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En direct d'à deux pas

    D'un moment en librairie je rentrais à pied, via le jardin Martin Luther King, il faisait si beau un bonheur.

Devant le Tribunal se tenait, conversant avec un confrère, Maître Dupond-Moretti. C'était curieux je venais de regarder sur Twitter où ça en était le procès Balkany. Et il y a eu comme ça un effet d'hyper-réalité, ce qui venait d'être lu - un temps de suspension - se matérialisant par une présence réelle, au même instant, en passant.

Ça n'est pas la première fois, qu'on se sent soudain au cœur de l'actualité, par simple effet de voisinage. Mais c'était un exemple parfait.

Il y aurait une expérience d'écriture intéressante à faire qui pourrait consister à se poster alentour, observer et imaginer les événements d'après ce qu'on en voit là. Puis rentrer et confronter la version écrite à ce qui se dit dans l'actualité concernant comparutions et procès.

La présence de ce tribunal, outre les sons de sirènes incessant, modifie l'ambiance du quartier, au gré de l'actualité. C'est impressionnant. 

 

 


Les oiseaux changeants


    Hier lors de mon entraînement de course à pied, alors que je passais, Parc des Impressionnistes près d'un vieil arbre que je chéris, j'ai été croisée par une mésange bleue. Ça m'a fait chaud au cœur. Longtemps que je n'en avais pas vue.

Cela m'a refait pensé qu'en une quarantaine ou cinquantaine d'années, alors que je suis restée à vivre en Île de France, j'ai eu le temps de voir la composition des peuples d'oiseaux de nos parcs et jardins visiblement changer. Et encore, je ne suis pas une experte et je suppose que si j'étais davantage compétente je pourrais témoigner de bien plus de changements.

D'ailleurs les oiseaux ne sont pas les seuls concernés, il y a les papillons, si nombreux dans mon enfance et mon adolescence, dès qu'arrivaient les beaux jours, au point que nous n'y prêtions plus trop d'attention malgré des robes chatoyantes ; si rares à présent.

Concernant les oiseaux, le point remarquable est peut-être qu'ils restent globalement nombreux. Seulement ce ne sont plus tout à fait les mêmes. 

Le plus impressionnant c'est la raréfaction des moineaux. Ils pullulaient. Ils sont encore présents mais si rares. 

Les pigeons n'étaient pas très nombreux en grande banlieue, on voyait plutôt des colombes d'ailleurs. À Paris ils étaient majoritaires et le sont restés. Je ne saurais dire si leur nombre s'est accru. 

Il y avait des mouettes et goélands dans les villes fluviales, Seine comme Oise, il y en a toujours. Peut-être un peu plus nombreuses.

Les pies étaient rares, on s'appelait quand on en voyait une, Hé, regarde, une pie ! Elles sont à présent nombreuses dans les parcs parisiens. Qu'est-ce qui a fait qu'à un moment donné leur nombre a augmenté ? 

Les mésanges et les rouge-gorges étaient minoritaires par rapport aux piafs mais cependant suffisamment fréquents pour que les croiser ne soit pas un événement. Ça l'est hélas devenu.

Les merles en tout cas dans le Val d'Oise étaient une espèce répandue qui nous gratifiait à certaines saisons de jolis concerts. La présence d'un merle à présent se remarque. Sans être rares, ils ne sont plus si fréquents.

Il y avait des hirondelles, on observait leur vol aux saisons de migration, alors qu'elles se rassemblaient. J'en croise encore parfois, rarement groupées. 

On voit beaucoup plus de passereaux gris ou marrons sombres, ceux-là en foules criardes, que je ne sais identifier. Je n'ai pas capté leur saisonnalité. Parfois sous leur nombre, un arbre semble être de lui-même animé. 

