La vie réserve parfois des changements qui sont de bonnes surprises
De l'art de saboter les Mobike ou du moins leur usage

Jérémy, nageur

 

    Encouragée à l'époque par #MaGrandeDiva, j'avais entrepris en 2008 d'écrire un roman jeunesse, une histoire de grandir et de sport et qui s'intitulait entre autre provisoirement "Jérémy, nageur".

Comme toujours dans mon travail, j'avais choisi avec soin le prénom : 1/ qu'il représente bien quelqu'un de son âge pour le lieu et l'époque donnée (France, 2010, adolescent) 
2/ que je ne connaisse personnellement personne qui le porte et risque de m'influencer ou de croire que je l'évoquais.

La fin brutale de mon travail à "l'Usine" début 2009 et comme les mois suivants n'avaient servi qu'à reprendre pied, avait coupé cet élan-là. Pour des fictions, il est difficile une fois qu'est survenu un changement majeur de nos vies de retrouver une convergence de rythme et de ton et la peau des personnages. 

Voilà que l'an passé j'ai fait la connaissance parmi mes camarades de clubs d'un solide sportif qui se prénomme Jérémy. J'avais la curieuse impression que nous nous étions déjà rencontrés. Objectivement (différence d'âge, de milieux professionnels, de lieux d'études ...), il n'y avait aucune raison. 


C'est aujourd'hui, alors que je me dis qu'il est plus que temps, passé maints orages de la vie, que je me remette au travail, que je retrouve mon début de roman. Et soudain, je comprends. Même l'âge correspond. Seul le sport favori diverge. 

Je crois que si je remets sur le métier celui-ci de mes ouvrages, il conviendra qu'à tout le moins je modifie le prénom. 

< à développer ultérieurement : le paradoxe de l'écrivain
ce qui permet d'écrire à un niveau professionnel, c'est avant tout la capacité de travail et d'être ininterrompable ; or ce qui permet d'écrire avec du fond, de l'épaisseur, de la matière c'est d'être sensible à ce, celles, ceux qui nous entourent, une éponge ; du coup lorsque surviennent des aléas rudes de la vie, ce qui est une qualité dans ce travail devient ce qui empêche de s'y consacrer > < nb. : dans notre société pour l'instant les hommes s'en sortent mieux, la plupart des femmes se retrouvant immanquablement happées par l'intendance familiale des catastrophes intimes ou générales, parfois longtemps encore après leur survenue >

 

(Salut Jérémy, si tu passes par ici) 

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