De l'influence ou non de l'épidémie sur la vie quotidienne
Jusqu'ici tout va bien

Dernier week-end avant un confinement ?

 

    Désormais chaque activité extérieure que nous entreprenons, du moins avec déplacement, est possiblement la dernière avant un temps coincé à la maison. Pour l'instant le gouvernement français pense avant tout à préserver l'économie seulement à un moment il devra tenir compte de la saturation du système de santé et de toutes façons si on laisse l'épidémie prendre ses aises, ce sont les absences des malades qui la mettront à genoux. Ils seront donc bien obligés d'imiter sinon la Chine du moins l'Italie. 

Dès lors, voilà, chaque activité à l'extérieur est possiblement une dernière fois, sinon avant de tomber malade du moins avant de devoir rester à la maison pour éviter de l'être. 

Je suis encore dans l'esprit de Che sera, sera en évitant de prendre des risques inutiles : pas de sorties en salles tassées pour l'instant, plutôt la marche à pied ou le vélo que le métro, pas de bises ni de serrer la main (et d'ailleurs, je préfère). Il me semble peu probable que nous puissions éviter d'être en contact avec le virus.  La question est plutôt de savoir si nous tomberons malades ensuite et avec quel degré de gravité. 

Pour autant notre week-end, ciné-club, petit groupe, assez de place autour de nous, grand parc, grand air, campagne, pas entassé, ne semblait pas mériter d'être supprimé. Si comme je l'espère, je décroche bientôt un travail je n'aurais plus mes samedi. 

(Inondations assez remarquables soit dit en passant. C'est une chose de l'entendre aux bulletins météo, une autre de voir un chemin faire partie intégrante du cours d'eau voisin et la vitesse folle du courant en son sein)

Peu de changement dans les comportements : on évite de se faire la bise et de se serrer la main. Ce que je trouve très avantageux en fait, je m'en passe fort bien. Je préfère que l'on se salue de loin. 

Cela dit, l'homme de la maison a croisé le maire de notre ville au matin avant de partir et ce dernier en pleine campagne électorale n'a pas pu s'empêcher de lui serrer la louche et le premier a totalement oublié qu'il fallait faire gaffe.

Au week-end des étiquettes sont apparues pour mettre les noms sur nos porte-serviettes car se sont des serviettes en tissus.
Les repas sont en plats collectifs, ce qui est convivial mais probablement pas très prophylactique.

Je me rends compte que je me frotte souvent les yeux et le nez parce que ça me démange un peu - pas spécialement ces jours-ci mais en gros : tout le temps -. Pour le lavage des mains, je l'ai toujours fait beaucoup. J'y mets simplement un peu plus de temps un peu plus de soin. 

Un ami pharmacien est présent. Fatigué. Avait envie de parler d'autre chose, saturé qu'il était. Sauf que ça n'a pas manqué, c'était inévitable. Je me suis efforcé de faire diversion en tentant de raconter des anecdotes de ma vie pas forcément drôles mais tournées en marrant.

C'est curieux : suivre avec assiduité les infos sur la Rai m'a donné comme une forme de savoir, ne serait-ce que parce qu'il y avait une foule de séquences pédagogiques et qui étaient établies en pariant sur l'intelligence du téléspectateur. 

Je n'écris pas ce que l'ami nous a dit, des choses positives et d'autres moins, qu'il n'a pas forcément envie de voir divulguées même si rien ne relevait du secret, plutôt un témoignage de son quotidien professionnel bousculé. On dira que ça s'équilibre. Des stocks de masques ont, comme c'était officiellement annoncés, été débloqués des réserves militaires et transmis aux pharmacies qui les ont distribuées aux médecins de ville qui en manquaient. J'ai aimé en avoir confirmation même si déjà des amis médecins s'en étaient publiquement réjouis.

L'un de nous a reçu un coup de fil qui lui annonçait la mise en isolation de l'EPHAD où vit sa belle-mère. Il lui a rendu visite jeudi alors que déjà les horaires étaient réduit, et une seule personne admise et pas aux repas. Mais là, ça y est, nos anciens sont reclus. Il semblerait que ça soit dans toutes les régions, par précaution et compte tenu du taux de mortalité nettement plus élevé chez les malades très âgés. 

On s'autorise encore l'humour. J'espère que ça pourra durer le plus longtemps possible car je fais partie des personnes pour qui plaisanter est une façon de faire face. 

En regardant les infos sur quelques sites de journaux installés, j'ai cru piger qu'on commençait enfin en France à tester davantage de gens. Le comptage a fait un bond. On essaie encore pour l'instant de toiletter autant que possible la présentation : Capture d’écran 2020-03-07 à 23.48.14

Ces jours-ci j'ai de nouveaux des projets d'avenir, professionnels notamment, alors j'aimerais bien disposer encore de celui-ci au moins quelques temps. Et avant tout que les jeunes s'en sortent. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France

Liens vers des statistiques :

Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE 
Official Data from The World Health Oragnization via safetydectetives.com

105 836 cas dont 3 558 morts et 58 359 guéris 

 

 

 

 

 

 

 

 

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