Thirteen reasons why
Les gens calmes

Qui était Jean Blanzat ?

 

    Entre mes lectures personnelles de malade et ce que ma #viedelibraire m'a appris, il est rare que je tombe sur un écrivain français "classique" inconnu. Je n'ai pas tout lu et ne lirai pas, beaucoup des grands vieux messieurs morts, pas tous, au style peut-être très classe mais à la vision du monde androcentrée et portés sur les choses de gloires et de concurrence (1) ne m'intéressent guère. Je préfère infiniment les œuvres de leurs quelques consœurs à  mes yeux souvent plus intenses, subtiles et sensées. Il n'empêche que je connais leur existence, leur prénom en plus du nom, leurs œuvres principales, une idée de la période de leur vie, ce qu'ils ont traversé. Et qu'à un lecteur potentiel et curieux à leur sujet, je saurais en parler. This is my job.

Et puis de plus en plus rarement, je parle bien de ceux qui ne connurent pas ce siècle, car il y a parmi les contemporains de nombreux inconnus, le temps n'ayant pas encore fait œuvre de décantation, voilà que je découvre l'existence d'un auteur dont je ne savais rien. 

Le plus souvent il s'agit d'une femme, restée dans l'ombre du fait que la société offre davantage de lumière aux garçons. 

Hier il s'agissait d'un monsieur.

Une femme avait traversé un morceau de Paris pour trouver quelque ouvrage de lui que nous étions probablement les seuls à avoir. Elle était tout heureuse d'en trouver.

Il s'agissait de Jean Blanzat.

Soit ma mémoire me joue des tours - ce qui n'est pas exclu, les coups durs de 1983, 2006, 2013 et 2015 et le changement brutal de vie de 2009 ont laissé des traces, et quelques micro-amnésies de "juste avant" -, soit je n'avais effectivement jamais entendu parler de lui (2), ni rien lu, évidemment.

Voici donc Jean Blanzat, ce grand oublié, peut-être de peu de monde (Comment ça, tu ne connaissais pas ?) mais en tout cas de moi, connu principalement pour son roman Le faussaire, paru en avril 1964, et qui fut résistant et ami de Jean Paulhan - d'où mon étonnement de n'en avoir rien su - (3). 

Dès que je le pourrai j'irai y jeter un coup d'œil. Sa lectrice a su éveiller ma curiosité.

 

(1) J'ai dit ça le plus élégamment que je trouvais.
(2) Je connais plutôt bien le fond de la librairie dans laquelle je travaille depuis quelques semaines mais pas encore son intégralité. Nous ferons sans doute en juillet un gros travail le concernant, donc pour l'instant je me consacre plutôt à la gestion courante, mais il y aura de la belle matière.
(3) Cela dit il est souvent, sur la photo, celui qu'on ne voit pas.

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