Journée qui ne se passe pas comme prévu, mais ça n'a sans doute pas de lien avec l'épidémie
De l'influence ou non de l'épidémie sur la vie quotidienne

La vie suit son cours mais comme en suspens.

       Vu avec un certain recul, journée normale et stimulante : entraînement de natation, déjeuner avec deux amis dont l'un venait de loin, trajet en banlieue pour aller passer un entretien d'embauche. Je me suis trouvée moyenne à ce dernier, notamment sur des questions qui semblaient prévues à l'avance et survenaient hors du cours de la conversation qui avait sa bonne dynamique (je pense qu'on pourrait très bien travailler ensemble) et aussi parce que j'ai oublié de me redresser. Les comportements généraux et les activités ne sont pas modifiés. Vu une bande de collègues se livrer à un afterwork qui semblait totalement hors période d'épidémie. 

 

Vu de plus près : on ne s'embrasse plus, on ne se sert plus la main (sauf à mon départ de l'entretien, les automatisme sont là), on se tient à distance - dans les transports les gens se répartissent, c'est fascinant, et te laissent passer quand tu te lèves pour descendre -. Une tendance me vient d'éviter les rassemblements. Mais ça n'est pas délibéré : la plupart du temps la raison est autre. Seulement au lieu de me battre pour qu'elle cède place à une ferme résolution de néanmoins sortir, je renonce assez facilement.

J'ai légèrement gauchi certaines de mes pratiques : davantage de lessives, nettoyage quotidien de certains objets : le téléfonino, le pass navigo, la montre de sport. Pas mal d'autres sont de bonnes pratiques quant à tout risque de contamination et qui me viennent de faire partie d'une famille de malade et d'avoir longtemps été de santé fragile à cause de la thalassémie. Dont celle de me laver fréquemment les mains. Ces jours-ci j'y mets simplement davantage de soins.

J'ai trouvé en rangeant un flacon de gel hydra-alcoolique (à quelque chose malheur est bon de constituer une famille de malades). Je m'en sers pour le nettoyage soigneux des mains en revenant d'un moment passé à l'extérieur. 

L'épidémie est de toutes les conversations, au point que si l'on croise quelqu'un au téléphone qui parle d'autres choses on se sent presque surpris.

Difficile de prévoir quoi que ce soit, quand il fut question de calendrier pour le travail éventuel, j'étais fort embarrassée : le Frenchman aura-t-il lieu ?

Un article intéressant du Monde sur la situation en Italie 

 

Rien à voir mais sur le quai du RER à Champs de Mars au retour, vu un homme qui lisait le même livre de Joseph Incardona que moi.

 

Liens vers des statistiques :

Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE 
Official Data from The World Health Oragnization via safetydectetives.com

95 120 cas dont 3254 morts et 51 156 guéris 

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