Cahier du jour, déconfinement jour 92 : Nice sunday (avec une ombre au tableau)
Cahier du jour, déconfinement jour 94 : une bonne séance de piste

Cahier du jour, déconfinement jour 93 : Paris au bord du soir

(lundi)

déconfinement officiel 1 jour 120


Fullsizeoutput_1b9d    Partir bosser en vélotaf, même si la circulation est rude, entre les complications dues au procès Porte de Clichy et à la densité de véhicules, motorisés et non, est un bonheur, un enjeu stimulant. Ce n'est plus seulement une journée de travail qui s'annonce mais avant tout un moment entre la ville et soi. 
La journée de boulot fut plutôt cool, c'est quelque chose d'assez stimulant de cet emploi : aucune journée n'est prévisible, et en ça, il y a une belle ressemblance avec les journées en librairie ; ce qui est tout sauf surprenant. La pause déjeuner fut en mode courses chez Auchan, un peu d'intendance, et le frugal repas mangé au soleil devant chez Doisneau.
Parmi les nouvelles mesures prises par l'employeur pour tenter de s'adapter aux risques du Covid-19, il y a de pouvoir éventuellement manger à notre place. Je pense que je m'en servirai, les frimas arrivant. L'idée pour eux est que la salle commune est trop petite pour nous offrir des conditions d'espacement suffisantes. En même temps si nous allons dans un restaurant du voisinage, la distanciation y est encore moins. 

Dans mon environnement personnel et professionnel, tout le monde se pose des questions et tente de faire au mieux. Les questions sont nombreuses et les réponses incertaines. 

Des masques chirurgicaux (les désormais classiques bleutés) nous sont depuis le début fournis par l'employeur. Certain·e·s ont leurs propres masques en tissus. Un collègue a commandé des masques noirs très souples qui donnent moins la sensation d'étouffer (parfaits pour le vélo). Il en distribue à qui veut.
Il paraît que le test d'efficacité d'un masque est de ne pouvoir souffler la flamme d'un briquet au travers. Il y a eu une jolie scène de collègues testant ainsi leurs masques respectifs. J'en aurais bien fait une scène de film. 

Il nous a été confirmé que la théorie était que nous restions masqués tout le temps. C'est ce qui a été demandé au niveau gouvernemental. Il nous a aussi été confirmé que l'obligation serait appliquée humainement. Ce qui est logique dans la mesure où nous passons de longs moments au téléphone et que l'autre obligation est que nos interlocuteurs nous entendent clairement. 

Je suis sans nouvelles de plusieurs de mes ami·e·s et ça m'inquiète un peu. En même temps entre les retours maisons trop tardifs et les week-ends occupés par sports, écritures et récupération, je ne donne pas non plus de nouvelles. Quand je suis au travail, du fait de passer notre temps au téléphone, nous ne pouvons pas non plus intercaler d'échanges de nouvelles, moins encore qu'en librairie. En gros, je commence à revoir les personnes avec lesquelles mon lien est à la fois amical et du domaine professionnel, mais pas encore les ami·e·s des autres mondes de ma vie. Le travail est plus contraignant qui nous laisse moins d'énergie, moins de temps pour le reste. Et chacun évite de faire potentiellement courir un risque à l'autre. J'ai par exemple revu Simone et il était grand temps. Mais C. qui souhaitait qu'on se voie est à présent en retrait - ce que je respecte et comprends -.

Retour vélo grandiose : Paris au crépuscule. Comme je suis équipée de lumières depuis le week-end d'avant j'ai un peu prolongé le moment, le savourant.
Contre toute attente la soirée ne m'aura pas semblé si courte (je me sentais enfin présente, réveillée), les petites corvées (poubelles, lessives ...), la préparation du lendemain, écrire au moins ici, tout en écoutant plus que regardant un documentaire sur un acteur et danseur hollywoodien qui s'était présenté juste après un Blow Up sur les regards caméra.

Capture d’écran 2020-09-07 à 23.28.09

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Capture d’écran 2020-09-07 à 23.28.09

 

 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
27 464 896 cas (dont : 896 079 morts (193 507 morts aux USA) et 19 561 847 guéris
La France avait aujourd'hui environ 4200 nouveaux cas, et voilà qu'on se sent soulagés, parce qu'on avait dépassé les 7000 auparavant, et quand bien même ce chiffre de plusieurs milliers est en soi fort inquiétant.

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