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Cahier du jour, déconfinement jour 44 : une journée simple, mais très fatiguée

Cahier du jour, déconfinement jour 43 : Sunday midday run au parc de Saint-Cloud

Déconfinement officiel 1 jour 70

    
    Réveil tardif (10h) après la belle balade de la veille au soir.  Dès lors notre sunday morning run est devenu un sunday midday run. J'ai pu obtenir que nous allions au parc de Saint-Cloud (1). Nous y sommes arrivés vers 11h30 et avons pu courir en allant vers le fond 10 à 12 km (2). C'était très agréable, temps merveilleux, du monde mais pas trop. Et le fond du parc est assez forestier. 
 
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En cherchant à comprendre ce qu'étaient ces blocs de béton, je suis tombée sur la narration radiophonique d'un ancien mystère.
 
Brunch tardif en rentrant (pas pris de petit-déjeuner avant d'aller courir et rentrés vers 14h)
Temps calme de vadrouille sur l'internet avant d'entamer les petites écritures du quotidien tandis que JF est parti à la pétanque.
 
Je souhaite leur anniversaire à deux amis, plutôt heureuse de me l'être rappelée de mémoire du moins pour l'un d'eux. Nous échangeons quelques nouvelles et il y a d'un côté une nouvelle vie professionnelle qui s'amorce et de l'autre un télétravail qui s'étire à en devenir inquiétant - on s'aperçoit que travailler à l'étranger même proche, est plus compliqué que la vie moderne ne le laissait croire -. L'annonce d'un mariage, aussi, dans la génération d'après, ce qui file un coup de vieux, mazette ! Et comme on est au temps du #Covid_19 , ça sera peut-être un mariage sans fête avec rassemblement de familles ni d'amis 
 
Sieste de fin d'après midi en balade virtuelle dans Uméa (Suède) à la recherche d'une caméra de surveillance. Ça n'est pas tant un mécanisme de défense, comme ceux dont parle Ugo Orlando sur Tumblr, qu'un besoin de se vider la tête en ce concentrant sur quelque chose de joli et totalement inutile, le temps que revienne l'énergie.
J'ai aussi regardé quelques sujets documentaires dont un, affligeant, au sujet de la façon dont des athlètes en France peuvent se faire gruger par leur fédération même. Je sais que beaucoup trouveront coupable la naïveté profonde de l'athlète qui témoigne à titre principal. Pour autant je la comprends. Celles et ceux qui sont issu·e·s des classes moyennes supérieures ou carrément aisées, où il y a une culture de l'argent (comment en gagner, comment le faire fructifier) imaginent mal l'ignorance dans laquelle on se trouve lorsqu'on arrive jeune adulte dans le monde professionnel alors qu'on vient d'une classe sociale inférieure. 
Elle n'était pas grave et sans autre incidence que ma fatigue et ma démotivation, il n'empêche qu'à mes débuts à l'"Usine" j'avais été victime d'une mini-arnaque. Le recruteur m'avait fait croire que la grille des salaires était sans dérogations possibles. Je ne connaissais pas de cadres d'entreprise, c'était avant l'internet et de pouvoir se renseigner, je l'avais cru. J'avais donc entamé ma vie professionnelle avec un salaire inférieur de 15 à 20 % à ce qu'il aurait dû être selon le marché du travail de ce temps-là, au vu de ma formation et du poste confié. Retard qui ne fut jamais comblé et ce sentiment démotivant de me faire exploiter n'a jamais cessé. Un collègue, peu après m'avait dit, mais bien sûr que si, que c'était négociable. Et une fille à papa (au sens littéral : son père avait un poste reconnu dans l'entreprise) arrivée peu après, à poste équivalent et formation inférieure, gagnait d'entrée de jeu 30 % de plus que moi et un autre collègue entré précédemment. On est vraiment des proies faciles lorsqu'on n'a pas de culture familiale financière ni aucun goût pour ça.

