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Une bonne course, un temps pourtant décevant

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Je n'ai eu aucun problème pour parcourir les 10 km mais je croyais avoir mis du rythme sur la première boucle - je n'ai pas été si tôt dépassée par le meneur d'allure 1h et son groupe - seulement je ne sais pas, j'ai dû ralentir après, ça n'a pas donné mieux que 1h13. 

Et de finir dans les voitures, comme les autres années.

JF m'avait délaissée pour son club, peut-être aussi que je me sentais moins soutenue. 

En revanche mon club à moi a été top, ils m'ont attendue pour la photo de groupe finale, j'étais à côté de Valentin le vainqueur, un grand honneur. 

Et puis c'était sympa, la photo avant, le pot après, à la mairie. 

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(photo prise par Laurène) 

 

 


Arras Film Festival, derniers jours

Et voilà, cette année comme en 2017 mais pas en 2018 (où j'ai lâché prise à mi-chemin), je serais donc parvenue à tenir un carnet de bord de mon festival. Au prix de nuits fort courtes, car même si l'on se contente de petites chroniques et non de critiques construites et argumentées, relater nos journées de festivalière et festivalier, même à plat sans chercher ses mots, juste en soutien de mémoire, et les impressions sur 4 ou 5 films, l'air de rien, ça prend du temps.

Arras Film Festival jour 7 

Arras Film Festival jour 8 

Arras Film Festival jour 9

J'aimerais avoir le temps à partir de ces prises de notes d'écrire vraiment. Mais diable, quand ? 


Les meilleurs moments de ma vie sont pour certains un peu pourris

Je n'y pense pas si souvent, mais je dois le reconnaître : parmi les meilleurs, plus forts et plus intenses moments de ma vie figurent ceux des concerts de Johnny en 1998 puis en l'an 2000 auxquels prit part la chorale dont je faisais partie.

Ils ont sans doute été le point de départ pour moi d'une évolution vers une libération, certes très relative au bout du compte, car très limitée par les tracas d'argent, mais qui m'aura permis si je meurs demain d'avoir le sentiment d'une vie âpre mais bien remplie et qui n'a pas trahie l'enfant que je fus (ni d'ailleurs personne d'autre, so far), et d'avoir fait quelques bricoles utiles aux autres et somme toute c'est ça qui compte. 

À vivre, petite choriste en aube blanche parmi 200, c'était grandiose ; l'énergie, la ferveur, dégagée par le public sont des sensations que je n'oublierais que si je perds toute mémoire.

Ce soir, alors que je préparais les extraits musicaux pour mon émission "Côté Papier" de mercredi, YouTube dans ses tantôt très WTF, tantôt très malignes, suggestions de videos à voir à écouter, m'a collé ça sous les yeux.

J'ai commencé à revoir, émue - sans doute que j'avais vu en différé des images du concert, il y a 21 ans, sur une vieille grosse cassette de magnétoscope, mais pas depuis -. Puis j'ai prêté attention aux paroles, que je n'avais guère à l'esprit car notre partie chantée était en notes tenues sur syllabes et non en textes et nous étions hyper-concentré·e·s sur la musique, j'avais vaguement à l'époque l'impression d'un Que je t'aime à la chasse (1) avec une invitée. Godverdomme, cette chanson, c'est juste en fait, une  justification bien velue de féminicide !   

Dans la mesure où le plus beau jour de ma vie so far est celui de l'annonce de la libération de Florence Aubenas et Hussein Hanoun alors otages en Irak, et que certes c'était un immense bonheur - je faisais partie active de leur comité de soutien -, mais directement tiré d'un malheur, même s'il cessait, je me dis que décidément, les meilleurs moments de ma vie sont pour certains un peu pourris. Du moins dans leurs fondements.

Il n'en demeure pas moins plutôt réconfortant de constater que cette chanson qui à l'époque passait crème, poserait quelques tracas à ses auteurs et interprètes si elle était créée aujourd'hui. Les temps changent, parfois en mieux.

 

(1) Bizarrement m'était resté la phrase contenant les mots chiens, chasseurs, hallali