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Chroniques du déconfinement jour 16 : Bref accident de circulation

Chroniques du déconfinement jour 15 : courir en forêt, et constater la baisse de niveau

Déconfinement officiel 1 jour 42

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Rachid l'Instit a eu pour ses élèves une excellente idée - j'apprécie les profs motivé·e·s parce que de m'en être jusque là à peu près sortie dans la vie je le dois beaucoup à certain·e·s d'entre elleux qui se donnaient un mal fou pour permettre aux mômes motivé·e·s de ne pas rester enfermé·e·s à l'âge adulte dans des vies étriquées - : un petit document à remplir pour exprimer comment ça s'est passé, le confinement, l'épidémie, tout ça.

De notre côté un sunday morning run en forêt. Comme la veille lors de notre balade à vélo en bords de Seine, un monde fou à courir ou pédaler. Tout semble se passer comme si les gens tentaient de se rattraper en activités d'extérieur, du fait d'avoir été confinés. 

Le hic c'est que toute cette foule, dont nous sommes, croyant naïvement en partant que nous ne serons pas tant, risque de contribuer au reconfinement suivant. 
C'était encore pire pour les rassemblements (en Belgique, entre autre place Flagey à Bruxelles et à Paris presque partout, pour la fête de la musique), sans compter que la Normandie est devenue zone rouge même si elle n'est pas déclarée comme telle pour l'instant, clusters vers Rouen 

Si j'avais des vacances à prendre, je serais bien embêtée pour prévoir quoi que ce soit. 

Nous avons fait un tour réduit, par rapport à notre habitude en forêt de Montmorency qui est plutôt de 14 km. Mais JF a voulu couper par la tourbière, chemin pierreux peu praticable (route des fonds). Il a encore trouvé moyen de demander son chemin à des gens alors que je savais où nous étions - il demande avant de me demander, simplement parce qu'il se sent perdu cet idiot, il suppose aussitôt que je le suis aussi -.  Malgré le peu de kilomètres et le rythme assez bas, la fatigue était relativement forte. Et pourtant durant le confinement nous avons pratiqué gymnastique régulière et course à pied (même si limitée). Mais voilà, même si les muscles ont été maintenus, les os et les articulations n'ont plus l'habitude d'un effort dehors prolongé, quelque chose de cet ordre.

Je passe l'après-midi à récupérer du matin (et de la semaine) et à lire et écrire. Ça passe trop vite, le temps personnel.
L'Homme est à son club et notre fille tente une sortie dont elle rentre catastrophée par l'absence de conscience épidémique des gens. Une partie des gens s'en fout à présent. Une autre partie, comme nous pour le sport ou elle qui souhaitait retrouver des ami·e·s, ne s'attend pas à être si nombreux là où nous nous trouvons. Plus ou moins consciemment nous nous référons à la fréquentation par exemple des mêmes lieux à la même saison l'an passé. Or s'il y a moins de touristes, c'est d'ailleurs frappant, il y a comme une frénésie générale de sorties à l'extérieur qui fausse cette estimation que l'on se faisait et qui semblait aller avec un risque raisonnable.

Et en attendant il faut continuer à aller au boulot. Pas le choix. 
Par chance à mon taf, les gens sont respectueux et raisonnables, mais y aller implique un risque dans la rue, lors des trajets, au moment des repas etc.

Entre ces nouvelles sombres de l'extérieur, et le fait de voir fondre mon temps, le sunday evening five o'clock blues que j'avais pu tenir à distance pendant onze ans car mon dimanche était plutôt le lundi, et qu'un blues du lundi, qui n'était pas partagé par les autres membres de la famille était de facto moins costaud, est revenu plus fort que jamais. Heureusement deux amis en venant me causer par messagerie interposée me l'ont un peu apaisé.

Messages, travail pour la maison (rangements etc.), à peine deux semaines de reprise de travail et déconfinement et me voilà à nouveau en retard dans tout ce que je fais. C'était quelque chose de formidable pour moi, lors du confinement : cesser d'être en retard dans les tâches que j'avais à accomplir, pouvoir enchaîner à mon rythme, sans pression extérieure et accepter ma fatigue. C'est déjà reparti de cavaler après des délais.

Je suis tombée sur cette video de Rick Beato et j'ai apprécié (mais hélas le week-end s'achève alors je n'aurais pas le temps d'aller en regarder d'autres)

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
9 007 724 cas (dont : 468 761 morts (122 211 morts aux USA) et 4 788 707 guéris)

Pour tenter de tenir le moral bon, l'Auberge des blogueurs

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