Chroniques du confinement - jour 3 : Une salle de gym
Chroniques du confinement jour 5 : une interview et du débroussaillage

Chroniques du confinement - jour 4 : le re-montage du canapé

 

    Je me suis fixée de faire une chose utile pour la maison par jour, et donc aujourd'hui c'était le re-montage du très ancien canapé, celui que mes parents n'utilisaient même plus. Et qui vivotait démonté dans le sous-sol à la maison de Taverny. Et que je n'avais donc pas vu se faire démonter (au sens littéral), ce qui fait que j'ignorais comment procéder. 

Finalement mes souvenirs d'enfance me sont venus à la rescousse et à deux, non sans quelques efforts musculaires conséquents, nous y sommes parvenus. 

Le temps d'y parvenir, nous avions, je crois, bien oublié la pandémie. 

Des mesures se rapprochent visant à faire bosser comme des damnés les survivants dont les entreprises ou employeurs auront franchir la barre, d'autres allant dans le sens d'une restriction des déplacements (finis les "exercices physiques à proximité du domicile"). 

Du travail réapparaît à mesure que les gens s'organisent : ainsi un comité de lecture dont je fais partie annonce un report des réunions, mais demande des avis de lectures (logique) et des camarades de la radio m'ont demandé de pouvoir être jointe demain fin de matinée. Mon petit projet pour Arras n'est, c'est officiel, que suspendu. 
Je vais devoir également m'occuper de mon émission. Comme il n'était pas prévu que j'enregistre cette semaine, puisqu'avant même la décision de lockdown, j'avais prévu de venir - tiens au fait penser à tenter de me faire rembourser mon billet de train -, je crois que je ne me tracasserai qu'au moment où j'aurais dû préparer celle du prochain mercredi. 

Je suis encore la Rai ou plutôt Rai News 24 mais seulement au soir. L'augmentation du nombres des décès (627 aujourd'hui même) est terrifiant si l'on n'y pense. Les commentateurs disent que l'insouciance du dimanche 8 est en train de se faire payer, tant de gens en vadrouille. Nous (au sens : les Parisiens) avons fait pareil le dimanche 15. Le pic du danger sera donc vers le 27. 

La Chine repart, du moins dans les régions les plus atteintes au début (Wuhan par exemple). Il leur aura fallu 58 jours. On arrive ainsi au 14 mai. Comme en France nous avons mis quinze jours de trop au moins avant de prendre les mesures qui s'imposaient, on ne s'en sortira sans doute pas avant fin mai.

Belle sieste l'après-midi. 

Puis quelques choses que je devais faire : une facture EDF à régler et tenter de limiter les dégâts sur les comptes bancaires. 

Un peu de lecture enfin. Mon confiné se marre aux éclats en lisant Modiano. Je me souviens de son humour mais reste un peu perplexe quant au fait qu'il fasse ouvertement rire. 

De mauvaises nouvelles me parviennent concernant la mère d'une grande amie. Je pense à elles. 

 Je pense enfin aux gamers qui s'ils ne sont pas trop atteints, doivent vivre leur meilleure vie. 

Il pleuvait au matin. N'étant pas sortie à part au moment de la session bricolage pour aller à l'abris de jardin chercher des vis, je n'ai pas trop prêté attention par la suite. Il y a eu du vent, un peu fort, le soir. 

Je m'apprête à relire le journal d'Anne Frank.

 

Lien vers le site de la santé publique en France 
Liens vers des statistiques :
Coronavirus COVID-19 Global Cases by John Hopkins CSSE 
Official Data from The World Health Oragnization via safetydectetives.com

272 167 cas (dont :  11 297 morts et 87 403 guéris)
L'Italie possède désormais le triste record du nombre de morts.

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