L'hymne du déconfinement ?
Chroniques du confinement jour 57 : Les deux premières vraies sorties (ce bonheur)

Chroniques du confinement jour 56 : double absence de déconfinement

Déconfinement officiel 1 jour 1 

    Nous avions prévu de ne pas réintégrer tout de suite la région parisienne, et de ne pas nous hâter de déconfiner. Je m'étais simplement dit que j'aimerais aller voir la mer. 

You know what, ce fut raté : la tempête de vent, malgré le retour du soleil à un moment, vers midi, nous en aura dissuadé. Rafales entre 70 et 85 km/h, même si les gens d'ici semblent vaquer à leurs occupations (presque) comme si de rien n'était - et d'ailleurs ni plus ni moins qu'avant le déconfinement -, c'est trop pour moi pour quelque chose de non obligé. Staying at home, donc et même pas au jardin.

Il faut dire que les tempêtes dans certains cas (forts gradients de pression ?) me laissent KO et ce fut le cas. La tête qui tourne même en étant allongée. Je n'ai pu me lever sans avoir l'impression d'être dans un bateau qui tanguait qu'en fin de matinée. Je n'ai même pas lu tant que ça, j'étais comme malade, la tension sans doute très basse.

En fin de matinée je suis parvenue à me verticaliser sans trop de malaise, en même temps que le soleil pointait. J'ai pu téléphoner à Cl. qui s'apprêtait à réintégrer ses pénates. C'était bon de l'entendre, joyeuse et énergique.

Il n'y a plus d'œufs au plus proche supermarché, c'est probablement passager (le lundi est LE jour sans, peut-être même d'avant #LeConfinement ). 

Ni plus ni moins de circulation que les autres jours depuis qu'il y avait eu une allocution intermédiaire de Président Macron, qui avait ressemblé alors qu'il annonçait "confinement jusqu'au 11 mai" comme un top départ de redémarrer toutes les activités professionnelles qui n'étaient pas strictement interdites. Un effet "tempête" n'est pas exclu. On verra ce qu'il en est de la fréquentation une fois celle-ci passée. En attendant il y a un peu de piétons. Car il a fait dans l'après-midi grand soleil même s'il y a grand vent. 

À partir d'aujourd'hui et comme mon co-confiné, comme tant d'hommes supporte moyennement d'être mis de côté même s'il y est bien mieux que tenu par des obligations d'un strict alimentaire intérêt, notre quiétude peut être remise en question d'un coup de fil, auquel il obéira même si ce qu'on lui demande est bête.

Nous n'avons pas de masques ici. Peut-être est-ce simplement parce qu'il en a vue en vente qu'il a estimé trop coûteux.

Capture d’écran 2020-05-11 à 13.53.22 Ce touite m'a fait sourire et cet article collectif dans Le Monde m'a semblé faire un point assez fair-play sur les incertitudes et ce qu'au contraire l'on sait, concernant l'épidémie à l'heure de commencer à se déconfiner.  

 

Il y aura quand même eu une sacrée tempête (source : Météo France)

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Au passage j'ai appris qu'on pouvait se procurer, moyennant finances une attestation de foudroiement (sic). Ça m'a fait rire parce que je n'ai pas su m'empêcher de songer à une sorte d'attestation qui témoignerait d'un coup de foudre et que l'on pourrait produire à celle ou celui que l'on quitte pour le nouvel objet de désirs afin de prouver qu'on n'a pas pu résister. Bon en vrai, il s'agit bien sûr d'un document pour les assurances et les dédommagements de dégâts après de forts orages. 

Et ça m'aura mise bien KO, même si je me suis efforcée d'avoir l'allongement (tête qui tournait, probable baisse de tension), pas totalement vain : en .pdf sur l'ordi j'ai lu l'intégralité d'un des romans qui restait pour le comité de lecture dont je fais partie. Comme il décrit la perdition de la narratrice (du moins de la personne dont on suit la voix intérieure) dans la folie et que c'était plutôt bien fait même si j'avais trop tôt tout pigé, ça laissait une impression d'oppression. Pas idéal un jour de grand vent où l'on avait le droit de sortir enfin librement après 55 jours de confinement et où on ne l'a pas fait parce que ça ventait.

