cette date du 11 mai choisie pour des critères qui ne sont pas ou fort peu liés à l'évolution de l'épidémie, on voit à quel point tout cela n'a pas été vraiment pensé. Les questions fusent. Les gens de bonne volonté ne savent pas à quels saints se vouer. En Italie c'est le bazar aussi mais de façon plus logique : le gouvernement suit une ligne  1/ la santé d'abord 2/ tenter de sauver économiquement ce qui peut l'être et propose des mesures qui ne sont pas sans cohérence. Les régions et l'opposition et tous les gens qui sont dans des situations financières difficiles protestent, agissent, ne respectent pas. Le bazar vient des difficultés financières et de la vivacité de la démocratie. En France le bazar vient de l'incompétence gouvernementale et d'une assez faible capacité d'obéissance des gens (ainsi que des difficultés aussi, d'accord). 
Si j'étais parent d'enfants d'âge scolaire, je serais très paniquée à l'idée de les remettre à l'école dès maintenant sauf à ce que dans la famille nous ayons déjà tous été malades puis guéris. 

Beaucoup d'amis, surtout en région parisienne où le déconfinement n'est pratiquement pas possible dans des conditions de sécurité sanitaire minimales, souhaitent poursuivre en télétravail. C'est intéressant de constater qu'il y eut une époque où l'on a regroupé les gens dans des bureaux, certes parce que ça permettait de contrôler leur travail et garder tout pouvoir mais aussi pour qu'étant dans de meilleures conditions de travail que sur un coin de table chez eux, ils soient plus (+) productifs. Puis est venu le temps des open space, dont presque tout le monde se plaint pour se qui est de bosser bien, celui aussi des entreprises où les personnes n'ont pas vraiment d'emplacements fixe. Voilà qu'on en est revenu au point de départ : sauf à avoir un minot à surveiller en même temps la plupart des salariés du tertiaire est mieux installée chez elle pour bosser que dans l'entreprise et s'y trouve plus efficace. Et préférerait donc, toute fatigue des transports épargnée, choisir de rester chez elle pour bosser.

Moment amusant et un peu troublant : deux anciens collègues et amis dont j'avais rêvé vers le matin, ce qui n'est pas habituel - en gros on bossait ensemble comme au "bon vieux temps" (je mets des guillemets parce qu'en dehors du fait de bosser ensemble et qu'on s'entendait bien il n'était pas si bon que ça, ce temps-là) - m'ont donné de leurs nouvelles alors que ça n'est pas si fréquent. L'un d'eux m'annonçait qu'il était officiellement en retraite alors qu'en théorie c'était prévu dans quelques mois ; seulement voilà, risques pour sa santé, et s'était compliqué de lui organiser du télétravail, la grande entreprise qui l'emploie a préféré lui payer les quelques mois sans obligation de travail effectif et voilà. Pour lui, l'épidémie, à condition de n'en être pas victime, aura été un bienfait. Je le note car je ne me lasse pas des à-côtés qui surprennent. 

Visiblement les services postaux ont repris, ou du moins tournent moins au ralenti. Et les gens commandent des objets et des denrées sans plus de soucis pour qui est amené à bosser en prenant des risques. Ça se comprend, grosse pression commerciale et les services de livraisons sont disponibles, donc ça pousse à y avoir recours. La date du déconfinement est proche et encore tant de personnes semblent croire que ça rimera avec Bon alors il n'y a plus tant de danger que ça.

Pour ma part sauf nécessité vraiment particulière, pas de commandes avant la mi-juin, voire fin juin. Ni regroupements collectifs.

La nouvelle est tombée en soirée que la piscine de Clichy ne rouvrirait pas avant septembre. Ça me semblait évident. Seulement de la même façon, le gouvernement ayant dit, Le 11 mai la France redémarre, il y a de la part des sportifs de l'incompréhension. Comment ça, retourner au travail, prendre les transports en commun on nous dit C'est bon vous pouvez et il faut y aller, et les activités sportives collectives restent dangereuses ? Où se trouve la vérité ? (question rhétorique, on a tous bien l'impression qu'on nous prend pour des cons).

