La vie suit son cours mais comme en suspens.
Dernier week-end avant un confinement ?

De l'influence ou non de l'épidémie sur la vie quotidienne

    

    Je ne cherche pas à faire une chronique exhaustive, j'ai du boulot de ma vie, ne peux suivre en continue et de toutes façons je n'aurais rien à apporter de plus que ce que disent ou finissent par dire les journaux.

Seulement ce qui me marque, ce que je retiens, ce qui m'amuse (oui, c'est bien d'en rire, ça aide à se dire Tutto andrà bene). Et le concret du quotidien.

Bon an mal an les institutions s'efforcent de faire face et le libéralisme se la joue sourdine (sans doute pour mieux profiter des survivants après) face aux nécessités de solidarité. En Italie seuls les partis les plus populistes se mettent à l'écart d'une union sacré qui s'est faite, et tout en prétendant agir pour la solidarité - le propre des populismes étant de dire le contraire de ce qu'ils fond ; pourquoi s'en priveraient-ils ça marche si bien chez qui n'a pas les armes de décryptage et se trouve en détresse ou difficulté -.

Le cas grave d'un député français a été annoncé plus rapidement en Italie qu'en France. Je le savais avant d'aller dormir, il a été annoncé, et fort brièvement, par ici ce matin. Pas de mesures particulières semble-t-il pour l'instant.
Très mauvaises nouvelles épidémiologiques : des re-contaminations sont décidément possibles (encore des cas dont un au Japon) et il semblerait que ce virus combine ses propres effets dévastateurs (de SRAS) à ceux d'un HIV qui fait s'effondrer l'immunité (ou : comme la rougeole ?).  En revanche à Wuhan, pas de nouveau cas depuis 24h. Oserait-on croire au début de la fin ? 

Je me régale décidément de la chronique de Thomas Gunzig de la veille

Le marathon de Paris a été annoncé comme annulé (très tôt le matin) puis comme reporté au 18 octobre

La première annonce m'a coupé l'élan, ou du moins l'énergie que je tentais de rassembler pour aller m'entraîner nager. Comme je suis fatiguée en cette fin d'hiver, c'est la période durant laquelle, traditionnellement, je suis bien anémiée, je ne sais distinguer ce qui relève de l'épidémie, de sortes de mesures préventives que je m'appliquerais quand je le peux, ou ce qui relève ... du besoin de dormir pour récupérer, reprendre des forces, attaquer le printemps du bon pied.

Il est évident qu'alors que les jalons sportifs sautent les uns après les autres, je perds une forme de bornage qui me permettais de me dire : bon OK, là, tu dors, mais là, tu t'y mets : il faut être fin prête pour telle date.

Quelque chose en moi souhaite aussi aborder le plus en forme possible un nouveau travail : plus des pistes se précisent, plus j'ai tendance à me dire, ou mon corps à me faire comprendre : dors maintenant, tu vas bientôt avoir besoin de toute ton énergie.

Mais par exemple, est-ce que la décision prise aujourd'hui après avoir couru et parce que j'éternuais et toussotais (1) de rester à la maison plutôt que d'aller à la BNF, ne comprenait pas une part de : c'est toujours autant de risques d'économisés ? Je ne sais pas le dire, en fait. Ou plutôt : probablement que s'il n'y avait aucun risque particulier, je trouverais en moi la force de me secouer et de me dire comme dab, Fais ce qui était prévu / Ce que tu as à faire, Tu te reposeras après. 
Alors que là la petite pensée non formulée insidieuse, du "et si jamais" / risque de contagion (ou de contaminer quelqu'un si je le suis déjà tout en ne le sachant pas), fait son travail de sape. 

Pour autant je suis calme, et résignée. Je pense que nous n'y échapperons pas plus qu'à l'espèce de bronchite que nous avions tous attrapés en 1994 (année à vérifier) alors que nous rendions visite à notre amie Suzanne, tombée malade d'un seul coup, alors que nous séjournions chez elle et qui malgré les précautions élémentaires de bases prises lorsque la maladie lui était tombée dessus, nous avait toutes et tous contaminés. JF avait cru, une nuit, mourir. Et pour ma part j'avais été flanquée à plat pendant vraiment longtemps, passée l'épreuve éprouvante des heures où respirer devient l'unique travail et si douloureux - sans peur parce que j'avais tant et tant été malade enfant que je pensais m'en sortir puisque ça m'était déjà arrivé, un tel état et en remonter -).

C'est effarant de se surprendre à penser : quelle chance que soient morts tous nos vieux parents, nous serions si inquiets ! 
Seulement je dois me l'avouer, et l'homme de la maison l'a aussi exprimé, nous l'avons à un moment ou à un autre, au moins de façon diffuse, pensé. 

En attendant de savoir si nous allons nous aussi passer par la case maladie, et si partant de là nous allons nous en sortir ou plus ou moins ou pas, nous essayons d'en rire, ou d'observer les bizarreries qui surviennent.

Notre fille a reçu de la part de son employeur (qui est une sorte d'agence de placement, pas l'entreprise pour laquelle le travail s'effectue) un courrier avec les consignes de base (en gros, lavez-vous les mains et vous grattez pas le nez).

La France qui, par rapport aux pays voisins, était déjà le mauvais élève qui testait peu de cas, annonce ne plus vouloir tester que les cas déclarés et sévères

 

Lien vers le site de la santé publique en France

Liens vers des statistiques :

Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE 
Official Data from The World Health Oragnization via safetydectetives.com

101 781 cas dont 3460 morts et 55 866 guéris 

 

(1) A priori même pas un rhume, juste une réaction à l'effort dans un air pollué. Ça me le fait fréquemment.

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