"À voix haute"
No, Zollo, proprio no

Du mal à aller dormir

 

    Cette semaine charnière pour moi fort chargée présente parmi ses conséquences pratiques directes la caractéristique que pendant de longs paquets d'heures je ne me connecte pas, pas même le temps de jeter un coup d'œil sur le téléfonino. 

Ce qui fait que rentrant au soir tard, souvent après une rencontre littéraire dans la librairie où très bientôt je travaillerai, je tombe en allumant mon ordinateur sur les informations du jour et que c'est proprement hallucinant.

L'une annonce qu'elle arrête la politique, l'autre qu'il est investi par le parti du nouveau président, un troisième se fait jeter avec une fausse faveur [l'illusion d'un renouveau en politique n'aura donc duré que trois jours : les mêmes méthodes sont à l'œuvre, en plus pervers], le président des États-Unis a cru possible de limoger le big boss du FBI parce qu'il mesure plus que 2 mètres parce qu'il sait trop que cette élection a été tripatouillée par les Russes, sans mesurer que ça lui reviendra dans la gueule comme un boomerang lancé sans mesure. Et si ce #russiangate virait en new #watergate ? 
Les-dits russes qui "s'amusent" à asperger leurs opposants d'un produit antiseptique appelé le "brillant vert", le vert étant indélébile et surtout pouvant faire de gros dégâts aux yeux ou sur les muqueuses. Ainsi Alexey Navalny après avoir été victime de l'une de ces attaques ne pourra pas recouvrer la vision d'un de ses yeux avant plusieurs mois. Un journaliste avait diffusé des fiches de police sur les réseaux sociaux du coup une personne travaillant à la SNCF a cru vendre des billets à des présumés terroristes et la gare du nord avait été bloquée lundi soir (par chance j'avais manqué ça, mais bien des gens ont dû avoir bien des soucis pour rentrer chez eux après le boulot).

(entre autres exemples)

J'en ai presque du mal à aller dormir, à contempler toutes ses successions de choses surprenantes, avec la sensation d'un emballement du monde, avec presque un côté burlesque dans l'emballement, si ça n'était pas si inquiétant sur le fond.

Heureusement qu'il nous reste l'humour. Dès que ça peut malgré tout porter à en rire, les internautes y vont. Manuel Valls en a beaucoup fait les frais aujourd'hui. Et c'était dans certains cas réellement hilarant.  

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