Cahier du jour, déconfinement jour 51 : Un trajet magique un autre moitié manqué (et une solide journée de boulot in between)
Cahier du jour, déconfinement jour 53 : le travail et (presque) rien d'autre

Cahier du jour, déconfinement jour 52 : une vieille chanson de JJG (clin d'œil mais pas que)

Déconfinement officiel 1 jour 79

 

Un de mes amis est parti sur l'idée plutôt jolie de revisiter les succès musicaux des semaines de son anniversaire année après année. Je la trouve intéressante. Au passage, j'ai vu ou revu (1) la vidéo de la chanson Sache que je de Jean-Jacques Goldman (Joachim et Anne (S), si vous passez par là, rappelez-moi que j'ai quelque chose à vous dire à ce sujet qui pourrait vous faire rigoler). Elle date de 1997, l'année où mon conjoint fut sérieusement malade et lui si faible après, et moi si seule avec les enfants alors 2 et 7 ans, mes débuts comme choriste en octobre 1997 pour planche de salut - il allait mieux et m'avait concédé une soirée par semaine en plus des cours de danse du samedi après-midi -. Plus tard à l'été 1998, l'une des plus belles périodes de ma vie, quatre semaines de congés payés - un chef formidable comme j'en ai rarement eu m'avait poussé à les prendre, Il faut faire un vrai break pour récupérer -, dont deux et demi passées à vivre la vie d'une musicienne, une chanteuse de chorale, des répétitions - concerts au Zénith et comme j'étais heureuse à travailler comme ça. J'avais la sensation de faire enfin un vrai travail.
Jean-Jacques Goldman faisait partie de ceux qui participaient aux concerts et je me souviens de sa discrétion et de son efficacité. Yvan Cassar était impressionnant aussi. L'art de changer la perception d'un air, en modifiant presque rien, ou ce que l'on croyait presque rien.
À part ça, cette rétrospective est un peu frappante pour moi, de quasiment chaque année correspondant à ma vie d'adulte ce qui me revient en repère ce sont des coups durs (horreurs générales comme en 2001 ou 2015, maladies graves des proches, galères de boulot et de manque d'argent, deuils et ruptures subies). 
Et si, après tout, je devenais fière d'être parvenue, sauf en 2006, à tout traverser sans m'effondrer et en maintenant une vie à peu près normale pour les enfants ? Ne reste d'anormal que l'état de l'appartement. Deux années de paix pourraient suffire à le remettre d'équerre. J'ai été efficace pendant le confinement, pour la petite maison.

Que dire d'une journée intense de boulot quand il n'est pas question d'évoquer le boulot en tant que tel ? Je sors progressivement de la période de pure formation en tentant de soulager mes collègues d'une part de travail, c'est stimulant mais je finis fatiguée (de concentration, d'efforts d'apprentissage).
Globalement, il me semble que les libraires, contrairement à des années normales où elles et ils peuvent un peu souffler de mi-juillet à mi-août et enfin lire pour préparer la rentrée, n'ont pas dételé. En particulier l'épidémie a apporté un surcroît de boulot à tous les étages (administratifs, réorganisations, devoir écluser ce qui s'est trouvé totalement désorganisé (le système de livraisons), entrée forcée à fond dans une part de ventes numériques (2) ...) et même si à présent une part de leur clientèle est en vacances, il y a un retard fou à écluser et des dossiers de demandes d'aides à remplir. 
Je suppose que c'est le cas pour d'autres commerces aussi, seulement je ne parle que de ce que je constate directement à échanger avec les principaux et principales intéressé·e·s.
 
Un déjeuner vite fait dans la salle de l'entreprise prévue à cet effet : j'avais un reste de la veille qui m'attendait au réfrigérateur collectif. Je me demande si nous ne sommes pas au bord de nouvelles restrictions qui rendront à nouveau ce type de facilités quotidiennes indisponibles. 
 
Deux trajets #Vélotaf pour une fois sans dangers particuliers, ou du moins pas de dangers impossibles à anticiper ; j'ai ainsi fait le super-piéton pour traverser les Champs Élysées au niveau du Rond-Point : des véhicules d'urgence ou de répression avaient traversé au moment où c'était vert pour ma direction. Dès lors c'était à la fois dangereux de rester sur place alors que le feu n'avait pas fini d'être vert et dangereux de passer car le temps restant n'était, pour un vélo, pas suffisant. 
Trajet aller : à présent parfait (je maîtrise la bonne distance entre plaisir et efficacité et chemins pas trop dangereux)
Trajet retour : encore du boulot pour la partie une fois passé le Rond-Point des Champs Élysées. Je me suis retrouvée à descendre la part de la rue de Rome de Chaptal vers Pont Cardinet qui est diablement dangereuses (frôlements d'un côté, portières de l'autre)
 
Soirée calme, l'un rentre tard du boulot et d'avoir fait quelques courses, et s'endort vite, l'autre monte se coucher tôt. Un message reçu me donne bon moral.
Le fait que le stage oulipien date d'il y a 11 ans, me laisse ébahie. Photos prises par Dom Moreau par ici.
 
 
 
Capture d’écran 2020-07-28 à 21.05.08
Capture d’écran 2020-07-28 à 21.05.08
 
(1) Je suis restée de très nombreuses années sans télévision ou sans la regarder, ce qui fait qu'il m'est fréquent de découvrir vingt à quarante ans plus tard des vidéos d'airs que je connaissais.
(2) Sachez que vous pouvez acheter des livres numériques auprès de votre libraire, dès lors qu'il dispose d'un site où d'une place sur un site où ils sont également proposés. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
16 868 479 cas (dont : 661 952 morts (152 114 morts aux USA) et 10 431 413 guéris

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