Il aura fait un temps très beau (à voir) bien tempétueux avec des moments de sombres et d'autres extrêmement lumineux. C'était un bonheur que d'observer ces variations.

J'ai poursuivi avec délectation lecture de "The Beatles tune in" de Mark Lewisohn. Avec un thé. Dans le lit au moment de la sieste. Dans le fauteuil vert ensuite. Tandis que mon co-confiné prenait des paris avec lui-même quant au(x) coupable(s) de l'Agatha Christie qu'il lisait. 

Bonnes nouvelles de notre fille qui nous propose une très louable participation aux frais. Je le note car je pense aux familles, tant pour qui le confinement aura signifié des frais en plus, quand pour d'autres ç'aura été des frais en moins. 
(dans notre cas : plutôt en moins : économie des frais de repas du midi à l'extérieur)

Nous avons regardé la deuxième partie de cette magnifique série de documentaires de Stan Neumann sur Arte : Le temps des ouvriers . C'est un régal. 

Vers 22h un hélicoptère est passé vers l'est, bien proche, bien grondant, inquiétant. En période d'épidémie on se demande toujours s'il ne s'agit pas d'un transport urgent de personne gravement atteinte. 
(en période générale ça me rappelle Genova 2001, même si je n'y étais pas, et ça me fait flipper également) 

Je suis sur Rai News 24 les infos de minuit

Comme j'ai bien bossé au matin et bien avancé mes lectures pour le comité de lecture auquel je participais avant le confinement, je pourrais m'accorder un vrai premier mai non travaillé (y compris travail personnel) et un week-end sans tracas particulier concernant ce qui dépend de moi, ce que j'ai à faire. 

 

(1) 4,44 km et une moyenne entre les intervalles à ma vitesse "vite" et ceux à ma vitesse "semi" de 7'15'' au km. J'aimerais atteindre le 6'30'' sur des 10 km à terme. 
(2) Mes bras sont désormais raisonnablement musclés, seulement mes poignets restent tout petits, j'ai les attaches fines, et arrive un moment où mécaniquement la charge n'est pas répartie sur une surface suffisante, surtout si la pression s'effectue en appui, poignet plié.
(3) Je sais, ce terme est désormais galvaudé mais par quoi le remplacer lorsqu'il s'agit vraiment de ça. 

 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
3 295 880 cas (dont : 233 411 morts (63 535 aux USA, soit semblerait-il bientôt autant que d'Américaines morts lors de la guerre du Vietnam) et 1 034 773 guéris) 


Chroniques du confinement jour 44 : Quatre heures d'insouciance (ce cadeau du ciel, au vu de la période)


    Alors voilà, j'ai reçu de bonnes nouvelles de mon avenir professionnel, à partir desquelles je vais pouvoir prendre mes dispositions et surtout j'ai une date personnelle potentielle de déconfinement : 8 juin.
Elle coïncide peu ou prou avec la date qui me semblait raisonnable d'un point de vue de l'évolution de l'épidémie compte-tenu de la situation en Italie donc je suis soulagée. 

J'ai même eu une bouffée d'insouciance. Qui aura duré 4 heures, le temps que le boulot de mon co-confiné ne l'appelle. Ça ne sera pas si simple de son côté. Et il devra bosser (mais en restant là où nous sommes) deux jours de la semaine qui vient. 

Quatre heures, c'était déjà miraculeux, compte tenu de la période.

Avec en tout cas me concernant un calendrier large à disposition (si je ne tombe pas malade je vais disposer de plus d'un mois, ce qui ne m'est jamais arrivé depuis ... ma vie d'adulte fors les congés maternité et la période après l'"Usine" (mais vécue en pensant à retravailler, et donc sans pouvoir me dire : je dispose de tant de temps)), du coup j'ai repris le travail pour le comité de lecture dont je fais partie. 
Et lu d'une traite "Mikado d'enfance" de Gilles Rozier, dont on m'avait parlé d'une façon bien différente de ce qu'il relate vraiment. J'avais failli ne pas le lire pour cette raison. Ç'eût été dommage. Il aborde bien les questions de mémoire lointaine et de questionnements sur les origines. Sur aussi la connaissance ou la méconnaissance que l'on avait enfants accédant à l'adolescence dans le début des années 70, de l'histoire de la seconde guerre mondiale. J'avais oublié le poids des non-dits. Nos parents (et sans doute aussi les grands-parents pour qui en avaient) savaient bien des choses qu'ils ne nous disaient pas. 