Les vaches, elles, n'ont pas bronché. Je pensais (naïveté citadine ?) qu'en cas de tempête elles étaient rentrées, mais non. En même temps il s'est agit clairement, depuis le matin d'une tempête de vent, pas de pluie, plutôt un grand soleil trompeur (du moins à partir de midi).

Le touite d'un ami m'a fait prendre conscience qu'Emmylou Harris avait plus de 70 ans, et lire cet article la concernant. J'ai réécouté quelque part sur Youtube l'intégralité de Atom Heart Mother après avoir pris une photo de vache qui ressemblait trop à celle de la couv de leur album

Globalement, c'est toute la journée que je n'aurais vraiment pas été en forme (chute de tension due à la tempête ?) et à part l'incursion de JF au Aldi nous ne sommes pas sortis alors que c'était le premier jour du début de déconfinement. Des personnes habiles pourraient déguiser cette absence de sortie en geste militant mais je l'avoue sans ambages : c'était uniquement une question de vent sinon nous aurions filé voir la mer.

Comme j'avais été prise par des moments de sommeil et par ma lecture "sérieuse", c'est seulement en fin de soirée, de fait studieuse que j'ai pu me livrer aux petites écritures du quotidien et revenir ici, ainsi que me consacrer un moment au LT des TG de Rai News 24.
Une jeune femme qui travaillait pour une ONG avait été enlevée par des groupes djihadistes. Elle s'en est sortie en se convertissant, parvient à être libérée au bout de 18 mois et bien des journaux italiens (et citoyens d'extrême droite) n'ont rien trouvé de mieux à faire que reprocher à cette jeune femme sa trahison car elle a commis ce "crime" (à leurs yeux) de s'être convertie à l'islam durant sa détention. 
Ça m'a donné la nausée. 

Le journaliste que mentalement j'appelais Agnan, tant il ressemblait à l'idée que je me faisais de ce copain du Petit Nicolas une fois devenu grand s'appelle Riccardo Cavaliere et j'aurais mis environ quatre-vingt jours avant de prêter attention à son nom - alors que dès le début je me suis posée la question -. Et il a un site élégant et intéressant, ce qui ne m'étonne pas le moins du monde. Expliquées par lui les choses sont claires et humaines, même au plus sombre d'une pandémie. 

Je ne suis pas la seule à n'être pas trop pressée de déconfiner.

La conclusion de ce billet chez Alice m'a particulièrement marquée : j'en connais tant des hommes qui fonctionnent ainsi, prompts à mettre les autres dans des cases mais pas du tout à accepter que ça puisse leur arriver aussi.

Au bout du compte j'aurais regardé un certain nombre de videos, pas très malin pour quelqu'un qui cherche à économiser une connexion limitée : 
Running addict qui nous met en garde sur le risque de reprendre trop fort l'entraînement de CAP après #LeConfinement

Une video de méditation dont la voix calme dit ce que nous aimerions parfois nous laisser aller à penser

Une micro-daily obs de Bilook dont j'ai apprécié l'humour, et les coronapistes cyclables, mais qui m'a fait tout drôle : j'avais oublié que ses accélérandos me foutaient un mal de mer quasi immédiat et par ailleurs j'étais contente de revoir des bouts de Paris ou du Pont de Bezons mais sans aucune envie d'y retourner, un peu comme si ça y était c'était du vieux passé. Cette sensation fort déstabilisante m'est restée. Je suis nostalgique de la vie à Bruxelles que je n'ai pas vraiment connue, beaucoup plus de Paris-Clichy, comme si la combinaison du départ du Fiston et de la vie ailleurs en confinement avait tourné la page. 

 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
4 245 457 cas (dont : 286 690 morts (81 653 morts aux USA) et 1 521 959 guéris) 

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