Cahier du jour, déconfinement jour 43 : Sunday midday run au parc de Saint-Cloud
Cahier du jour, déconfinement jour 45 : vélo - boulot - dodo, tout bien

Cahier du jour, déconfinement jour 44 : une journée simple, mais très fatiguée

Déconfinement officiel 1 jour 71

 

20200720_140921

Prendre le vélo jaune pour aller bosser arriver juste, chemin direct. Je mets désormais 55 minutes, sans forcer. Mais il y a le risque qu'il y ait un problème mécanique ou de circulation et qui me mette en retard si je pars de chez moi après 8h25. 

Journée de boulot instructive, je traite un ou deux tickets on my own et le reste du temps suis avec un collègue dont la logique me va bien : il a peu à parler car je comprends sa logique de travail, ses cheminements de pensée.

Depuis la semaine passée, un chien aboie avec par moment des cris déchirants, à longueur de temps. L'entendre n'est pas nouveau, seulement avant il réservait ses appels pour la fin de journée. Nous finissons par nous demander s'il n'est pas à demi abandonné dans un jardin (il en reste) tandis que ses maîtres sont en vacances, ayant confié à quelqu'un le soin de passer le soir fournir à boire et à manger.

Pause déjeuner de type courses à Auchan, grignote sur une des tables de pique-nique du parc Jean Moulin de l'autre côté de la nationale (heureusement qu'il y a un passage souterrain).
Retour comportant une escale chez mon kiné puis un cheminement lent (après la séance de kiné) sur le chemin de retour le moins insécurisé et qui reprend le trajet que j'effectuais quand je rentrais de Livre Sterling. Je me sens mieux après la séance de kiné mais (effet "lundi" ?) j'aurais passé tout le reste de la journée sous l'emprise d'une forte fatigue. 

Soirée calme (les deux autres habitants sont en sortie ou au lit), mais forcément courte : le temps de descendre la poubelle recyclable, de me doucher, lancer une lessive, dîner (reste du riz cuit la veille), il est déjà presque 22h. 
J'écris en écoutant une émission passée sur les Beatles dont j'ai eu toute la matinée et une partie de l'après-midi "If I fell" au programme du #JukeBoxFou de dedans ma tête. 

Normalement c'était le jour où les masques devenaient obligatoires à l'intérieur des lieux avec du publics. Ça ne change pas grand chose pour mes collègues et moi qui respections toujours les normes de sécurité. Par ailleurs j'ai toujours continué à porter le masque dès que possible quand je n'étais pas chez moi : donc voilà, ça ne change rien à titre personnel, mais ça sera davantage rassurant quand il faudra sortir.

De la même façon que lorsque j'étais au travail en maison de la presse, peut-être même en pire car le patron nous distillait parfois des bribes d'infos et que mes longues pauses déjeuners me permettaient de me remettre à niveau sur mon téléfonino, je passe des journées sans suivre les informations. Ça n'est pas désagréable au fond. L'ennui c'est que parfois (et c'est le cas ce soir), je n'ai pas le courage de les suivre en rentrant. Ainsi j'ignore si une décision a été prise finalement au niveau européens sur les aides accordées. Je sais seulement (des infos du matin), que les négos étaient houleuses. 
Je n'ai vu passer qu'une chose : l'assassinat du fils et presque du mari aussi (mais, blessé, il a de bonnes chances de s'en tirer) d'une juge aux USA, Esther Salas, qui avait depuis peu à travailler sur l'un des pans de l'affaire Epstein (1).
Sans doute aussi que je décide d'en rester là pour ne pas me plomber davantage : j'ai une semaine de taf à assumer.

En dînant, je lis quelques billets de blog dont un chez Alice qui reprend une chose à laquelle je pense souvent : il y avait dans ma jeunesse une vraie culture populaire commune, des références partagées et elles se sont faites rares car désormais tout est éparpillé. Par exemple et entre autre, les stars des uns sont totalement inconnues des autres. Elle l'écrit mieux que moi : 

Je propose quelques fables de La Fontaine et Les trois mousquetaires, rien de révolutionnaire, mais quelque chose que vraiment nous ayons tous en commun — car il nous reste si peu de choses. Quand je l'interroge O. me dit qu'à deux ou trois ans près les jeunes n'ont pas les mêmes références, ne regardent pas les mêmes youtubeurs. Tout est devenu si éparpillé, si difficile à rassembler.

et un autre chez Tambour Major, évoquant une classification qui n'est pas celle de ma vie, mais est relatée de façon belle et sensible. Je le rejoins au sujet des anges gardiens même si l'un d'eux dans mon cas, et qui était plutôt l'une d'elle en fait, m'a mise en danger en me quittant il y a 14 ans, peut-être 15 (mais je l'ignorais) sans signe avant-coureur ni cause pour moi compréhensible. Et qu'ensuite ç'en était fini pour moi d'être aussi proche de qui que ce soit. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas des personnes qui comptent fort.

J'aime beaucoup la dernière phrase de ce billet chez Dr Caso ; je veux dire, la phrase elle-même puisqu'il en est ainsi : 

Mortecouille, pourquoi, mais pourquoi y’a-t-il tant d’imbéciles et de connards sans cerveau sur cette pauvre planète!?

 

Le fiston m'a envoyé des nouvelles et une photo sur laquelle il fait le beau gosse qui réconforte un pote mal en point. Ça m'a fait du bien (d'avoir de ses nouvelles, pas du tout que le pote soit mal en point). Ce stage [de sports de casses-cous] me stresse (#VieilleMaman).

(1) Corentin Sellin vient de rectifier ce qu'on lisait dans des articles francophones, il se pourrait que l'assassin en ait eu après elle pour de tout autres raisons (une vengeance personnelle sur un autre cas).

#Vélotaf : 25,58 km 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
14 803 110 cas (dont : 611 789 morts (143 636 morts aux USA) et 8 833 102 guéris

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs

Commentaires