Une partie de ma lecture a eu lieu au jardin vers 16 à 18h un moment de relative éclaircie. Je m'étais bien couverte. JF venait d'avoir son appel pro, il s'était mis à suivre des démos en ligne en rapport avec la formation qu'il devra effectuer ; je souhaitais le laisser en paix. Et donc la seule solution, en plus qu'elle me faisait prendre l'air, puisque la maison est une une pièce-cuisine avec dortoir sous le toit, était le jardin. 
Je suis impressionnée d'à quel point l'ensemble (maison, jardin) est adapté pour deux personnes : pas grand mais la bonne taille, ce qui ne donne pas trop de travail à présent que nous y sommes depuis assez longtemps pour avoir éclusé une bonne part de ce qui relève de la remise en état, mais accorde assez de place. Nous ne sommes pas oppressé comme nous l'aurions été à l'appartement. Ça pourrait être un modèle pour une utopie : si chaque foyer de deux personnes ou deux avec un enfant petit disposait de cette place et d'un bout de terrain de cette taille, plutôt qu'il y ait des personnes dans d'immenses endroits et d'autres entassées dans des conditions sordides, la planète serait moins en danger et l'ensemble de ses habitants. De ces équipements aussi : il n'y a ici que le strict minimum, une douche et pas de baignoire, une machine à laver le linge mais pas de lave vaisselle, aucun excès. Mais rien qui nous manque vraiment ou alors seulement par envies de conforts en fait superflux.

À propos d'équipement, un rire intérieur qui m'aura tenu tout le jour : une des armoires dispose d'un double fond, ou plutôt d'un double plafond. En voulant y ranger un élément de linge de maison, et sans doute parce qu'il y avait un rayon de soleil que je suivais des yeux je me suis rendue compte que la hauteur intérieure semblait différente de la hauteur du meuble vue de l'extérieur. Peut-être avais-je connu cette cachette enfant ? Je n'en avais plus le souvenir. Et de ma vie d'adulte ça faisait quand même depuis 1983 que je côtoyais ce meuble avec régularité. Trente-sept ans avant de m'en apercevoir ! 
Je me demande quelles autres surprises recèle mon héritage. 
Comme je ne suis pas un personnage de fiction, ni non plus cette armoire, l'emplacement était vide. 

En toute fin de journée Samantdi et moi nous sommes accordées un brin de légèreté 

Capture d’écran 2020-04-30 à 00.20.36

Ça faisait du bien. 

Quelqu'un sur Twitter (avec le refresh automatique intempestif j'ai oublié qui) Squintar a attiré mon attention sur cet article Wikipédia et je l'avoue j'ai ri

C'était nécessaire car le LT des informations italiennes était modérément réjouissant - sans doute ni plus ni moins que d'autres soirs mais à la longue ça devient usant -. Il y a eu curieusement l'information de la chute en Mer Méditerranée d'un hélicoptère de l'armée canadienne lors d'une opération de l'OTAN (?), et que je n'ai vue reprise nulle part.  


En fin de soirée, le vent s'est levé. JF lisait des Agatha Christie. C'était raccord, c'était parfait.

 

 

 

Capture d’écran 2020-04-30 à 00.21.11

 

 

 

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Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
3 199 277 cas (dont : 226 790 morts (61,009  aux USA, soit semblerait-il bientôt autant que d'Américaines morts lors de la guerre du Vietnam) et 992 959 guéris) 


Chroniques du confinement jour 43 : Le temps des ouvriers (sur Arte) et du sport aussi (chez moi)


    C'était une journée de sport, avec une séance de Tabata particulièrement difficile (deux exercices durs pour les poignets et un challenge que je n'ai pas pu tenir (Roxanne en gainages dynamiques)). J'aime bien les journées de sports du confinement, elles me donnent la pêche. 
J'ai couru environ 5 km (JF qui part en avant et se rallonge le parcours à coup de va-et-vient, un peu plus) et expérimenté une nouvelle forme de séance que l'on pourrait appelé la Social Distancing Fartlek : comme nous aurions pu potentiellement croiser 4 personnes sur la voie verte, j'ai fait l'essuie glace en jonglant astucieusement (oui, carrément) entre leurs passages pour finalement n'en croiser réellement qu'une seule - l'un ayant de lui-même choisi de prendre la tangente sans doute pour nous éviter -.

