Chroniques du confinement jour 7 : Où sont passés les lombrics ?
Chroniques du confinement jour 9 : débroussaillage, exploration intérieure et bref retour de la radio

Chroniques du confinement jour 8 : Jardinage et Tabata, c'est du confinement luxueux, on dira (tant que ça va)

 

    Encore un jour de temps radieux, quoi que pas si chaud, et dès lors l'activité principale allait à nouveau pour moi être le débroussaillage. Je croyais ce jardin très fourni, une fois ôtés les ronciers, il n'en est rien. 

Je pratique le jardinage lent : le but est de marcher et s'aérer, la finalité (désherber) est accessoire et non urgente. J'ai réparti dans trois angles trois types de branchages récupérés (morceaux de bois assez consistants pour plus tard contribuer à un feu dans la cheminée, petit bois et gros tas de ronciers et autres) : ainsi je fais forcément un nombre de pas conséquents. 

 

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(pas mal pour une activité dans un jardin de 4 m x 7 m environ). Je me pose des questions sur le nom de l'arbre du fond, lequel après avoir été massacré entre octobre et février, repart, et c'est beau.

Il devient pratiquement impossible d'empêcher mon confiné d'aller faire des courses, certes d'alimentation, mais qui pourraient attendre au moins lundi (fin de notre auto-quarantaine). 

Soudain, il éprouve le besoin de faire du repassage. Le truc totalement inutile en confinement : qui verra que sa chemise n'est pas exactement repassée, à part moi ? Sauf que c'est une consommation électrique superflue et que la table dans le logis pas si grand encombre.

Je parviens enfin à terminer une lecture qui n'était pas si aisée (ou au contraire trop et je m'y ennuyais). Les formulaires ont changé pour l'autorisation de sortie. Irons-nous courir ?

Au soir c'est l'heure de la séance Tabata par Romain qui fait vraiment ça super bien. Le fait qu'il soit en famille est chouette, on se sent en communauté de petites familles confinées.

Le fiston vient de recevoir son lit. Et passe chercher des draps chez nous donc chez sa sœur tout en lui apportant des courses. Elle souhaite avec raison sortir le moins possible, seulement il lui faudra aller à l'hôpital pour son traitement. Nous communiquons activement. Tout va bien pour l'instant. 

Les infos italiennes sont encourageantes mais si sombres : c'est la progression du nombre de cas qui ralentit (mais pas le nombre de cas qui diminuent déjà, ne rêvons pas). En France le ministre de l'agriculture a trouvé moyen de dire que les gens qui étaient sans travail du fait de l'épidémie pouvaient se porter volontaires pour aller bosser aux champs. C'était tellement stupide à plus d'un titre : déplacements, activités en commun tout l'inverse de ce qu'il faut faire pour ralentir une épidémie, et quel mépris pour le travail des paysans qui ne s'improvise pas et demande à tout le moins un certain entraînement, que j'ai cru à un sale canular. Seulement aux dernières nouvelles il semblerait que non.

Cela dit, le passage des engins agricoles qui ne cesse pas, est un élément de réconfort dans notre vie recluse le long d'une rue passante : le pays tourne encore, malgré le nombre de cas.

Les J.O. de Tokyo, ça y est c'est officiel sont reporté en 2021. Mais ils s'appelleront quand même Tokyo 2020. #NotreÉpoque. 

C'est le fait qu'il y aurait une trop grande disparité d'entraînements qui l'a emporté. 

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE 
Official Data from The World Health Organization via safetydectetives.com

415 876 cas (dont : 18 514 morts et 107 811 guéris)

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