Cahier du jour, confinement 2 jour 10 : Un peu de sport, beaucoup de repos
Cahier du jour, confinement 2 jour 12 : retrouver écrire

Cahier du jour, confinement 2 jour 11 : Home sweet home

(lunedi)

 

    Je suis chez moi et je n'en sors pas, ce que j'aurais fait même sans confinement : épuisée par les mois de travail avec seuls les deux jours de week-ends pour récupérer (et deux fois trois jours), j'éprouve le besoin d'habiter mon appartement. Il faut dire qu'il y a eu auparavant les presque trois mois de confinement, où nous habitions la petite maison celle de grand-mère Berthe, cette inconnue. Alors au fond ça fait des mois que je n'ai pas réellement habité dans le chez nous principal (1).

Je m'accorde le plaisir près d'un mois différé (2) d'écouter le nouvel opus de Grand Corps Malade, toujours classe et se renouvelant par les partenariats. Il y a toujours des phrases qui restent, Dans la famille on parle peu mais on s'aime solide. 
Il me remet la nostalgie du petit frère comme jamais (3). Il est un conteur hors pair de la vie quotidienne, c'est pour ça que je ne me lasse pas. On fait un peu le même boulot, lui et moi. 

Llu nous indique une association, OWCA, qui permet d'être famille d'accueil pour un chat (ou un autre animal mais je doute que notre appartement soit suffisant pour un plus grand co-habitant). Je note le lien pour quand on pourra. L'idée de posséder un animal domestique me gêne, je crois impensable d'avoir un tel droit sur le vivant à sang chaud (4). En revanche prendre soin le temps d'aider, je trouve cela parfait. C'est d'ailleurs plus ou moins ce que nous faisons depuis des années en pointillés car les animaux des voisins viennent vers nous. Peut-être pressentent-ils que nous sommes des humains gentillets. 

Mon fou-rire pour l'histoire des Four seasons n'est pas encore calmé, ni au fond de moi le doute - c'est pas possible, quelqu'un va se démasquer et dire, OK c'était un canular -. Je suis comme la jeune femme de la videoCertains en ont rajouté une couche

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J'ai besoin de rire, voilà tout. 

Sinon pour le côté, vie quotidienne quand on est libre de son temps, some trivia :
 

M'être levée pour le départ de JF un moment  avant de prendre mon petit déjeuner. La matinée a filé en quelques 
lectures matinales d'informations et de nouvelles des gens.
J'ai pu retrouver JF brièvement le midi, rentré à la maison, avec le dilemne suivant (pas de cantine à son boulot) : prendre un risque en mangeant un truc à emporter où ça pouvait ou prendre le risque de reprendre le train pour un aller-retour de plus.

Je me suis délectée d'une bonne sieste en regardant quelques videos de sport et au réveil un film émouvant et fort bien réalisé "My brother Jordan" de Justin Robinson, son plus jeune frère. Avec Jordan Robinson qui avant sa maladie ressemblait de façon troublante à Anders Danielsen Lie et un frère aîné, Jeffrey Matthews Robinson qui ressemble à mon fils. 

La sieste et la qualité du film, malgré la tristesse initiale de son sujet, m'ont permis de retrouver de l'énergie et donc du moral.

Il m'a fallu ensuite vite débarrasser en hâte le couloir avant la séance de Tabata qui remplaçait la piscine. Sur l'élan j'ai pu préparer un petit dîner (riz aux brocolis et pleurotes, en combinant des restes), et me mettre à jour de quelque peu d'écriture tout en regardant les infos sur Rai News 24, avec un beau discours de Biden en conférence de prince presse, tandis que son concurrent défait continue à exprimer son déni de défaite dans des touites que la plateforme équipe de disclaimers. 

Avec parfois l'occasion d'un grand éclat de rire. 

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(1) Les soirs de semaines retours vers 20h30 / 21h, le temps de faire les choses minimales d'intendance corporelle et ménagère, il est 22h ou peu s'en faut, autant dire que les 2h de temps personnel avant de sombrer de sommeil vers minuit ou un peu après quand je tente d'écrire envers et contre tout ou quand l'actualité du monde est si brûlante que je reste scotchée, ne me permettent pas réellement d'habiter chez moi. Le matin, je pars tôt.

(2) Euh, deux en fait. J'ai un sérieux problème de ne pas voir le temps passer

(3) J'ai toujours ressenti que j'aurais du avoir un petit frère vers le mitan des années 70 et que j'aurais été une super grande sœur et que lui plus tard m'aurait beaucoup aidée. Et toujours été triste de n'avoir pas eu de grand frère, mais ça n'est pas du même ordre, l'absence de grand frère c'est parce que mes parents se sont rencontrés trop tard et que c'est tombé que c'est moi l'aînée, il a fallu assumer et d'être la première et l'absence de garçon ; le petit frère, lui, aurait dû exister (profond et physique ressenti).

(4) Don't ask me why, sans doute un vieux réflexe de fraternité biologique intégré.

 

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
updated: November 09, 2020, 22:04 GMT
51 179 456 cas (dont : 1 267 939 morts (244 257 morts aux USA, soit 736 morts / 1 M d'hab) et 36 001 189 guéris
France :  +20 155  nouveaux cas et 548 morts et presque de 41 000 morts depuis le début de l'épidémie, soit 627 / 1 M d'habitants
Italie : + 25 271 nouveaux cas et 356 morts 
Belgique : + 6 621 nouveaux cas et 148 morts
 
Pour se remonter le moral : 
L'Auberge des blogueurs c'est fini, mais ça reste libre à lire.

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