Chroniques du confinement jour 54 : jour calme ici, un peu de pluie (en fin d'après-midi) et un apéro-Tabata
L'hymne du déconfinement ?

Chroniques du confinement jour 55 : soir de tempête (le jour ça allait)

 

   Jour de sport avec un semi-long legal morning run le matin (59'29'' ! 8 km pour moi, 10 pour JF qui fit encore plus l'essuie glace que moi), le passages des abdos - squats - pompes à 37 - 27 et 17 et une séance de Tabata axée sur les challenges, ce qui était assez rude (je ne suis pas parvenue à en tenir jusqu'au bout plus de 2/4 essentiellement question de rythme lorsque les secondes de récupération des exercices de Tabata n'y sont plus). 

C'était bien.

JF s'était levé de mauvaise humeur mais s'est efforcé qu'elle ne retombe pas trop sur moi. Il sacrait pour un oui pour un non. Tracas dentaires, probablement.

Nous sommes allés livrer son pain à mon Oncle François qui était à court du fait du 8 mai férié qui avait bousculé ses rythmes d'approvisionnement par des tiers. Nous nous sommes efforcés de rester à distance (j'avais mis des gants pour le pain et un tour  de cou à défaut de masque) mais avons pu un peu parler, lui était presque guilleret : tant qu'il va bien, la vie durant #LeConfinement ne changeait pour lui pas grand chose. Et puis, il en a vu d'autres, au cours de sa longue vie. Ça faisait du bien de le voir en forme et de lui parler. 

Le temps s'est gâté au cours de la journée ; le sachant, j'avais surtout prévu de lire ("The Beatles tune in"), ce que j'ai fait avec bonheur. C'est fichtrement bien écrit et le temps que je suis dans le Liverpool des années des futurs-Beatles enfants, j'oublie le dur maintenant et ses dangers viraux. Ces dangers anti-démocratiques aussi, y compris en France. J'ai particulièrement bien dormi pendant la sieste. Les 8 km du matin n'y étaient pas pour rien.
JF poursuivait sa plongée dans l'univers d'Agatha Christie, avec une délectation qui ne faiblit pas.

Il a bossé pour son club de pétanque et s'est désolé du fait qu'à La Haye du Puits ils ne ré-ouvrent pas. Problème du nombre d'adhérents / superficie du club. Et sans doute qu'ici les gens sont davantage soucieux de leur santé qu'en grande ville où à un moment donné on peut être tentés par une attitude de type "foutus pour foutus".

Le Fiston est bien arrivé sur son lieu de suite de confinement, enfin réuni avec son amoureuse. J'ai bien aimé qu'en Italie ils aient précisé au moment du déconfinement, vous pouvez désormais vous regrouper en famille "ou avec toute personne avec laquelle vous avez une relation stable".

Violente tempête de vent le soir tandis qu'à Paris et en Île de France, une odeur généralisée de souffre semblait gêner les gens. Il semblerait qu'elle vînt des égouts après les très fortes pluies de la veille. J'en ai profité pour répondre à quelques mails dont un qui m'a fait bien plaisir et un autre qui m'a appris qu'un ami avait été malade (ainsi que son épouse) mais n'en avait rien dit. Plusieurs de mes ami·e·s ont procédé ainsi, ils n'ont pas dit qu'ils allaient mal, se sont faits discrets et puis un bon moment plus tard sont venus expliquer pourquoi ils avaient été un peu plus en retrait que simplement confinés. 

Je n'ai pas regardé les infos italiennes car le vents soufflait si fort que ça m'a paru être trop d'efforts. Les suivre est moins important qu'au début, à présent les différents pays en sont aux affres du déconfinement alors que l'épidémie n'est pas achevée ni le vaccin trouvé. 

Un des blogs que je suis (Prof en scène) m'a entraînée par , je ne connaissais pas Kari Rueslatten et j'aime beaucoup. J'ai aimé aussi particulièrement son billet de samedi. Ce qu'il dit de la voix des élèves.

Dr Caso évoque la fatigue particulière des réunions en ligne, qu'elles soient professionnelles, amicales ou familiales et parle d'un épisode d'une série qui préfigure le monde d'Après (hélas disponible seulement sur CBS et donc pas en France même en payant je crois).

Beau billet chez Pep. Je crois que l'on est un paquet à ne pas avoir trop hâte d'être déconfiné·e·s. 
Alice évoque les hyper ou super-marchés silencieux et sans foule et combien c'est finalement mieux.

La nouvelle video de Fabio Wibmer montre ses limites en même temps qu'il y a comme toujours quelques trouvailles et que quand même il faut le faire. Je n'aime pas le rôle qu'il y fait jouer aux deux seules femmes. Même si c'est censé être de l'humour, il y a non loin de là un petit fond de beauferie. Je pense qu'à un moment quand on gagne ainsi sa vie mais qu'on devient obligé de continuer par contrat à jouer les casse-cous, on finit par en avoir plus qu'assez. 
En même temps ne faisant précisément pas partie des casse-cous, même si j'aime repousser mes limites - mais pas avec des risques vertigineux, seulement avec du risque d'épuisement -, peut-être que justement je n'en sais rien de comment ça fonctionne dans leur tête. Il se pourrait qu'ils ne se sentent vivants que lors de la mise en œuvre d'un défi.

En allant courir le matin j'ai repéré un peu avant la maison de la garde-barrière 36, un petit oiseau tête noire ailes jaunes dont j'ignore le nom et ne connais pas la voix - il fut silencieux tout le temps qu'il virevolta non loin de moi -. Ce n'était pas un moineau friquet que je sais à présent repérer. J'ai oublié ensuite de rechercher. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :

Wordometer covid-19 coronavirus pandemic (depuis quelques temps le plus complet, entre autre parce qu'il indique le nombre de tests ; un pays comme la France qui teste jusqu'à présent très peu a forcément moins de cas officiels que de cas réels)
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE
4 176 540 cas (dont : 283 660 morts (80,739 morts aux USA) et 1 487 454 guéris) 

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