Cahier du jour déconfinement jour 33 : une bonne petite vie de journée
Cahier du jour, déconfinement jour 35 : très dangereuse circulation (bis)

Cahier du jour, déconfinement jour 34 : très dangereuse circulation

Déconfinement officiel 1 jour 61

Capture d’écran 2020-07-10 à 21.19.03 Capture d’écran 2020-07-10 à 21.19.03

Journée de boulot intense : je commence à prendre une petite part de boulot, à n'être plus uniquement quelqu'un qui apprend.
Déjeuner collectif dans une bonne crêperie, j'apprécie le côté convivial de ce travail. Je l'ai déjà écrit mais c'est quelque chose que j'avais bien perdu de vue, entre les dernières années d'"Usine" où tout n'était que tensions (et pas mal de collègues totalement éloignés de tout ce qui était scientifique ou culturel, ce qui limitait l'intérêt de nos échanges) et celles en librairie où je déjeunais seule puisqu'il nous fallait nous relayer. 
Je prends grand plaisir à revoir C. Le plus souvent la vie nous éloigne des gens et parfois elle nous fait le cadeau de nous rapprocher de personnes que l'on avait croisées avec lesquelles on se sentait des affinités. C'est le cas. Chic alors !

Un de mes collègues dont la femme travaille dans des services médicaux et voit passer des prises de rendez-vous se montre fort pessimiste quant à la suite de l'épidémie. Il me semble aussi que nous faisons un peu trop comme si c'était derrière, comme si c'était quasi fini. Alors que non, pas du tout. Un article dans Le Monde va aussi dans ce sens. 

Mon trajet aller a été décevant : je comptais remonter la rue Didot via la cyclable monodir protégée, mais en amont un sens unique était un vrai de vrai sans le "sauf vélo" sur lequel je comptais. alors je me suis rabattue sur une finale classique (mais efficace).

Mon trajet retour a été bien dangereux : ça craignait de traverser la place Denfert-Rochereau (à éviter si l'on a autre chose à y faire qu'un simple Tourne à droite), ça craignait Saint Michel même si la coronapiste séparée des bus par endroit est de bonne sécurité. L'arrivée sur la place du Châtelet fut de tous les dangers : nous étions plusieurs vélos venant de Saint Michel que la densité et la férocité du trafic ont fait renoncer à emprunter la piste dont l'entrée est située sur la gauche. Impossible d'y accéder, le flux nous repoussait à droite. Du coup j'ai très maladroitement traversé un cran plus loin à un passage piéton - gênant une dame au passage (mais sans danger ; je crois qu'elle a finalement compris que je me retrouvais là à force de ne pas savoir où passer) -. La Rivélo était un plaisir, malgré le danger de certaines transversales, d'autant plus que beaucoup de cyclistes pensent que les feux en cette avenue ne correspondent plus à rien et donc ils tracent sans en tenir compte. 
En revanche au croisement Malheserbes / Courcelles, j'ai eu une grosse mise en danger de la part d'un automobiliste dans une voiture vert pâle (rien repéré d'autres tellement il fonçait) : le feu était rouge, un scooter attendait sur l'emplacement du sas vélo, clignotant vers la droite. Pour cette raison et comme l'avenue se prolonge avec un léger décrochage sur la gauche, je me suis placée à sa gauche en vue d'aller tout droit. Le feu passe au vert, nous démarrons aussitôt. Une voiture a trouvé moyen de me doubler en démarrant en trombe par la droite. Le danger public dans toute sa splendeur. Il a mis également en danger une voiture qui suivait son chemin normal en me doublant légalement par la gauche et à laquelle il a fait une queue de poisson en se rabattant.
Plus loin au carrefour dangereux rue de Rome / Pont Cardinet et alors qu'avec un cycliste nous attendions pour aller tout droit  paisiblement au feu qui était rouge nous avons vu simultanément plusieurs danger de collisions juste sous nos yeux simplement parce que tous faisaient n'importe quoi. Le cycliste à eu une réflexion mi désabusé mi effrayé, quelque chose comme Mais ils sont complètement cinglés. Ça fait peur. 
J'étais casquée masquée (1), je me suis donc contentée de faire un signe d'assentiment, de la tête, en mode À qui le dites-vous !
En arrivant j'étais bien heureuse d'y être parvenue. 
Ma recherche d'itinéraire relativement sûr est plus que jamais d'actualité.

J'ai oublié de noter les jours précédents que j'ai eu droit aux remerciements d'un taxi (pour lequel dans une rue étroite, j'avais profité d'un bateau afin de me mettre de côté et le laisser passer - alors qu'il ne me talonnait pas et restait respectueusement à quelques distances derrière, volontairement lent -) et d'un scooter auquel j'avais laissé une priorité à laquelle je pouvais prétendre - je pars toujours du principe qu'ils ne la respecteront pas -. 

Comme d'habitude, il est trop vite minuit. 

Je lis une série de touites sur le Polari. Et regarde un court-métrage (que j'avais déjà vu, je crois) auquel je ne comprends pas grand-chose, comme un langage créole qui ressemble mais pas tant que ça.

Et aussi un billet de blog crucial chez une amie, seulement j'ignore si elle souhaite qu'il circule, car il y est question d'intime, de changement radicaux dans une vie, alors j'évite de mettre le lien, du moins avant que nous n'en ayons causé. Je suis contente qu'elle l'ait écrit et que le principal intéressé y ait consenti. 

 

(1) Je conserve souvent le masque fourni par mon employeur (deux par jour en fait) lors de mon retour, dans la vague illusion qu'il me filtre peut-être quelques pourcentages de la forte pollution. 

Capture d’écran 2020-07-10 à 22.32.19 Lien vers le site de la santé publique en France 

Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
12 543 883 cas (dont : 560 123 morts (136 431 morts aux USA) et 7 304 461 guéris

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs

 

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