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Bécassine béate, plus que jamais

 

    Comme souvent le mercredi soir, l'émission de radio Côté papier mais pas seulement que j'anime sur la Radio Cause Commune me provoque un regain d'énergie, parfois mâtiné d'agacement lorsque je ne suis pas satisfaite de ma prestation, mais quoi qu'il en soit l'énergie est là.

Ce soir n'a pas dérogé à la règle. Et en pénétrant au retour dans l'appartement, j'ai immédiatement senti que mes forces, mises à mal par un solide surmenage depuis septembre, revenaient.

Au moment même où je me disais, Quand même, la radio, quel bon dopant, j'ai posé une main sur un des radiateurs le temps d'effectuer avec l'autre un geste pour me déchausser.

Il était chaud. 

Le chauffage collectif dans l'immeuble venait enfin d'être allumé pour la saison hivernale.

C'était simplement le fait que le logis avait cessé d'être froid et humide qui m'avait apporté cette bouffée d'énergie et de bon moral, ce bienfait.

(la radio un peu aussi, mais moins que ma bécassine-béatitude native ne me l'avait fait croire) 


Un week-end vif, à tous points de vue

 

    Alors le gars arrêté n'était pas le bon et tous les journaux mainstream sont tombés dans le panneau. Curieusement dans ces cas-là les journaux avec la Une fautive continuent à être vendus, j'aurais plutôt pensé, naïve, qu'on s'empressait de les retirer, oubliant que le but est de vendre avant d'informer.  

Du coup le midi du samedi, à la pause déjeuner, ce fut une nouvelle session de bien rigoler, non sans pensées pour l'homme victime de l'erreur et ses proches. Ce touite de Franck Noir m'a fait rire et me semble significatif.

Capture d’écran 2019-10-14 à 09.51.33

Dans le même temps avait lieu le record du monde de distance marathon d'Eliud Kipchoge

Accaparée par le travail, je n'ai pu que constater le résultat samedi midi. Et il m'aura fallu une soirée (en tombant de sommeil) et une après-midi (en tombant de sommeil et de jambes douloureuses, au moins j'étais en phase avec ce que je voyais), pour voir l'ensemble avec les relais des frères Ingebrigtsen, ce plaisir. 

Il y aura aussi eu un grand record, dans un vrai marathon, celui de Chicago, et avec seulement deux meneurs d'allure, Brigid Kosgei a battu le record du monde de marathon pour les dames, en 2h14mn04s . C'est très très très impressionnant - hélas ce fut éclipsé par le record masculin, même si ce dernier n'était pas dans des conditions normales de course (ce qui n'enlève pas que c'est un exploit) - (1).

Je le mesure d'autant mieux que le lendemain j'ai couru moitié moins de kilomètres en beaucoup plus de temps - réel de parcours 2h38, avec deux escales techniques, dont une avec attente devant la porte, 2h46, un des avantages des hommes c'est sans doute ça -. La grande fatigue due au travail, l'emploi que j'ai trouvé en septembre est trop exigeant physiquement pour moi, cette course aura eu le mérite de me le confirmer, m'aura bien gâché le plaisir, passé les 10 premiers kilomètres je n'avais plus de jus, je courais, certes, mais n'avançais plus. Et les jambes n'obéissaient plus que par habitude. Il n'empêche que le temps était merveilleux, la ville belle aux couleurs de l'automne, les rues et avenues vraiment dégagées pour la course, sans automobilistes pour donner l'impression qu'ils vont soudain nous redémarrer sous le nez. 

Je suis rentrée lentement, après massages nécessaires, en RER C et j'ai finis l'après-midi devant des images de l'épreuve à la télé (puisqu'étant dedans et dans le lot des lents, je n'en avais presque rien vu), puis, ô bonheur, Team Ingebrigtsen saison 3.

Pendant ce temps il se passait des événements terribles au Rojava - mais les puissances du monde détournent les yeux, ou participent au massacre -, en Équateur - rien vu pour l'instant que sur les réseaux sociaux, des images terrifiantes, impossibles à recouper sans temps libre pour l'instant et la situation est très confuse côté Catalogne (les dirigeants indépendantistes ont été condamnés à de lourdes peines de prison, au point que j'ai cru avoir manqué qu'ils avaient entrepris des actions violentes mais il semblerait que non).

J'aimerais faire quelque chose pour le Rojava mais ne disposant ni de temps libre, ni de pouvoir, ni d'argent, quoi ? 

 

(1) Bel article du Guardian au sujet du record particulier d'Eliud Kipchoge.