Livin' in a gangsta's paradise
Tuba Miror

Souffler

 

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Après le sur-régime permanent qui est le mien depuis sept mois - fort un week-end de ciné-club à Ménilles en mars -, et passé cette échéance collective redoutable, munie du soulagement électoral, je ne craignais en rien la sensation de vide d'un après de phase intense (1), mais n'éprouvais qu'un grand un immense, un irrépressible, besoin de souffler. 

J'en ai profité pour effectuer quelques tâches ménagères depuis longtemps en souffrance, lire un roman bon (2), me détendre - ça faisait très longtemps - et enfin rencontrer IRL comme on disait, un ami de l'internet, qui jouait dans l'harmonie municipale pour la cérémonie locale du 8 mai (3). 

En plus de cette joie comme la vie en offre parfois - la proximité géographique s'est d'elle-même réalisée et dans un jour de congé qui plus est -, il y avait une cohérence à écouter aujourd'hui une cérémonie du 8 mai avec ses discours de fraternité, d'Europe unie et de "plus jamais ça". 

J'ai aimé que des jeunes y participent, qui ont moins P5081739

 gaffé que leurs aînés (entre l'élue qui parlait de la fin de la guerre il y a soixante ans et le maire qui a bafouillé une capitalisation du III ème Reich le 8 mai 1945), l'ensemble était fort respectueux. La vie publique depuis la veille semblait avoir sauvé son sens. 

L'ensemble m'a permis de mettre en sommeil mon malaise face aux uniformes autres que des équipements sportifs ou de travail (4).

Cette journée pour souffler aura été active et émouvante quand même, in fine.

 

(1) si bien décrite et annoncée dans ce texte de Philippe Ridet (merci @karinetuil de l'avoir relayé)

(2) et délicatement militant, "Dakota song" d'Ariane Bois

(3) Pendant ce temps à moins de 10 kilomètres de là, on Champs Élysées ...

(4) Les vêtements des volontaires de la Croix Rouge semblaient d'ailleurs bien adaptés au froid ambiant.

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