Deep nice theater sleep
Ce n'était pas ma première surprise party (mais mon premier triathlon, si)

Le même début que la fin

 

    Il aura été curieux que ma première journée dans ma nouvelle librairie de travail (1) démarre exactement comme la dernière de celle que j'ai dû quitter : une personne venant nous "vendre" son manuscrit alors que nous ne sommes pas éditeurs (2), dans les deux cas, trop empressée de nous raconter son histoire, alors que raconter par le menu les péripéties donne immédiatement le sentiment que ça doit être fort mal écrit, puisque sinon à quoi bon nous noyer dans une telle débauche d'actions. L'autre point commun étant que la personne semble très fière de son idée alors que dans les deux cas c'était du rabâché du 150000 fois déjà fait.
Celui de la veille y ajoutait une grosse dose de mainsplaining au moins aujourd'hui il s'agissait d'une femme partant probablement d'éléments autobiographiques, ce qui est moins pire.

Dans les deux cas, l'apprenti-e écrivain-e nous interrompant lors d'un passage de témoin et c'était curieux ça aussi d'être en transition d'un versant à l'autre (celle qui explique, celle à qui l'on explique), tout en étant témoin passif impliqué dans une semblable situation.

J'oubliais : le point commun entre ces deux importuns était qu'ils n'achetaient aucun livres, l'une faisant semblant d'esquisser un achat avant de lancer sa réclame, l'autre même pas, et considérant d'emblée que nous devrions être flattées qu'il consente à tenir notre avis pour valable.

À part ça, quelle belle journée et comme c'est étrange pour moi après tant d'années difficiles d'entrevoir la possibilité d'un relatif bonheur, de me sentir the right person in the right place. Je crains seulement quelques interférences les premiers mois avec la fin de mon épisode 2016/2017 du syndrome de George Bailey ; il va falloir que je cloisonne sévère. Et ça sera compliqué tant que les successions n'auront pas été effectives puis le déménagement des meubles et affaires de ma mère vers la Normandie (en gros, même si certaines choses iront ici ou là, qu'une répartition se fera).

J'aimerais tellement que côté État général du monde ça se calme un peu - après la destitution de Trump, par exemple, rêvons donc un peu -. Un peu comme si je souhaitais que les politiciens et autres dirigeants fassent correctement leur boulot afin que je puisse me consacrer aux miens. Douce illusion.  

 

 

(1) Je crois que je suis une polyamoureuse de la librairie, il y a toujours celle où je travaille et puis d'autres qui comptent beaucoup aussi, y compris parfois parmi celles qui n'existent plus (Livre Sterling pour ne pas la nommer).
(2) Certains libraires le sont aussi, on pourrait alors comprendre. Mais là, dans les deux cas : non.

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