Chroniques du confinement jour 81 : ultimo giorno
Chroniques du déconfinement jour 1 : boring back time

Chroniques du confinement jour 82 : retour vers Paris

Déconfinement officiel 1 jour 27

 

Un rêve joliment onirique (avec des arrières cours qui permettaient quelque part de s'entraîner au tennis en faisant du mur), puis les abdos - squats - pompes (dernier jour du défi) et prendre le petit-déjeuner au retour de JF avec les super croissants du pâtissier.

Puis ça s'est gâté :

Apprendre la mort d'Astrid Kirchherr et en être d'autant plus émue que je venais de lire des documents d'époque dans le cadre de ma lecture de l'œuvre de Mark Lewisohn "The Beatles Tune In". 
Faire une crise d'angoisse / de nerfs au passage des avions de la reconstitution du Débarquement (en rase-motte, des transporteurs avec un look d'époque). J'avais des images qui me semblaient me venir de ma mère enfant et ma peur n'était pas la mienne mais la sienne.

Ensuite il y a eu un joli moment, quoi qu'assez intense en boulot :

Ensuite aller avec JF chacun un vélo et en faisant un petit tour par où nous avions vu certains soirs des chevaux (mais ils n'y étaient pas), stocker les vélos aux box. Et acheter en rentrant une brioche pour Élise et Mathilde
Continuer à tout préparer pour le départ, et après le déjeuner (un plat traiteur pour deux, partagé et un reste de riz), les petites écritures et encore et encore des choses et d'autres à ranger. Presque trois mois dans un endroit ça n'est pas rien.

Nous sommes partis avec plus d'une heure de retard sur l'horaire prévu.
Bien sûr c'est là qu'il faut faire un détour par la mairie pour déposer un courrier et trouver des poubelles accessibles, puis nous arrêter à Carentan pour prendre de l'essence et alors que nous étions presque arrivés chez ma sœur et ma nièce, hop, trouver une déviation qui nous fait faire une belle grande boucle. 

Ensuite à nouveau, un chouette moment en leur compagnie, avec l'ami de ma nièce en guest star, mais qui devait repartir.

Enfin nous avons tenté de rentrer à Clichy. Sur ce dernier point, l'enthousiasme n'était pas grand. 
Au moins la route était libre sauf soudain à partir de Poissy, beaucoup de circulation. Sur certains tronçons nous étions seuls et également sur l'ère où nous nous sommes arrêtés pour une escale technique. Un routier faisait sa pause repos et c'était tout.

Une fois arrivés, à nouveau ça s'est gâté.

L'appartement était dans un pire état que celui où nous l'avions laissé, ce qui paraît à peine croyable car c'était déjà du bazar de très haut niveau. En voulant nettoyer certains endroits stratégiques tels que le réfrigérateur, ce qui était louable à la base, notre fille a accru le problème à d'autres. Alors j'ai passé trois heures en arrivant pour tenter de ... euh ... nous frayer un chemin, tandis que son père s'énerve parce qu'il avait décidé de trouver immédiatement un papier d'assurance qu'il avait négligé de prendre avant le confinement. De quoi lui faire regretter d'avoir malencontreusement dit alors "C'est pas le moment !"

Pour ma part, en commençant à descendre des poubelles j'ai constaté que le pneu arrière de mon vélo était à nouveau crevé. La bonne nouvelle était que les vélos n'avaient pas été volés mais quand même, ça commence à faire un nombre de fois important que je dois changer chambre à air et même pneus et le doute n'est plus trop permis : quelqu'un s'amuse sciemment à saboter les vélos dans la cour - où ils sont garés depuis la vente à l'un des copropriétaires de l'ancienne loge qui faisait office de local vélos  -.

Le moins que je puisse dire est que cette journée aura été mitigée.

Sinon c'était un peu impressionnant, le courrier cumulé de presque trois mois même si c'étaient trois mois où il n'avait pas été distribué avec régularité. J'avais reçu certains colis d'envois ou de commandes remontant à fin février. Heureusement que les livres n'ont pas de dates de péremption.

C'est un vrai bonheur que de retrouver une connexion par la fibre.
Comme j'étais déjà chez moi je n'ai même pas la sorte de petit bonheur que l'on peut éprouver en rentrant chez soi (oui, c'est un splendide #MPP)

PS : Reçu via un réseau social un mot très bref mais qui m'a fait très plaisir (d'autant plus que je ne m'y attendais pas).
Et sinon J.K. Rowling s'est pris un shitstorm pour des propos sinon carrément transphobes du moins bien borderline. C'est quelqu'un que j'estime et je sens bien qu'au fond de moi je ressens une déception.  

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE

6 973 243 cas (dont : 402 047 morts (dont 112 096 morts aux USA) et 3 411 098 guéris) 

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