Chroniques du déconfinement jour 4 : Vélo - boulot
Chroniques du déconfinement jour 6 : La première fois dans les transports en commun depuis avant le confinement

Chroniques du déconfinement jour 5 : les retrouvailles avec Le Fiston

Déconfinement officiel 1 jour 32

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À vélo au boulot (3ème jour) et rentrée de même en partant presque tôt (18h50 pour de 17h30 théoriques mais c'est particulier, je suis en phase de formation) en passant pour le plaisir par le Bois de Boulogne.

Puis aller passer une chouette soirée chez Le Fiston et ses colloc' avec JF, malgré des sujets de conversations peu rigolo au bout du compte, comme si l'épidémie même en n'en parlant pas plus que ça, ou simplement pour prendre des nouvelles de nos confinements respectifs, avait orienté vers du catastrophique (Goussainville en 1973, l'accident mortel devant chez nous à La Haye, l'oncle de JF assassin ... (1)),
et de rentrer sous une bonne pluie ce qui faisait longtemps (et du bien). Grand plaisir et émotion de retrouver mon fils après près de trois mois sans se voir.

Avant de me coucher je regarde le défi des Bisslet games revisités avec les frères Ingebrigsten et Cheruyot pour cause d'épidémie et trouve que c'était une fausse bonne idée, les conditions (météo, altitude ...) n'étant pas fair-play. De plus ça a de facto un côté "blancs" contre "noirs" qui rend mal à l'aise.

Dommage, la course de Jakob est parfaite.

Au cours du trajet aller du matin, porte d'Orléans, grand déploiement de pompiers, forces de l'ordre, tout. Je crois d'abord à un accident, puis à un incendie (moyens déployés et odeur). Un collègue dira plus tard qu'il s'agissait d'une voiture encastrée dans un camion. À vélo je parviens à passer mais c'est un peu chaud. 

Les bureaux étaient presque vides, du fait du télétravail persistant. Le DG est lui aussi cycliste et m'accueille dès lors avec une forme de sympathie motivante, car nous nous croisons d'abord à vélo (mais j'ignore qui il est à ce moment précis). Les temps changent, et parfois en bien : ceux qui décident donnent le bon exemple plutôt que de disposer de voitures de fonction.

Le responsable du département pour lequel je vais travailler me fait faire le tour des bureaux et si j'en parle c'est pour le côté conséquences de l'épidémie : tous les services purement techniques ont leurs personnels en télétravail. Et dans la salle où normalement bossent ceux qui font à distance les installations chez les clients, les écrans pris en contrôle à distance via team viewer sont allumés et actifs tandis que les sièges sont vides. J'éprouve un violent vertige dystopique. Et en même temps il faut reconnaître que c'est assez beau.

Nous déjeunons à quatre dans une crêperie pas trop éloignée et qui est ouverte grâce à une cour intérieure qui permet de disposer de tables en extérieur. À la guerre comme à la guerre.

À un moment donné un collègue reçoit sur son téléphone portable un appel personnel, s'en excuse et va répondre (rude tâche des parents d'enfants jeunes qui sont encore tenu même si certains profs et certains enfants ont repris, pour beaucoup de leur faire encore un semblant d'école à la maison) et soudain je prends conscience qu'on n'a plus de teléphones fixes dans des bureaux sur le bureau. La dernière fois que j'ai eu un emploi de bureau ils existaient encore. À présent l'équivalent ce sont des appels au casques mais pour le coup ça met une barrière : les appels perso que l'on peut être amenés à passer se font désormais uniquement sur les téléphones personnels. Et ce sont des appels professionnels qui pour différentes raisons ont parfois lieu avec et sur les téléphones mobiles personnels. Comme le monde a changé en relativement peu d'années ! 

(je ne dis pas que c'était mieux avant, ni mieux maintenant, sur ce point précis je n'ai ni préférence ni avis, je constate simplement un changement).

Nous avons mis des masques pour aller (à pied) chez le fiston. Aucune obligation mais nous ne sentions mieux comme ça. Bien sûr les masques ôtés une fois arrivés. Mais dans la rue, portés. 
Paradoxalement je ne porte plus mon masque anti-pollution lors de mes trajets à vélo : porter un masque dans les bureaux toute la journée, induit une saturation.

Pas du tout suivi les infos, puisque j'étais toute la journée soit à vélo, soit en train de travailler, soit à la soirée chez notre garçon. Je vais peut-être jeter un coup d'œil avant de dormir, la période particulière entraîne une sorte de devoir de savoir.

 

(1) J'ai bien tenté de redresser la barre en évoquant Enzo, ça n'a pas suffit.

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
7 575 073 cas (dont : 422 841 morts (116 016 morts aux USA) et 3 831 868 guéris) 

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