La chaîne des Artisans de demain tente de survivre à l'absence de voyage. Leurs vidéos sont toujours de qualité, mais l'évasion qu'elles procuraient, le dépaysement, n'y est pour l'instant plus. J'aurais dû les inviter à mon émission, j'avais leur accord de principe et puis tout s'est interrompu. Il faudrait cette semaine que je trouve en plus du travail salarié l'énergie de m'occuper d'une éventuelle reprise. Donner l'émission me manque. Je m'y sentais utile.
Un couple d'amis qu'ils nous présentent voyage hélas en camping car (plutôt qu'en van). Je me demande pourquoi il faut que ces engins soient aussi laids. Il pourrait très bien exister le même intérieur avec une carrosserie qui éviterait d'avoir affaire à des sortes de frigos ambulants. Ou alors peut-être qu'il y a une norme incontournable de circulation de ce type d'engins qui oblige à la mocheté et à polluer visuellement les paysages de leurs arrêts ? 
Cela dit, j'imagine que ces voyageurs et photographes n'avaient pas d'autre choix compte tenu de leur projet. Ils ont pour tenté d'obtenir des revenus vendus leur savoir-faire pour des shooting publicitaire. Idée astucieuse. Mais comme je suis d'une vieille génération, je mesure à quel point le capitalisme sans nuance à gagné de partout : même celles et ceux qui souhaitent mener une existence en dehors des sentiers productivistes et marchands s'y retrouvent ramenés. 
Je suis moi-même dans une boucle de ce type, ayant vécu 10 ans dans un logique de métier de passion et bas revenus et finalement craqué de revenir vers un emploi de bureau, lequel est utile à la vie professionnelle quotidienne d'autres personnes et pas du tout un bullshit job de surconsommation ; il n'empêche on n'échappe pas à la marchandisation généralisée, à la logique marchande qui semble avoir tout contaminé.
 
Pour me distraire j'ai suivi l'histoire de l'escroc qui avait par deux fois vendu la Tour Eiffel à des investisseurs qui l'avaient cru disponible. Et aussi escroqué Al Capone sans se faire tuer par après, ce qui est un exploit.  
 
L'Homme est revenu de mauvaise humeur de la pétanque (il aura mal joué, à moins qu'une embrouille dont les joueurs sont familiers), ressorti presque aussitôt faire des courses, rentré d'encore plus mauvaise humeur. Après le dîner pour lequel il a confectionné une omelette succulente dont depuis le confinement il a le secret, il est allé ranger la 205 qui avait servi au trajet du matin. Pendant ce temps j'écrivais. Seulement comme j'ai dû hausser le ton pour départager les mauvaises humeurs cumulées, j'étais fatiguée. Je risque de tomber de sommeil avant d'avoir fait quoi que ce soit.
 
Échanges de messages au matin avec le fiston qui filait à un stage sportif avec deux de ses amis, mais pas de nouvelles ensuite. Puissent-ils être bien arrivés. Message de confirmation de bonne arrivée arrivé pendant que j'écrivais ce billet.
Je ne sais pas si c'est très fin de partir pratiquer des sports rapprochés alors que l'épidémie n'est vraiment pas finie. Et en tant que Mamma suis forcément inquiète du fait qu'il s'agisse de sports avec des risques.
 
Il reste difficile de se détacher du poids de l'épidémie. Certains blogs en restent le témoin. D'autres qui avaient bien publié pendant le confinement se sont à nouveau éteint (sans doute sous l'effet de trop de travail à la reprise). 
La période actuelle est particulièrement étrange entre ceux qui font comme si de rien n'était, dont ceux qui partent en vacances, pas forcément beaucoup moins loin qu'à leur habitudes, et celleux que l'épidémie continue à tenir en ses serres, soit par conséquences professionnelles (vraiment trop de travail (les soignants par exemple), soit vraiment plus du tout assez), soit par conséquences de santé. 
Nous avons pour l'instant la chance d'être dans une sorte de médiane, ni dramatiquement impactés, ni insouciants. Il reste hasardeux de faire quelques plans d'avenir que ce soit. 
 
 

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(1) J'eusse aimé une course en vraie forêt, au moins celle de Montmorency. Il est vrai qu'après être allés à Auvers sur Oise la veille au soir, ça aurait créé une sorte de doublon.

(2) Il court toujours plus que moi puisqu'il va devant à sa vitesse puis revient en arrière vers moi qui vais à mon pas (lent, très lent)

 

Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
14 560 308 cas (dont : 607 066 morts (143 167 morts aux USA) et 8 696 410 guéris

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