Chroniques du déconfinement jour 10 : En transports c'est plus long
Chroniques du déconfinement jour 12 : un vélo récupéré, un projet reporté

Chroniques du déconfinement jour 11 : journée bien bossée

Déconfinement officiel 1 jour 38

 

Grosse belle journée intense de travail (toujours en formation) et du bon vélotaf (je poursuis mes expérimentations de recherches de trajets agréables et surs sans être trop rallongeants). En soirée je trouve la force de commencer à préparer mon retour à la radio, tandis que le club de triathlon annonce la reprise relative des entraînements (sans la natation, ça perd de son charme).

Pas évident de combiner nouvel emploi dans un nouveau métier dans un contexte de tentative générale de retour à la normale après un pic épidémique sachant que la suite reste très incertaine (remontée de cas en Italie, en Chine, États-Unis toujours en pleine montée, Brésil, Inde ...). Qui sait, nous allons peut-être devoir d'ici un mois et demi nous reconfiner.

La période de confinement a des conséquences inattendues en milieu professionnel : des dispositions automatiques de ménages informatiques, prévus pour ôter certains éléments s'ils sont inactifs pendant plus d'un mois, ont fait des nettoyages intempestifs, car le mois d'inactivité était soudain devenu la norme ; ou : des gobelets appelés à être recyclés n'ont pas été prélevés. Au coup par coup, à la marge, on déniche ainsi des petites bizarreries. 

Je redécouvre le plaisir qu'il y a à déjeuner avec des collègues le midi, c'est assez rare en librairie où en général on se relaie, et particulièrement sympa d'être, dès l'arrivée, associée. L'une des conversations me fait prendre à nouveau conscience d'à quel point l'épidémie en cours est perçue différemment selon que l'on a été directement concerné·e·s, soi-même ou par proches interposés et de quelle façon. Nous étions cinq à table et une personne ne connaissait personne qui avait été malade. Elle était la seule. La plupart d'entre nous connaît au moins une personne qui a été malade sévèrement, pas forcément hospitalisée mais mal mal mal avec des hauts et des bas pendant au moins un mois.
Et très peu de malades parmi celles et ceux qui présentaient cette forme bien plus forte qu'une simple grippe mais ne nécessitant pas une hospitalisation ont été testées. Ce qui fait que les statistiques de l'épidémie en France sont sans doute bien minorées du point de vue du nombre de cas. 
Ce qui est intéressant c'est l'échange : qui a connu plusieurs malades est épaté qu'ils restât des personnes qui n'ont pas du tout été touchées ni de près ni de loin ; et à l'inverse qui n'a pas été concerné a toutes raisons de croire que ce grand branle-bas de combat était bien un peu exagéré. 
On se pose des questions : pouvons-nous trinquer ?
La gamme de façons d'avoir vécu le confinement est extrêmement variée, ç'en est impressionnant. Ça va de la parenthèse dorée à une forme d'emprisonnement qui mettait en péril (presque plus que le péril d'origine). 

Suivi un des TG de Rai News 24. Lucia Azzolina, la ministre italienne de l'éducation m'a émue. C'est probablement beaucoup de communication, il n'empêche qu'elle donne réellement le sentiment qu'elle se préoccupe du sort des élèves, des professeurs, des gens qui bossent dans les établissements scolaires. 

Les entreprises soucieuses de la santé de leurs salariés et qui en ont les moyens, ne se précipitent guère pour déconfiner. On dirait qu'en France les décideurs ne font plus du tout confiance au président ni à son gouvernement. 

Mon impression, vue de là où je vis, est que la plupart des gens prennent sagement leur mal en patience et restent assez prudents. Avec des bouffées ça et là d'imprudence. Comme de petits défis. 

PS en note à moi-même, afin plus tard de pouvoir dater : les travaux de réfection à la maison, ont commencé dans la cage d'escalier

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
8 381 676 cas (dont : 450 188 morts (119 908 morts aux USA) et 4 376 564 guéris)

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