Cahier du jour, déconfinement jour 94 : une bonne séance de piste
Cahier du jour, déconfinement jour 96 : une manif à l'Élysée (et voilà un chemin de #Vélotaf détourné)

Cahier du jour, déconfinement jour 95 : Je parviens à suivre le procès

(mercredi)

déconfinement officiel 1 jour 122

20200909_190038  Partir au taf à vélotaf. C'est amusant je me dis toujours que j'ai le temps d'y aller sans me presser. Et puis à un moment du trajet, pas toujours le même le temps qui passe et mon rythme s'accélère et je me trouve arriver juste à l'heure. 
Les points de ralentissement, d'un matin l'autre ne sont pas les mêmes. 

Avec un de mes collègues, en arrivant dans la rue des bureaux, nous avons assisté à un étrange accrochage : une camionnette blanche qui dans la rue droite sans aucun péril immédiat de circulation racle en passant une autre camionnette laquelle était garée.  Qu'est-ce qui lui a pris (au conducteur de la première) ? 


Journée de boulot dont il est comme dab impossible de savoir quelle allure elle aura => en fait, juste ce qu'il fallait de boulot ; et pu partir à l'heure. Déjeuner collectif dans une bonne pizzeria de la grande avenue. Nous parlons par moment boulot très sérieusement (les mesures contre l'épidémie, les développements à venir du logiciel)
Rentrer du taf à vélotaf est un plaisir à présent que j'ai mon trajet calme, celui où la circulation est généralement plutôt apaisée même s'il comporte des points avec dangers. 
Je croise Julia Porte d'Asnières, elle aussi à vélo mais ne prenant pas le même chemin, le mien (la piste cyclable filant vers Le Tribunal) l'effraie. Sa rencontre, nos quelques mots, me réjouissent et m'accordent une bouffée d'énergie comme si nous étions deux gamines à nous être croisées en dehors de l'école un dimanche. Peut-être parce qu'enfant on est fières d'avoir une vie en dehors de la famille et qu'en miroir, adulte, on peut être fières d'être parvenues à maintenir une vie en dehors du travail.

Je n'aimerais pas être chef d'entreprise en ce moment : les mesures pour tenter de limiter les dégâts épidémiques sont en elles-mêmes un foyer de contradictions, même avec la meilleure volonté du monde (par ex. : où déjeuner ?). Le masque en non-stop, c'est un peu fatigant. Mais un effort supportable. 

Je trouve au pied de l'ascenseur un colis assez gros destiné à la société du rez-de-chaussée. Alors je vais prévenir le gars sympa qui s'apprêtait à partir. Il est surpris que ça se soit retrouvé là, et très reconnaissant. 

Contrairement à la veille, pas de chat ce soir à la maison. 
Comme je l'espère tous les soirs, un morceau de temps pour moi avant de tomber de sommeil et qui sera bien (trop) court.

Je parviens (déjà le cas un peu la veille) à suivre le procès des attentats de janvier 2015. Ça n'est pas évident pour moi, ça remue de fortes peines. Seulement je pense que c'est peut-être précisément cela qui me permettra, ensuite, de tourner la page. Peu importe d'ailleurs les condamnations ultérieures, il ne s'agit que de complices. 
J'ai même pu lire le portrait d'Honoré. Sans pleurer. 
C'est curieux, j'habite près de là où les choses sont jugées et je travaille à proximité des lieux d'une des attaques.  

Je suis aussi le tour de France. Calmement, sans plus de passion que ça ; sans en tenir pour l'un plutôt que l'autre. Aujourd'hui Peter Sagan a été rétrogradé car le sprint fut un tantinet trop tumultueux. Ce qui ne m'avait pas choquée plus que ça. Looks like les commissaires de course sont particulièrement implacables cette année. 

Une belle petite course de Jakog Ingebrigtsen (à Ostrava), pour faire bonne mesure. 

J'essaie de reprendre contact avec mes collègues de la radio, mais c'est difficile quand mon seul espace de liberté est l'envoi de messages au soir - il faudrait que je téléphone, que je passe, que je sois présente aux apéros -. 
Les enfants se sont rendus service mutuellement et j'apprécie très profondément (un carnet de santé retrouvé, un sac de vêtements préparés, des courses faites).

[photo : perfect #GCUM ; à gauche la bidir de la porte de Vanves, à droite une rue, normalement relativement passante]

Capture d’écran 2020-09-10 à 00.33.59
Capture d’écran 2020-09-10 à 00.33.59

 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
27 995 417 cas (dont : 906 907 morts (195 153 morts aux USA) et 20 081 129 guéris
La France et l'Espagne sont à des + 8000 nouveaux cas (dont les asymptômatiques), loin devant les autres pays d'Europe où reprise il y a également mais dans des proportions moindres (1500 nouveaux cas par ex.).

En Inde c'est soudain la folie, avec +95 529 nouveaux cas et plus de 1 000 morts. Alors certes c'est une région vaste et très densément peuplée. Il n'empêche que ça fait froid dans le dos.
L'OMS ne s'attend pas à ce qu'un vaccin soit réellement opérationnel avant 2022. 

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