Un reportage d'Arte sur le confinement en Chine
Journée qui ne se passe pas comme prévu, mais ça n'a sans doute pas de lien avec l'épidémie

En rupture de stock

 

    Ma journée n'a pas changé : entraînements sportifs et préparation à la maison de l'émission de radio du lendemain. Pour l'instant les entraînements ne sont pas menacés. Il n'empêche qu'au club de triathlon nous avons reçu des consignes, visant à nous éviter de contaminer les autres si l'on a un cas de risque particulier. 

Je connais désormais deux personnes directement impactées dans leur travail : les deux prestataires extérieurs dans une entreprise du domaine du luxe, où entre réduction des achats dans le monde entier et difficultés d'approvisionnements d'accessoires, l'épidémie frappe dur.

Je m'étonnais de croiser si peu de personnes porter des masques : il se confirme que c'est probablement par pénurie. En fait le tracas  avec les masques n'est pas tant qu'en avoir pour se sentir rassurés ou peu contaminants, que de se retrouver obligés d'en porter pour pouvoir sortir et de n'en pas avoir pour cause de rupture de stocks. 

Après l'entraînement de course à pied à la piste (plus personne ne se fait la bise, ça y est), j'ai accompagné l'homme de la maison que j'ai croisé alors qu'il partait faire quelques courses au grand supermarché du grand centre commercial voisin. Tout semblait normal sauf ce panneau à l'entrée de "l'espace" parapharmacie de la galerie marchande "pas de masques ni de gels, rupture de stock" et sauf le vide absolu de certains rayons : pâtes, riz, couscous, sauces tomates industrielles, mouchoirs en papiers (je n'ai pas de liste exhaustive, pas parcouru tous les rayons) ; moins spectaculairement : yaourts, papier toilettes.  Pour autant rien de ce que nous avions prévu d'acheter, vraiment l'usuel habituel avec cette seule modification qu'au lieu de "voir petit" (1) nous avons plutôt "pris large", ne manquait. Pour certains produits tels que les mouchoirs, au lieu de prendre l'entrée de gamme dont il ne restait pas une boîte, nous avons dû prendre ceux qui étaient un peu plus chers.

Il n'y avait ni plus ni moins de fréquentation des lieux qu'un soir de semaine juste avant la fermeture habituel.

L'épidémie occupe beaucoup les conversations, les nôtres mais celles des gens que nous croisons, certain·e·s au téléphone. En revanche tout ce qui relève des activités quotidiennes : écoles, sports, travail se poursuit. 

Une amie et un groupe d'amis à elle ont un voyage prévu de longue date en Asie (pas en Chine) et ont prévu de s'y rendre même si les trajets en avion leur ont été compliqués.

Le fiston a un séminaire de son entreprise prévu à Rome et qui pour l'instant n'est pas annulé. Mais la question est solidement posée. 

J'hésite à m'inscrire à l'une ou l'autre compétition de course à pied ; non par crainte de contagion, mais par crainte d'annulation. 

En Italie des mesures sont renforcées (report de compétitions sportives), d'autres assouplies et des recommandations fermes sont diffusées à une fréquence soutenue. Pour la première fois avec des conditions d'âge : si vous avez plus de 75 ans ou plus de 65 ans avec des problèmes de santé, restez chez vous, limitez vos sorties. Des conseils aux familles : n'allez pas rendre visite à vis anciens (anziani) vous risquez de leur apporter le virus et eux d'en mourir. 
(en gros : les vieux doivent rester tous seuls chez eux ;-) :-( )
Ne sortez pas si vous avez de la fièvre.

Invité de la "rasegna stampa" de 23h15, un sociologue, Giuseppe Tipaldo, soulignait l'écart entre le discours général sur les moyens modernes de communication et le fait que soudain quand il s'agit de les utiliser vraiment (télétravail et cours à distance) il semblerait que ça soit la catastrophe. 

Il est quand même aux journaux télévisés questions aussi d'autres choses comme la situations des réfugiés qui se Syrie tentent désespérement de passer en Grèce. Il y a eu une conférence de presse avec des intervenants responsables au niveau européen, et elle a été couverte avec du direct et des sujets assez longs. 

Il se fait tard, je dois dormir. J'espère n'avoir rien oublié d'essentiel.

 

 

Liens vers des statistiques :

Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE 
Official Data from The World Health Oragnization via safetydectetives.com

92 828 cas dont 3160 morts et 48 229 guéris 

 

(1) Notre trésorerie familiale est rarement glorieuse, nous habitons près ; pour une raison qui m'échappe, l'Homme adore aller faire les courses. Résultat : en général on n'achète que le strict nécessaire et il y retourne dès qu'il manque quelque chose dont on a marre de se passer.

Par ailleurs j'effectue les courses de frais, sauf le pain qui est plutôt de son ressort et que nous achetons toujours frais, en boulangerie. Et pas mal de courses pour l'approvisionnement de fond. Ainsi nous avons, sauf mois de dèche particulière, environ une quinzaine de jours de nourriture disponible, et des produits de première nécessité, des piles, des bougies, j'y veille à toute époque, indépendamment de l'actualité. 

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