Bilan de l'an (2016 / 2017)
Soirées littéraires

Il est des jours, parfois, qui ne nous appartiennent pas

Au fond ça aura commencé dès le matin, avec le réveil très très matinal de l'homme de la maison, lequel m'aura fait perdre un rêve.

Puis il y aura eu ce coup de fil alors que je partais. Un 06 inconnu après une sonnerie sur le fixe, que nous ne décrochons jamais : ceux qui nous connaissent ne l'utilisent pas, donc un appel du fixe c'est forcément une requête. Quelque chose me dit qu'il faut que je rappelle, même s'il n'y a pas de message. 

Je fais bien : il s'agit d'un des officiers de police judiciaire chargé du cas de notre voisin voleur, lequel a reconnu les faits ... et doit passer le lendemain en comparution immédiate.

J'ai des papiers à signer, qu'il me faudra scanner et renvoyer. Une foule de questions se posent : faut-il se constituer partie civile, prendre un avocat ? 

La librairie n'attend pas, il me faut y passer chercher un carton de retours, le déposer à l'un des comptoirs de diffuseurs, y prendre une commande.

L'après-midi passera comme ça, entre librairie et appels liés à notre polar personnel et qui au vu du très courts délai ne peuvent être différés.

Pour finir un appel de l'homme alors que je me dirigeais vers le métro.

Au fond je n'aurais eu "à moi" que le temps du trajet, que j'emploierai à la lecture du roman d'Erwan Larher, "Le roman que je ne voulais pas écrire". 

Une fois à la maison, et contrainte par le manque de temps de manquer une soirée de fête en l'honneur d'un excellent roman, c'était reparti  pour une session de paperasses, avec une lettre plutôt délicate à tourner, celle pour tenter d'expliquer à un président de tribunal qu'on ne souhaite pas engager des poursuites de ouf à l'encontre du contrevenant mais en revanche recouvrer notre (légitime) paix et que les intrusions cessent.

Il y aura eu aussi des nouvelles sombres de la famille - se souvenir une fois pour toute que lorsque les gens se montrent silencieux c'est le plus souvent qu'ils ont du sérieux tracas -, un petit coup de harcèlement de rue (j'ai plus de cinquante ans, je n'en reviens pas), un autre de dysfonctionnement de  ligne 14 celle-qui-n'a-jamais-de-problème mais là si, un souci d'allocations Pôle Emploi qui n'arrivent pas (1), un paquet coincé dans la boîte à lettres, les propos divaguants de l'homme comme à chaque fois que dans l'affaire du voisin voleur il y a rebondissements (2), des appels d'agents immobiliers auxquels je n'ai pu répondre, un repré qui reviendra (nous nous sommes curieusement manqués par deux fois), quelques textos réconfortants amicaux.

Comment peut-on traverser une entière journée avec si peu de temps personnel que : deux trajets, un café, et l'écriture de ce billet ?

 

 

(1) pas pour moi 
(2) à croire que la pression exercée par la situation l'a rendu fou.

 

PS : Merci infiniment à Nicole Masson ainsi qu'à son ami avocat qui a bien voulu prendre de son temps pour m'expliquer la procédure.

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