Chroniques du déconfinement jour 6 : La première fois dans les transports en commun depuis avant le confinement
Chroniques du déconfinement jour 8 : dimanche de récupération en période travaillée

Chroniques du déconfinement jour 7 : premier samedi libre de période travaillée

Déconfinement officiel 1 jour 34

    

    Je reste stupéfaite au réveil de l'étrange journée que j'ai devant moi : un samedi de période de travail qui ne soit pas travaillé, ni pourvu d'une activité "en dur". C'est là que les cours de danse me manquent le plus : j'étais tant habituée avant les samedi de libraire aux samedi dansés.

Le fiston me manque aussi. C'est à présent, de retour du confinement que je mesure à quel point son départ laisse un grand vide. Même si nous échangeons par messagerie, ç'en est fini de nos conversations au fil de ses passages dans la cuisine. De sa présence rassurante pour moi. De nos plaisanteries de connivence. Le confinement en aura retardé la violence : il était normal qu'il ne soit pas là puisque chacun était confiné ici ou là. À présent c'est la vie d'Avant mais pas en vrai et sans tout ce qui était le plus chouette. Une vie désenchantée.

Finalement ce samedi comme j'en ai peu connus sera consacré à quelques bricoles pour la maison et un trajets jusqu'à l'autre bout de Levallois pour déposer le vélo jaune à réparation (l'axe arrière, mort ou presque ; on peut attendre qu'il casse me dit le réparateur, arguant que ça n'engendrera pas de chute ; bah euh ben comment dire, je ne préfère pas). Au retour, étape très raisonnable à la boutique du LSC par soutien (et de mon moral et de la boutique) (1) et pour acheter un poulet rôti là où ils le font bon. 

Je porte un masque, sauf pour le trajet aller du vélo ; personne ne m'y oblige mais nous sommes assez nombreuses à le faire. Les hommes nettement moins. 

Au passage je croise des hommes se faisant un check normal et d'autres personnes se donnant du coude ; certaines personnes respectent scrupuleusement une distance de sécurités et d'autres sont déjà en mode "retour à la normale".

JF passe l'après-midi à la pétanque et moi dans une sorte d'état cotonneux que j'espère récupérateur. Je lutte comme je peux et y succombe quand j'estime avoir accompli un minimum vital dans la maison (lessive, quelques bricoles, dont de l'administratif) ; une fois passée l'heure à laquelle j'aurais pu recevoir un SMS du réparateur pour la mise à disposition du vélo et aller le chercher aussitôt, je prends une bonne douche dans l'espoir qu'elle me réveille. Peine perdue.

Je n'ai pas totalement perdu mon temps : vu le film La Parmigiana (1963) avec Catherine Spaak dont je suis étonnée de trouver ensuite une vidéo récente (2016 ?) dans laquelle elle dit du bien de Marcello Mastroianni. #MeToo étant passé par là, je me dis que belle comme elle était, et entrée toute jeune dans le circuit (si La Parmigiana est sorti en 1963 en ayant été filmé en 1972 elle n'avait que 17 ans), elle a dû en supporter des saloperies. 

Et je poursuis ma lecture documentée (j'écoute les musiques citées, je cherche les photos évoquées, je lis des articles qui apparaissent lors de ces recherches ou bien des videos documentaires) de The Beatles Tune In, toujours aussi passionnant mais peu pratique à lire au lit.  

Bref échanges de nouvelles par SMS avec une grande amie, laquelle a de bonnes nouvelles et ça m'ensoleille la fin de journée.

Un regret : je comptais passer à l'Attrape-Cœurs mais comme le réparateur m'a dit de passer aussitôt, je me suis concentrée sur le vélo et comme j'attendais qu'il me dise éventuellement de venir le rechercher le soir même, je ne suis pas ressortie. Et puis quelque chose me pousse à me déconfiner avec modération ; sans qu'il ne s'agisse de crainte car je suis persuadée au fond de moi de m'être bagarrée déjà avec le virus, m'être sentie bizarre en février - mars et que peut-être je suis immunisée, mais par une forme de De grâce restons tous le plus prudents possible. Dans le même ordre d'idée, je porte un masque dès que nécessaire et très scrupuleusement. Pareil pour le passage des mains au gel hydroalcoolique. Ça tient un peu du rituel, comme des gestes destinés à apaiser le dieux furieux des épidémies. 

Je voulais me coucher tôt mais il s'est trouvé soudain qu'il était minuit trente. C'est donc encore raté.

Il y  a eu une grande manif contre le racisme à République marquée par nassage et gazage alors que rien ne se passait, des identitaires qui ont déployé une banderole raciste provocatrice qu'un acrobate a grimpé ôter.

À part ça j'ai peu suivi les infos, il y avait saturation d'éléments venant de l'extérieur, du fait d'être retournée travailler et du contraste d'avec la période de parfait retrait qu'avait pour nous été le confinement. Il y avait une prise de parole de Giuseppe Conte, que je n'ai pas écoutée en entier, par fatigue.

Dommage, c'était beau ce qu'il disait "Vogliamo inverstire sulla bellezza"

 

(1) par un phénomène curieux : je ne m'aime pas en photo sauf sur les images de pratiques sportives et le shopping ne me remonte pas le moral ... sauf les vêtements de sport. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
7 848 631 cas (dont : 431 534 morts (117 482 morts aux USA) et 4 016 178 guéris)

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