J'ai repris mes lectures pour le comité de lecture qui semble avoir continué malgré le confinement. Je dois les rappeler.

Comme il faisait gris et pluvieux, lectures à l'intérieur. Dont "Croire aux fauves", qui démarre intéressant puis s'enlise un peu. Quelle étrange expérience que celle qu'a vécue l'autrice. 

Coups de fil concernant du travail, d'autres, des suites de candidatures préalables. J'ai l'impression que beaucoup d'entrepreneurs ont repris le chemin de leur petite entreprise, sans doute menacée de ne pas survivre si la cessation d'activité continue. Si jeudi je n'ai pas de nouvelles de mon potentiel futur employeur je devrais appeler. Ou au moins envoyer un message. Il faudra trouver un juste milieu entre la protection de ma santé - j'ai un bon lieu de confinement, et fort peu envie d'aller au devant du risque en réintégrant la grande ville avec des obligations en collectivité - et de reprendre un travail, car le confinement ne m'a pas rendue rentière, le reprendre au moment où ils en auront besoin.  
En particulier je me vois mal aller travailler si je n'ai pas le midi de solution pour déjeuner. OK apporter sa gamelle, mais alors il faut la préparer. Sauf qu'avec des journées de 8h + pause déjeuner + 2 x 1h20 à vélo, où caser le temps des courses (qui sont longues m'ont dit les enfants puisqu'il y a des files d'attentes avec espacements) et celui de préparer un plat en plus du dîner ? Et puis où la manger la gamelle où nous puissions être assez espacés ?

Ça bouge aussi du côté de la radio. Il faudrait au moins que je dépote les fiches pour les podcasts. 

Bref, tout ça joint à une circulation soutenue sur la départementale devant la maison donne une nette impression de fin de confinement. C'est dramatiquement beaucoup trop tôt du point de vue épidémiologique. Sauf à ce que des températures estivales calment la facilité de contamination. 

On sait à présent, alors qu'on les croyait plutôt épargnés, que même des enfants sont atteints

Le premier ministre français faisait dans l'après-midi une déclaration. Elle semble n'avoir fait que confirmer qu'ils avancent dans le brouillard en fonçant. C'est assez effrayant. Au concret des choses, nous devrions quand même être un peu plus libres après le 11 mai. 100 km autour de chez soi. Et plus à faire ces infantilisantes déclarations papier.

Elles sont à l'origine de l'élucidation d'un fait divers, ce qui m'a bien fait rigoler (des pieds nickelés qui sur le lieu d'un cambriolage qu'ils ont foiré ont semé une de leurs attestations). En attendant, c'est terrible d'être à la merci de forces de l'ordre à que l'on aura poussées à faire du zèle.   

Pas de LT italien : nous avons regardé "Le temps des ouvriers" la partie 1 sur Arte. Et c'était formidable comme ça rendait justice à toute cette chair à profits - dont sans doute certains de mes ancêtres font partie -. J'ai dégusté a dram of an old Highland Park en même temps, ce qui était un plaisir mais bien en même temps la constatation que ma gorge n'est pas exactement dans son état normal. Si ça tombe je suis en bagarre souterraine contre le virus depuis un certain temps.

Je suis lasse du fait que nous soyons tous à ce point conditionnés que nous ne puissions convenir d'un temps hors du monde suffisamment long. Les contraintes économiques, oui, je sais. Il n'empêche tout le monde (ou presque) semble se croire obligé de faire du zèle à se remettre dans l'agitation. Y compris certains de mes amis dont la vie intérieure est riche et enviable. Mais peut-être que la plupart des humains éprouve le besoin d'avoir des interlocuteurs, comme une sorte de public du quotidien. 
Tant qu'il me reste des outils pour communiquer avec les autres, ça n'est pas mon cas. En tout cas pas tant qu'un danger élevé rôde, que l'on peut éviter en s'abstenant de présence physique. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
3 127 905 cas (dont : 216 986 morts (58 640  aux USA, soit semblerait-il bientôt autant que d'Américaines morts lors de la guerre du Vietnam) et 948 611 guéris) 


Chroniques du confinement jour 42 : Intégralement à la maison (et contente d'y être)


J'avais besoin d'une petite récréation, alors j'ai fait un bref voyage dans le temps [highlights sur les débuts de Björn Borg] (1). Je crois que j'aimerais bien rejouer au tennis, un peu.

