Ce que je souhaiterais (pour ma mère)
Comme en 140

Le dimanche d'avant


    Un camarade de club indique l'équipement nécessaire pour un trail en forêt par temps glacial - j'avais prévu de me joindre à un repérage dimanche mais compte tenu de mes limites (distance et résistance au froid (même si désormais je suis normale, ce qui est un gros progrès, je ne me plains pas)) et des contraintes [familiales] fortes de la période, je vais renoncer à l'expérience qui pourtant me réjouissait - crapahuter quatre heures en forêt, bonheur -. Je prends par ricochet quelques notes pour mon blog de carnet de bord d'entraînements et tombe sur une entrée du 4 janvier 2015.

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Ce n'est pas une selfie ni une photo pour avoir une photo de moi, juste une image prise pour détailler mon équipement ce matin-là, par 5°C et plutôt du soleil. D'où ce geste de la main pour montrer le gant. Comme à ce moment-là je souffre encore du froid, par 5°C je mets en effet des gants de vélo pour courir. Et un sweat à capuche qui est assez chaud.

Le visage que j'y ai, est celui qui me correspond, celui dans lequel je me sens moi-même, mais c'est celui que je n'ai plus. C'est impressionnant d'à quel point les traits s'en sont trouvés affaissés, d'un seul coup après les 7 et 8 (et 9) janvier 2015. 

J'ignorais que je détenais une photo de "juste avant", une photo qui me permettait de constater de visu ce que j'avais cru constater sans pouvoir le prouver.

Je ne ressemble plus tout à fait à la personne sur la photo. J'ai dix ans de plus depuis deux ans.

PS : Lu ceci peu après Une rose et un millepertuis

 

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