Les corneilles et d'autres plus grands corbeaux n'étaient pas rares mais se cantonnaient aux champs et aux tableaux du célèbre Vincent. Les voilà en ville à présent, peu farouches et intelligents. Elles me donnent toujours l'impression qu'il suffirait de pas grand chose pour que nous puissions communiquer. Une des personnes que je suis sur Twitter en a recueilli une qui devait être blessée et s'efforce de lui rendre progressivement son autonomie. Je pense que dans mon enfance, en ville et même dans les zones densément habitées de banlieue ça n'aurait pas été possible, je veux dire non de le faire mais de trouver sur son chemin une corneille blessée, à moins d'aller crapahuter dans les parties encore en campagne. 

Comme il y a davantage de zones humides, pour certaines artificielles (des étangs dans des parcs très étudiés), les canards, cygnes et autre oiseaux d'eau, y compris les hérons sont devenus fréquents. Un héron en pleine ville, c'est beau et ça surprend.

Voilà, ce sont des observations totalement empiriques, au ressenti de mes déplacements, et chasse-photos et d'écouter leur chants. J'ai cependant la conviction que : moins de passereaux plus (+) de pies et corbeaux correspond à une réalité. 

 

PS : Un très beau blog si vous souhaitez identifier un oiseau rencontré. 

 

 

 

 


Les photos les souvenirs


    Aujourd'hui j'avais décidé de m'occuper de moi, entraînement et repos (relatif, lectures pour la prochaine émission sur Cause Commune, mais ça peut se faire en reposant le corps) et donc inévitablement j'ai terminé en m'occupant de l'ordi, tentant de débugger le problème de communication survenu la veille et persistant, entre le MacBook Air et la Garmin 735XT que le cordon USB de la montre ne suffit plus à faire se causer. Ce n'est ni le cordon (testé avec celui de la montre de JF, même invisibilité), ni le port USB (testé sur autre port, même invisibilité, testé avec autre appareil, aucun problème) et le forum Garmin est annoncé en maintenance jusqu'au 16 mai - just my luck eût dit Adrian -. De fil en aiguille j'en suis revenue à faire des sauvegardes et du tri de photos, puisque je ne peux plus rien mettre à jour, disque trop rempli. Le téléfonino, malgré un ménage énergique récent est dans le même cas. 

Dès lors, il était inévitable de tomber sur quelques souvenirs. J'ai vécu trop vite, au moins depuis 2015, entre les événements et les emplois qui se sont enchaînés, sans compter le triathlon, et beaucoup de moments n'ont pas été mémorisés, comme si aller trop vite supprimait une forme d'indexation. Les souvenirs sont là, mais pas en accès directs. 

Alors j'en redécouvre certains grâce aux photos que je sauvegarde sur un disque externe avant de les effacer de la mémoire de l'ordi.

P8062215 Ainsi le 6 août 2017, en plein épisode du Voisin Voleur, nous étions quand même allés à Pirou voir le film d'Agnès Varda et JR en la compagnie de certains de ses protagonistes (du moins pour l'une des séquences). Ils étaient si heureux de se revoir à l'écran. Ça faisait chaud au cœur.

 

Le 11 août 2017 j'avais trouvé par terre à La Haye du Puits un pendentif avec les prénoms Sarah et Maëlle inscrits dessus. Je l'ai déposé à la mairie, on m'avait dit que c'était là le bon endroit pour laisser des objets trouvés. 

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À la fête du Malt d'octobre 2017 un whisky nous a été présenté qui s'appelait Writer's tears 

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J'avais retrouvé chez mes parents un poème que j'avais commis pour un recueil collectif.

 

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Le 3 octobre 2017, sans doute à l'occasion de la signature de documents dans le cadre de la succession de ma mère, j'étais allée à Sannois et de là avait fait la petite marche pour me régaler de la vue du haut de la Butte des Châtaigniers 

 

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Je retrouve aussi des notes de lectures de ma mère que j'avais prises en photo avant de ranger les carnets ou ses livres dans des cartons (pieusement conservés). Je peux ainsi facilement les relire ... ce que je n'avais pas fait depuis un an et demi. Très vite il est l'heure de passer à la nuit (de sommeil). Je quitte l'ordi à regrets.