Cahier du jour, confinement 2 jour 11 : Home sweet home
Cahier du jour, confinement 2 jour 13 : promenade au cimetière

Cahier du jour, confinement 2 jour 12 : retrouver écrire

(martedi)

 

"[...] les chênes ont pris cher, les glands sont tombés" : je prends enfin, ou plutôt, je dispose enfin, d'un peu de temps pour lire et me régale (entre autres) du journal de Guillaume Vissac. Son élégance d'écriture me fait du bien et me donne envie d'écrire ici.

Je veux dire d'écrire vraiment et non de jeter des jalons comme je le fais ordinairement, luttant contre le sommeil après une journée de sport (le week-end) ou de travail (la semaine), balancer trois mots en style télégraphique parce qu'il me semble vital de noter au jour le jour leur défilé, le général et le particulier. Je tiens journal pour témoigner et j'en oublie d'écrire. 
Peut-être vais-je tenter de faire un effort pendant cette semaine de congés confinés durant laquelle je suis seule chez moi pendant la journée - rare privilège puisque nous sommes encore une famille de trois éléments logeant sur place -. Les contraintes du reconfinement et la fermeture des restaurants font que l'époux rentre le midi déjeuner, ce qui nous fait une gentille petite vie, celle de bien des vieux couples, mais pour nous inédite, franciliens que nos emplois exilent généralement assez loin, à tout le moins hors de portée de pause déjeuner. 

Pour ce qui est de la part quotidienne : un moment à lire des infos au lit, sur le téléfonino - je m'étais levée pour le départ de JF, ou du moins le second départ car il s'était levé très tôt pour ... aller faire tourner la voiture qui a un problème de batterie -, puis vrai lever vers 9:30
Un bon petit déjeuner (au passage il avait rapporté non seulement du pain mais aussi un croissant, on se rappellera qu'on tentait de ne pas se laisser abattre, de maintenir des petits bonheurs du jour, des petites attentions)
Les petites écritures du matin le matin (vive les jours de congés !) et une assez longue session de ménage dans les mails, c'était assez impressionnant de combien ma boîte en était envahie autant que de mauvaises herbes le jardin de La Haye du Puits quand nous étions arrivés pour nous y confiner. D'ailleurs nous avons passé le midi ensemble, il est repassé déjeuner et je lui ai préparé un café tandis que brièvement il se reposait.
Une journée à la maison, à savourer, volontairement en plus du confinement (je veux dire : même sans #LeReconfinement je n'aurais pas bougé, toujours profondément fatiguée)
Sieste, volontairement prolongée mais sans perdre de vue qu'ensuite il convenait que je me secoue et m'occupe de la maison. Ce que j'ai fait. Un peu.
Pour pimenter la soirée, ou plus sérieusement la structurer : un direct FB du coach Vivien à 20h avec des explications sur les rythmes d'entraînements ; ce qui au font était un peu frustrant puisqu'il se passera du temps avant que nous ne puissions faire de vraies séances.
Nous avons regardé, moi seule d'abord puis à deux, un vieux film italien, Madonna delle rose (1954), somptueux mélo musical. 
 
 
(pas eu le temps de regarder les statistiques de l'épidémie, endormie avant)

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