J'ai enfin appris une nuance du pluriel de "leur", qui éclairci les accords (le reste je savais, faut pas exagérer) : 

Capture d’écran 2020-04-27 à 11.35.44

Qui remercier pour le lien ? Depuis quelques temps déjà Twitter effectue des refreshs intempestifs, particulièrement gênants. Typiquement j'ai lu le touite qui indiquait ce lien, suivi le lien, lu l'article, l'ai trouvé très bien, ai voulu faire suivre mais au moment où j'allais faire le RT l'écran est passé aux touites plus récents. Il faudrait que j'aille voir si l'on peut quelque part décocher une option.

J'ai aussi suivi une excellente video de Léo Grasset sur la bio-diversité et les risques épidémiques. 

Il fait un air délicieusement printanier : du soleil intermittent, chaud quand il est là, mais une petite brise qui rend l'air bon à respirer comme de l'eau minérale de grande qualité. Je me suis installée pour la sieste à lire au jardin, et puis très vite je n'ai fait que savourer l'air en observant les oiseaux. 

Il y a trois (ou quatre) petites mésanges charbonnières qui se sont activées en fin d'après-midi dans l'arbuste que nous appelons "L'arbre aux oiseaux". Comme à notre arrivée en confinement j'avais repéré un couple régulier, je me demande si ce sont déjà leurs oisillons. En tout cas ils s'entraident pour la nourriture, c'est joli à voir.

Quand je reste longtemps immobile ou presque (à lire, seul mouvement, tourner les pages) le troglodyte mignon vient parfois assez près. 
Les moineaux passent en se chamaillant, il y en a une qui fait assez matrone, mais les autres me rappellent une bande d'adolescent.

N'eût été une inquiétude pour ma fille qui passait des examens médicaux que l'urgence générale du Covid-19 avait jusqu'à aujourd'hui reportés, cette après-midi aurait été d'un bonheur parfait. Brèves nouvelles dans la soirée, nous étions moins inquiets après (encore que).

Comme prévu en fin d'après-midi, le soleil s'est caché pour de bon. Le temps pour mon co-confiné de s'entraîner au tir [pétanque] et ensuite la pluie est arrivée. Le bruit de la pluie sur le toit (2) et le velux est quelque chose de très agréable, quand il s'agit d'une pluie femelle comme disent les Navajos des bouquins de Tony Hillerman (3), régulière et qui semble devoir durer calmement, ça donne une sensation de confort réconfortante. 

Pendant que le joueur de pétanque s'entraînait, j'ai encore rangé, trié deux cartons restés du déménagement. Comme il a eu lieu deux ans plus tôt et qu'entre temps je ne suis venue que par trop brefs séjours, occupés par les activités d'extérieurs que nous faisons ici le plus souvent et des tâches récurrentes (tailler la haie ...), je ne m'y étais pas attaquée plus tôt. J'attendais aussi que la pièce du bas soit refaite. Ce qui fait que même s'ils sont bien étiquetés - je suis libraire, ça crée des automatismes -, j'ai le plus souvent oublié ce qu'ils contenaient et surtout je ne sais plus pourquoi certains sont restés dans la maison quand d'autres qui contenaient un peu les mêmes choses sont stockés dans les box que nous louons actuellement. Alors c'est la surprise et le charme du confinement, je découvre, un par jour, ce qu'ils contenaient. Doucement, les meubles, qui furent ceux de la maison de mes parents, et que j'ai fait déménager jusqu'ici après avoir donné ceux des meubles de la maison normande qui étaient pour moi "sans histoire" (familiale), se remplissent. 
J'ai l'impression en le faisant et en le faisant lentement puisqu'on m'en accorde le temps, de rendre hommage à mes parents, qui avaient pris soin de ces objets et à mes grands-parents maternels, puisque certains viennent de depuis eux. 
C'est sans doute pour cette raison que mon confinement est si paisible. Il me permet un temps de recueillement que j'attendais sans en être consciente depuis les différents deuils.

