Chroniques du déconfinement jour 15 : courir en forêt, et constater la baisse de niveau
Chroniques du déconfinement jour 17 : la vie d'avant mais pas pareille

Chroniques du déconfinement jour 16 : Bref accident de circulation

Déconfinement officiel 1 jour 43

Capture d’écran 2020-06-22 à 22.20.11 Capture d’écran 2020-06-22 à 22.20.11 Capture d’écran 2020-06-22 à 22.20.11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

partir au boulot à vélo, me faire renverser porte d'Asnières, revenir changer de vélo, repartir bosser. Arriver à 10h35 au lieu de 9h30 prévues.

pas grand chose à dire de ce stupide accrochage auquel je ne suis tellement pour rien que je n'ai aucun regret : 

Porte d'Asnières au moment de tourner vers la gauche lorsqu'on arrive dans Paris le feu est vert pour les deux sens perpendiculaires aux voies de tram. Nous sommes donc plusieurs à attendre alors qu'il est vert pour nous que ceux qui viennent de notre droite aient fini de passer. Il se trouve que je suis devant de façon "native" pas en m'étant faufilée, mais simplement parce que j'étais la première. Et je suis dans la droite ligne des tracés vélos au sol. 
Au moment où la circulation se tarit venant de notre droite, je m'élance et une voiture arrivée entre temps derrière moi et qui attendait tout pareil s'élance aussi, sans avoir vu que j'existais ou bien en ayant anticipé un démarrage aussi rapide que celui d'un véhicule motorisé - pourtant je n'ai pas traîné j'étais au taquet -. Résultat : exactement le même que si lorsqu'on marche on vous fait un croche-pied par derrière. Je n'ai rien vu venir, rien entendu, me suis retrouvée par terre sans avoir eu le temps de dire ouf. 


Capture d’écran 2020-06-23 à 01.40.55Bizarrement ma fréquence cardiaque n'a pas bondi, au contraire. Sur le graphique c'est au début quand elle plonge. 


Je me suis relevée aussi vite que possible et je nous ai vite mis à l'abri sur le trottoir le plus proche mon vélo et moi, car ça redémarrait au carrefour comme si de rien n'était. Personne ne s'est arrêté, sauf l'automobiliste lui-même mais si brièvement que le temps que je me retourne arrivée sur le trottoir il avait littéralement disparu. Ce qui fait qu'aussi étrange que ça puisse paraître, il s'est à la fois excusé et enfui. 
J'ai vaguement conscience qu'un homme jeune sur un vélo ou une trottinette, peut-être un livreur d'ailleurs, m'a demandé si ça allait. Mais sans s'attarder. Je le revois vaguement consulter son téléphone et filer. Peut-être un livreur qui attendait là une course et voulait bien se préoccuper mais pas davantage que d'être appelé pour la suivante ?

Il me reste : belle voiture anglaise de luxe à l'allure old-school. Vert sombre. Conducteur habillé très élégamment, sa veste de costume avait un élément de chic mais j'ai oublié quoi. Il m'a semblé que les plaques d'immatriculation étaient bleu ciel (mais ça n'était pas des chiffres et lettres inhabituels).

Le hic c'est que le vélo qui semblait entier, comme moi, avait en fait un vrai tracas, la roue arrière voilée au point que les freins l'enserraient. Avec mon petit "couteau suisse de cycliste" je suis parvenue à les démonter (ou quasi) ce qui permettait à défaut de pouvoir monter dessus de pouvoir le pousser en le faisant rouler. J'ai tenté de joindre en vain cyclofix (1). 

C'est décidé, ma première paie, je m'achèterai de quoi filmer. Par sécurité au moins rétrospective.

Journée de boulot plutôt sympa malgré ce piètre démarrage. Grâce aussi à la compréhension qui m'a été accordée et à la collègue auprès de laquelle j'étais aujourd'hui formée (je suis un peu chaque jour avec une personne différente ce qui me permet de voir toute la gamme des problèmes qui se posent) ; journée agréablement coupée par un déjeuner sandwich boulangerie pris dans un parc voisin en compagnie d'une autre collègue dont c'était aussi l'heure de pause. 

Dans la série c'était pas mon jour : des chèques déjeuner m'ont été distribués dès ce matin, en avance sur ce qu'on m'avait annoncé, soit dit en passant. Et donc je me dis Chic alors je peux en profiter. Or à la boulangerie la jeune femme a refusé de me faire un avoir. Alors qu'elle venait (certes de mauvaise grâce) d'en accorder un à la collègue qui me précédait. Comme nous n'avons qu'une heure de temps, je n'ai pas voulu faire d'histoire, ai sorti ma carte bancaire et puis basta. 

Du boulot je suis passée chez Simone, c'était chouette de la retrouver même si nous étions masquées.
Rentrer ensuite assez directement, de qui revenait à couper Paris du sud au nord-ouest, c'était chouette aussi la traversée de Paris au soleil couchant. 
Et que l'Homme qui ignorait tout de ma mésaventure, ait pris en charge le dîner et préparé une délicieuse omelette était top également.
La soirée, en revanche, est passée sans que je sache où. Je n'ai même pas suivi les infos. Ah si, j'ai vaguement tenté de reconnaître le modèle de voiture qui m'avait renversée.
Ce qui est très étrange c'est l'absence absolue de peur (ni sur le coup ni rétroactive ; je me dis juste heureusement que ceux venant dans l'autre sens (que je n'ai pas vus) ce sont arrêtés) et de sentiment. Je ne lui en veux même pas à ce type. Il avait l'air embêté, sincèrement. Mais il n'a pas été correct, il a ensuite filé. Je crois que j'étais un peu sonnée, j'étais concentrée sur le plus urgent, de se mettre hors de la circulation, puis voir si le vélo ça allait, et zut alors la roue arrière était coincée. Prévenir le boulot. Chercher un réparateur. Ne pas en trouver. Comment faire pour aller au travail quand même ? Une sorte d'hyper-pragmatisme calme qui a fait que je n'éprouvais rien, qu'un vaste Zut alors tous les réparateurs sont surbookés en ce moment ! compensé par un Bon sang comme j'ai bien fait de m'occuper du vélo jaune la semaine d'avant !

Je n'ai averti que Le Fiston car il venait aux nouvelles, en mode Bon courage pour ton boulot, passe une bonne journée, alors j'ai répondu que son début était moyennement bien engagé (mais l'ai rassuré, à peine le coude un brin égratigné, et le genou gauche ; je suis parvenue à tomber avec assez de souplesse et sans mettre en avant les mains mais en roulant de côté, comme il convient (à force de voir les makings of de Fabio Wibmer, il y a des trucs qui s'intègrent). 


(1) finalement suis parvenue en soirée à obtenir un créneau mardi prochain au matin.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
9 176 722 cas (dont : 473 421 morts (122 596 morts aux USA) et 4 903 995 guéris)

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs

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