La boulangerie rue de Paris
Jan Palach, le football, les affaires d'état et le temps disponible

Les personnes secourables

 

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    Il se trouve qu'hier, dans un élan sportif joyeux, aidé par le temps estival merveilleux, nous avions décidé d'aller faire un entraînement vélo, plutôt VTT en un peu de forêt, plutôt que nos habituelles sorties de course à pied.

Afin d'économiser des forces et du temps, nous avons opté pour une solution RER C afin de sortir de et au soir revenir vers l'agglomération de Paris, puis le vélo.

Il se trouve que la période estivale est propice aux travaux et que sur trois stations - porte de Clichy, Montigny Beauchamp et Pontoise - utilisées au retour ou à l'aller, les ascenseurs ou escalators étaient en travaux. 

Nous étions donc dans la position des cyclistes devant porter leur vélo à l'épaule comme sur cette magnifique photo de Simon Gill. Je le fais désormais point de vue poids facilement. Seulement il se trouve que le VTT a une config. de cadre qui ne rend pas facile le glissé sur l'épaule d'autant plus que différents câbles de freins et dérailleur ont des fixations situées au mauvais endroit et qui font un peu mal. Du coup j'ai dû avoir l'air hésitant en bas des marches, ou de quelqu'un qui rassemble ses forces.

J'avais le casque vélo sur ma tête donc on ne voyait pas mes cheveux grissonnants. Et des vêtements de cyclisme. Donc je ne pense pas avoir de pas tout près été rangée dans la catégorie Vieille dame

Depuis la ménopause jointe à la période de deuil et sur-occupation ma silhouette s'est épaissie. Je pense qu'on m'identifie à quelques mètres bien comme une femme mais en aucun cas jeune et sexy. Donc je ne pense pas avoir été rangée dans la catégorie de Profitons qui sait d'une opportunité.

Je n'avais pas mon vélo de course, juste un bon VTT dont on voit qu'il a fait de l'usage, donc on peut exclure l'hypothèse d'une arrière-pensée de vol.

En revanche mes gestes sont lents et je me suis aperçue avec le triathlon - ce fut flagrant l'an passé à Thonon - que les gens associent lenteur avec difficulté ou défaillance. Il faut toujours expliquer : je vais très bien mais justement je vais doucement pour continuer à aller très bien. 

Il s'est ainsi trouvé, à chaque montée, je dis bien chaque, et malgré la faible affluence, des personnes pour me proposer sans hésitation leur secours. J'ai décliné le plus délicatement possible, mais cette attitude généralisée d'attention aux autres m'a fait chaud au cœur.

(Serait-ce un effet collatéral heureux de On est les champions ?) 

 

 

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