Un certain nombre de mes ami·e·s et connaissances craquaient aujourd'hui. Je soulignais il y avait deux jours que l'on avait passé les quarante jours dévolus autrefois aux deuils proches. Ça doit correspondre à quelque chose chez les humains. J'en vois plusieurs, entre les sportifs qui n'en peuvent plus de devoir se contenter que de home trainer et de gymnastique à domicile et de course à pied d'une heure max dans un rayon d'un kilomètre, les entrepreneuses et entrepreneurs qui craignent pour la suite en voyant sans doute leur trésorerie plonger - des aides ont été promises et évoquées mais le temps qu'elles arrivent, le spectre de graves difficultés rend les gens nerveux -, les profs qui s'épuisent en un télétravail qui n'avait pas du tout été prévu et qu'on les a sommés d'accomplir sans leur en donner les moyens, les personnes qui ont besoin d'un rôle social et du regard des autres pour se sentir exister, qui ont atteint le stade de Bon d'accord il y a des risques, mais laissez-nous sortir !

Les personnes qui ont perdu un·e proche à cause de l'épidémie, sont dans la peine, et la peine sur la peine qui est de n'avoir pas pu dire au revoir ni faire de rassemblement, de cérémonie. Ils et elles ont vu ce que ça pouvait donner, ces fins de vie isolées, reliés à des machines, au contact d'autres humains inconnus équipés comme des cosmonautes (ou qui auraient dû l'être) et à moins d'avoir été eux-mêmes malades et d'en être revenus, n'ont pas de hâte au déconfinement. Ils ont vu le degré du risque de trop près. 

Mon co-confiné oscille entre ces deux positions. Il est trop habitué à devoir travailler et je crois qu'il aime son métier. Son club de pétanque et le rôle qu'il y joue lui manque terriblement. 
Qu'il y soit sans arrêt parti ne me manque pas du tout, au contraire. Pour la première fois de ma vie, j'ai l'impression de vivre en couple et, passé les premiers jours où il voulait sans arrêt sortir faire des courses alors que nous étions en quarantaine puisque venus d'une autre région, c'est plutôt agréable. Longtemps, nous avons été tous les deux engloutis par nos vies professionnelles. J'en étais consciente au moment même, lui sans doute moins (parce qu'il ne portait pas la charge mentale de la gestion domestique ? parce que pour les hommes s'est considéré comme normal de tout livrer à son travail d'entreprise ?) ; et de toutes façons nous devions fournir la charge de boulot requise si nous voulions conserver nos emplois. Alors c'était des semaines de 50 heures pour 39 heures théoriques rémunérées. Un grand classique.
Le confinement nous permet enfin d'être vraiment ensemble. Seulement nous sommes déjà bien un peu vieux.

Soigneusement rangés dans un carton plat, au fond d'une armoire que mes parents avaient calée dans leur sous-sol alors qu'elle est fort belle, j'ai trouvé dix-huit prix de poésie, sous forme de diplômes remis, que ma mère avait remportés. Je savais que de loin en loin son travail avait été distingué. Seulement j'ignorais jusqu'à quel point. 
Si du temps m'est donné, il faudra que je m'efforce qu'au moins un recueil de son travail soit dûment édité. Il y a du niveau.

J'ai entamé la lecture du "All these years" de Mark Lewihson, sur les Beatles. C'est Xave qui le lisait au Guilvinec il y a deux ans qui m'en avait donné l'envie. Je me régale ainsi, grâce à lui. Merci, Xave, merci.
Une sorte de gros scarabée géant est venu se cogner au carreau dans la nuit, c'était curieux. Il faisait 4 cm de long ce qui est plutôt une taille d'insecte africain ou américain que de la petite vieille Europe. J'ai fermé le rideau pour qu'il évite de continuer à être attiré par la lumière. 

