Ai-je vraiment vécu cette journée ?
Un peu d'humour, qui ne fera hélas sans doute rire que les confiné·e·s dans de bonnes conditions

Chroniques du confinement - jour 1 : Juste à temps

 

    La discussion aura duré une soirée même si elle était auparavant déjà solidement amorcée : allions-nous ou non gonfler le flux des parisiens réfugiés en leurs régions d'origine ou de résidences secondaires. Par civisme j'étais finalement plutôt contre. Sauf que c'était moi qui au départ devais venir passer là une semaine afin d'y faire des travaux dans la maison, avant de possiblement démarrer un nouveau boulot. L'épidémie avant même la mesure de confinement, ainsi qu'une étape supplémentaire de recherche d'emploi, m'ont fait perdre un billet de train, réservé pour samedi passé à l'avance. Seulement notre fille devait télétravailler et alors que partout ce sont les parents qui craquent de devoir le faire avec leurs enfants dans les pattes, dans notre cas s'était l'inverse. Quant à #LHommeDeLaMaison il ne tient pas entre quatre murs. Je l'avais déjà remarqué mais pas de façon si flagrante. Et, assez logiquement, il souhaitait donc être un reclus normand. 

Nous sommes donc partis au lendemain de la déclaration du président de la République qui annonçait une mise en place du confinement à partir de mardi 12h. Ça nous a pris un peu plus de temps mais à 14h nous étions dans la légalité. 

J'ai listé mentalement tous les petits travaux qu'il fallait entreprendre et c'était divinement agréable de pour une fois n'avoir aucune date butoir. De quoi longuement s'occuper. 

C'est très tranquillement que j'ai installé mes petites affaires. discuté avec les ami·e·s sur Twitter, téléphoné à ma sœur, ainsi qu'à une amie. Reçu aussi un coup de fil pro. 

C'est fou comme ça aurait été une bonne journée si tel n'avait pas été le contexte.
Le temps ensoleillé, y aidait. 

Pas de problème ici de files d'attentes. Nous en avons vu en revanche au passage lors du trajet. Peu de rayons vides (m'a-t-il dit qui n'a pas pu s'empêcher, contre mon avis, d'aller faire quelques courses). 

Sur l'ère d'autoroute où ils faisaient rentrer les personnes au compte-goutte y compris pour l'accès au WC, une sortie permettant une entrée, l'épidémie en cours était déjà plus pregnante.    

 

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