Mort du docteur Li Wenliang (2019-nCov)
Comme un lundi (d'un mois d'hiver) (après cinq mois presque temps plein travaillés)

Dur jour de la pierre à plâtre

 

    J'avais passé la veille une journée de rêve, j'ai passé le primidi 21 nivôse 229 péniblement : ou plutôt non, ça allait, franchement, mais comme on dit en langage courant "C'était pas mon jour". 

Re-pschitt comme l'avant-veille mais au bout de 7 km de trajet. J'ai tenté de réparer, seulement le réparateur précédent avait serré fort et je ne pouvais démonter la roue. Quant au bidule de regonflage rapide de dépannage, il a vaguement fonctionné mais pas de quoi faire 100 m. Et la pompe que j'avais sur moi n'était pas bien compatible grosses valves de VTT. Alors j'ai averti le boulot et terminé à pied. Comme je prévois toujours un quart d'heure de marge (une vieille habitude d'usagère de la ligne 13 du métro parisien) et qu'en bonne triathlète je suis habituée aux transitions vélo / course à pied, je ne suis arrivée qu'avec un quart d'heure de retard (1).

Il n'empêche. C'était rageant. 

Cette fois-ci j'ai, en plus de la chambre à air, également fait changer le pneu pour un "marathon" censé être plus costaud. Et acheté une pompe du bon calibre. Résultat : la paie équivalente de ma journée y est passée.

Un élément extérieur de type problème lié à un moteur de recherches est hélas venu dans l'après-midi plomber l'ambiance de travail. Je n'y pouvais sans doute directement pas grand chose mais voilà, c'est tombé aujourd'hui aussi.

Enfin, un petit bracelet fantaisie mais beau que j'avais, a disparu dans la tourmente, probablement lorsque j'avais tenté de faire une réparation de fortune pour remédier à la crevaison. Perte financière consolable (10 €), mais constatation de retour à la maison pile pour compléter l'impression d'une journée pesante. Les derniers rêves qui l'avaient précédée d'ailleurs l'étaient (un gars un peu escroc que je connais qui faisait de nouvelles victimes, devant moi qui ne pouvais les mettre efficacement en garde ; une attente longue devant des toilettes publiques (le rêve passionnant !) et une histoire de transports en grève et de retard au travail à une époque de ma mère encore relativement jeune et encore en vie), donc ça avait commencé tôt d'être un jour mal embouché ; de ceux où tous les petits trucs qui peuvent aller mal se mettre à mal aller.

Décourageant.

Et c'était sans compter de lire des infos en rentrant et comme tant de jours précédents voir que le pays s'enfonçait dans un régime autoritaire, pas encore une dictature, mais des pratiques illégales et dangereuses de la part de ceux qui sont censés représenter la loi et l'ordre. Ainsi bien sûr qu'une évolution prévisible en forme d'arnaque (on créé un point de fixation artificiel sur lequel on fait semblant de céder, sans toucher au reste du projet, et un groupe des interlocuteurs fait semblant aussi d'avoir obtenu une grande avancée (ce point artificiel et pas si crucial) dans les négos, puis se désolidarise du reste des opposants) sur la question de la réforme des retraites. 

Sombre avenir.

La journée ne s'est pas si mal achevée, grâce @temptoetiam les wombats sont venus me mettre un peu de baume au cœur.

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Grâce aussi à Fabio Wibmer, ce champion des casse-cous

Et le lendemain, course à pied en forêt. De quoi bien oublier tout cela.
Sans compter qu'avec sa nouvelle roue avant, plus solide plus légère, le vélo roule bien mieux.

 

(1) que j'ai compensé en restant jusqu'à la fermeture plutôt que de partir à 19h30 pétantes.

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