En Italie Conte se bat comme un beau diable pour calmer les impatiences et imposer un déconfinement progressif qui me semble intelligent - par exemple n'ouvrir qu'à partir du 1er juin les bars, restaurants et salons de coiffure car effectivement il y a du risque d'être trop rapprochés ; en revanche les chantiers (plein air) repartent dès à présent ; les parcs vont réouvrir ; et on aura le droit de se retrouver en famille ou avec nos compagnes ou compagnons, les personnes avec lesquelles on est en "relation stable" (traduction littérale) -. Il s'en prend plein la tête, des gouverneurs de régions veulent tout relâcher (pression du monde de l'entreprise), des entrepreneurs crient à la faillite et que les aides promises n'arrivent pas, les croyants veulent des messes et autres rassemblement et crient à l'empêchement de la liberté de culte, et côté foot, mais ça ne le concerne pas directement, ça semble un tel bazar d'instances et de décisions contradictoires, que le journaliste présentateur lui-même semblait ne plus comprendre ce qu'il lisait (bon, ça n'était pas "Agnan", d'accord). Il y avait une sorte de conférence de presse en extérieur, la Rai News 24 en a transmis un bout en direct, les questions étaient sévères, rien à voir avec la complaisance de caste des journalistes "autorisés" français, il tenait bon, ça donnait envie de lui accorder confiance. Son visage était marqué par le port du masque, il avait dû avoir une bien longue journée. Ça se passait en direct de Bergame et c'était son premier déplacement depuis le début de l'épidémie passée en état d'urgence. Ce qui était cohérent, pas comme en France où le président et sa cour se déplacent sans cesse au risque de contaminer des personnes là où ils sont passés (et vice-versa, d'ailleurs). 

Mattarella, le vieux président, avait une prise de parole, comme cela fait plusieurs fois depuis le début de la pandémie et c'était impressionnant de justesse de ton. Seule la Reine d'Angleterre a fait mieux. Il encourageait les jeunes à ne pas décrocher. 
Plus de détails sur le LT 

Avant d'éteindre, je lis le billet du jour de Couac, et voilà qu'elle écrit mieux que moi mes pensées : 


Je n'ai aucune envie que nous soyons déconfinés. L'eau a l'air froide, on n'en voit pas bien le fond, elle a une drôle d'odeur, il y a des bêtes bizarres, on n'a pas pied, je préfère rester sur la plage...

 

(1) Bel exemple de sérendipité de l'internet : c'est parti du fait que Léo Borg était pour un tournois à Bergame juste avant qu'on ne constate le outburst de l'épidémie du côté de l'Italie  
(2) Le dortoir est immédiatement sous le toit, c'est un étage-grenier.
(3) Je ne l'ai lu que sous sa plume et ne sais s'il s'agit d'une traduction correcte. 

 

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Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
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3 055 342 cas (dont : 211 032 morts (56,495  aux USA) et 917 558 guéris) 


Mais c'est pas grave il est déjà mort, on peut donc faire un long report (la logique des rêves ...)

C'est à cause de l'adaptation si réussie des Goguettes qui me trotte dans la terre, conjugué avec ce documentaire "Un artiste, une maison" qui m'est également resté. Vers le matin, le Vesoul de Jacques Brel s'est déclenché dans le #JukeBoxFou de dedans ma tête. 

Il a été récupéré par un songe formidable : nous (supposons, l'Homme et moi) devions aller le voir en concert, sans doute à l'Olympia. Le songe comportait la recherche des billets, leur achat, la joie d'avance à l'idée de l'entendre enfin en vrai et de le voir sur scène en noir et blanc (c'est cool les rêves on peut se passer de la couleur si on préfère comme ça). 

Et puis c'était l'épidémie actuelle, parce que oui le rêve avait lieu maintenant, et voilà que le concert était annulé ou reporté sans date, et nous en étions désolés. 

C'est alors que pour nous consoler, et parce que dans la logique du songe c'était imparable, j'ai prononcé cette phrase :

"Mais c'est pas grave, il est déjà mort, on peut donc faire un long report, il ne risque pas de tomber malade"

qui a quand même fait réagir un neurone, quelque part, et je me suis réveillée.